RD Congo. Le FCC dans la majorité et dans l’opposition…

OPINION. Dans le ticket de l’Union Sacrée pour la composition du futur Bureau définitif de l’AN, il se révèle trois détails d’extrême importance pour comprendre les dessous de ce qui se trame dans le nouveau paysage politique en RDC. De prime abord l’on est surpris de voir proposé à la vice-présidence de l’AN le MÊME individu qui durant la MÊME législature, est destitué puis en voie d’être réélu au MÊME poste quasi par les MÊMES collègues députés. Ça parait hallucinant mais en réalité l’équation est facile à résoudre : “Destitué sous un mot d’ordre de KINGATAKI et réhabilité sous un mot d’ordre de l’OUA », une preuve de trop qui place les députés congolais à mille lieues de pouvoir voter en en âme et conscience. Secundo, l’on peut constater sans peine que la présidence du Bureau, quant à elle, est confiée à un transfuge de Front Commun pour le Congo. Celui-là même qui le 12 décembre dernier portait le calicot pour défendre le Bureau Mabunda avant qu’il n’occupe le même trône quelques heures plus tard. On a beau le présenter sous la bannière de son parti politique, n’empêche qu’il reste un transfuge de FCC à part entière. Dans l’embarras de choix qui s’est fait depuis une semaine entre Lihau et Mboso ( tous deux sortis de FCC), on en déduit aisément qu’à ce poste la candidate est UNIQUE et que, pour des raisons obscures, ce poste est STRICTEMENT réservé à un « ancien » de FCC ou au FCC tout court ( c’est selon). Troisième constat très éloquent, c’est bel et bien le poste du Rapporteur-Adjoint réservé d’office à l’opposition et qui dans le billet de l’USN est confié d’office au FCC qui dans l’entendement des stratèges de l’Union sacrée, est le représentant attitré de l’opposition congolaise. Libre au Fcc de basculer dans l’opposition mais que l’union sacrée prenne la grave décision de réduire l’opposition au FCC est révélateur d’un plan déstabilisateur. Lequel? Comme on l’avait signalé il y a quelques semaines, les consultations nationales visaient aussi et surtout à phagocyter Lamuka. Deux grands ténors de cette plateforme ont rejoint le camp qu’ils avaient jadis houspillé et accusé de fraude et d’illégalité mais Fayulu et Muzito n’ont pas mordu à l’hameçon et constituent par ce fait une menace sérieuse contre les calculs politiques de 2023. Je crois comprendre que pour cette raison, deux pièges sont désormais tendus à ce résidu insoumis de Lamuka dans cette nouvelle configuration politique post-consultations. Soit l’USN agira en marginalisant ou en ignorant carrément ces deux insoumis dans la recomposition du nouveau jeu politique tel qu’on le voit quant au choix du candidat de l’opposition Fcc au Bureau définitif. Soit le FCC qui a déclaré publiquement lutter désormais dans l’opposition alors qu’il est largement représenté à l’USN n’ait mis au point la machiavélique stratégie consistant à appâter les deux insoumis pour feindre former avec eux le bloc commun de l’opposition mais en réalité avec l’intention à moyen terme de les pousser à l’erreur pour leur tordre le cou avant les échéances de 2023. Cave canem! Gare à l’ennemi qui est juste à tes portes! Par German Nzinga (Chercheur indépendant)
Congo. Une campagne à couteaux tirés se prépare sur le net

OPINION. Dolisie est au départ d’un nouveau mouvement de Fake News, grâce à la technologie. Alors que le président Denis Sassou N’Guesso, 78 ans dont 36 passés au pouvoir, et plusieurs autres membres de l’opposition se déclarent progressivement candidats à l’élection présidentielle de mars 2021, ils devront, par ailleurs, se préparer à faire face, dans les prochaines semaines, à ce genre d’affiches. Ce ne sont ni plus ni moins que des fake news. C’est-à-dire, le tripatouillage des photos et la manipulation des informations. La vérité est donc truquée. Les consommateurs des réseaux sociaux devraient s’armer de bons outils pour déceler le blé dans l’ivraie. Ils sont nombreux les opposants qui s’apprêtent à attaquer le candidat du pouvoir sur les réseaux sociaux. Leurs armes, les logiciels de manipulation d’images et