Congo/Economie numérique : Denis Sassou-N’Guesso met en service le data center de type TIER3

Congo/Economie numérique : Denis Sassou-N’Guesso met en service le data center de type TIER3

Le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso a posé deux actes de haute portée, ce 28 février à Pointe-Noire. Il s’agit de la mise en service du Data center de type TIER3 et de la connexion du Congo au Câble 2AFRICA de META (Facebook). Dans la foulée, le chef de l’Etat a inauguré le bâtiment de l’antenne départementale de l’Agence de régulation des postes et télécommunications électronique (ARPCE). Avec la mise en service du Data center, le Congo s’est doté d’un outil opérationnel de gestion de données numériques basées à Pointe-Noire, à quelques encablures du point de sortie du nouveau câble sous-marin qui met le Congo dans une position de hub en infrastructures numériques. Selon Louis-Marc Sakala, directeur général de l’Agence pour la régulation des postes et communications électroniques, sa structure joue modestement sa partition dans l’échiquier national et international. Institution publique, l’ARPCE s’est résolument inscrite dans la conduite de la marche pour le bien des Congolais selon la vision du président de la République : « Ensemble, poursuivons la marche » a ajouté le directeur général.Sa structure, a-t-il ajouté, « ne cesse d’œuvrer dans la promotion de l’inclusion numérique et de la réduction de la fracture numérique. En dix ans, les prix de vente des communications électroniques ont baissé de 79 francs Cfa à 19 francs cfa, soit 67%. Les appels voix ont quant à eux connu une baisse de 33 FCFA à 0,86 FRCA le mégaoctets, soit 97% de baisse pour l’internet mobile ». Le Congo, un Hub numérique de la sous-région D’une capacité de stockage de 18 racks par confinement, soit un total de 54 Racks, soutenu par un câblage technologique Gigabit Ethernet avec une architecture TOR (Top Of the Rack) et EOR (End Of the Power), le centre de données (Data center en Anglais) abrite l’infrastructure adéquate en termes d’énergie et de sécurité. Il dispose d’une climatisation de précision avec un système INROW (Blocs de climatisation intégrés au rack), soit une température de 18-20°C. La connexion de ce data center TIER 3+ aux deux câbles sous-marins à savoir le WACS et le 2AFRICA de META (ex Facebook) adossées sur deux Backbones permettra à l’Etat congolais de fluidifier les échanges, assurer sa souveraineté numérique et faire du Congo le Hub numérique de la sous-région. Le pays conforte ainsi sa position de pays de transit pour l’ensemble de la sous-région Afrique centrale, a affirmé le directeur général de l’ARPCE. En effet, le Congo figure, dès lors, parmi les 33 pays au monde connectés à ce nouveau câble sous-marin au câble 2 AFRICA. Data center, outils de souveraineté Son importance et son rôle dans le processus de diversification de l’économie congolaise font de ce Data center, un outil de souveraineté pour le pays, selon Louis-Marc Sakala. Pour lui, le Data center est aussi un instrument au service de la transformation digitale, qui va également héberger l’ensemble de données de l’Administration publique et celles du secteur prives. A travers ce Data center, le Congo offre à l’écosystème national un hébergement efficient de données en garantissant une meilleure implémentation des trois piliers de l’économie numérique, à savoir l’e-gouv ; l’e-citoyen et l’e-business. Ce qui est une véritable politique nationale de diversification de l’économie à travers le développement de l’économie numérique. Le Data center, le bâtiment abritant le siège de l’agence départemental de l’ARPCE, trois infrastructures qui traduisent la matérialisation l’ambition d’un grand homme d’Etat dont le cœur continue de battre pour le développement de notre pays, le Congo », a déclaré Léon Juste Ibombo, ministre des postes et télécommunications a entamé son propos de circonstance. Selon lui, « arrimer le Congo au développement de l’économie numérique introduit en priorité d’abord la construction des infrastructures critiques sans lesquelles, l’économie numérique ne serait vain mot… », a-t-il renchéri. Le siège de l’antenne départementale de l’ARPCE à Pointe-Noire est un immeuble R+6 qui abrite 80 bureaux, une salle de conférence de 75 places ainsi que des salles de réunion. Ses travaux de construction ont duré 24 mois, pour un coût global de 8.5 milliards de francs CFA, dont 3,8 milliards pour construction, l’aménagement, le mobilier et l’équipement, l’immeuble R+1 qui abrite le Data center de type TIER 3+. Le plus grand d’Afrique centrale et l’un des plus grands et robustes d’Afrique. Les 4,4 milliards ont servi à la construction, l’aménagement, le mobilier et l’équipement du siège de l’antenne départementale. Wilfrid Lawilla D.

