La Banque africaine de développement et le Comité international de la Croix-Rouge s’unissent pour faire progresser des solutions durables dans les contextes touchés par les conflits

La Banque africaine de développement et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) ont signé, jeudi 14 décembre 2023 à Genève, un protocole d’accord pour relever ensemble les défis humanitaires et de développement en Afrique, renforçant ainsi le partenariat entre les deux institutions. La signature, qui s’est tenue en marge du Forum mondial sur les réfugiés, marque une étape importante dans un partenariat qui s’est considérablement développé au cours des dernières années. La Banque africaine de développement et le CICR reconnaissent le lien qui existe entre les initiatives pour la paix, l’action humanitaire et le développement, et partagent la même vision et le même engagement pour produire un impact durable dans les zones fragiles et touchées par les conflits. Le protocole d’accord fournit un cadre pluriannuel pour accroître l’impact dans les contextes sous-financés, incertains, fragiles et touchés par les conflits, en mettant l’accent sur la prévention des conflits et la résilience climatique. Ce partenariat innovant entre la première institution de financement du développement d’Afrique et la première organisation humanitaire mondiale tirera parti de leurs ressources et de leur expertise respectives pour poursuivre les objectifs suivants : Ce partenariat stratégique, qui s’inscrit dans le droit fil de la Stratégie 2022-2026 de la Banque pour remédier à la fragilité et renforcer la résilience en Afrique ainsi que la Stratégie institutionnelle 2024-2027 du CICR, fera donc progresser les interventions d’urgence et les solutions à plus long terme pour les populations les plus vulnérables dans ces contextes. L’accord a été signé par la vice-présidente de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, Marie-Laure Akin-Olugbade, qui a participé en visioconférence depuis Abidjan, et par le vice-président du CICR, Gilles Carbonnier, qui était au siège de l’institution à Genève. « Ce partenariat solide, continu, renouvelé et élargi entre la Banque africaine de développement et le Comité international de la Croix-Rouge est absolument essentiel », a déclaré Mme Akin-Olugbade. « Ce nouveau protocole d’accord exprime notre engagement commun à prévenir et à résoudre les problèmes complexes et interconnectés auxquels sont confrontées les communautés touchées par les conflits en Afrique », a-t-il poursuivi avant d’ajouter : « Nous devons veiller à ce que les communautés les plus pauvres et les plus vulnérables, notamment les femmes, les jeunes, les personnes déplacées de force et les communautés d’accueil, entre autres, dans les zones affectées par la fragilité et le changement climatique, ne soient pas laissées pour compte ». Ce protocole d’accord s’appuie sur un projet pilote réussi au Sahel et repose essentiellement sur la mise en œuvre. « Ce protocole d’accord vise à apporter une réponse holistique, englobant la prévention, la protection et l’assistance, aux crises prolongées qui s’aggravent dans toute l’Afrique, avec l’ambition de produire un impact à grande échelle et rapidement, avec et pour les personnes touchées », a déclaré M. Carbonnier. Il a ajouté que « cette étape importante dans le partenariat entre le CICR et la Banque africaine de développement favorisera le respect du droit international humanitaire, qui protège les civils, mais aussi les infrastructures essentielles, limitant ainsi le risque de revers importants en matière de développement dans les conflits armés ». Concluant son propos, M. Carbonnier a indiqué que « les partenariats visant à renforcer la résilience et l’autonomisation des communautés sont un moyen puissant d’apporter dignité et espoir dans les contextes fragiles et de conflit ». La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants des deux organisations, notamment Yero Baldeh, directeur du Bureau de coordination des États en transition, Mamady Souaré, chef de Bureau pays pour la République centrafricaine et Jerome Berndt, chargé principal de la fragilité et de la résilience pour la Banque africaine de développement, ainsi que Patrick Youssef, directeur régional Afrique du CICR, Fidy Rajaonson, gestionnaire, et Jean François Yao, conseiller principal pour les partenariats institutionnels au CICR.
