La République Démocratique du Congo (RDC) veut transformer ses ressources critiques en moteur d’industrialisation

La République Démocratique du Congo (RDC) veut transformer ses ressources critiques en moteur d’industrialisation

La République Démocratique du Congo (RDC) se positionne pour transformer ses vastes ressources minérales en un moteur d’industrialisation durable. Le DRC-Africa Battery Metals Forum, prévu du 29 au 30 septembre 2025 à Kolwezi, servira de plateforme clé pour attirer les investissements et promouvoir la valorisation locale des minéraux critiques. « C’est le moment idéal de venir en RDC. Avec son patrimoine exceptionnel, le pays est ouvert aux investissements dans le secteur minier. Tout le monde est le bienvenu », déclare le Prof Jean-Marie Kanda, Conseiller principal du Chef de l’État au Collège Mines-Énergie-Hydrocarbures et membre du Conseil d’Administration du Conseil Congolais de la Batterie. En se projetant dans cinq ans, il voit le forum contribuer à transformer le parcours économique de la RDC, passant d’un rôle principalement de fournisseur de minéraux bruts à celui de pôle mondial pour la valorisation et l’industrialisation. Il espère que la Zone Économique Spéciale de Musompo sera opérationnelle d’ici là, « où, par exemple, les premiers maillons de la chaîne de valeur des batteries seront développés en RDC, grâce à des partenaires comme E-Rise, la Zambie, les ministères de l’Industrie, des Mines et des Finances de la RDC, ainsi que les ministères qui collaborent à ce projet, qu’il s’agisse du ministère de l’Énergie ou de celui du Plan. Cette mise en œuvre opérationnelle se traduira également par des résultats tangibles, notamment des visites de sites de fabrication, qu’il s’agisse de précurseurs de batteries ou même de batteries complètes.