d’informations, disponibles et gratuits sur intérêt. A voir ces images dont les originales étaient pourtant affichées sans ambiguïté à Dolisie, le PCT et alliés auront du pain sur la planche, s’ils n’avaient pas prévu de plan de riposte. Ceux qui écrivent les discours de Sassou n’ont d’ailleurs hésité de glisser un paragraphe sur l’usage des réseaux sociaux par les jeunes, lors de son message sur l’état de la nation devant le parlement réuni en congrès, en décembre 2019, lorsqu’il évoquait l’origine douteuse des cuisses de poulet. Certains ministres, dont Hermella Destinée Doukaga de la Jeunesse ont aussi fait des appels en cette direction. Et pourtant, le phénomène ne s’est pas éteint, il croît. Bien sûr, il n’y a pas que Sassou N’Guesso qui sera caricaturé ou tiré à boulet rouge sur les réseaux sociaux. Pour ne pas dire, lui est déjà habitué. Car, il ne se passe pas un seul jour, sans qu’une image manipulée de lui ne soit diffusée sur internet, provoquant le grand rire de la cité, mais aussi l’indignation dans son camp. Mais, d’autres figures de l’opposition y laisseraient un peu de leur dignité cette fois-ci. Pascal Tsaty Mabiala, premier secrétaire de l’UPADS et chef de l’opposition, est, à considérer ce qui se dessine, attendu impatiemment par les activistes de l’internet. La situation va durer jusqu’en mars, et peut-être un peu plus. Vu cette nouvelle activité qui va être générée sur les comptes Facebook ou Twitter tenus par des activistes congolais, tant du pays de la diaspora, les autorités pourraient couper l’internet, privant des millions de citoyens à travers le monde de suivre l’élection présidentielle au Congo. Mais ce n’est encore rien. Ce n’est qu’un avis sur base de tout ce qui s’écrit. Dolisie restera néanmoins une étape importante dans ce mouvement de Fake news sur les banderoles et affiches. Quelqu’un aurait alors dit, les Congolais ont un immense talent. Par Arsène SEVERIN –Journaliste (FB)
Congo. Pourquoi l’opposition congolaise ne pourra pas gagner en mars 2021!

TRIBUNE. Aucun combat politique n’est gagné d’avance dit-on, mais aucun n’est aussi gagné sans un minimum de préalables, un minimum d’ambition et surtout sans une orientation politique clairement assumée et affichée. Il ne s’agit pas ici de parler des compétences ou de la qualité des candidats à cette élection. A quelques semaines de l’élection présidentielle de mars 2021, je vais plutôt énumérer certains faits probants qui montrent à suffisance qu’il relèvera d’un miracle, si l’opposition congolaise venait à remporter cette élection, ça sera comme gagner à la Loterie. Plusieurs raisons expliquent un échec assuré dont entre autres: UN MANQUE DE LEADERSHIP AFFIRMÉ. En 2016, le président Denis SASSOU NGUESSO avait comme principal concurrent, le général Jean Marie Michel MOKOKO. Ajoutez à celui-ci tous les autres candidats de l’opposition congolaise, le rêve était permis et l’alternance au pouvoir était possible. A deux mois de la présidentielle de 2016, la dynamique était positive et excitante, les choses étaient différentes, les soutiens extérieurs de l’opposition étaient solides et efficaces, et une bonne partie de la population congolaise avait adhéré à la ligne directive dictée par les candidats de l’opposition. Mais ça c’était hier. Aujourd’hui la situation est toute autre. L’opposition congolaise est engluée dans des logiques incompréhensibles. Ainsi, par glissements sémantiques et une logique désuète couplée d’une incohérence idéologique et politique, l’opposition congolaise a fini par porter en elle-même les germes de son propre échec. LE MANQUE DE COHÉRENCE POLITIQUE. – Depuis 2017, l’opposition congolaise a voté tous les budgets proposés par le Premier ministre Clément MOUAMBA à l’Assemblée Nationale et au Sénat. Si ces budgets avaient l’assentiment de l’opposition, critiquer aujourd’hui le bilan du président de la République Denis SASSOU NGUESSO à quelques semaines de l’élection présidentielle est plus qu’inconcevable et s’apparente à une injure faite au peuple congolais. – En aout 2017, l’opposition congolaise a voté à l’unanimité, le président de