Congo : Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire pour une visite de travail dense en activités

Congo : Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire pour une visite de travail dense en activités

Les départements de Pointe-Noire et du Kouilou sont honorés par la visite de travail de plusieurs jours que le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, effectue à compter de ce 26 février 2024, pour une série d’activités à caractères socio-économiques. En compagnie de son épouse, Antoinette, le Chef de l’Etat a foulé le sol de la capitale économique par l’aéroport international Agostinho Neto en milieu de la journée où il a été accueilli par des honneurs militaires, des autorités départementales et quelques membres du gouvernement venus le saluer sur le tarmac de l’aéroport. Le séjour de travail du président Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire et au Kouilou prévoit le démarrage du projet gaz naturel liquéfié (GNL) du groupe ENI, dont la première pierre des travaux de construction des installations servant à la mise en valeur du gaz a eu lieu en avril 2023. La cérémonie y relative aura lieu le 27 février. Le 28 février, Denis Sassou-N’Guesso procèdera à l’inauguration du siège de l’agence départementale et du Data center de l’Autorité de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE). Cet événement sera suivi de la mise en service du nouveau câble sous-marin du consortium 2 Africa de Facebook au Congo. Il s’agit de doter le Congo d’autres instruments qui renforcent sa souveraineté en tant qu’Etat et d’assurer la résilience nationale en internet. Ce même 28 février, dans l’après-midi, le chef de l’Etat congolais donnera dans l’après-midi, le coup de pelle pour la construction et réhabilitation des voiries urbaines de la ville océane et de la route nationale n°5. Le séjour présidentiel au bord de l’océan sera bouclé le 29 février par la pose de la première pour la construction de l’université de Loango. Un établissement d’enseignements supérieurs qui permettra au Congo de s’ouvrir vers la formation d’une élite aux métiers de la mer, de la logistique et transit, ainsi que de relever les nombreux défis du millénaire. A l’évidence, la visite de Denis Sassou-N’Guesso à Pointe-Noire et au Kouilou revêt un grand d’intérêt. Elle permet au pays de se positionner comme un hub dans la sous-région dans l’économie numérique et renforcer la dynamique de diversification de l’économie nationale. Wilfrid Lawilla D.

Télécommunications : L’ARPCE échange avec les associations de défense des droits des consommateurs

Télécommunications : L’ARPCE échange avec les associations de défense des droits des consommateurs

Le Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Électroniques (Arpce), Louis Marc SAKALA, a rencontré, mercredi 31 janvier 2024 au siège de l’institution, les associations de défense des droits des consommateurs pour discuter de l’ajustement des offres internet des opérateurs de la téléphonie mobile. L’objectif de cette invite du Régulateur a été de sensibiliser les associations des consommateurs sur l’ajustement des tarifs afin qu’ils servent à leur tour de relais d’informations auprès des consommateurs lorsque ces nouveaux couts entreront en vigueur en république du Congo. Elle fait suite à la rencontre ARPCE-opérateurs télécoms. « En tant que régulateur, nous défendons les intérêts tant des consommateurs, de l’Etat que des opérateurs. Concernant les consommateurs, nous nous arrangeons à ce qu’ils paient ce qu’ils consomment », a indiqué Louis-Marc SAKALA. Lors des échanges, l’accent a été mis sur la clarification du calcul des coûts de l’internet et sur l’étude en cours des prochaines tranches tarifaires. Louis-Marc SAKALA a assuré qu’un retour serait fait aux présidents des associations de défense des droits des consommateurs pour les rassurer quant au processus de calcul. Par ailleurs, le Président de l’association des consommateurs des services des postes et télécommunications, Idriss Antonin Bossoto, a saisi cette occasion pour exprimer sa satisfaction tout en appréciant l’initiative. « L’échange a répondu à nos attentes. Dans son allocution le Directeur Général a déclaré que les intérêts des consommateurs ne devraient pas être mis de côté mais aussi s’assurer d’une part de la protection du business des opérateurs », a-t-il déclaré. Il sied de noter que l’Autorité de Régulation a pour, entre autres, missions de veiller sur les droits des consommateurs. Elle reste donc déterminée à garantir un service de Communications Électroniques de qualité et accessible à tous, tout en tenant compte des contraintes auxquelles sont confrontés les opérateurs. CP