RDC. MUTAMBA : LES ENJEUX D’UN VERDICT JUDICIAIRE…

RDC. MUTAMBA : LES ENJEUX D’UN VERDICT JUDICIAIRE…

POINT DE VUE. C’est avec beaucoup d’attention que j’ai suivi le procès de Constant Mutamba et le verdict qui venait d’être prononcé de la manière que l’on sait . J’en tire principalement trois leçons ci-après. 1. Au regard du prochain calendrier électoral prévu pour 2028, la durée de CINQ ANS d’inéligibilité et de non accès aux fonctions publiques requis contre le condamné sonne comme une stratégie d’élimination déguisée d’un adversaire politique que l’on veut marginaliser de la conquête du pouvoir. Ce jeune homme devenu trop populaire dérange le système. En réussissant à gagner les cœurs et les esprits d’une grande partie de l’opinion publique congolaise, il commençait à être vu par cette dernière comme une alternative sérieuse à la maffia politico-militaire qui a élu domicile à Kinshasa et qui cherche mille voies et moyens pour perdurer. 2.Observez bien le triple cycle vital du pouvoir tutsi de l’AFDL qui a pris NAISSANCE depuis 1997 sur le sol congolais, qui a atteint son APOGÉE sous les 18 ans de l’ère Kabila dans sa capacité d’infiltrer toutes les institutions républicaines congolaises. Depuis un moment, ce système aura déjà entamé sa phase existentielle de VIEILLISSEMENT et de DISPARITION. Les mensonges, les manipulations et le chaos organisé sur lesquels il a été construit ( cfr l’ouvrage « Stratégie du chaos et du mensonge: Poker menteur en Afrique des Grands Lacs » de Patrick Mbeko & Honoré Ngbanda) se révèlent de plus en plus inefficaces car tout congolais – jusqu’aux habitants des villages – a compris leur mode opératoire. Ça ne fonctionne plus que par la répression et surtout par la volonté mortifère de « tuer » politiquement ou physiquement tout congolais qui entreprend des actions spectaculaires capables de précipiter sa disparition. Vous aurez alors compris pourquoi Vital Kamerhe (un pied ici et un autre là-bas) a dû procéder illégalement et précipitamment à la levée de l’immunité du ministre de la justice. Son initiative s’accordait justement avec la volonté jusqu’au boutiste du système tutsi-afdl de bâillonner toutes velléités qui pousseraient les congolais de sortir la tête de l’eau et de commencer à démanteler cette maffia. Seule la mort politique de Mutamba était la finalité et non point l’assainissement du climat généralisé de pillages du trésor public, de corruptions et de concussions massives qui caractérise la vie quotidienne en RDC. 3.Les juges de la Cour de cassation, en prenant le courage de ne pas se laisser intimider par de nombreuses pressions et d’aller jusqu’au bout du prononcé du verdict, ont réussi à sauver les meubles de l’institution judiciaire mais juste pour un petit répit. Pourquoi ? Parce que ce que viennent de faire les avocats de la Cour de cassation est un couteau à double tranchant. Il a taillé Mutamba à la gorge tout en le jetant au placard de Makala mais ce même couteau risque bien de se retourner désormais contre les avocats de cette même cour et contre de nombreux barons du régime cités dans de nombreuses « casseroles » liées aux détournements dix fois plus importants que ce dont est accusé Mutamba. Bref le verdict sur Mutamba ne clôt pas le procès, bien au contraire il ne fait qu’ouvrir la boîte de Pandore. À moins d’un éventuel recours, il s’avère qu’aux yeux de la jeunesse congolaise, le procès ne fait que commencer et est en voie de pousser de toute évidence le peuple congolais à devenir plus regardant et plus IMPITOYABLE à la geste politique congolaise et à toutes ses dérives. Ce procès a eu l’avantage d’ouvrir la boîte de Pandore et la puanteur, sa trop grande puanteur au regard des pillages systématiques des caisses de l’Etat pourra faire vasciller les fondations du système politique tout entier mis en place depuis la « fausse » libération de mzi 1997. Par Germain Nzinga

RDC : le M23 réaffirme son attachement aux bons offices malgré des divergences avec le gouvernement

RDC : le M23 réaffirme son attachement aux bons offices malgré des divergences avec le gouvernement

Le groupe rebelle du Mouvement du 23 mars (M23) a réaffirmé lundi son engagement à poursuivre le processus de paix sous la médiation du Qatar malgré des divergences avec le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une conférence de presse tenue à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, passée sous contrôle du M23 depuis fin janvier, Corneille Nangaa, le leader politique de l’Alliance du fleuve Congo (AFC), un groupe politico-militaire allié au M23, a exprimé sa confiance dans la médiation en cours par les Qataris, malgré des divergences persistantes avec le gouvernement congolais. Cette déclaration est intervenue alors que le gouvernement congolais et le M23 ont relancé leurs discussions à Doha, après la signature le 19 juillet dans la capitale qatarie d’une déclaration de principes censée ouvrir des négociations dès le 8 août et aboutir à un accord de paix avant le 18 août. Ces échéances n’ont pas été respectées, Doha demeurant néanmoins le seul espace de dialogue direct entre les deux parties ces dernières semaines. « Nous ne trahirons pas la paix. C’est pour ça que nous restons à Doha (…) parce que nous faisons confiance à la médiation », a indiqué M. Nangaa, évoquant la question de la libération de quelque 700 détenus par le gouvernement congolais, prévue dans la déclaration de principes, qui, selon lui, n’a pas encore été mise en œuvre. Selon M. Nangaa, une équipe de deux personnes chargée uniquement de discuter des mécanismes de cessez-le-feu et de la libération des prisonniers a été envoyée à Doha. Depuis plusieurs semaines, les Forces armées de la RDC et les rebelles du M23 s’accusent mutuellement de violations répétées des cessez-le-feu. Le président congolais Félix Tshisekedi a indiqué samedi que les discussions de Doha « sont des dynamiques » afin d’aider la RDC à tourner la page des violences et à permettre aux Congolais de définir eux-mêmes l’avenir de leur pays. La situation sécuritaire sur le terrain continue de se détériorer. Depuis janvier 2025, le M23 a pris le contrôle de plusieurs villes stratégiques, dont Goma et Bukavu, aggravant une crise humanitaire déjà dramatique. Des affrontements ont été signalés ces derniers jours sur plusieurs fronts, notamment dans les hauts plateaux de Fizi de la province du Sud-Kivu, selon des sources sécuritaires. Alors que le processus de paix piétine, la crise humanitaire dans l’est de la RDC atteint des proportions alarmantes. Selon les Nations Unies, plus de 28 millions de personnes souffrent d’insécurité alimentaire et plus de sept millions sont déplacées à l’intérieur du pays, souvent à plusieurs reprises.  Xinhua

