Kinshasa : baisse de 13% des prix de 40 produits de grande consommation

Kinshasa : baisse de 13% des prix de 40 produits de grande consommation

L’appréciation de 21 % de la valeur du franc congolais a impacté, à la baisse pour 13%, les étiquettes de 40 produits de grande consommation à Kinshasa, mégapole de plus de 15 millions d’habitants en République démocratique du Congo, selon un bulletin du ministère de l’Economie, mercredi. « En moyenne, les prix de quarante biens de grande consommation ont reculé d’environ 13 %, ce qui correspond à une transmission réelle de l’effet de change dans un environnement historiquement marqué par des pressions inflationnistes récurrentes », ont rapporté les enquêteurs du ministère. En effet, une analyse comparée des prix relevés sur le marché de Kinshasa entre mi-septembre et mi-octobre 2025, met en évidence les effets tangibles de l’appréciation du franc congolais. Selon ce bulletin, « passé d’un niveau moyen de 2 800 à 2 200 CDF pour un dollar américain, soit un gain d’environ 21 %, cette évolution se traduit par une dynamique baissière qui se reflète sur plusieurs segments du marché intérieur ». « À l’inverse, les produits à forte composante locale ou à petit conditionnement (pain, condiments, boissons, produits ménagers) affichent des variations faibles voire nulles, traduisant une inertie liée aux coûts internes et à la structure des marges de distribution », a-t-on lu. Cette inflexion, a rapporté la source, constitue un signal encourageant de réajustement des prix à la baisse. Les produits importés ou dépendants des circuits internationaux, tels que le poisson congelé, le riz, les produits laitiers, les huiles raffinées ou encore les viandes et volailles ont enregistré les baisses les plus marquées, souvent supérieures ou égales à l’appréciation du franc congolais, confirmant leur sensibilité directe au taux de change. En définitive, la période sous examen confirme une tendance baissière des prix sur les marchés, soutenue par la vigueur du franc congolais. Les experts du ministère de l’Economie ont soutenu que le maintien d’une surveillance continue des marchés demeure essentiel pour apprécier la persistance de ces ajustements, identifier les secteurs encore rigides sur lesquels il faudra agir pour consolider les acquis de cette phase de stabilité monétaire. Dans le cadre de l’enquête menée par les experts, le prélèvement hebdomadaire des prix a été ‎assuré par les agents des deux divisions urbaines du ministère de l’Economie nationale. Ce prélèvement concerne 39 produits de grande consommation, 183 marques et 62 types d’opérateurs, sur 16 sites y compris quatre marchés: le marché Central, Gambela, ‎Zigida et Liberté. ACP

RDC. Trois petites observations sur la crise qui secoue le Kongo Central

RDC. Trois petites observations sur la crise qui secoue le Kongo Central

PARLONS-EN. 1. Depuis plus de deux décennies que dure la guerre de l’Est du Congo, la province du Kongo central fait l’objet de nombreuses convoitises et elle semble être mise au centre des enjeux hautement stratégiques non avoués en vue de contrôler le pouvoir politique et économique de l’ensemble de la République. 2. Ce qui en conséquence entraîne un autre phénomène : les peuples autochtones de cette province ne contrôlent plus rien de leur destin car toute décision en matière de nomination dans les différentes institutions provinciales est téléguidée à partir de la capitale. Et ce téléguidage de la gestion du pouvoir provincial (en total désaccord avec la volonté constitutionnelle de forte décentralisation de 22 provinces congolaises) ne se fait point au nom des intérêts de la province mais au profit de quelques individus appelés abusivement « Notables kongo » et qui s’arrogent le droit de profiter de leur position au niveau du pouvoir central pour placer en province, leurs pions qui leur serviront de POMPES À SOUS. Tout se passe comme dans cette équation : « Je te fais nommer à un poste et, à ce titre, tu me dois en millions de $ si tu tiens à garder ton poste». 3. Dans ce jeu très perfide du commerce de pouvoirs, il s’installe un mal-être, un véritable malaise généralisé dans la marche générale de la province de plus en plus APPAUVRIE à la fois par la non-rétrocession de 40% de recettes de la province telles que disposées par la constitution et par le siphonage de l’argent de la province vers des poches privées à Kinshasa et à Matadi. Je crois comprendre que le cycle des violences initiées à l’assemblée provinciale depuis déjà l’époque d’Anatole Matusila, puis de Jean-Claude Mvuemba et dans le cas actuel ne s’arrêtera pas avec un simple changement des individus et par la passation de pouvoir à un des 22 pétitionnaires. Si l’on veut arrêter des telles exhibitions “honteuses” de violence et de barbarie où la province ne gagne rien-mais alors rien-, il faut attaquer le mal à la racine en procédant à la RETENUE DES 40 % À LA SOURCE, en imposant par la base l’exigence de TRANSPARENCE dans la gestion des recettes de la province et par la neutralisation de ces réseaux maffieux des officiels kongo à Kinshasa qui, au nom de leurs intérêts particuliers, s’emploient à déstabiliser la marche entière de la province. Tant que cette triple hémorragie (blocage de rétrocession, opacité dans la gestion du trésor provincial doublée en amont du téléguidage de nominations et en aval du siphonnage de recettes provinciales) ne sera pas stoppée, la province va continuer à saigner jusqu’à son extension lente mais sûre. Et nous le petit peuple nous serons sévèrement jugés pour avoir gardé silence et pour avoir laissé faire la médiocrité s’installer au sommet de la province. Germain Nzinga