l’Assemblée Nationale ISIDORE MVOUBA. En 2020, elle a voté à l’unanimité le nouveau maire de la ville de Brazzaville BATSIMBA Dieudonné en remplacement de Christian OKEMBA. Comment peut-elle vouloir nous proposer autre chose aujourd’hui ? Pendant les cinq (ans) passés, l’opposition congolaise a fait preuve d’une inconstance et d’une circonvolution idéologique sans commune mesure. Le faisant, elle s’est disqualifiée aux yeux des congolais avertis et ne peut prétendre avoir des solutions de sortie de crise économique et financière à quelques semaines de l’élection présidentielle. LE PEU D’ENCRAGE NATIONAL DES CANDIDATS DE L’OPPOSITION. Aucun département ne peut à lui seul faire élire un candidat à la présidence de la république dans notre pays même si ce dernier obtient 100% des votes de ce département ou du vote ethnique de façon plus large. Il faut ratisser au-delà, sortir du confort de sa zone ethnique et convaincre le plus d’ethnies possible. – Pendant cinq(5) ans aucun opposant congolais ne s’est rendu dans la partie nord du pays (les Plateaux, la Cuvette centrale, la Cuvette Ouest, la Sangha et la Likouala) pour y tenir des réunions politiques ou des meetings. Tout le monde sait que la partie Nord du pays représente 30 % de l’électorat total de notre pays. Comment peut-on se passer de cette partie de l’électorat et prétendre gagner l’élection présidentielle qui se tiendra dans quelques semaines. -Pendant cinq(5) ans aucun opposant ne s’est rendu dans les pays du grand Niari (Bouenza, Lékoumou, Niari) ainsi que dans le département du Pool pour y tenir des réunions politiques. Comment dans ces conditions prétendre gagner l’élection présidentielle en jouant aux abonnés absents sur cette partie de la république qui représente 19,4% de l’électorat total de notre pays. -Pendant cinq (5) an aucun opposant congolais ne s’est rendu à Pointe Noire et dans le Kouilou pour y tenir des réunions politiques. Ces deux entités représentent 13,93 % de l’électorat total de notre pays. -Pendant cinq(5) ans, aucun opposant congolais n’a fait un meeting dans la ville de Brazzaville et ce malgré les sujets politiques et enjeux importants. Tout le monde sait que Brazzaville avec ses neuf(9) arrondissements, c’est 36 % de l’électorat total de notre pays. D’ou vient-il, qu’après qu’elle ait été aux abonnés absents depuis 2016, Elle sort de son engourdissement prolongé pour nous proposer un autre chemin à suivre. Elle est à l’image d’un élève candidat au Baccalauréat qui pendant toute l’année séchait des cours, ne lisait pas ses leçons et qui se réveille soudainement à une semaine de l’examen pour commencer à ouvrir ses cahiers. Nous sommes sûrement face à une logique qui s’apparente beaucoup plus à une Chappe de plomb qu’à quelque chose de consistant. Il est connu de tous que ces opposants qui vaquent librement à leurs occupations, faisant des aller-retour Brazzaville-Paris et n’ayant aucune interdiction de circuler sur toute l’étendue du territoire national, avaient en réalité misé sur le glissement du mandat présidentiel ponctué par l’instauration d’une période de transition et un gouvernement d’union national dans lequel ils auraient occupé des postes ministériels. A l’évidence, cette attitude est symptomatique de l’incapacité de cette opposition de conceptualiser le concept du pluralisme politique et de réfléchir lucidement à son fonctionnement dans un système démocratique. Depuis le mois d’avril 2016, elle a prospéré dans une double ambigüité stratégique et idéologique. Bref, elle témoigne d’un déficit de cohérence politique. En définitive, Tous ces éléments réunis, il ne serait pas plus raisonnable de croire que le peuple congolais ne pourra pas faire confiance à une telle opposition. Les choses étant connues à ce point, il y a à mon avis, beaucoup de meilleures raisons, à dire pour soutenir que la victoire de l’opposition à cette future élection présidentielle est presque impossible. Paris, le 22 janvier 2021 Henri Blaise NZONZA Président de la Nouvelle Dynamique pour le Congo
Une nouvelle classe politique est indispensable au Congo Brazzaville !