Mozambique : la Banque africaine de développement accorde un don de 33 millions de dollars pour améliorer le réseau électrique à la frontière du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 5 décembre 2023 à Abidjan, un don de 33,25 millions de dollars américains au Mozambique pour mettre en œuvre le Projet de ligne de transport Songo-Matambo. Le don provient de la Facilité d’appui à la transition, un instrument financier de la Banque destiné aux États en transition. L’objectif du projet est d’accroître la fiabilité et la sécurité de l’approvisionnement électrique du Mozambique et de promouvoir l’intégration régionale du réseau électrique et du commerce de l’électricité. « Le projet s’inscrit dans le cadre d’un effort plus large qui vise à moderniser le réseau pour permettre l’installation et l’évacuation de capacités supplémentaires de production d’électricité, et contribuer ainsi à l’affirmation du Mozambique comme pôle énergétique émergent dans la région. Ce projet améliorera la qualité de l’approvisionnement dans les régions du centre et du nord, où se trouve la majeure partie de la population du Mozambique, et contribuera de ce fait au développement du pays. Le projet facilitera également la mise en œuvre d’interconnexions régionales prioritaires telles que Mozambique-Malawi et Mozambique-Zambie », a déclaré César Mba Abogo, responsable du bureau pays de la Banque africaine de développement au Mozambique. Le projet consiste à construire 118 kilomètres de ligne de transport à circuit unique haute tension de 400 kilovolts (kV) de Songo à Matambo. La ligne traversera le site où sera construite la future sous-station Cataxa pour intégrer la centrale hydroélectrique envisagée de Mphanda Nkuwa. En outre, elle utilisera une tour aérienne autoportante en treillis d’acier, une configuration de conducteur horizontal d’une capacité de transfert d’énergie de 2 300 mégawatts (MW). Le projet prévoit d’agrandir la sous-station de Songo afin d’étendre la barre omnibus de 220 kV, d’installer un nouveau transformateur de déphasage 220/220 kV de 600 MVA pour réguler les flux dans le réseau, ainsi qu’un transformateur élévateur 220/400 (300) kV de 3×200 MVA. Le projet permettra également de remettre en état le transformateur actuel 220/400 (300) Kv de 3×200 MVA. Des travaux d’envergure seront également réalisés à la sous-station de Matambo qui sera agrandie. Ainsi, une nouvelle travée d’alimentation de 400 kV à la nouvelle extension de 400 kV de Matambo sera construite pour intégrer la ligne de 400 kV en provenance de Songo. La zone bénéficiaire du projet est la province de Tete qui se trouve dans le corridor de développement de la vallée du Zambèze, un territoire frontalier du Malawi, de la Zambie et du Zimbabwe. Cette province compte 15 districts : Angónia, Changara, Chiúta, Chifunde, Cahora Bassa, Dôa, Marara, Marávia, Macanga, Moatize, Mutarara, Mágoè, Tsangano, Zumbo et la ville de Tete.
COP28 : des entreprises africaines dirigées par des jeunes reçoivent 800 000 dollars pour des solutions climatiques

Huit entreprises dynamiques dirigées par de jeunes Africains sont sorties gagnantes du défi 2023 YouthAdapt. Chaque entreprise recevra un don pouvant aller jusqu’à 100 000 dollars. Ces entreprises bénéficieront également d’un mentorat et d’un coaching complets dans le cadre d’un programme d’accélération de douze mois. Depuis son lancement en 2021, l’initiative YouthADAPT a fourni plus de cinq millions de dollars à 33 jeunes entrepreneurs issus de 19 pays africains. Organisé conjointement par le Groupe de la Banque africaine de développement et le Centre mondial pour l’adaptation(le lien est externe), avec le soutien du Fonds pour les changements climatiques en Afrique, YouthADAPT est un concours annuel destiné aux jeunes entrepreneurs dirigeant des micros, petites et moyennes entreprises en Afrique et proposant des solutions innovantes en matière d’adaptation aux changements climatiques. Cette année, l’accent a été mis sur les entreprises appartenant à des femmes et pionnières des technologies de la quatrième révolution industrielle (4IR) telles que l’intelligence artificielle, l’analytique des données massives (big data), la réalité virtuelle, la robotique, l’internet des objets, l’informatique quantique, la fabrication additive, la blockchain et les technologies sans fil de cinquième génération au service de l’adaptation aux changements climatiques. S’exprimant lors de la cérémonie organisée en marge de la COP28 à Dubaï, le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a souligné l’importance d’exploiter les idées et la créativité des jeunes pour améliorer les moyens de subsistance et la prospérité nationale. « Les initiatives Des emplois pour les jeunes en Afrique et [le Plan d’action pour] le développement des compétences pour l’employabilité et la productivité en Afrique de la Banque africaine de développement témoignent de notre engagement