RDC. Cinq retombées de la condamnation de J. Kabila

RDC. Cinq retombées de la condamnation de J. Kabila

TRIBUNE. À l’issue du procès contre Joseph Kabila, la Haute Cour militaire a prononcé par contumace ce mardi 30 septembre la sentence de la condamnation à mort de l’ancien président congolais. La même juridiction a également ordonné son arrestation immédiate. Kabila a été reconnu coupable de crimes de guerre, incluant viols, meurtres, trahison, complot, ainsi que d’apologie et propagande en faveur d’actes de crimes de guerre. Outre ce verdict, en tant que sénateur à vie, Kabila devra encore répondre devant la Cour militaire pour plus de 120 chefs d’accusation, dont des crimes graves, des détournements de fonds et d’autres violations bien documentées en RDC. Est-ce l’application des principes d’une justice équitable à tout congolais, quel que soit son rang social? Est-ce le début en RDC d’une nouvelle ère de fin d’impunité en RDC? En simple analyste, je crois comprendre que les choses sont un peu plus complexes et appellent de la prudence, de beaucoup de prudence sur les tenants et les aboutissants de ce procès. Ce dont je suis certain, ce sont les répercussions socio-politiques de cette mesure judiciaire inédite et elles se comptent au nombre de cinq. 1. Il y a quelques mois, le pouvoir de Kinshasa voyait en Kabila le chef direct de M23 et de l’AFC. Condamner ce dernier à mort revient à condamner le processus de Doha qui augurait un dialogue entre belligérants congolais de Kinshasa et de deux groupes rebelles. Hier l’émissaire de Trump en Afrique faisait de l’étape de Doha une condition sine qua non à l’application de l’Accord de Washington. En condamnant Kabila, le pouvoir de Kinshasa a coupé l’herbe sous les pieds de ces tentatives de pacification de la RDC par voie de dialogue et de négociation. 2. À bien analyser les choses, l’ancien président congolais est en train de payer cash le prix de sa trahison de par ses choix politiques à l’encontre de la vérité des urnes et d’avoir imposé au peuple souverain et au détriment de Martin Fayulu, celui qui le traite de la manière que tout le monde sait. Par ailleurs, cette saga judiciaire sur Kabila aura indubitablement des répercussions sur le plan international. D’abord avec les trois chefs d’Etat ( Égypte, Kenya et Afrique du Sud) jadis pris à témoin en fin de l’année 2018 dans les arrangements à l’africaine et anticonstitutionnels de passation de pouvoirs entre le président sortant ( Kabila) et le président entrant (Tshisekedi). Ensuite au niveau de nombreux autres Etats africains et du monde qui verront au-delà de ces procès en série, une claire volonté politique de diabolisation de l’opposition politique et d’autoritarisme de mauvais goût qui n’honorent pas l’image du pays. 3. Et la sentence sur la lourde amande de 29 milliards de $ à payer à l’état congolais et celle de 2 milliards à payer en guise de réparation aux victimes des zones sinistrées du Nord et Sud Kivu et l’Ituri ne se comprennent que dans la clause finale de déposséder Kabila de tous ses biens en RDC. Qui ignore que l’argent reste depuis toujours le nerf de la guerre et Tshisekedi a compris que l’unique manière d’affaiblir la machine guerrière de Kabila consisterait à sécher ses sources financières d’approvisionnement. Le Magazine Forbes qui plébiscitait Kabila le plus riche africain avec 32 milliards de $ ( bien avant l’homme d’affaires nigérian Aliko Dangote avec ses 28 milliard de $) a fait comprendre à tous le secret de Kabila Entertainment et la somme totale de 31 milliards de $ s’avère une grande coupe en faveur d’un pays dont le budget annuel est évalué à 6 milliards ( cinq fois inférieur à la fortune de son ancien président). Cette somme de 31 mlds qui sera prélevée sur l’ensemble de ses biens veut tout simplement dire en d’autres mots que quasi toutes ses richesses et avoirs de l’ancien président seront transférés à l’État congolais. 4. Cette condamnation à mort d’une telle sévérité prononcée en RDC contre un ancien Chef de l’Etat est une première en RDC et constitue en même temps un précédent juridique fondamental qui ouvre la voie à toutes les hypothèses, y compris le sort post-pouvoir de celui qui règne aujourd’hui sur le Congo. Cela annonce, plaise au ciel, la fin de l’impunité présidentielle et tout ce qui en découlera dans l’avenir que ce soit pour pour le justiciable actuel comme pour ses successeurs. D’autre part ce verdict est ambivalent, il risque de porter quelque chose de constructif et de fâcheux. De constructif dans ce sens que les futurs mandataires de l’Etat comprendront que la recréation est finie et qu’il faudra prendra beaucoup de précaution et de transparence dans la gestion de la chose publique. De fâcheux également d’autant plus qu’au regard du traitement dégradant subi par celui qui a voulu inaugurer « pacifiquement » la passation du pouvoir, très peu d’autres futurs présidents en exercice prendront le risque de céder pacifiquement et démocratiquement le poste à un successeur, de peur de subir les menaces d’un procès ou d’une condamnation. 5. Ce verdict coupe le tout petit fil d’espoir de réconciliation qui restait entre les deux anciens alliés Tshisekedi et Kabila. La blessure profonde et l’humiliation que cela provoque dans la personne de l’illustre condamné ne seront pas sans reaction de sa part. Et comme toutes les voies de négociation semblent épuisées, c’est la carte militaire qui semble vouloir dire le dernier mot. J’espère vraiment que les mercenaires de Blackwaters dont on annonce l’arrivée à Kinsangani ne feront pas comme nos braves Roumains à Goma et qu’eux au moins feront pencher les rapports de force en faveur de celui qui les a invités. Kabila blessé dans son amour-propre et retiré dans des derniers retranchements ne semble plus avoir que le seul recours des armes pour laver son honneur souillé et pour porter un coup fatal à ses détracteurs. Ce verdict risque de ne pas être la fin de la tragédie politique qui se vit au sommet du pouvoir congolais. Il risque d’être suivi par beaucoup de rebondissements tragiques. Avec au final