OPINION. A deux mois des élections présidentielles, il est indispensable que les Congolais aient une nouvelle classe politique à partir du 22 mars 2021. Un nouveau gouvernement, un nouveau premier ministre, des nouvelles têtes qui vont présider le destin de notre pays pour les cinq (5) ans prochaines années. L’élection présidentielle va inaugurer une nouvelle ère dans l’histoire de notre pays, au lendemain de cette épreuve démocratique, c’est le Congo qui va gagner peu importe le vainqueur, le président élu doit être le président de tous les Congolais et non d’un clan, d’une ethnie, d’une région. Il doit pouvoir rassembler au-delà des clivages politiques pour réconcilier les Congolais entre eux. Le nouveau président doit être un président de rupture avec le passé, avec l’ancienne classe politique, avec les anciennes pratiques qui ont montré leurs limites. L’opposition actuelle joue à sa survie car le 22 mars 2021, une nouvelle opposition incarnée par une nouvelle classe politique verra impérativement le jour. Cette nouvelle génération doit reprendre le flambeau du combat politique qui consiste à œuvrer essentiellement sur le bien-être des populations. L’actuelle classe politique a montré ses limites dans le sacerdoce noble qui est de servir l’intérêt général au profit de l’intérêt personnel et égoïste. L’année 2021 est une année qui inaugure une nouvelle vision du monde post #COVID19, cette pandémie qui a marqué l’humanité et a ébranlé tous les systèmes qui existent aujourd’hui. Les Congolais doivent faire avec, tourner leur vision vers l’avenir avec beaucoup d’optimisme. AUCUN POUVOIR N’EST ÉTERNEL, AUCUN SYSTÈME N’EST ÉTERNEL, AUCUN DIRIGEANT N’EST ÉTERNEL, AUCUNE OPPOSITION N’EST ÉTERNELLE, AUCUNE PERSONNE N’EST INDISPENSABLE. TOUT EST CHANGEMENT ET MOUVEMENT. La crise multidimensionnelle que traverse notre pays nécessite de l’audace et du courage pour la surmonter. Le PCT et son gouvernement ont démontré durant le quinquennat (2016-2021) leur incapacité à résoudre la crise et à diversifier l’économie. L’opposition s’est montrée incapable de faire des propositions concrètes de sortie de crise et de faire vaciller la majorité présidentielle. Il est temps que le Congo retrouve sa splendeur d’antan et son rôle majeur en Afrique Centrale. Pour y arriver, un nouveau leadership est nécessaire pour conduire ce pays vers son Orient où son vrai bonheur l’attend. « La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que pierre, mais de collaborer elle s’assemble et devient Temple. » Saint-Exupéry Evrard NANGHO Président national du MODEC
Congo. Le bilan de la classe politique congolaise est indispensable

TRIBUNE. A deux jours du nouvel an et à deux (2) mois des élections présidentielles, les Congolais s’interrogent sur leur avenir car l’horizon semble très assombri pour les 5 millions de nos citoyens. Comme à l’accoutumée il est d’usage de faire un bilan annuel pour bien amorcer la nouvelle année qui commence. L’occasion est propice, aujourd’hui à la veille du nouvel an et de l’élection présidentielle de mars 2021 que toute la classe politique Congolaise (Majorité Présidentielle, opposition républicaine