Patrick Mbeko : Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » de la RDC

Qu’on l’apprécie ou non, et bien qu’il porte une part de responsabilité dans la crise que traverse la République démocratique du Congo (RDC), l’ancien président Joseph Kabila a raison de mettre en garde contre le risque de « soudanisation » du pays, estime le chercheur et analyste des questions géopolitiques Patrick Mbeko. « On peut détester la personne de Joseph Kabila à cause de son bilan. C’est un droit. Mais balayer d’un revers de main son avertissement sur la « soudanisation » de la crise congolaise relève de l’aveuglement volontaire », écrit-t-il dans un bref message publié sur les réseaux sociaux. L’auteur de plusieurs ouvrages de référence sur les conflits armés en Afrique estime que « la situation actuelle de la RD Congo est si explosive qu’un simple incident pourrait suffire à faire basculer le pays dans un chaos incontrôlable ». A ses yeux, « les réactions outrées des partisans du pouvoir, qui confondent loyauté politique et réflexe alimentaire, n’ont rien d’étonnant. Pas plus que les attaques de ceux qui, obsédés par leur hostilité envers Kabila, refusent d’entendre quoi que ce soit venant de lui ». Pourtant, poursuit-il, « la réalité est bien là : la RDC court un grand danger. La situation est trop critique pour l’aborder avec légèreté et émotion. Le pays est miné de l’intérieur. Ses propres filles et fils l’entraînent vers l’abîme, incapables de dépasser leurs calculs personnels et de penser au‑delà de leurs intérêts immédiats pour affronter une crise qui exige lucidité, courage et responsabilité ». Patick Mbeko conclut en ces termes: « continuer à traiter avec légèreté la crise actuelle, c’est jouer avec une poudrière allumée ». Adrien Thyg
RDC. Cinq retombées de la condamnation de J. Kabila

TRIBUNE. À l’issue du procès contre Joseph Kabila, la Haute Cour militaire a prononcé par contumace ce mardi 30 septembre la sentence de la condamnation à mort de l’ancien président congolais. La même juridiction a également ordonné son arrestation immédiate. Kabila a été reconnu coupable de crimes de guerre, incluant viols, meurtres, trahison, complot, ainsi que d’apologie et propagande en faveur d’actes de crimes de guerre. Outre ce verdict, en tant que sénateur à vie, Kabila devra encore répondre devant la Cour militaire pour plus de 120 chefs d’accusation, dont des crimes graves, des détournements de fonds et d’autres violations bien documentées en RDC. Est-ce l’application des principes d’une justice équitable à tout congolais, quel que soit son rang social? Est-ce le début en RDC d’une nouvelle ère de fin d’impunité en RDC? En simple analyste, je crois comprendre que les choses sont un peu plus complexes et appellent de la prudence, de beaucoup de prudence sur les tenants et les aboutissants de ce procès. Ce dont je suis certain, ce sont les répercussions socio-politiques de cette mesure judiciaire inédite et elles se comptent au nombre de cinq. 1. Il y a quelques mois, le pouvoir de Kinshasa voyait en Kabila le chef direct de M23 et de l’AFC. Condamner ce dernier à mort revient à condamner le processus de Doha qui augurait un dialogue entre belligérants congolais de Kinshasa et de deux groupes rebelles. Hier l’émissaire de Trump en Afrique faisait de l’étape de Doha une condition sine qua non à l’application de l’Accord de Washington. En condamnant Kabila, le pouvoir de Kinshasa a coupé l’herbe sous les pieds de ces tentatives de pacification de la RDC par voie de dialogue et de négociation. 2. À bien analyser les choses, l’ancien président congolais est en train de payer cash le prix de sa trahison de par ses choix politiques à l’encontre de la vérité des urnes et d’avoir imposé au peuple souverain et au détriment de Martin Fayulu, celui qui le traite de la manière que tout le monde sait. Par ailleurs, cette saga judiciaire sur Kabila aura indubitablement des répercussions sur le plan international. D’abord avec les trois chefs d’Etat ( Égypte, Kenya et Afrique du Sud) jadis pris à témoin en fin de l’année 2018 dans les arrangements à l’africaine et anticonstitutionnels de passation de pouvoirs entre le président sortant ( Kabila) et le président entrant (Tshisekedi). Ensuite au niveau de nombreux autres Etats africains et du monde qui verront au-delà de ces procès en série, une claire volonté politique de diabolisation de l’opposition politique et d’autoritarisme de mauvais goût qui n’honorent pas l’image du pays. 3. Et la sentence sur la lourde amande de 29 milliards de $ à payer à l’état congolais et celle de 2 milliards à payer en guise de réparation aux victimes des zones sinistrées du Nord et Sud Kivu et l’Ituri ne se comprennent que dans la clause finale de déposséder Kabila de tous ses biens en