Congo/Télécommunications : Face au Régulateur, les opérateurs énumèrent les difficultés qui entravent une fourniture de qualité de leurs différents services

Congo/Télécommunications : Face au Régulateur, les opérateurs énumèrent les difficultés qui entravent une fourniture de qualité de leurs différents services

Les problèmes d’énergie, les forfaits inadéquats, les transferts de fonds pour des achats sur les marchés internationaux, la dégradation des infrastructures routières ayant un fort impact sur les câbles à fibres optiques, tels sont les écueils auxquels font face les opérateurs, mettant ainsi à mal leur « volontés et leur capacité à servir au mieux les consommateurs ». C’est ce qui ressort de la réunion qu’a eu le Directeur Général de l’ARPCE, Louis Marc SAKALA, ce 18 janvier 2024 au siège de son institution et les dirigeants des principaux opérateurs télécoms dans le pays, à savoir Congo Telecom, Hélios Towers Congo, Airtel Congo et MTN Congo. Cette réunion qui fait suite au rappel à l’ordre aux opérateurs par le Régulateur a permis à Louis Marc SAKALA de rappeler à chacun l’obligation de respect de leurs différents cahiers de charges. Revenant sur la question des ajustements tarifaires, le Directeur Général de l’Autorité de Régulation a indiqué : « Notre entretien a porté sur l’augmentation des tarifs internet que nous avons observée pendant le mois de décembre, qui nous avait permis de rappeler les opérateurs de téléphonie mobile à l’ordre afin qu’ils reviennent aux tarifs précédents que nous avons fixés ensemble pendant la covid-19 ». Les opérateurs qui ont salué l’initiative de cette rencontre ont étalé au Directeur Général de l’ARPCE les difficultés qui sont les leurs et s’expriment en termes d’indisponibilité de l’énergie poussant jusqu’au démantèlement de certains sites dont les coûts d’exploitation dépassent les revenus. La question de l’augmentation du prix de carburant n’a pas échappé aux opérateurs qui l’ont montré comme un véritable point d’achoppement quand on sait ce coût a augmenté de près de 25% en une année. « Les difficultés sont rencontrées sont liées à l’électricité, à la route et aux conditions climatiques », a fait savoir Yves Castanou, directeur général de Congo Telecom. En somme, les quatre dirigeants des opérateurs télécomms ont éclairé leur hôte sur les difficultés quotidiennes qu’ils rencontrent dans le cadre de leur activité. CP

Télécommunications/2Africa. L’Arpce en première ligne (Congo)

Télécommunications/2Africa. L’Arpce en première ligne (Congo)

