
Le président de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Martin Fayulu, a vivement réagi à l’arrêté interministériel du 20 juillet 2026 signé par les ministères des Finances et du Numérique, estimant que cette mesure risque de freiner l’innovation et l’émergence des jeunes entreprises technologiques en République démocratique du Congo.
Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’opposant congolais affirme avoir pris connaissance « avec stupéfaction » de ce texte qui prévoit l’instauration de « droits d’autorisation » pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers de dollars pour certaines startups. Une exigence financière qu’il juge incompatible avec la réalité des jeunes pousses congolaises, souvent encore en phase de développement et sans revenus conséquents.
« Dans un pays où le chômage frappe durement notre jeunesse, l’État devrait soutenir celles et ceux qui innovent, créent des emplois et bâtissent l’économie de demain, plutôt que leur imposer de nouvelles barrières », estime Martin Fayulu.
Pour le leader de l’ECiDé, cette décision pourrait avoir des conséquences négatives sur l’écosystème numérique national en décourageant les entrepreneurs, en limitant la création d’entreprises innovantes et en poussant davantage d’activités vers le secteur informel.
L’opposant considère également que cette réglementation va à l’encontre des ambitions affichées par les autorités en matière de transformation numérique. « La RDC ne peut pas prétendre promouvoir l’économie numérique tout en adoptant des mesures contraires à l’esprit du Startup Act », soutient-il.
Martin Fayulu appelle ainsi le gouvernement à revoir « sans délai » cet arrêté et à engager une concertation avec les acteurs du secteur numérique afin de mettre en place un cadre plus favorable à l’innovation.
« L’innovation ne se décrète pas : elle se libère, s’accompagne et se protège », affirme le président de l’ECiDé, qui assure son soutien aux entrepreneurs et innovateurs congolais.
Patricia Engali