RDC. Qui ignore que l’argent reste depuis toujours le nerf de la guerre et Tshisekedi a compris que l’unique manière d’affaiblir la machine guerrière de Kabila consisterait à sécher ses sources financières d’approvisionnement. Le Magazine Forbes qui plébiscitait Kabila le plus riche africain avec 32 milliards de $ ( bien avant l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote avec ses 28 milliard de $) a fait comprendre à tous le secret de Kabila Entertainment et la somme totale de 31 milliards de $ s’avère une grande coupe en faveur d’un pays dont le budget annuel est évalué à 6 milliards ( cinq fois inférieur à la fortune de son ancien président). Cette somme de 31 mlds qui sera prélevée sur l’ensemble de ses biens veut tout simplement dire en d’autres mots que quasi toutes ses richesses et avoirs de l’ancien président seront transférés à l’État congolais. 4. Cette condamnation à mort d’une telle sévérité prononcée en RDC contre un ancien Chef de l’Etat est une première en RDC et constitue en même temps un précédent juridique fondamental qui ouvre la voie à toutes les hypothèses, y compris le sort post-pouvoir de celui qui règne aujourd’hui sur le Congo. Cela annonce, plaise au ciel, la fin de l’impunité présidentielle et tout ce qui en découlera dans l’avenir que ce soit pour pour le justiciable actuel comme pour ses successeurs. D’autre part ce verdict est ambivalent, il risque de porter quelque chose de constructif et de fâcheux. De constructif dans ce sens que les futurs mandataires de l’Etat comprendront que la recréation est finie et qu’il faudra prendra beaucoup de précaution et de transparence dans la gestion de la chose publique. De fâcheux également d’autant plus qu’au regard du traitement dégradant subi par celui qui a voulu inaugurer « pacifiquement » la passation du pouvoir, très peu d’autres futurs présidents en exercice prendront le risque de céder pacifiquement et démocratiquement le poste à un successeur, de peur de subir les menaces d’un procès ou d’une condamnation. 5. Ce verdict coupe le tout petit fil d’espoir de réconciliation qui restait entre les deux anciens alliés Tshisekedi et Kabila. La blessure profonde et l’humiliation que cela provoque dans la personne de l’illustre condamné ne seront pas sans reaction de sa part. Et comme toutes les voies de négociation semblent épuisées, c’est la carte militaire qui semble vouloir dire le dernier mot. J’espère vraiment que les mercenaires de Blackwaters dont on annonce l’arrivée à Kinsangani ne feront pas comme nos braves Roumains à Goma et qu’eux au moins feront pencher les rapports de force en faveur de celui qui les a invités. Kabila blessé dans son amour-propre et retiré dans des derniers retranchements ne semble plus avoir que le seul recours des armes pour laver son honneur souillé et pour porter un coup fatal à ses détracteurs. Ce verdict risque de ne pas être la fin de la tragédie politique qui se vit au sommet du pouvoir congolais. Il risque d’être suivi par beaucoup de rebondissements tragiques. Avec au final
RD Congo. Joseph Kabila condamné à la peine de mort

L’ancien Président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a été condamné ce mardi 30 septembre à la peine de mort. Le verdict a été par la Haute Cour militaire à Kinshasa, en l’absence du prévenu. L’ancien Chef de l’Etat est également condamné au paiement des dommages et intérêts de 33 milliards USD dont 29 milliards pour la partie civile la République et 2 milliards pour chacune des parties civiles des provinces du Nord-Kivu et Sud-Kivu. La Haute Cour militaire a ordonné l’arrestation immédiate du sénateur à vie; apres l’avoir reconnu coupable de toutes les infractions mises à sa charge notamment la trahison, la participation à un mouvement insurrectionnel, crimes de guerre. Plusieurs heures pour exposer les motifs de cette condamnation du point de vue du droit et des faits. Selon les juges, Joseph Kabila est le chef de ́la coalition AFC/M23. Bien qu’étant président de la République, il a toujours été le chef incontesté de tous les mouvements rebelles du pays, depuis la rébellion de Mutebusi. Il effectue des inspections dans les centres d’instruction de l’AFC/M23, supervise des réunions d’état-major de la rébellion et dirige les hostilités contre la RDC, indique la Haute Cour. Concernant sa nationalité supposée rwandaise d’après les parties civiles, la Cour s’en déclare incompétente. L’arrêt de la Cour statue que celle-ci juge plutôt un Congolais qui a été président de la République. Elle n’autorise pas non plus la mise sous séquestre de ses biens. Elle établit en droit et dans les faits plusieurs infractions contre le condamné dont la participation à l’insurrection en entente avec Corneille Nangaa et le Rwanda pour renverser les institutions de la République par l’élimination physique de son président. Pour la Cour, les faits sont d’une extrême gravité et scandalisent des millions des Congolais dont Kabila a été président pendant 18 ans, violant ainsi le devoir de réserve, de dignité et de loyauté envers l’Etat. Radio Okapi