Ceux qui ont pris le projet de connexion du Congo au câble sous marin 2Africa pour du bluff en ont été pour leur frais. Avec l’arrivée de ce deuxième câble, propriété du géant américain Facebook rebaptisé Meta, dont le déploiement d’infrastructures de backbone à fibre optique vient d’être lancé à Pointe-Noire, l’optimisme est de saison aussi bien au ministère de tutelle qu’à l’autorité de régulation. Enquête. Comment permettre au Congo d’être connecté au reste du monde par le biais d’un deuxième câble plus puissant que le câble West Africa Cables system( Wacs), d’une capacité de 14 , 5 terabits/s seulement, mis en service en 2012? Comment booster l’économie numérique au Congo sans un accès à l’ internet avec un très haut débit? Peut-on offrir de meilleurs services inhérents à la 5G, dont la licence d’exploitation vient d’être accordée à Mtn Congo, sans un très haut débit? Trois questions pour un seul et unique problème: comment permettre au Congo de jouer efficacement son rôle de pays de transit -cette fois-ci en matière de télécommunications- tout en tirant meilleur profit du câble 2AFRICA, propriété de Facebook rebaptisé Meta? Telle était la bataille menée, en toute discrétion, par le directeur général de L’Arpce, Louis- Marc Ervely Sakala. Le processus est alors veritablement enclenché en mai 2020 pour que la politique du Net, telle développée dans le programme de société du président Denis Sassou Nguesso, se traduise par un véritable boom du net afin de propulser le Congo dans le top 5 des pays africains. Pour y parvenir, Marc Sakala a dû user de tact et d’opiniâtreté pour convaincre Facebook. Mission quasi impossible. Surtout que le Congo ne faisait pas partie des pays africains retenus par Facebook dans le cadre du déploiement de son câble 2Africa, 10 fois plus puissant que le câble Wacs. Le directeur général de L’Arpce, qui bénéficie dans sa démarche, de l’onction du Chef, met alors à contribution son riche carnet d’adresses dans le secteur des télécommunications, pour mener à bien cette mission de haute portée. Pour la petite histoire, l’homme, ingénieur multicartes formé en France, a travaillé chez European Aeronautic and space defense and space, chez Airbus defense , Thales communication… Ainsi, sans tambour ni trompette, Sakala et son équipe réussissent, au terme d’âpres négociations en mai et juillet 2020 à Dubaï, à arracher le précieux accord avec Facebook, permettant ainsi au Congo de sortir de « son isolement en matière télécommunications », selon les termes d’un expert. Incroyable mais vrai! Le Congo est relié à 2Africa sans le paiement d’ un seul dollar à Facebook. Quelle aubaine! Toutefois, le géant américain pose tout de même deux conditions: le concessionnaire congolais ne doit pas être une société à capitaux publics voire mixte. Une exigence de Facebook qui écarte de fait Congo Télécom, l’opérateur historique. Et pour cause, le benchmark effectué par Facebook sur les différents câbles déployés sur le continent fait ressortir des coûts surfaits. Congo Télécom est donc trahi par son passé… Airtel saisit la balle au bond et se positionne comme concessionnaire. La deuxième condition imposée par Facebook fait obligation à l’Arpce d’assurer la régulation de cet important projet. Retombées socio-économiques et financières 2 Africa présente des atouts considérables et est le premier câble sous marin conçu pour servir l’Afrique. Il va améliorer la connectivité pour plus 3 milliards de personnes, soit 36% de la population du monde. Pour les exégètes en matière de télécommunications, son arrivée au Congo positionnera le pays dans le village planétaire. Car, projettent-ils, « 2Africa offrira aux entreprises et aux consommateurs locaux une meilleure expérience et une meilleure connectivité entre l’Afrique, l’Europe et le Moyen Orient. » Une connectivité conjuguée à une réduction drastique des coûts des data. Ce câble, d’une capacité normale allant jusqu’à 180tbit/s, soit 10 fois supérieure à celle de l’unique câble Wacs, devrait, en sus du boost du net sur le plan local, positionner le Congo comme « hub » en matière de télécommunications pour les pays voisins( Rdc, RCA, Cameroun, Gabon…). À en croire les experts, Brazzaville devrait engranger d’importantes recettes issues des taxes de transit. Tout autant que la maintenance du réseau, le long de la première phase du tronçon Pointe-Noire-Brazzaville, offrira des emplois. Autres retombées, la construction de ce câble, confiée à Congo Câbles, pour un coût des travaux de 20 millions de dollars pour une durée des travaux fixée à 4 mois, augmentera la valeur ajoutée dans le circuit économique national, notamment l’accroissement des ressources fiscales de l’État et l’amélioration du PIB(Produit intérieur brut). Congo Câbles devrait, selon certaines indiscrétions, pour des raisons de sécurité du réseau, s’appuyer sur l’américain Corning, le numéro un mondial en matière de développement de la fibre optique ayant permis une révolution des télécommunications.  » La fourniture et l’installation de 540 km de fibre optique se fera par la technique de soufflage mécanique pour le backbone principal Pointe-Noire-Brazzaville », rassure la direction générale de Congo Câbles. Last but no least, l’amélioration du taux de pénétration du net et d’interconnectivité sur la population va réduire la fracture numérique. En rapport avec l’arrivée de 2Africa, l’Arpce est entrain redimentionner ses infrastructures, avec la construction du deuxieme réseau de transport de données backbone, à Matombi, dans le département du Kouilou, ainsi que celle de son Data center dont les travaux sont en cours à son siège interdépartemental à Pointe-Noire. L’ optimisme est donc de saison. 2Africa va permettre au Congo de décoller en matière de télécommunications. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier, Brazzaville Congo.