RDC. Décédés en janvier, le Gouverneur militaire Peter Cirimwami et le Colonel Rubagisha ont été inhumés lundi après une cérémonie nationale d’hommage

RDC. Décédés en janvier, le Gouverneur militaire Peter Cirimwami et le Colonel Rubagisha ont été inhumés lundi après une cérémonie nationale d’hommage

DISPARITION. Au cours d’une double cérémonie  organisée lundi, le Gouverneur militaire du Nord-Kivu, le Général Peter Cirimwami et le Colonel Alexis Rubagisha, décédés au front en janvier et février de cette année, ont reçu l’hommage national de la République. En présence des chefs des institutions, des membres du Gouvernement, des officiers généraux et supérieurs des FARDC ainsi que des membres de famille des illustres disparus, le Président de la République Félix Tshisekedi, accompagné de la distinguée Première Dame Denise Nyakeru, s’est incliné devant les deux cercueils couverts du drapeau national.Le Commandant suprême des forces armées a aussi adressé quelques mots de réconfort à l’endroit des membres des familles éplorées. Les deux officiers supérieurs ont été promus à titre posthumes aux gradés de Lieutenant-général pour le Général Cirimwamu et Général de brigade pour le Colonel Alexis Rubagisha. Au cours de la même cérémonie, les deux vaillants soldats, tombés sur le champs d’honneur en plein exercice de leurs fonctions, ont été admis dans l’ordre national «  Héros Nationaux Kabila -Lumumba » pour les loyaux services rendus à la nation. En tête de l’escorte funéraire, le Chef de l’État a accompagné les dépouilles des deux officiers au cimetière militaire dénommé « Repos du soldat » situé à une cinquantaine des Km dans la commune de N’sele. Au cours de cette deuxième cérémonie, le Commandant de la garde républicaine, le Général Ephraim Kabi a pris la parole pour remercier le Chef de l’État qui consacré un cimetière aux soldats et hauts dignitaires ayant servi le pays. «  Repos du Soldat est un champs d’honneur, un sanctuaire de dignité et de reconnaissance éternelle », a dit le Général Kabi. Ce cimetière, une initiative inédite du genre, est bâti sur une surface de 74 hectares faisant de lui le plus grand cimetière public de la capitale. Le chef d’État-major des Fardc a exprimé sa gratitude au Chef de l’État pour avoir honoré la mémoire de ceux qui ont servi la nation avec dignité. Prenant la parole à son tour, le Président de la République a loué la bravoure des illustres disparus. « Le Général-Major Peter Cirimwami a vécu et combattu en soldat ; il est tombé en soldat, dans l’accomplissement du devoir le plus sacré : protéger la Nation, préserver la vie de nos compatriotes, défendre l’intégrité du territoire, jusqu’au sacrifice suprême ! » « Le Colonel Alexis Rugabisha  appartenait à cette lignée de cadres qui tiennent la ligne avec calme et ténacité. Dans l’adversité, il savait rassembler, décider et agir, sans bruit, mais avec efficacité et honneur », a déclaré le Chef de l’État à l’intention de l’illustre disparu.  Sur un ton rassurant, le Président de la République a conclu son mot : « nous poursuivrons la traque de tous les auteurs, commanditaires et complices des crimes commis contre nos populations. Nous exigerons l’application des engagements régionaux et internationaux, le respect de notre souveraineté et la protection effective des vies humaines. Nous honorerons nos morts en agissant avec constance, discipline et sens du devoir. » Cette cérémonie d’inhumation a été l’occasion pour le Chef de l’État d’inaugurer le cimetière « le repos du soldat ». Cette nécropole gérée par la Garde républicaine est érigée sur une surface de 74 hectares et est subdivisée en quartiers comprenant chacun 600 caveaux dont 51 sont disponibles à ce jour.  Destiné à tout militaire moyennant le paiement des frais symboliques, « le repos du soldat » offre également un quartier dédié spécialement aux officiels non militaires. Présidence