Pour la CNC, la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila est un refus du processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée

La réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila pour le dossier AFC-M23 est un signe du refus du processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée en RDC Comme nous l’avons souligné dans notre message du 31 juillet 2025, la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) estime que la réquisition de la peine de mort contre Joseph Kabila, ancien Président de la République Démocratique du Congo (RDC), pour le dossier AFC-M23, est un signe clair du refus de processus de Doha par le pouvoir de l’Union sacrée souillée de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi. Le processus de Doha va demeurer dans l’impasse jusqu’à son échec final. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est pour une justice équitable et non pour la théâtralisation et l’instrumentalisation de la justice. La Coalition pour un Nouveau Congo(CNC) est très attachée à une justice équitable rendue dans des normes acceptables au niveau international. L’ancien Président Joseph Kabila est un justiciable comme tout le monde. Il n’est donc pas au-dessus de la loi. Mais quand des poursuites doivent être menées contre un ancien Président de la République, la justice doit être rendue de manière juste, équitable et exemplaire pour que cela serve de témoignage et de leçon pour l’histoire aux acteurs politiques et au Peuple Congolais. Et cela parce que c’est la première fois qu’un procès est ouvert contre un ancien Chef d’Etat dans notre pays. Dans la forme, ce procès contient beaucoup de lacunes qui peuvent être utilisées par le camp Joseph Kabila pour parler de la théâtralisation et de l’instrumentalisation de la justice dans le dessein d’éliminer politiquement et physiquement un concurrent ou un adversaire politique. Ce procès rapide et instrumentalisé va entamer davantage l’unité et la cohésion nationales dans la recherche de la paix en RDC. Le pouvoir de l’Union sacrée souillée compte sur l’implication des Etats-Unis d’Amérique pour mettre fin au processus encombrant de Doha. Le pouvoir de Kinshasa a-t-il une nouvelle option pour récupérer les territoires occupés par L’AFC-M23 ? N’allons-nous pas tomber dans un piège insensé de balkanisation de fait de notre pays ? Il ne faut rien attendre. Il nous faut une révolution pour sauver notre pays. La CNC va accélérer sa campagne pour une véritable révolution tricolore en République Démocratique du Congo pour le départ maîtrisé du pouvoir de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) a déjà décrété une révolution de l’article 64 de la Constitution pour une transition nationale de la justice et de la paix sans Félix Tshilombo Tshisekedi. La CNC ne cesse de soutenir l’engagement personnel du Président Donald TRUMP pour l’avènement de la paix en RDC et dans la région des Grands Lacs. Elle continue d’appuyer toutes les différentes initiatives qui vont dans ce sens, comme le Pacte social de la CENCO et de l’ECC. Il est clair aujourd’hui que seule une révolution du Peuple Congolais permettra d’établir les vraies conditions d’une paix durable et d’une véritable prospérité. Il nous faut une transition sans Mr Félix Tshilombo Tshisekedi pour mettre fin définitivement à la grave crise congolaise. Ce dernier n’a plus rien à proposer au Peuple Congolais, à part la liste impressionnante de corrompus et de voleurs des ressources de l’Etat de son groupe. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à toutes les forces vives congolaises de se mettre debout maintenant avec la CNC pour une révolution tricolore de la justice et de la paix en RDC devant conduire à une transition sans Félix Tshilombo Tshisekedi. Ainsi fait à Kinshasa, le 25 août 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Bonaventure MUTONJI WA MUTONJI Chargé de relations internationales
RD Congo. Martin Fayulu recadre Kabila, Tshisekedi et Nanga : 5 déclarations-choc de ce lundi 2.06.2025