Congo/Postes : Les opérateurs privés sommés de se mettre en règle sous peine de mise en demeure

Congo/Postes : Les opérateurs privés sommés de se mettre en règle sous peine de mise en demeure

Dans le cadre de la Régulation des activités des opérateurs postaux privés, l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques (ARPCE) a lancé, le 31 juillet à Brazzaville, une mission de contrôle de régularité desdits opérateurs par une Taskforce constituée des agents assermentés de l’ARPCE et des agents de la Police administrative. Au total, 13 opérateurs postaux ont été visité par la Taskforce, et aucun n’a présenté des documents conformes. « Nous constatons que malgré les efforts de communication de l’ARPCE vis-à-vis de ces opérateurs postaux, ces derniers ne se sont toujours pas mis en règle. Pire encore, ils continuent d’exercer dans l’irrégularité, en toute conscience. D’un côté, ce sont des opérateurs qui n’ont jamais demandé d’autorisation, de l’autre ce sont des opérateurs qui n’ont daigné renouveler leurs autorisations d’exercer », a fait savoir Mme Solange GATERA, cheffe de service autres prestataires à l’ARPCE, qui a conduit l’équipe de la Taskforce. En effet, en dépit de l’existence d’une réglementation postale légale au Congo, la loi n°10-2009 du 25 novembre 2009 portant règlementation du secteur des postes et le décret n°2015-245 du 4 février 2015 émanant de ladite loi, qui fixent les conditions d’installation et d’exploitation des réseaux et services postaux en République du Congo, ce contrôle inopiné met en lumière le fait que certaines entreprises, établissements et particuliers exercent des activités postales sans autorisation préalable du Régulateur, et des invitations à la conformité et la régularisation lancées par le Régulateur n’ont jamais été suivies par ces acteurs. Pour le Directeur des Affaires Juridiques et Internationales de l’ARPCE, Jean Célestin ENDOKE « la taskforce mise en place vise à faire respecter la loi et surtout protéger les usagers des opérateurs illégaux ». Et d’ajouter : « Nous voulons rendre notre secteur postal aussi fort et dynamique que le sont les communications électroniques. Les opérateurs, suivant le cahier de charge qui a été remis à chacun à la suite de l’autorisation, sont tenus de servir au mieux les usagers. Servir au mieux pour nous, c’est avoir les préalables requis pour l’exercice de l’activité postale : avoir un siège social, un entrepôt, etc. » Il sied de souligner que parmi les opérateurs contrôlés, l’on compte aussi un transporteur interurbain : TransBony. « Ce dernier exerce dans l’illégalité, nous lui avons sommé, tout comme les autres d’ailleurs, de se conformer. Nous nous gardons le droit de servir des mises en demeure de 30 jours ou encore d’ester en justice les contrevenants à la loi », a renchéri Mme Solange GATERA. L’opération menée à Brazzaville se poursuivra dans quelques jours à Pointe-Noire. Celle-ci s’inscrit dans le cadre d’une campagne de sensibilisation qui vise à éduquer et à informer tous les opérateurs postaux au respect de la réglementation postale en vigueur. CP/Arpce