et opposition radicale, la diaspora) se lance dans cet exercice. IL EST IMPÉRATIF QUE CHAQUE MINISTRE DU GOUVERNEMENT DE CLÉMENT MOUAMBA PRÉSENTE SON BILAN AUX CONGOLAIS Y COMPRIS L’OPPOSITION RÉPUBLICAINE ET RADICALE pour que les Congolais soient édifiés sur les actions de tout un chacun. Chacun doit être évalué, jaugé sur ses capacités et ses actions. Le double engagement du Gouvernement de présenter son bilan global et individuel, LE BILAN DU PROGRAMME POLITIQUE DE DENIS SASSOU NGUESSO : »LA MARCHE VERS LE DÉVELOPPEMENT, ALLONS ENSEMBLE ». LES CONGOLAIS VEULENT SAVOIR QU’EST-CE QUI A ÉTÉ FAIT ET PAR QUI ET QU’EST-CE QUI N’A PAS ÉTÉ FAIT ET POURQUOI. La pandémie du coronavirus n’est en rien à l’origine des détournements de fonds publics ni des scandales financiers révélés par la presse internationale. Lors de son discours sur l’état de la nation le 17 décembre 2019, le Président Denis Sassou Nguesso déclara en substance: « L’on observe beaucoup d’empressement à vouloir accéder à des postes de responsabilité dans les structures de l’Etat. L’engouement disparaît lorsqu’il s’agit de sanctionner comme si seuls ne comptaient que les privilèges et autres avantages liés à la position administrative occupée. Assumer des fonctions appelle, dans certaines circonstances, des décisions disciplinaires à prendre et à faire appliquer. Ceux qui veulent diriger en restant innocents n’ont pas leur place là où ils se trouvent. L’efficacité que nous recherchons inlassablement n’est pas dans le laxisme. Quand on veut toujours se faire applaudir, il faut aller ailleurs. » L’ETHIQUETTE D’HOMME POLITIQUE NE CONFÈRE NI IMMUNITÉ NI EXONÉRATION QUELCONQUE POUR FAIRE UN BILAN DES ACTIONS POLITIQUES DURANT LE QUINQUENNAT. PERSONNE N’EST AU-DESSUS DES AUTRES CE QUI COMPTE CE SONT LES ACTIONS MENÉES POUR RESTAURER LA DÉMOCRATIE CONFISQUÉE PAR LE PCT DANS NOTRE PAYS. La vérité doit être connue des Congolais pour que le choix qui sera fait le 21 mars 2021, soit le choix de la raison et non un choix ethnique, tribal ou motivé par le ngiri (gain facile). ÊTRE MINISTRE, DÉPUTÉ, SÉNATEUR, ETC… EST AVANT TOUT ÊTRE RESPONSABLE, CELUI QUI EST CAPABLE DE RENDRE COMPTE DE SON ACTION DEVANT LE PEUPLE ET LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE. L’OPPOSITION RÉPUBLICAINE COMME L’OPPOSITION RADICALE DOIT IMPÉRATIVEMENT NOUS PRÉSENTER LEUR BILAN DU QUINQUENNAT ET EXIGER IMPÉRATIVEMENT UN DÉBAT CONTRADICTOIRE AVEC LE CANDIDAT DU PCT À SAVOIR DENIS SASSOU NGUESSO. L’année 2021 sonne le glas de la vieille classe politique et inaugure une nouvelle ère tant attendue par nos compatriotes. C’est grâce au bilan de tout un chacun que les Congolais pourront faire un bon choix qui sera très déterminant dans l’histoire de notre pays. C’EST ICI LE COURAGE POLITIQUE, C’EST UN EXAMEN PÉRILLEUX OÙ SEULS LES ÉLUS SONT APPELÉS À PASSER BRILLAMMENT CET EXERCICE DIFFICILE OÙ LA RAISON DOIT TRIOMPHER SUR LE RESTE. « On peut tromper une partie du peuple tout le temps et tout le peuple une partie du temps, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. » Evrard NANGHO Président national du Modec.
Congo. Claudine Munari bat les nouvelles cartes !

OPINION. Quatre années de traversée de désert, de retranchement et d’isolement stérile, Claudine Munari fait son petit bilan. Les leçons qu’elle en tire ne devraient lui laisser que très peu de marge de manœuvre dans sa position adoptée depuis 2016. Pas étonnant donc que ses amis du FROCAD s’en rendent rapidement compte. He, oui! Munari a basculé! Si elle n’a pas encore les mots pour expliquer sa nouvelle position politique, ses lieutenants eux s’en défendent bien. Ils sont convaincus que Claudine Munari a tout gagné sans l’aide des autres opposants. Elle est donc capable de repartir à la conquête de ses privilèges sans également l’aide des autres. Une telle arrogance pour expliquer pourquoi la reine de Mouyondzi est défenestrée la semaine dernière du FROCAD. Clément Mierassa, sévère, qui la taclait depuis un moment, et non content de la nouvelle ligne prônée par Munari, n’a pas hésité de s’installer dans le fauteuil, au cours d’une réunion non règlementaire, car non convoquée par la présidente Munari. L’Assemblée générale du FROCAD convoquée également dans les termes non règlementaires, devrait régler le problème. Mais cela ne changera rien, Munari a choisi de partir avec quelques amis. Sa participation à la concertation politique de Madingou et sa démonstration de force à Mouyondzi sont des indices politiques qui renseignent sur tout. Et à chaque fois, on ne le dit pas souvent, elle a reçu le coup de pousse du pouvoir. Le quota des membres de sa délégation à Madingou qui passe de 2 personnes à 6, puis le soutien logistique pour un bon convoi sur route à Mouyondzi. Et qui sait, peut-être un peu d’argent? Son parti le MUST, pas vraiment représentatif dans tout le Congo, avec zéro député, zéro sénateur, zéro conseiller, a pourtant été reconnu par l’Administration. Mierassa ne se trompe pas dans son analyse des faits, mais Munari est déjà partie, son cœur ne bat plus pour le FROCAD. Pendant quatre ans, elle défendu la ligne rouge, pure et dure des opposants. Aujourd’hui, ce n’est plus évident. Si Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa sortaient de prison, tant mieux! Mais ce serait certainement sans Munari. En 2016, quand elle décide de ne pas participer aux élections législatives à Mouyondzi, elle n’était pas perdante. D’ailleurs Michel Mboussi Ngouari (MNLC) qui siège à l’Assemblée Nationale au compte de Mouyondzi n’y est que par défaut. On peut penser qu’elle regrette sa décision, en solidarité avec le Pool et les prisonniers politiques. C’est sûr, Munari veut revenir! Et les premiers signaux de son come back ont été donnés à Mouyondzi où elle a été dépoussiérer son siège, et s’est, dans un premier temps, mise l’assurance de le récupérer sans coup férir. Lydia Jacqueline Mikolo et bien d’autres qui nourrissent les appétits de s’y lancer doivent maintenant bien calculer. Le pouvoir ne souffrirait pas de voir Munari revenir à Mouyondzi. Pour 2021, Claudine Munari ne devrait pas être partante. Si elle essayait une candidature à la présidentielle, ce serait un vrai flop. Elle le sait, car elle doit se refaire une côte politique en souffrance pendant quatre ans, notamment dans les zones peu favorables tel que le grand nord du pays. Ce n’est pas en trois mois que la population se fera une réelle opinion d’elle. C’est raté pour cette fois. Comme pour tous les opposants d’ailleurs ( j’y reviendrai sous peu). Pour 2022, elle a encore toutes ses cartes en main pour Mouyondzi et même pour d’autres circonscriptions dans le Niboland, à Pointe-Noire (Tié- Tié) et à Brazzaville (Mfilou). Elle peut aussi glaner quelques sièges de conseillers dans les assemblées locales. Et la cerise? Certainement une place dans le gouvernement. Claudine Munari ne dira pas non! Elle dispose de nouvelles cartes qu’elle peut battre à tout vent. Arsène SEVERIN –Journaliste (Fb)
TRIBUNE. Non au glissement ni une transition au Congo-Brazzaville