RDC/New-York : La Ministre Thérèse Kayikwamba a présidé, mercredi 24, le débat général à l’ONU au nom du président Tshisekedi

RDC/New-York : La Ministre Thérèse Kayikwamba a présidé, mercredi 24, le débat général à l’ONU au nom du président Tshisekedi

La République démocratique du Congo (RDC) a été à l’honneur, mercredi 24 septembre, lors de l’ouverture de la session matinale du débat général annuel de l’Assemblée générale des Nations Unies. à New-York La ministre d’Etat aux Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba, a présidé la première session du débat général, au nom du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, tandis que le Chef de l’Etat congolais devrait s’exprmer lors de la réunion de haut niveau du conseil de paix et sécurité de l’Union Africaine, a annoncé la Présidence de la RDC. A l a Tribune de la présidence de l’assemblée, Thérèse Kayikwamba a assuré avec autorité et responsabilité la police de prise de parole, souligne un communiqué de la présidence précisant que c’est la ministre « qui a eu le privilège d’inviter et d’accorder la parole tour à tour  au Roi d’Espagne Felipe 6;  au Président de l’Urkaine Volodymyr Zelensky, à Son altesse  Sérénissime Prince Albert 2, souverain de Monaco ou encore au président  de la république islamique d’Iran Massoud Pezzeshkin ». Cette image, hautement symbolique et historique dénote non seulement de la montée en puissance de la RDC dans le concert des Nations mais aussi et surtout du leadership visionnaire du président de la République Félix Tshisekedi dans la reconnaissance de la compétence féminine congolaise, souligne la même source estimant que c’est aussi là la preuve du respect et de la considération de la RDC au sein de cette institution. L’occasion de rappeler, par ailleurs, que la République démocratique du Congo et son Président seront dès janvier 2026 « au cœur des décisions et délibérations du Conseil de sécurité des Nations Unies dans le cadre de la participation de la RDC au Conseil de sécurité en qualité de membre non permanent pour l’exercice 2026-2027 ». Pour la présidence, « ceci lance l’ entrée officielle de la RDC dans la vice présidence de la 80eme cession de l’assemblée générale des Nations-unies. Martin Kam Avec CP

RDC/Assemblée nationale: Sous pression, Vital Kamerhe démissionne avant l’examen des pétitions

RDC/Assemblée nationale: Sous pression, Vital Kamerhe démissionne avant l’examen des pétitions

POLITIQUE. Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale de la Républiqué démocratique du Congo (RDC), a choisi de rendre son tablier. Selon plusieurs sources parlementaires contactées par la chaîne onusienne Radio Okapi, le speaker de la chambre basse a présenté sa démission ce lundi 22 septembre dans l’après-midi, devant la conférence des présidents. Il est important de souligner que cette décision intervient alors que les députés attendaient encore la plénière convoquée pour examiner le rapport de la Commission spéciale sur les pétitions visant cinq membres du bureau, dont Kamerhe lui-même. Martin Kam

RDC : AVANCER EN RECULANT…

RDC : AVANCER EN RECULANT…

TRIBUNE. Je viens une fois de plus de faire ma petite analyse rétrospective sur l’actualité politique de mon pays et c’est avec beaucoup de stupeur que j’observe une constante depuis des mois : à savoir la capacité du régime au pouvoir de lever de nombreux lièvres pour pousser le peuple congolais à courir dans tous les sens FUTILES sauf dans ce bons sens-là qui porterait un débat public sur des enjeux essentiels à la survie du Congo comme nation. Observez de quelle manière les événements s’enchaînent : d’abord cette chasse aux sorcières contre la personne de Joseph Kabila, sa diabolisation, sa condamnation par contumace et tout récemment la tentative de le traduire à la Cour Pénale Internationale de la Haye pour ses crimes de guerre et crime contre l’humanité. Concomitamment la une sur cette levée d’immunité et le procès judiciaire de Constant Mutamba qui ont tenu en haleine tout un peuple durant des mois. À peine la cour de cassation venait-elle de prononcer sa condamnation, les projecteurs se sont vite tournés vers la destitution programmée de Vital Kamerhe. Toute la presse écrite et orale s’y délecte à longueur des journées et les réseaux sociaux en font les choux gras. En attendant la prochaine victime à offrir en holocauste (sûrement J.-P. Bemba à qui la machine de propagande udepesienne attribue le dessein de coup d’état par la Tout de contrôle), force est de constater la dynamique de diversion à laquelle le pouvoir en place oblige les masses populaires congolaises pour qu’elles restent ignorantes de ce qui se boutique contre son destin. L’élimination politique de Kabila, de Kamerhe ou de Mutamba ne stoppera pas la marche de M23/AFC sur Uvira et sur Kalemie ni celle des forces militaires soutenues par l’Ouganda vers Kisangani. Cette agonie lente mais sûre d’un pays qui se disloque au vu et su de tous et d’un peuple qui a le net sentiment d’être abandonné à son triste sort est douloureuse à regarder. Encore plus douloureuse cette insoutenable légèreté d’être et de faire de nos responsables publics qui, tant au niveau provincial que national, ne donnent aucun signal de redressement de la crise. De diversion en diversion, des têtes tombent sans rien améliorer du climat sécuritaire et du climat d’affaires, sans jamais poser un diagnostic de la crise et sans imposer un plan de sortie. On a vraiment le sentiment de marcher à reculons. Cette navigation à vue, ce vide stratégique délibéré ou non pour sortir de l’ornière, ça me fait mal, très mal. Par Germain Nzinga

Coopération : Le Kazakhstan fait de la RDC son partenaire « important et fiable » en Afrique

Coopération : Le Kazakhstan fait de la RDC son partenaire « important et fiable » en Afrique

La première visite d’Etat du président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo au Kazakhstan a été marquée par une  grandiose cérémonie organisée ce mercredi au palais présidentiel d’Akorda au cœur de la ville d’Astana. À son arrivée, le Chef de l’Etat congolais a été accueilli sur le parvis du palace par son homologue Kazakh Kassym- jomart Tokayev. Après la présentation des délégations respectives et la parade d’honneur ,  les deux chefs d’Etat ont eu deux importantes séances bilatérales , en groupe restreint puis en délégation élargie  , qui leur ont permis de définir les domaines prioritaires de leur coopération. Il s’agit des domaines des ressources naturelles  et les chaînes de valeurs industrielles; l’agriculture; les infrastructures; le transport et logistique; l’énergie ; le climat ainsi que l’éducation. Dans son allocution de circonstance, le Président Tokayev a indiqué que la RDC est « le partenaire important et fiable » de son pays en Afrique. « Le Kazakhstan souhaite renforcer sa coopération avec la RDC dans divers domaines; et il existe toutes les  possibilités d’approfondir  la coopération dans ces domaines », a dit le président Kazakh. « Nous partageons des intentions politique de haut niveau ,  nous  disposons d’un vaste potentiel commercial et économique et avons des objectifs et des buts culturels et humanitaires similaires » a dit le président kazakh avant d’ajouter que « les résultats des négociations d’aujourd’hui en sont la preuve et nous avons convenu de porter  les  relations bilatérales  à un nouveau niveau dans un esprit de soutien et de compréhension mutuelle » « Nous avons conclu des accords importants qui servent les intérêts des deux pays », a conclu le président Tokayev. De son côté , le président Tshisekedi a fait part de sa satisfaction à l’issue des pourparlers avec la partie Kazakhe. Il a promis de s’engager pour la matérialisation de ses  engagements. Deux mémorandums d’entente ( MOU) ont été signés entre les officiels des deux pays .Le premier mémorandum d’entente signé par la ministre d’Etat aux affaires étrangères Therese Kayikwamba et son homologue Murat Nuetileu porte sur les consultations politiques et diplomatiques . Le deuxième accord de coopération dans les domaines des mines et de géologie a été signé par le ministre des mines Louis Watum et  Yersayin Nagaspaev , ministre de l’industrie et de la construction de la République du Kazakhstan. En marge de cette visite d’Etat, la président du conseil d’administration de la  Gecamines , Guy Robert Lukama Nkunzi a signé un accord de collaboration avec l’entreprise Kazakhe Eurasian Ressources Group ( ERG) installée à Kolwezi en RDC. Par ailleurs , en présence des officiels congolais et kazakhs, le président Kassym- jomart Tokayev a décoré son hôte de marque Félix Tshisekedi de « la plus haute distinction civique » réservée aux chefs d’Etat étrangers .

RDC. Le Président Félix Tshisekedi a lancé la reprise du trafic ferroviaire Kinshasa – Matadi

RDC. Le Président Félix Tshisekedi a lancé la reprise du trafic ferroviaire Kinshasa – Matadi

Au cours d’une cérémonie organisée en fin de matinée ce vendredi, à la Gare centrale de Kinshasa, dans la commune de Gombe, le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo a lancé la reprise du trafic ferroviaire Kinshasa-Matadi (province du Kongo-central), un tronçon long de 365 kilomètres. Par la même occasion, le Chef de l’État a réceptionné 7 voitures – voyageurs automotrices acquises  sur fonds propres du gouvernement grâce à la redevance logistique terrestre (RLT). Ces nouvelles voitures acquises grâce à une collaboration avec une entreprise chinoise sont arrivées à Kinshasa hier soir en provenance de  Matadi, ouvrant ainsi la voie ferrée totalement réhabilitée après des éboulements et autres avaries de vétusté. Cette cérémonie a été marquée par trois prises de parole. Le Directeur général de l’ONATRA, Martin Lukusa, a exprimé sa gratitude au Président de la République pour son leadership qui a permis de rouvrir le trafic ferroviaire entre la capitale et Matadi où se trouve le principal port du pays. Pour lui, le train reste la meilleure alternative aux autres moyens de transport de masse dans une mégalopole de près de 20 millions d’habitants. Le Directeur général de l’ONATRA SA a, par la même occasion, annoncé la reprise prochaine du trafic ferroviaire urbain dans la ville de Kinshasa. La ministre du portefeuille a, quant à elle, vanté la renaissance de l’ONATRA, jadis fleuron du transport multimodal en RDC. « Cette réhabilitation n’est pas un simple projet ferroviaire mais plutôt un projet structurant à effet réel », a dit la ministre Julie Mbuyi Shiku. «  Nous célébrons le retour de la confiance et de l’espérance », a-t-elle conclu. Intervenant en dernier lieu, le vice-Premier ministre, ministre des Transports et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a fait savoir que l’acquisition des 7 wagons- voyageurs marque les prémices d’une longue série d’acquisitions. Dans les prochains mois, a-t-il dit , 5 locomotives neuves et 40 wagons porte-conteneurs sont attendus en supplément de l’actuelle flotte de l’ONATRA SA. Le VPM Bemba a aussi annoncé la reprise du trafic urbain à Kinshasa sur la ligne Gare centrale – aéroport international de N’djili et la réouverture de la voie ferroviaire Gare centrale -Kitambo magasin. Les travaux de dégagement des emprises ferroviaires se poursuivent normalement. Invité à couper le ruban symbolique, le Chef de l’État a visité les 7 wagons acquis et s’est lui-même rendu compte du confort acceptable réservé aux voyageurs.