RDC. CONSTANT MUTAMBA : CETTE BOMBE À RETARDEMENT…

RDC. CONSTANT MUTAMBA : CETTE BOMBE À RETARDEMENT…

TRIBUNE. Le report du verdict sur Mutamba prévu le 27 août dernier et renvoyé à demain lundi 1er septembre 2025 permet à l’accusé de jouer aux prolongations, de tirer à son profit le facteur décisif appelé TEMPS en vue de renverser la tendance. Plus le temps passe, plus le concerné trouve plus d’opportunités d’engranger les fruits de sa communication consistant à revêtir la peau d’une victime pour gagner les cœurs et les esprits d’une grande partie de l’opinion publique congolaise déjà trop frustrée par les dérives des barons du régime et par l’impunité inacceptable qui les accompagne. La mobilisation des jeunes devient de plus en plus grande, les veillées continuent de se tenir à son domicile et, cerise sur gâteau, hier samedi soir un concert géant a été organisé devant la résidence avec lui-même Mutamba de blanc vêtu, drapeau congolais au cou et dansant avec sa base politique pour la galvaniser avant le Jour J. Puis tard la nuit ce communiqué virulent lu solennellement par un étudiant de l’ISTA nommé Junior, invoquant l’article 64 de la constitution congolaise et demandant à toute la communauté scolaire et estudiantine de Kinshasa d’observer un arrêt des cours demain lundi qui est le jour même du verdict et ce, pour aller soutenir leur idole et égérie politique. De toute évidence Constant Mutamba devient une épine dans les souliers des tenants du pouvoir. Un Mutamba acquitté demain lundi baissera les tensions sociales. Même si le pouvoir judiciaire s’en sortira diminué, pour le pouvoir politique, cet acquittement sera un MOINDRE MAL par rapport aux dégâts collatéraux d’un éventuel soulèvement populaire. En revanche, un Mutamba condamné à 15 ans de travaux forcés et à dix ans d’inéligibilité sera le goutte d’eau qui fera déborder le vase. Même la mesure publiée hier d’interdire tout rassemblement autour de la cour de cassation risque d’être tout simplement boycottée par une foule en colère prête à envahir les locaux du tribunal et à se transformer en un raz-de-marée de soulèvements qui risquent de tout emporter sur son passage, y compris les forces de l’ordre et le pouvoir qu’elles défendent. Comme je l’écrivais le semaine dernière, tout usage des forces policières ou militaires pour réprimer de tels manifestants ne fera qu’exacerber une situation déjà explosive et tresser une couronne de héros à ce jeune homme qui respire, parle et agit en fonction des échéances électorales de 2028. Le cas Mutamba devient, on ne peut plus, une bombe à fragmentation capable d’entraîner tout le pays dans un chaos incontrôlable, capable d’être récupéré par les ennemis du Congo. Que nos autorités usent des voies de sagesse pour ne pas favoriser une quelconque jonction entre la rue en colère et des éléments de M23/AFC qui peuvent avoir déjà infiltré la capitale kinoise en vue d’instrumentaliser cette colère à leurs funestes dessins politiques. Un congolais averti en vaut mille!!! Par Germain Nzinga

RDC. Félix Tshisekedi reçoit Filippo Grandi : le HCR salue les premiers résultats de la tripartite

RDC. Félix Tshisekedi reçoit Filippo Grandi : le HCR salue les premiers résultats de la tripartite

Le Président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a reçu, mardi 26 août, dans ses bureaux de la Cité de l’Union africaine, M. Filippo Grandi, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés, annonce la présidence dans un communiqué. La rencontre entre le Chef de l’État congolais et son hôte a tourné essentiellement autour de la mise en œuvre des engagements pris, dans le cadre de l’Accord de paix signé à Washington (USA) et la Déclaration des principes de Doha (Qatar), en faveur des réfugiés et des déplacés internes, a indiqué la présidence ajoutant qu’il était aussi question de l’harmonisation des messages clés à véhiculer lors de la Conférence internationale sur la paix prévue à Paris (France), en octobre prochain. En visite officielle en République Démocratique du Congo (RDC) dans le cadre d’une mission d’évaluation de la situation humanitaire, le Haut Commissaire de l’ONU pour les réfugiés a rappelé qu’« Il y a deux ans, le Président Tshisekedi nous avait demandé de revitaliser le dialogue tripartite avec le Rwanda; nous l’avions fait à l’époque. Maintenant, avec l’Accord de Washington et les engagements pris à Doha, une ouverture politique s’est produite ». Pour lui, « cette ouverture politique va permettre de travailler encore mieux sur ce dossier qui est humanitaire, mais qui a bien-sûr des retombées et des liens avec la situation politique ». Il a également indiqué que « ces deux derniers jours, il y avait un groupe d’à peu près 600 réfugiés rwandais ou un peu moins ici, en RDC. On a eu l’autorisation des deux États, dans ce contexte tripartite, de les rapatrier et ils sont rentrés de façon correcte chez eux ». Dressant le bilan sur ce volet, il a affirmé que la RDC offre l’asile à 515 381 réfugiés dont 201 568 Rwandais. Et de préciser: « Il y a également 1 224 592 réfugiés congolais dans les pays limitrophes dont 78 787 au Rwanda. En plus, la RDC est le deuxième pays en Afrique avec le plus grand nombre de personnes déplacées internes, soit 5,92 millions au 31 mars 2025 ». Concernant la récurrence de conflits armés et de violences dans la partie Est de la RDC, M. Grandi  a indiqué que ce cycle est assuré par 260 groupes armés actifs dans les provinces du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Ituri, Maniema et Tanganyika, comme le souligne le communiqué. Martin Kam

RDC/Le ministre Patrick Muyaya : La Conférence de Thabo Mbeki ne nous intéresse pas

RDC/Le ministre Patrick Muyaya : La Conférence de Thabo Mbeki ne nous intéresse pas

L’invitation de la Fondation Thabo Mbeki pour une Conférence sur la paix en République démocratique du Congo « est une initiative informelle qui ne peut nullement nous intéresser », a déclaré le ministre congolais de la Communication et médias, Patrick Muyaya. Dans un entretien accordé à l’Agence congolaise de presse (ACP) et à la Radiotélévision nationale (RTNC), le ministre a rappelé que la RDC est déjà engagée « dans un processus bilatéral avec le Rwanda à Washington, dans un processus avec les supplétifs, notamment dans ce qui se fait à Doha ». Quoi qu’il en soit, l’invitation de la Fondation Thabo Mbeki « est une main mal placée pour penser pouvoir parler ou contribuer au retour de la paix en RDC. Nous nous souvenons tous des déclarations qui ont été tenues par le président Mbeki, des déclarations malheureuses qui ont illustré une forme de méconnaissance de la crise actuelle », a ajouté Patrick Muyaya.  Par ailleurs, a-t-il poursuivi, « nous pensons véritablement que quelles que soient ses intentions, ça ne nous intéresse pas, et il n’y a aucune personnalité dans les institutions actuelles, ni le conseiller spécial du Président de la République, encore moins le président de l’Assemblée nationale, qui pourra participer à ces discussions ». Dans un ton ferme, il conlut : « nous sommes déjà engagés sur trois pistes pour nous conduire à la paix. On n’a pas besoin de pistes supplémentaires, surtout pas de celle qui est perçue comme partisane, parce que ce sont ses propres déclarations ». Adrien Thyg

Afrique du Sud/RDC. Apprendre à tirer les leçons de notre passé…

Afrique du Sud/RDC. Apprendre à tirer les leçons de notre passé…

PARLONS-EN. Lorsqu’après la publication de la liste des multinationales qui pillent la RDC, j’avais noté trois grandes entreprises qui ont leur siège en Afrique du Sud, j’avais compris que chaque fois que les dirigeants sud-africains s’immiscent dans la crise congolaise, c’est rarement pour l’instauration d’une paix durable. Leur orientation va plutôt dans le sens de servir de relai à la fameuse Pax Americana, ce plan géopolitique et géostratégique mis en place par Bill Clinton pour redéfinir des règles de pillage des richesses congolaises par procuration du Rwanda, de l’Ouganda et de la constellation d’autres pays sous-régionaux dont l’Afrique du Sud, chacun dans son rôle de nègre de service, détenant bien entendu un agenda qui lui est propre. Pour ce qui regarde les dirigeants sud-africains, l’ex-président Thabo Mbeki se distingue par ses prises de position ouvertement pro-rwandaises dans la résolution de la crise congolaise. L’on sait de quelle manière en 2002, Sun City avec sa formule de 1 + 4 avait été taillé sur mesure pour satisfaire les appétits hégémoniques et prédateurs du pays agresseur et pour lui octroyer la part de lion dans le partage des postes du pouvoir congolais. Par ailleurs, outre l’effet collatéral des multinationales sud-africaines en RDC, les archives attestent que Thabo Mbeki serait en collusion d’affaires avec les intérêts vitaux de l’Etat congolais. Des investigateurs dignes de respect ont indiqué que le concerné est membre influent du conseil d’administration d’une grande société exploitant les minerais congolais à Rutsuru, dans cette zone là même qui est sous occupation rwandaise et que l’ancien président sud-africain voudrait bien voir se détacher du pouvoir de Kinshasa pour ses intérêts personnels. Thabo Mbeki sait bien que la cause profonde de la crise congolaise n’est pas principalement dans les velléités des officiels congolais, quoique ceux-ci aient fait de ce conflit leur fonds de commerce. Il sait que les Yankees sont les principaux instigateurs grâce à l’efficacité de leurs relais africains. Il sait aussi que les causes du conflit étant ailleurs, tout dialogue entre congolais est un coup d’épée dans l’eau et n’aura aucun impact réel sur la restauration d’un climat de paix tant que les pilleurs extérieurs et intérieurs du Congo auront choisi la stratégie du chaos organisé pour vider le Congo de sa souveraineté pour en faire un Etat failli livré à la merci de tous les charognards. Ceci dit, la convocation d’un autre dialogue intercongolais dit Sun City II par la Fondation Thabo Mbeki du 3 au 6 septembre 2025 prochain risque bien d’être fatale pour l’avenir du peuple congolais dans la mesure où, plus qu’une simple exploitation des richesses congolaises, c’est plutôt de la partition pure et simple du pays qui est exigée par les ennemis du Congo en instrumentalisant les élites politiques et religieuses congolaises. Que ceux des politiciens et des religieux qui répondront à l’invitation de la Fondation Thabo Mbeki apprennent plutôt à tirer les leçons du passé récent de la RDC et mesurent dès maintenant leur grande part de responsabilité dans l’officialisation et la légalisation en cours de la balkanisation du pays. Le jugement de l’histoire ne sera pas tendre à leur endroit. Par Germain Nzinga