OPINION. A trois (3) mois des élections présidentielles, l’opposition Congolaise constitutionnelle veut mettre à profit son plan B d’un glissement ou une transition tout en récusant les conclusions de la Concertation politique de Madingou. Nous assistons à un amateurisme politique de cette opposition officielle qui joue pleinement au jeu du pouvoir et qui ne veut pas perdre ses acquis. La bande de Pascal Tsatsi Mabiala, Parfait Kolelas et Munari ne manifeste pas une réelle volonté de conquérir le pouvoir mais de préserver leurs acquis et statuts respectifs. Après leur conférence de presse pour manifester leur indignation sur ce qui a été arrêté à Madingou, l’opposition officielle implicitement veut nous proposer leur plan macabre et sordide de glissement ou transition en évoquant des raisons farfelues qui ne tiennent pas la route. La pandémie du Coronavirus ne peut pas empiéter sur le calendrier électoral conformément à la constitution du 25 octobre 2015. Depuis plus de 51 ans d’existence, le PCT ne sait-il pas que diriger, c’est prévoir et anticiper? Aucun pays démocratique n’a bouleversé son calendrier électoral à cause du Coronavirus ou de la crise économique. La Côte d’Ivoire, le Burkina Faso, la Guinée Conakry, les États-Unis, le Brésil, etc…tous ces pays ont organisé des élections malgré la pandémie et la crise économique due au COVID19. Faire un glissement ou une transition avec quelle constitution?avec quelles institutions ?avec quel parlement ? Les Congolais ne sont plus dupes, le glissement ou la transition va ouvrir une période d’instabilité politique dans le pays. Nous appellerons à la désobéissance civique. Le Congo n’est pas une propriété privée de Denis Sassou Nguesso, du PCT, ni de cette opposition corrompue mais un bien commun que nous devons tous préserver. Les différentes guerres civiles que nous avons connues dans ce pays doivent nous servir d’exemple. La politique doit être au service de la population, le bien être des Congolais doit être la priorité des politiques et non leurs ventres. Nous sommes vigilants et cette fois-ci ne nous laisserons pas les politiciens véreux jouer avec l’avenir de nos compatriotes. « Qui baigne ses mains dans le sang les lavera dans les larmes. » Evrard NANGHO Président national du Modec.
Congo. Rien pour l’opposition à Madingou !

OPINION. Madingou, ville congolaise, oui ! Mais nombre d’opposants y foulaient les pieds pour la première fois !Entre l’étourdissement et la réflexion sur la problématique de la gouvernance électorale, le tout s’est niangamé, comme on dit en Côte d’Ivoire. Beaux costumes, jolies cravates, chaussures bien cirées, les opposants, porteurs d’espoir de leurs militants désespérés, rentrent bredouille de la concertation de Madingou. En réalité, l’opposition n’a rien obtenu à Madingou. Elle se cache sur le fait qu’il n’y a pas eu consensus à Madingou. Mais, il n’y avait déjà pas consensus sur ces questions avant Madingou, et depuis la dernière élection présidentielle, celle de 2016. Les opposants ont demandé que le recensement général de la population se termine et que ces données servent pour monter une véritable liste électorale. Ce sera l’occasion d’intégrer la biométrie. Ils espéraient ainsi obtenir des élections transparentes et démocratiques. Puisque, à partir du 16 avril 2021, la mandant du président Sassou N’Guesso s’achève, les opposants, profitant de la concertation politique, étaient prêts à lui accorder une rallonge jusqu’à ce que toutes les conditions soient réunies pour l’élection présidentielle. C’est cela qui les a amenés à Madingou. Mais, ils n’ont rien obtenu de tout cela. RIEN. La seule chose qui est passée pour la prochaine présidentielle, c’est la prise en charge des représentants de tous les partis politiques, y compris ceux de l’opposition, souvent dépourvue de moyens, dans les bureaux de vote lors du scrutin. Nombreux se justifient, disant que Madingou n’était qu’une concertation, que l’heure du dialogue national sonnera et où ils poseront tous les problèmes. Ce week-end et le début de la semaine prochaine nous réservent bien d’occasions pour écouter diverses versions des opposants. Mais, à la vérité, ils n’ont rien obtenu ! La majorité présidentielle peut se frotter les mains pour avoir réussi à embarquer tout ce beau monde à Madingou, avec des gros perdiems, et pour avoir fait passer, comme une lettre à la poste, tous ses souhaits pour la présidentielle de 2021, le 21 mars très précisément ! Arsène SEVERIN -Journaliste (fb)