Congo/Inclusion numérique : le FASUCE met service les équipements de couverture réseaux de Tchitanzi

Congo/Inclusion numérique : le FASUCE met service les équipements de couverture réseaux de Tchitanzi

Le 25 mars 2023 les populations de la localité de Tchitanzi ont expérimenté pour la première fois de leur vie un échange téléphonique. Cette nouvelle expérience a eu lieu lors de la cérémonie d’inauguration de l’antenne des télécommunications en présence de Léon Juste Ibombo, ministre des postes, des télécommunications et de l’économie numérique assisté de Louis Marc SAKALA Directeur Général de l’Agence de Régulation des Postes et des Communications Electroniques et des autorités préfectorales. En effet, d’un département à un autre, d’une localité à une autre, le chemin emprunté depuis trois ans par le Fonds pour l’Accès et le Service Universels des Communications Électroniques (FASUCE), dans le dans le cadre d’un « pacte numérique national », ne cesse de réduire la fracture numérique au Congo. Prenant la parole pour son mot de circonstance, le Directeur Général de l’ARPCE a souligné qu’ « Aujourd’hui, le village de Tchitanzi peut jouir des bienfaits de ces technologies devenues un droit irrévocable. Les populations sont désormais connectées au reste du pays et du monde via le téléphone, et avec lui un ensemble de services indispensables offerts à des tarifs abordables et non discriminatoires ». Léon Juste Ibombo pour sa part a invité les populations locales de prendre « …grand soin de cette infrastructure afin de briser le cycle construction, destruction et reconstruction » Cette infrastructure, nouvellement inaugurée, est un Réseau d’Accès Radio (RAN) dont la conception standard intègre l’alimentation, la connectivité de liaison et le réseau d’accès local dans une structure unique. Il convient aussi de rappeler que des progrès sensibles ont été enregistrés en termes d’amélioration du cadre de vie dans les localités où le FASUCE a posé ses bases. Les populations locales ont dorénavant la possibilité d’être en contact permanent avec le monde, de réaliser des opérations comme le mobile money.

Congo. Signature d’un Protocole d’Accord entre la DGIFN et l’ARPCE

Congo. Signature d’un Protocole d’Accord entre la DGIFN et l’ARPCE

Jean-Pierre Nonault, Directeur général des institutions financières nationales (DGIFN), sous tutelle du Ministère de l’Economie et des Finances (DGIFN), et Louis-Marc Sakala, Directeur général de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), sous tutelle du Ministère des Postes, Télécommunications et de l’Economie Numérique, ont signé, vendredi 10 mars 2023 au siège de l’ARPCE, à Brazzaville, un Protocole d’Accord qui vise la mise en place d’un cadre de coopération entre les deux parties.  La signature de ce Protocole d’Accord a été précédée de l’exposé des faits par Jean Célestin Endoké, Directeur des affaires juridiques et internationales de l’ARPCE. Cette plateforme permettra à la DGIFN d’assurer une supervision efficace, et en temps réel, des transactions électroniques au sein des Institutions financières nationales. En rappel, la DGIFN, dans l’exercice de ses attributions dans le domaine des institutions financières nationales, est chargée de veiller à l’application de la réglementation relative aux établissements de crédit et assimilés (Bureaux de change, Etablissements de transfert, Sociétés de bourses, etc.), aux Etablissements de microfinance, aux Etablissements de paiement et aux Sociétés et intermédiaires d’Assurances.   L’ARPCE, pour sa part, est l’autorité chargée, entre autres, de suivre, pour le compte de l’Etat, le développement des secteurs des Postes et des communications électroniques.  La Direction générale des Institutions financières nationales a exprimé le besoin d’avoir des informations et la traçabilité sur les transactions réalisées au sein des institutions financières nationales, afin de mieux réguler ce secteur et ainsi disposer d’outils d’aide à la décision. En signant ce Protocole d’Accord, l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques, ayant une expertise avérée dans la supervision des flux de transactions électroniques, a donc répondu favorablement au besoin exprimé par la Direction générale des institutions financières nationales de travailler avec elle dans la mise en place des projets à forte valeur ajoutée.