L’heure est grave, très grave. Nous vivons, sans doute, les heures les plus sombres de notre histoire. La balkanisation de notre pays que l’on redoute depuis 1960, n’est plus une menace lointaine : elle est en marche, à grands pas. Nous devons l’arrêter. Et pour cela je m’adresse solennellement à trois compatriotes Corneille Nanga, Joseph Kabila et Félix Tshisekedi. 1.Monsieur Nanga, je vous en conjure, cessez d’être complice de massacres de nos frères et sœurs. Cessez de livrer notre sol, nos vies et nos ressources aux forces étrangères. Le sang congolais ne peut plus couler à cause de votre complicité. 2.Monsieur Kabila, aucune raison, même stratégique, ne saurait justifier une collaboration avec ceux qui déchirent notre pays. Je vous exhorte de quitter Goma – cette ville martyre- aujourd’hui occupée avec la complicité des forces ennemies. L’histoire ne pardonne pas les trahisons, encore moins celles contre la patrie. 3.Monsieur Tshisekedi, vous avez le devoir de ne pas laisser notre génération être celle qui aura vu le Congo se désintégrer. J’en appelle à un sursaut d’honneur et de responsabilité… 4.Oui, s’il faut mourir pour que le Congo renaisse, alors mourons. Mais que notre mort soit utile. Que ce combat soit celui pour la résurrection nationale. 5.Peuple congolais, face au danger de mort, le sauvetage est la seule issue. Levons-nous unis. Soyons déterminés. Refusons la fatalité. Choisissons la patrie. Le Congo nous appelle. Le Congo a besoin de chacun de nous… Par Germain Nzinga
RDC. Pour la Coalition pour un Nouveau Congo, Joseph Kabila, dans son discours du 23 mai 2025, rejoint la CNC en reprenant le réquisitoire de la résistance congolaise

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) a suivi avec attention le discours prononcé le vendredi 23 mai 2025 par l’ancien Président Joseph Kabila. Il n’y a plus de secret de polichinelle, car il a décidé de revenir officiellement sur la scène politique en proposant un Pacte citoyen fondé sur 12 engagements. Mr Joseph Kabila a réglé ses comptes au pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée sans condamner le groupe AFC-M23 et l’agression rwandaise. Une nouvelle guerre des tranchées politiques a donc commencé avec le retour officiel de ce dernier. Nous devons empêcher une guerre Kabila – Tshisekedi d’un triste monde. Joseph Kabila rejoint la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) dans son réquisitoire contre le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée La CNC a suivi le réquisitoire violent de Joseph Kabila contre le régime aux abois de l’UDPS et de l’Union sacrée souillée. Sans le vouloir ou sans le savoir, l’échec patent de l’UDPS et l’Union sacrée donne des arguments à Joseph Kabila pour revenir comme acteur politique et non plus comme un ancien Président de la République. Dans ses propos, Joseph Kabila réjoint beaucoup de positions de la CNC et de la résistance congolaise sur notre grave crise. Sauf et c’est clair qu’il ne condamne pas les massacres perpétrés à l’Est par l’alliance AFC – M23 et les troupes rwandaises. La CNC continue d’exiger une enquête internationale indépendante pour identifier et punir les coupables. La CNC compatit à la souffrance atroce de la population congolaise à l’Est de notre pays. La vie du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo est en grave danger. Il faut agir vite sans parti pris La crise congolaise a atteint un niveau extrêmement grave. Nous risquons de disparaître à tout moment. Nous avons des efforts à fournir sans compter seulement sur le prochain accord avec les USA. Des initiatives se multiplient à gauche à droite au niveau africain et international pour nous sauver. Mais nous avons un grand problème intérieur caractérisé par le faible leadership de Mr Félix TshilomboTshisekedi avec son groupe de voleurs, de corrompus et de tribalistes. Il devient lui-même le principal problème pour l’unité et la cohésion nationales. C’est ainsi que la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) est pour une transition sans Félix TshilomboTshisekedi et Joseph Kabila. A l’allure où vont les choses, laisser Félix TshilomboTshisekedi jusqu’en 2028 devient un risque sérieux de notre disparition comme peuple et de la balkanisation de notre pays. Il doit donc assumer ses responsabilités, car son deal avec Kabila est officiellement et définitivement mort ce vendredi 23 mai 2025. La CNC réaffirme son appui à l’initiative de la CENCO et de l’ECC dans un cadre juste La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appuie l’action de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) et de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) pour un Pacte social pour la Paix et le Bien-Vivre-Ensemble en RDC et dans la Région des Grands Lacs. Personne ne peut empêcher aux autorités de la CENCO et de l’ECC d’exercer leur mission prophétique de paix et de Bien-vivre-Ensemble au Congo et dans la région des Grands Lacs. Mais il faut que ce processus soit juste pour ne pas institutionnaliser l’impunité. La CNC appelle de nouveau à l’organisation d’une Table ronde sans Félix TshilomboTshisekedi La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande une fois de plus la convocation urgente d’une Table Ronde des forces vives congolaises dans le cadre de l’action initiée par la CENCO et l’ECC. Cette Table ronde devrait mettre en place un nouvel ordre politique pour sauver la RDC en danger de disparition, suite à l’incompétence des autorités actuelles, à la corruption comme mode de leur gouvernance et à la nouvelle dictature de Félix TshilomboTshisekediplus féroce que celle de Mobutu. Ainsi fait à Kinshasa, le 27 mai 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole
RDC. J. Kabila et F. Tshisekedi, les deux faces d’une même pièce

TRIBUNE. Joseph Kabila a parlé, et les réactions sont nombreuses. Le discours est assez structuré, voire rassembleur, avec une bonne dose de démagogie. Si le diagnostic de la problématique congolaise est relativement correct, il reste néanmoins incomplet. La pièce du puzzle manquant s’appelle Joseph Kabila lui-même. Ce dernier fait partie du problème qu’il dénonce dans son allocution. En effet, si nous en sommes là aujourd’hui, c’est aussi parce qu’il a fait le choix de ne pas respecter la volonté du peuple congolais au lendemain de l’élection présidentielle de décembre 2018. Il a comploté avec Félix contre le peuple congolais. On ne l’a pas oublié. À l’évidence, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila sont les deux faces d’une même pièce. À la seule différence que l’actuel président est allé beaucoup plus loin dans la compromission que son prédécesseur. En six ans de pouvoir, il a détruit plus que ne l’ont fait tous les présidents congolais qui l’ont précédé. Pour la première fois dans l’histoire de la RD Congo, on a l’impression que le pays n’est aucunement dirigé. Le risque d’implosion est bien réel, et à Kinshasa on est dans la jouissance et les controverses. La seule préoccupation du régime Tshisekedi, c’est la préservation du pouvoir à tout prix. Y arrivera-t-il ? Une chose semble certaine : dans le face-à-face qui semble s’annoncer entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, Kabila part favori. Car, contrairement à Tshisekedi, il a le soutien de la plupart de ses pairs africains. Selon toute vraisemblance, son retour semble avoir reçu la bénédiction de certains d’entre eux, notamment ceux de la région des Grands Lacs. Il ne serait pas non plus surprenant d’apprendre que certains en Occident tablent sur le départ de Félix Tshisekedi du pouvoir. Laissons l’avenir nous en dire davantage. Je bois mon lait nsambarisé… Patrick Mbéko
RDC. La loi du plus fort à la sauce Tshisekedi et ses possibles conséquences…

PARLONS-EN. À l’époque de Joseph Kabila, que la grande majorité des Congolais vouait aux gémonies, on faisait semblant de respecter la loi et la justice était relativement fonctionnelle. Il est même arrivé que des personnalités directement liées au pouvoir se retrouvent au banc des accusés. C’est notamment le cas du général John Numbi et de certains officiers supérieurs de la police impliqués dans l’assassinat de l’activiste des droits de l’homme Floribert Chebeya et de son chauffeur Fidèle Bazana. Mais avec le régime de Félix Tshisekedi, c’est le triomphe de la loi du plus fort au mépris de la Constitution et des lois de la République. Non seulement l’appartenance à la tribu du président procure une certaine immunité naturelle contre les poursuites, mais on ne fait même pas semblant de respecter minimalement la Constitution et les autres lois du pays. Les caciques du régime proviennent généralement du même coin et s’estiment en droit d’imposer leurs volontés aux autres au mépris de la justice la plus élémentaire. Ce comportement ne fait qu’alimenter l’animosité de la majorité silencieuse à l’égard du régime, mais aussi et surtout de tous ceux qui sont identifiés, à tort ou à raison, comme ses soutiens naturels en raison de leur origine tribale. À force de faire régner la loi du plus fort en faisant condamner arbitrairement les gens, le régime de Félix Tshisekedi a fini par faire passer Matata Mponyo et Joseph Kabila pour « des gens pas si mauvais que ça », pour reprendre les propos de certains. De plus en plus des Congolais éprouvent de la sympathie pour eux, surtout quand on sait que les Nicolas Kazadi de ce monde ne sont aucunement inquiétés par la justice tshilombienne. En instrumentalisant la justice de manière aussi grossière et inique, le régime de Félix Tshisekedi ne se fait pas seulement des ennemis, il pose aussi les fondations de l’arbitraire dont lui, ses proches et beaucoup de nos compatriotes lubas seront victimes demain et après demain. Oui, il y a de fortes chances que le départ de Fatshi du pouvoir s’accompagne d’un déchainement de règlements de compte comme on n’en a jamais vu dans l’histoire politique et judiciaire du continent africain. À bon entendeur, je bois mon lait nsambarisé… Par Patrick Mbeko