à créer 25 millions d’emplois pour nos jeunes, en veillant à ce que 250 millions de personnes trouvent leur voie sur le marché du travail. L’initiative Youth ADAPT est un engagement à investir dans la jeunesse et à façonner un avenir prospère », a déclaré M. Adesina. Patrick Verkooijen, PDG du Centre mondial pour l’adaptation, a souligné la nécessité de cultiver les talents de la jeunesse africaine. « Les jeunes détiennent la clé pour libérer le potentiel économique de l’Afrique. Grâce à des initiatives telles que les Prix YouthADAPT, nous offrons des opportunités de formation et d’emploi qui permettent de retenir les talents africains dans leur pays », a-t-il souligné. Au cours d’une table ronde organisée dans le cadre de la remise des prix, Cheryl Urban, vice-ministre adjointe du Canada pour l’Afrique subsaharienne, a évoqué le rôle essentiel que peuvent jouer les institutions de financement du développement. « Le programme YouthADAPT de la Banque africaine de développement apporte un soutien crucial au développement à grande échelle d’entreprises et d’innovations climatiques pilotées par des jeunes en Afrique. Le Canada est fier de contribuer à cette initiative », a indiqué Mme Urban. Beth Dunford, vice-présidente de la Banque africaine de développement chargée de l’Agriculture et du Développement humain et social, a souligné l’importance de soutenir les entrepreneurs qui luttent contre les changements climatiques. Elle a également insisté sur la nécessité de supprimer les obstacles au financement, en particulier pour les femmes. L’envoyée de l’Union africaine pour la jeunesse, Chido Cleopatra Mpemba, a souligné la nécessité de favoriser des mécanismes efficaces de partage de l’information entre les régions. Une des lauréates de cette année, Lucy Wangari, de l’entreprise Onion Doctor, spécialisée dans le suivi de la croissance des oignons, a déclaré que ce prix la motiverait à en faire encore plus. « C’est un moteur important pour la mise à l’échelle de (notre) solution innovante pour augmenter la production locale d’oignons de 20 % et transformer la chaîne de valeur de l’oignon en une source d’emploi lucrative pour les agriculteurs des terres arides et semi-arides du Kenya. » Les anciens lauréats ont partagé leurs expériences sur la façon dont le don a renforcé leurs entreprises. Fela Akinse, PDG de Salubata, une entreprise qui transforme les déchets plastiques en chaussures bon marché, a souligné la manière dont le don propulse l’expansion et l’innovation en matière de technologies propres de son entreprise, et l’aide à produire un impact à l’échelle mondiale. Les entreprises lauréates, dirigées par des femmes de toute l’Afrique, opèrent dans des secteurs touchés par les changements climatiques : l’agriculture, l’efficacité énergétique, la gestion des risques de catastrophe, les ressources en eau et la conservation de la biodiversité. Liste complète des lauréats : Deborah Nzarubara d’ETS Grencom, de la République démocratique du Congo : Grâce à l’exploitation des données massives (big data), ETS Grencom fournit des données météorologiques en temps réel, stimulant ainsi la productivité agricole et soutenant les abeilles pollinisatrices dans le cadre de pratiques agricoles durables. Mirriam Chapi de Chapi Core Tech, de la Zambie : Grâce à l’application EaseOn Track, Chapi Core Tech a autonomisé plus de 5 000 agricultrices, facilitant l’adoption d’énergies propres et améliorant la production agricole. Eddah Wanjiru de Arinifu Technologies, du Kenya : Les innovations Smart Brooder et Kuku Smart utilisent la technologie de l’internet des objets, offrant des solutions pour le secteur avicole et des informations opérationnelles, au profit de la communauté agricole du Kenya. Fatoumata Diaby de Jeune Agro-Innovatour, du Mali : Le logiciel E-Compost de Jeune Agro-Innovatour transforme la jacinthe d’eau envahissante en compost de qualité supérieure, promouvant ainsi des pratiques agricoles durables. Beth Koigi de Majik Water Technologies, du Kenya : Majik Water Technologies est un pionnier de la collecte de l’eau atmosphérique, fournissant des ressources en eau vitales aux communautés agricoles frappées par la sécheresse au Kenya. Lucy Wangari de Onion Doctor Limited, du Kenya : Grâce à l’internet des objets et à l’apprentissage automatique, Onion Doctor Limited surveille les cultures d’oignons, optimisant ainsi la durabilité et la rentabilité pour les agriculteurs kényans. Daniella Ushindi Viruvuswagha d’ETS Chemchem Agro, de la RDC : Leur application ApiConnect utilise l’apprentissage automatique pour le placement stratégique des ruches, ce qui stimule considérablement la production de miel en République démocratique du Congo. Stéphanie Meltus de Green Eden Farms, du Nigéria : Green Eden Farms utilise la technologie Scaregrow pour fournir des informations en temps réel, améliorant ainsi la productivité et la résilience de l’agriculture nigériane.
Multinational : la Banque africaine de développement et ses partenaires lancent un projet de 3,9 millions de dollars pour aider à catalyser les investissements de la diaspora dans huit pays africains

La Banque africaine de développement, la Commission de l’Union africaine et l’Organisation internationale pour les migrations ont signé un protocole d’accord portant sur un financement de 3,9 millions de dollars sous forme de dons pour renforcer l’investissement, le capital humain et l’engagement philanthropique de la diaspora dans huit pays africains. L’accord a été signé à Addis-Abeba, en Éthiopie. Cet accord tripartite de financement et de mise en œuvre soutiendra le projet « Streamlining Diaspora Engagement to Catalyze Private Investments and Entrepreneurship for Enhanced Resilience » (Rationaliser l’engagement de la diaspora pour catalyser les investissements privés et l’esprit d’entreprise afin de renforcer la résilience, SDE4R de son acronyme en anglais). Les pays cibles sont la Gambie, le Liberia, Madagascar, le Mali, la Somalie, le Soudan du Sud, le Togo et le Zimbabwe. Le projet aidera les pays bénéficiaires à identifier les meilleures méthodes pour mobiliser efficacement le capital humain et financier de la diaspora, soit pour soutenir le développement socioéconomique en relançant le secteur privé national, soit pour se relever à la suite d’une crise politique ou humanitaire en tirant parti de l’expertise et des réseaux des groupes de la diaspora. Abdul Kamara, directeur général adjoint pour la région Afrique de l’Est de la Banque africaine de développement, a déclaré que le projet stimulera les opportunités d’affaires et le soutien technique à la résilience socioéconomique à travers le continent en promouvant des outils de financement innovants et des initiatives de transfert de compétences. « La signature aujourd’hui de l’accord de don du projet SDE4R est une étape importante dans l’exploitation de l’engagement de la diaspora pour catalyser les investissements privés et l’entrepreneuriat afin de renforcer la résilience des populations, notamment des femmes, des jeunes et des habitants des zones rurales. Cette intervention contribuera à stimuler les investissements en faveur des groupes les plus vulnérables dans les pays bénéficiaires, y compris les populations déplacées de force et les communautés d’accueil », a-t-il indiqué. Mme Betty Mupenda Wangozi, directrice par intérim de la Direction des citoyens et de la diaspora de la Commission de l’Union africaine, a souligné l’opportunité de l’accord, compte tenu du rôle de chef de file de son organisation dans la coordination des efforts visant à exploiter la contribution de la diaspora au développement de l’Afrique. Elle a ajouté que le projet SDE4R fera considérablement progresser l’Agenda 2063 de l’Union africaine dans les pays bénéficiaires. Mme Mariama Cissé Mohamed, directrice du Bureau de liaison spécial de l’Organisation internationale pour les migrations à Addis-Abeba, a déclaré que le projet s’alignait sur le mandat de son organisation, qui vise à promouvoir le développement socioéconomique par la migration tout en fournissant une assistance humanitaire aux migrants dans le besoin, y compris les réfugiés et les populations déplacées internes. « En tant que tel, cet accord constitue un tremplin pour des interventions plus globales envisagées à travers le continent africain, sur la base d’initiatives existantes et évolutives sur l’engagement de la diaspora pour le développement du secteur privé. » Outre les gouvernements des huit pays cibles, le projet devrait compter 10 000 bénéficiaires directs et 40 000 bénéficiaires indirects dans les communautés touchées par des conflits, les changements climatiques et d’autres catastrophes humanitaires et environnementales. La Banque a approuvé le projet SDE4R le 4 juillet 2023, avec un financement provenant de sa Facilité d’appui à la transition. L’Organisation internationale pour les migrations mettra en œuvre le projet sur trois ans, avec la supervision stratégique, les orientations et les conseils de la Commission de l’Union africaine. Il s’agit là d’un exemple concret de partenariat du nexus humanitaire-développement-paix axé sur la mise en œuvre de cadres stratégiques et de priorités communes. On estime à 160 millions le nombre d’Africains de la diaspora ; les quelque 96 milliards de dollars qu’ils ont envoyés sur le continent en 2021 ont largement dépassé les 35 milliards de dollars d’aide publique au développement qui ont été versés à l’Afrique la même année.
Tchad : la Banque africaine de développement accorde un don de plus de 34 millions d’euros pour améliorer les conditions de vie des populations

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 17 novembre 2023 à Abidjan, un don de 34,27 millions d’euros au Tchad afin de mettre en œuvre la deuxième phase du Programme d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement en milieu semi-urbain et rural dans onze régions du pays. Le soutien financier provient des ressources du pilier I du Fonds d’appui à la transition. L’objectif du projet est de contribuer à l’amélioration des conditions de vie des populations en zones semi-urbaines et rurales en leur donnant accès à l’eau potable et à l’assainissement. « En investissant dans la construction d’infrastructures sociales et rurales dans des zones touchées par la fragilité, le programme contribuera à la construction de sociétés résilientes, à la réduction de l’isolement et des inégalités entre les femmes et les hommes, à la promotion du développement économique inclusif et au renforcement de l’accès aux services sanitaires de base », a déclaré Mamadi Souaré, responsable par intérim du bureau pays de la Banque africaine de développement au Tchad. Le programme prévoit la construction d’infrastructures d’approvisionnement en eau potable comprenant notamment la réalisation de 23 forages pour l’alimentation en eau potable (AEP) à Amdjarass et ses environs, l’équipement avec 25 pompes immergées des forages d’Amdjarass, la réalisation de 225 forages équipés de pompes à motricité humaine ainsi que la construction de 50 unités de production hydraulique et de 54 mini-systèmes d’AEP solaires ou thermiques. Pour l’assainissement, le programme va construire 500 latrines à trois cabines, avec chasse d’eau, équipées de lave-mains, dans des écoles, des centres médicaux, des gares routières et des marchés ainsi que 20 bacs à ordures. Quatre décharges finales de déchets solides seront aménagées ainsi que sept forages agricoles à grand diamètre et sept jardins agricoles pour la petite irrigation destinés aux groupements des femmes. La zone d’intervention de la phase 2 du programme couvre les provinces d’Ennedi Est (ville d’Amdjarass et ses environs), de Mandoul, du Moyen Chari, de Mayo Kebbi Est, de Mayo Kebbi Ouest, de Salamat et de Sila. Ces provinces ont été choisies au regard des besoins, marqués par un faible taux d’accès à l’eau potable (entre 13% et 42%) et aux services d’assainissement et un taux élevé de maladies d’origine hydrique.
Déclaration du Groupe de la Banque africaine de développement à la suite de l’arrestation illégale de membres de son personnel en Éthiopie

Le 31 octobre 2023, deux membres du personnel du Groupe de la Banque africaine de développement en poste à Addis-Abeba ont été illégalement arrêtés, brutalisés et détenus pendant de nombreuses heures par des éléments des forces de sécurité, sans aucune explication officielle. Nous sommes heureux que le Premier ministre éthiopien ait immédiatement agi lorsqu’il a eu connaissance de l’incident, qu’il ait ordonné la libération immédiate des membres du personnel concernés et qu’il ait promis de diligenter une enquête immédiate sur l’incident. Il s’agit d’un incident diplomatique très grave, et la Banque africaine de développement a porté plainte officiellement auprès des autorités éthiopiennes. Le gouvernement a, quant à lui, officiellement pris acte de notre plainte, reconnu la gravité de l’incident et nous a assuré que toutes les personnes ayant contrevenu à la loi feront l’objet d’une enquête approfondie et seront traduites en justice, dans le respect de la transparence et d’une pleine reddition de compte. En outre, le gouvernement a également assuré à la Banque africaine de développement que son personnel en Éthiopie et ceux qui se rendent en mission dans le pays continueront de bénéficier du plein respect de leurs droits, privilèges et immunités diplomatiques en vertu de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques et de l’Accord de pays hôte conclu entre la Banque africaine de développement et le gouvernement de éthiopien. La Banque africaine de développement accorde une grande importance à la qualité de ses relations avec le gouvernement éthiopien et est actuellement en contact avec les autorités, par voie diplomatique, concernant cet incident. La direction de la Banque africaine de développement tient à réaffirmer son engagement en faveur de la sûreté, de la sécurité, des droits et des privilèges de l’ensemble de son personnel dans tous les pays où la Banque opère. La Banque africaine de développement tient à rassurer tous ses partenaires que ses opérations en Éthiopie n’ont pas été affectées par cet incident.
Congo : développer les infrastructures durables et améliorer la gouvernance économique sont les priorités, selon le Document de stratégie pays 2023-2028 de la Banque africaine de développement

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé, le 3 novembre 2023 à Abidjan, le Document de stratégie pays (DSP) 2023-2028 pour le Congo. Au cours des cinq prochaines années, l’institution va appuyer le pays dans le développement des infrastructures durables pour renforcer les chaînes de valeur à forte potentialité de croissance et améliorer le capital humain. Il s’agira aussi de renforcer la gouvernance financière et économique afin d’améliorer le climat des affaires au Congo. Le soutien du Groupe de la Banque sera concentré sur quatre secteurs d’activité : l’agriculture, les transports, la gouvernance économique et financière, et le capital humain. L’accent sera mis également sur les questions transversales, notamment l’emploi, les changements climatiques, le genre. Il sera aussi question d’améliorer l’efficacité dans la mise en œuvre des opérations et la synergie entre les réformes en matière de capital humain et de climat des affaires, ainsi que le développement du secteur privé dans les chaînes de valeur agricoles. « La Banque accordera une priorité aux projets améliorant la productivité agricole, la création d’emplois, l’accès à l’électricité et aux routes, notamment les pistes rurales pour assurer la liaison des zones de production vers les centres de consommation. En outre, elle poursuivra la réalisation des études, l’assistance technique et le renforcement des capacités », a déclaré Serge N’Guessan, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique centrale. Dans le cadre de la première priorité, les interventions de la Banque visent à soutenir l’amélioration de la productivité agricole et l’agro-industrie, le développement de chaînes de valeur et les industries agro-industrielles connexes. Les chaînes de valeur agricoles offrent des possibilités d’assurer la sécurité alimentaire, de diversifier les exportations, la création d’emplois et l’inclusion sociale. Le soutien de la Banque se concentrera donc sur la fourniture d’intrants agricoles améliorés et de technologies modernes afin d’accroître la productivité du secteur. Le rendement moyen des principales cultures est attendu en hausse : maïs (de 1 à 3 tonnes par hectare) ; manioc (4,5 à 9 tonnes par hectare) ; soja (1,5 à 3 tonnes par hectare) ; sorgho (0,5 à 3 tonnes par hectare). Le taux de mécanisation agricole devrait progresser de 20 %, les importations de volailles baisser de 106 000 tonnes par an, celles des produits halieutiques de 32 000 tonnes, l’afforestation de 4 500 hectares et l’agroforesterie de 10 000 hectares. Pour le second domaine prioritaire, l’appui de la Banque se concentrera sur une aide au renforcement des capacités institutionnelles et humaines en matière de gouvernance macroéconomique et financière, y compris la politique budgétaire, la mobilisation des ressources financières internes et la gestion de la dette publique. À terme, il s’agira de porter la part des investissements privés au produit intérieur brut (PIB) de 16,4 % en 2022 à 26,5 % en 2025. La gouvernance du secteur de l’énergie devrait également s’améliorer. Le 31 mai 2023, le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Congo comptait dix projets pour un financement total de 362,55 millions de dollars américains.
Le Groupe de la Banque africaine de développement nomme Akinsola Babalola au poste d’assistant spécial du président Adesina

Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé M. Akinsola Babalola, spécialiste de la gestion bancaire et financière, au poste d’assistant spécial du président Akinwumi Adesina. De nationalité nigériane, M. Babalola a plus de vingt ans d’expérience professionnelle en Afrique subsaharienne. Avant de rejoindre la Banque, il était vice-président adjoint de la banque régionale Ecobank Transnational Incorporated à Lomé, au Togo, où il a occupé diverses fonctions stratégiques pendant onze ans. De 2012 à 2017, il a travaillé au cabinet du directeur général adjoint en qualité de chef de la gestion des performances commerciales, supervisant les performances financières des filiales d’Ecobank dans plus de 30 pays. De 2017 à 2018, M. Babalola était vice-président adjoint d’Ecobank, chargé du contrôle de la conformité réglementaire, poste sur lequel il a contribué à renforcer les contrôles à l’échelle de l’entreprise par l’évaluation des risques de conformité et la mise en œuvre des changements réglementaires dans l’ensemble des filiales du groupe Ecobank. Il a exercé les fonctions de chef de cabinet du directeur général pour les opérations et la technologie de 2018 à 2021. À ce titre, il a joué un rôle clé dans la coordination et l’exécution des activités essentielles de la plus grande division du groupe Ecobank afin d’assurer la cohérence des opérations, conformément aux objectifs stratégiques de l’institution. M. Babalola s’est fait le champion des réformes organisationnelles et de la mise en œuvre de diverses initiatives en matière de systèmes bancaires et financiers. Il a notamment piloté l’équipe qui a centralisé et virtualisé les activités opérationnelles interfonctionnelles au sein du groupe Ecobank, et créé les opérations de paiement du groupe face à une forte concurrence pour l’efficacité des solutions de paiement dans toute l’Afrique subsaharienne. Jusqu’à récemment, M. Babalola dirigeait les deux centres de traitement régionaux basés à Lagos et à Abidjan, gérant les activités bancaires opérationnelles pour les filiales d’Ecobank. Il était également à la tête du Centre des opérations de paiement du groupe, qui supervise l’ensemble des transactions numériques. En 2008, M. Babalola a travaillé brièvement pour Shell International Petroleum Company Limited au Royaume-Uni, où il évaluait les débouchés stratégiques sur les marchés de la transformation du gaz en liquide. II y a développé un modèle de positionnement concurrentiel pour quatre créneaux d’application. M. Babalola est docteur en administration des affaires à l’université de Manchester (Royaume-Uni, 2022) et titulaire d’une maîtrise dans la même spécialité à l’université d’Oxford (Royaume-Uni, 2008). Il a obtenu une maîtrise de psychologie managériale à l’université nigériane d’Ibadan en 2006 et une licence de psychologie dans la même université en 1998. Il est membre de l’Association des comptables agréés (Association of Certified Chartered Accountants) du Royaume-Uni. S’exprimant sur sa nomination, M. Babalola a remercié le président Adesina de lui avoir offert cette opportunité. « Je suis profondément touché et honoré. Je m’engage à servir cette grande institution et Monsieur le président dans la mise en œuvre de sa vision louable de transformation de la Banque et du continent africain. » « J’ai le plaisir de nommer M. Akinsola Babalola au poste d’assistant spécial à la présidence du Groupe de la Banque. Akinsola est un banquier respecté, doté d’une connaissance et d’une expérience solides dans le secteur des banques commerciales, qui vient avec une grande expertise et un engagement en matière de gestion, de stratégie et de mise en œuvre. Il apportera un soutien stratégique au président à tous les niveaux de la Banque, tant en externe qu’en interne, notamment auprès des conseils d’administration, de la haute direction et du personnel », a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement.