RDC: création de « Alternative 2028 », un nouveau regroupement politique

Un nouveau regroupement politique a vu le jour le mercredi 13 mars, à Kinshasa. Il s’agit d’Alternative 2028, une formation politique essentiellement composée de membres des partis politiques de l’opposition. Selon Ados Ndombasi, président national de cette nouvelle structure politique et ancien du parti Engagement citoyen pour le développement (Ecide) de Martin Fayulu, l’Alternative 2028 vient combler le vide d’une opposition politique crédible : « L’inexistence d’une réelle opposition après le scrutin de 2023, les élections de l’année dernière ont mis quelques candidats présidents de l’opposition en face du candidat président Felix Tshisekedi. Ce scrutin a mis à nu l’incapacité des présidentiables de l’opposition à placer l’intérêt de la nation devant leurs intérêts égoïstes. Cette triste réalité a laissé la République démocratique du Congo avec une opposition déliquescente. Comme la nature a horreur du vide, ce vide doit être comblé non pas par une nouvelle offre politique, mais par une approche radicalement différente de faire l’opposition ». D’après lui, l’opposition doit se constituer en force de proposition pendant un mandat.

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’engage à construire une vraie et solide opposition pour la libération, l’unité et la cohésion nationales en République Démocratique du Congo

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’engage à construire une vraie et solide opposition pour la libération, l’unité et la cohésion nationales en République Démocratique du Congo

La République Démocratique du Congo ressemble désormais sur le plan politique et global à un bateau à la dérive. L’émergence du tribalisme et d’un nouveau parti unique avec l’UDPS et l’Union Sacrée met en grave péril l’existence de notre grand pays. C’est ainsi que la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’engage à construire une vraie et solide opposition, compte tenu de l’urgence de mener le combat pour la libération, l’unité et la cohésion nationales.    La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) constate avec inquiétude que les nominations électorales de la CENI en décembre 2023 et janvier 2024 avait pour mission de tuer toute forme d’opposition en RDC et d’établir un parti unique au pouvoir fondé sur l’ancrage tribal du Kasaï.  La République Démocratique du Congo agressée, occupée et pillée ne pourra jamais s’en sortir avec un pouvoir tribal qui brise les fondements de notre unité et de notre cohésion nationales.    La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) met en garde contre la mise en place d’un nouveau parti-Etat de nature tribale pour faciliter les jeux des ennemis de la RDC, décidés de liquider notre pays cette année. Le tribalisme comme mode de gouvernance est un véritable suicide planifié de l’Etat Congolais pour servir les intérêts personnels d’un petit groupe de Congolais sans vision et de nos ennemis embarqués dans la mission pressante de la balkanisation de la RDC pour s’approprier les ressources naturelles stratégiques de notre pays.    La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) a pris acte de la volonté de la plateforme FCC avec le PPRD de faire de l’opposition silencieuse. Elle note que ces derniers avaient bien compris qu’il ne fallait pas s’engager dans le processus de chaos électoral qui était préparé. La preuve est que tous les « opposants » candidats ont été piégés et humiliés par des résultats qui ne reflètent aucune réalité, si ce n’est la volonté de domination sans le moindre partage. Ils ont malheureusement permis au pouvoir en place de légitimer son forfait électoral.     La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) dit non à la nouvelle comédie de la chambre musicale  d’une majorité parlementaire digne d’un Comité central  de l’ancienne Union Soviétique. Face à la liquidation de l’opposition, la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) construit la nouvelle vraie opposition pour fédérer les forces vives nationales engagées dans le combat de la libération, de l’unité et de la cohésion nationales. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle le peuple congolais à la vigilance tous azimuts pour combattre fermement la montée du tribalisme et l’installation du parti-Etat en RDC. L’heure est grave. Mobilisons-nous derrière la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) pour libérer notre peuple et notre nation congolaise en grave danger. Ainsi fait à Mbandaka, le 23  février 2024 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole

RD Congo. Toute violence politique fait passer un message…

RD Congo. Toute violence politique fait passer un message…

OPINION. Toute violence exercée par un dirigeant politique n’est jamais gratuite. Elle vise à faire passer un message politique à son opposition et à ses administrés. C’en est le cas de la violence démesurée qu’a subie le peuple congolais le samedi 20 mai 2023 dernier et qui a eu pour principal objectif de faire passer un message important compris en ces quatre aspects ci-dessous. 1. Les images qui ont fait le tour du monde sur l’acharnement de plus de cinq policiers sur un petit gamin de 12 ans ont révulsé le cœur de tous. Contrairement aux fausses justifications des fanatiques du pouvoir accusant ce petit congolais de kuluna, des images existent qui montrent le profil de cet enfant avant d’être molesté par la police. Une vidéo sur tweeter le montre avec son sac d’écolier au dos et chaussé en basket jusqu’au moment où il a été happé par la soldatesque de Tshisekedi, molesté, tiraillé de tête aux jambes, traîné par terre sur une cinquantaine de mètres avant d’être jeté dans le fourgon de la police. En laissant filmer la scène, le message du pouvoir est très clair : “Nous(le pouvoir en place) serons sans pitié envers tous, enfants ou adultes, bref tout ce qui bougera contre le maintien du pouvoir en place”. 2. Il est à noter que les gaz lacrymogènes et les tirs à balles réelles ont fait frôler le pire quant à la sécurité de leaders politiques et de leurs partisans qui ont décidé de marcher pacifiquement pour dénoncer la crise sécuritaire et sociale qui secoue le pays. La violence exercée sur eux revient pour le pouvoir en place à remettre les pendules à l’heure et à envoyer ce message clair aux opposants: “ J’y suis, j’y reste” et ce, par tous les moyens. Et pour ce faire, toutes les dispositions ont été prises depuis un moment : la violence disproportionnée sur toute expression démocratique; des milices du parti armée des armes blanches; un dispositif musclé d’une fraude électorale annoncée; toutes les institutions du pays( gouvernement, parlement et armée) instrumentalisées par le pouvoir, devenues des caisses de résonance de la volonté du guide “éclairé “ et des plateformes de propagande électorale, laissant le peuple sans recours. 3. C’est par ailleurs sous cet angle qu’il faut interpréter la décision du gouverneur de Kinshasa de reporter la marche de l’opposition prévue le 13 mai au samedi 20 mai, le même jour de la marche du parti au pouvoir. Le pouvoir de Kinshasa qui procède de la sorte semble avoir une mémoire courte. Pas si longtemps plus précisément le 17 novembre 2017, Félix Tshisekedi, alors militant dans l’opposition, écrivait: “je tiens à dénoncer cette pratique de kabilie qui consiste à programmer une marche le même jour que l’opposition, pour se la refuser et pouvoir ainsi justifier l’interdiction de la nôtre. Le 28 novembre, notre marche est maintenue, quoi qu’il arrive. Congolais, venez nombreux “. À la lumière de ce qu’écrivait l’ancien opposant, l’on sait désormais que cette décision de déplacer la marche de l’opposition au 20 mai est à la fois une imitation de la redoutable méthode Kabila et donc une ruse pour interdire et refuser toute manifestation de l’opposition qui risque de mettre à nu les nombreuses faillites de l’actuel pouvoir en place. 4. Ce “REFUS “ politique qui bat en brèche toutes les libertés individuelles garanties par la constitution congolaise surtout en ses articles 23 et 64, ouvre la voie à une dérive dictatoriale notoire et annonce les couleurs de ce que pourra être aussi bien le climat de campagne électorale que le déroulement du scrutin présidentiel de 2023. Par Germain Nzinga

RD Congo. Équilibrisme délibéré et inacceptable

RD Congo. Équilibrisme délibéré et inacceptable

PARLONS-EN. Lorsque les Congolais se sont rencontrés à Sun City, forum qui a accouché de la Constitution de 2006, le constituant originaire y appris soin de séparer les matières intangibles de celles révisables. Le pluralisme politique, la démocratie et ses corollaires comme les droits de l’homme sont intangibles et sacrés. Il est fort regrettable que le régime actuel ne le comprenne pas. Nous l’avons écrit, il y a à peine trois jours, deux semaines après la manifestation de l’Union Sacrée, Ngobila a interdit la marche de l’opposition et de la société civile prévue le 13 mai passé, prétendant la reporter au 18 mai. Équilibrisme, l’UDPS et les partis inexistants comme celui de Lisanga Bonganga ont avec la complicité du pouvoir fait semblants d’organiser leurs manifestations, le même jour que la marche de l’opposition. Les deux savaient qu’ils jouaient au théâtre de chez-nous. L’opposition mue par la fibre républicaine, a décidé de reporter sa marche au 20 mai. La police pour accomplir le scénario du pouvoir, est descendue à Limete, pour faire semblant d’empêcher leur matinée politique. Équilibrisme honteux, délibéré et inacceptable. Ironie du sort, c’est la prétendue victime qui applaudit et motive en lieu et place de la police, la prétendue interdiction !!! Le porte- parole de l’UDPS invoque l’insécurité comme argument au moment de planter le décor. Pour votre information, il y a deux semaines au moment où se réunissait l’Union sacrée, kwamouth n’était pas encore là en lisant le référentiel de la police et de Ngobila. De plus, ni Lisanga ni UDPS , personne n’a organisé une manifestation parallèle à celle de l’Union Sacrée. Pire encore, la police aurait dit à l’UDPS, que désormais jusqu’à nouvel ordre aucune manifestation ne sera autorisée ( Top Congo de ce matin , dimanche le 14 mai 2023). En termes clairs, la manifestation de l’opposition du 20 mai est annulée, par la police, laquelle sera relayée administrativement et politiquement par l’Hôtel de ville. Ceux qui connaissent le droit administratif doivent en être surpris. Aujourd’hui, tout devient clair, retour au parti unique et au totalitarisme de Mobutu. Aujourd’hui encore, comme à l’indépendance, les congolais ont besoin d’un nouveau Lumumba. Les droits acquis depuis le 24 avril 1990 ne partiront pas. C’est la profanation de l’œuvre d’ Étienne Tshisekedi. Nous ne l’accepterons jamais. Seule la lutte libère, sans laquelle, on obtiendra aucun droit ni avantage ( P. E. Lumumba) Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul -René

Congo. L’opposition et la diaspora doivent prendre de la hauteur et avancer

Congo. L’opposition et la diaspora doivent prendre de la hauteur et avancer

TRIBUNE. Turpitudes, désinvolture, impuissance, se donner bonne conscience à moindre frais, il y’a de cela dans le pathétique train lancé dans la nuit par l’opposition et la diaspora congolaise. 26 ans après que le PCT a été ramené au pouvoir, s’il ne s’agissait que de l’invectiver, de le dénoncer pour qu’il tombe, cela se saurait. Un quart de siècle sans trouver comment contraindre le PCT à préférer le dialogue, que faut-il d’intellectuellement inachevé pour que tous ceux qui se prennent pour les patrons de l’opposition aident le pays à quitter le gîte, pour que toute voilure sortie, il vogue enfin vers des certitudes de développement évident ! Que n’entendons-nous dire sur le cynisme et l’arrogance du PCT. Parler juste consisterait à reconnaître que c’est la rédhibitoire faiblesse de l’opposition qui nourrit la gonflette d’un vieux drakkar qui voyage avec des vielles recettes de Vikings, à savoir prendre d’assaut les richesses, violer et tuer. Ce vieux rafiot de délinquants séniles qui a confisqué toutes les chances de s’épanouir du peuple Congolais doit être sérieusement bousculé. Ailleurs on en rit, on cite le pays comme un repaire de gredins sans foi ni loi. Des guenilles de l’histoire qui il faut le leur reconnaître ne peuvent produire sur du décalé. A dire vrai, ces pauvres diables fruits d’une erreur d’aiguillage sont plus à plaindre qu’à blâmer. Ce sont les chefs de l’opposition qui sont à stigmatiser férocement. A moins qu’un de ces jours, le vent levant les voiles on découvre que tout le landerneau politique est de connivence. En somme des copains et des coquins. A tout prendre pour sordide que cela soit, je préférerai encore car le contraire démontrerait une cruelle incompétence. Qui pour s’y résoudre ? Concernant la diaspora, c’est la même rengaine. Elle a augmenté en quantité mais devenue naine en qualité. Ceux qui comme moi ont participé à la grande marche contre le coup d’Etat de M. Sassou Nguesso, place des Invalides à Paris en 1998, ne peuvent qu’écraser une larme ou pousser un soupir face à l’impuissance et le triste spectacle qu’offrent la diaspora aujourd’hui. Ceux qui ont du mal avec la critique diront certainement, lui-même qu’a-t-il fait pour tirer la diaspora vers le haut ? Répondre à des questions essentielles par des interrogations subjectives, voilà la nature même du congolais. Sans opiner, je consens ! Malgré tout, les congolais de la diaspora doivent se ressaisir. Passer des journées à épiloguer sur le néant, fulminer sur des faits avérés ou pas ou sur des contrevérités, ne peut impressionner des médiocres qui ont fait disparaitre 14 000 milliards de F CFA sans sourciller. Persévérer dans cette voie, c’est rendre service à un pouvoir qui ne règne que par la violence, la désinformation et les intimidations, et qui mécaniquement utilisera les mêmes ficelles pour empêcher ceux des nôtres qui ne s’intéressent pas à la politique et qui souhaiteraient repartir au Congo afin de rehausser le niveau de la médiocrité ambiante. Au moment où M. Sassou Nguesso rédige ses mémoires, ne perdons plus notre temps et notre énergie à nous obstiner de façon moutonnière à reproduire des schémas qui ont toujours échoué. Le buzz quotidien, comme c’est le cas pour les affaires qui concerneraient M. Hugues Ngouelondélé pourrait soulager la conscience de certains, mais n’a aucun intérêt et ne permettra jamais de faire avancer le combat pour la libération de notre pays. Abandonnons les voies sans issues et désintéressons-nous de l’écume des choses. Je préfère voir 1000 congolais échanger dans un forum sur des thématiques comme la pollution à Pointe-Noire, l’emploi des jeunes, la répartition des richesses, la lutte contre le tribalisme ou même 10 000 congolais suivre en direct sur Youtube une émission sur la réhabilitation du CFCO, que de voir 1 million de congolais s’abreuver de chicayas sur la prime des Diables Rouges. Utilisons efficacement les réseaux sociaux pour conscientiser nos compatriotes : Comment ? Ne perdons plus notre temps. Nous devons tous comprendre que la conscientisation d’un peuple est un processus continu qui demande du temps, de l’engagement et de la persévérance. En encourageant les congolais à s’impliquer dans leur propre développement, en leur donnant les outils nécessaires pour comprendre les enjeux qui les concernent et en favorisant le brassage entre les populations de différentes ethnies, nous contribuerons tous à éveiller leur conscience et à renforcer leur capacité à agir pour le changement. Que Dieu bénisse le Congo. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen.

Congo. Mathias DZON et l’Alliance A.R.D face à la presse sur l’état du Congo aujourd’hui

Congo. Mathias DZON et l’Alliance A.R.D face à la presse sur l’état du Congo aujourd’hui

ACTUALITE. …L’Alliance A.RD  réaffirme avec force, que malgré les élections honteuses des 4 et 10 juillet 2022 dont elle rejette les résultats frauduleux,  et dans l’intérêt de la paix, de l’unité, de la concorde et de la réconciliation nationales, la seule et unique bonne solution pour sauver le Congo est la convocation par le président de la République, d’un vrai dialogue politique national, rassemblant sans exclusive toutes les forces politiques et sociales de la nation.. L’Etat-PCT a fini son cycle, la voie pour un Renouveau au Congo est ouverte Déclaration Au Congo-Brazzaville, les lampions se sont éteints sur les séances extraordinaires de nomination  des députés et conseillers locaux, pompeusement baptisées : « Elections législatives et locales de juillet 2022 ». A l’issue de cette parodie d’élections, le pouvoir crie au plébiscite et exulte. Dans l’interview qu’il a accordée à Télé-Congo, le jeudi 21 juillet, le Premier ministre, Collinet Makosso, qui n’a pas le triomphe modeste, fait le fanfaron, au lieu de faire profil bas. Répondant à une question sur le score stalinien attribué dès le premier tour au parti congolais du travail (parti au pouvoir), il a déclaré avec une arrogance sans mesure : « La politique du PCT et du pouvoir est très appréciée des Congolais ». Cette étrange et fallacieuse affirmation relève de la propagande nauséabonde dont le PCT a le secret, car, les résultats dont le Premier ministre se vante ont été acquis de manière frauduleuse, comme nous le montrerons plus avant. En outre, monsieur Collinet Makosso parle sans doute d’un autre pays que le Congo-Brazzaville que la politique de son gouvernement a plongé dans une faillite totale sur tous les plans et où le mécontentement populaire a atteint des sommets. Mouyondzi en est l’éclatante illustration. Pour dissiper les illusions et tempérer le triomphalisme sans cause de monsieur le Premier ministre,nous voudrions lui opposer la célèbre citation du dramaturge français, Pierre Corneille, citation tirée de sa pièce de théâtre, Le Cid : « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ». Pour rappel, dans notre dernière Conférence de presse, tenue à Brazzaville, le samedi 25 juin 2022, nous indiquions à l’opinion nationale et internationale que « les élections de juillet 2022 sont une affaire exclusive du PCT, de ses alliés et de ses complices ». De fait, des accords électoraux ont été conclus entre eux,  accords aux termes desquels, des quotas de députés ont été accordés aux collabos. Sans surprise donc, tous les caciques du PCT et leurs alliés, investis en qualité de candidats aux élections législatives ont été nommés députés. Quant à leurs complices des partis se réclamant faussement de l’opposition, à qui le pouvoir avait attribué des quotas de députés, ils ont eu, eux aussi, leur part du gâteau électoral. De la sorte, comme le PCT l’avait promis, la mouvance présidentielle a donné au président de la République, une très forte majorité mécanique à l’Assemblée nationale, ce, au moyen de fraudes électorales monumentales, documentées par de nombreuses vidéos et dénoncées de toutes parts sur l’ensemble du territoire national. L’analyse des résultats obtenus par chacun des clans qui composent le pouvoir révèle que le plan mis en œuvre par le président de la République pour donner au dauphin désigné, une majorité confortable à l’hémicycle a échoué. Comme lors de son dernier congrès où il avait fait échec à la volonté du chef de l’Etat de faire de son fiston, le Secrétaire général du PCT, l’appareil de ce parti a fait échouer une fois de plus, le plan du président de la République de nommer majoritairement en qualité de député, des candidats favorables à son fils. Toutefois,  la victoire de l’appareil du PCT sur le président de la République et son fils, est une victoire à la Pyrrhus, car, le chef de l’Etat congolais continue de détenir la réalité du pouvoir qu’il exerce sans partage depuis près de quarante (40) ans. Rien ne changera fondamentalement. Pour l’essentiel, ce sera toujours le fait du prince. Pour reprendre une expression consacrée, il s’agira d’un changement dans la continuité, c’est-à-dire, la poursuite de la marche du Congo vers le chaos. En tout état de cause, les contestations bruyantes des résultats proclamés qui fusent des quatre coins du Congo profond (Makabana, Dolisie, Sibiti, Kéllé, Ewo, Owando, Makoua, Mossaka 1, Impfondo, Gamboma, Ngo, Makélékélé 1, 2, 3 et 4, Bacongo 2, Moungali 1, Ouenzé 3, Kinkala commune, Louingui, Tié-Tié 1 et 2, Tsiamba-Nzassi, Mvouti, Madingou Kaye, etc.), montrent à suffisance que les résultats publiés par le pouvoir ne respectent pas la vérité des urnes. La victoire annoncée est donc une victoire usurpée. Il n’y a pas  de quoi pavoiser, car, un bien mal acquis ne profite jamais. Du reste,l’Etat/PCT a fini son cycle. En définitive, les élections législatives et locales de juillet 2022 sont un nouveau coup d’état électoral perpétré par l’Etat/PCT et apparenté, pour demeurer à vie à la barre et créer les conditions favorables à une succession dynastique, par la modification de la Constitution, en y introduisant la création d’un poste de vice-président pour le dauphin désigné, et en changeant le mode d’élection du président de la République, en substituant au Référendum populaire, l’élection du président de la République par le Parlement réuni en Congrès. C’est ici le lieu de dénoncer avec la plus grande fermeté, les soi-disant observateurs de la société civile congolaise, du Comité de suivi pour la paix, ainsi que les observateurs africains et internationaux, copieusement arrosés par le pouvoir, qui ont, d’une part, prétendu sur les antennes de Télé-Congo que les élections législatives et locales des 4 et 10 juillet 2022 étaient des élections libres, transparentes, équitables et crédibles, et d’autre part, volontairement omis d’indiquer qu’à l’exception de quelques circonscriptions électorales réellement acquisses au pouvoir, le taux général de participation a été très bas, particulièrement dans les villes. Les Congolais ont de façon générale, boycotté les élections de juillet comme le leur demandaient les partis de la vraie opposition. C’est si vrai que le ministre de l’Administration du territoire n’a pas donné le chiffre de la participation, lors de la proclamation des résultats définitifs des deux tours, le mardi 2 août 2022. Aux mensonges éhontés des soi-disant observateurs, l’ARD oppose les témoignages poignants et accablants des candidats et des électeurs, témoignages documentés par plusieurs vidéos, largement diffusées sur les réseaux sociaux. Pour l’ARD, les élections de juillet 2022 sont une farce et un non-évènement. Le temps de la farce passé, il faut revenir aux vrais problèmes du Congo et de son peuple,à savoir : le pouvoir d’achat, la flambée des

RD Congo. Martin Fayulu a gravement fauté…

RD Congo. Martin Fayulu a gravement fauté…

OPINION. Celui qui se dit le leader de l’opposition congolaise et qui a lancé le go de la marche du 15 septembre dernier pour réclamer la dépolitisation de la CENI est tombé trop bas en s’attaquant au Chef de l’Etat avec des injures ordurières et sur des arguments de vie privée dont il ne détient aucune preuve sinon ce qu’il a lu dans les réseaux sociaux. En s’attaquant de la sorte à Félix-Antoine Tshisekedi, il désacralise l’institution présidence et renvoie une triste image d’immoralité à la jeunesse congolaise qui est en quête des repères moraux auprès de ses dirigeants. Ça c’est de un. De deux, quelles que soient les circonstances qui l’exposaient à la très grande colère, il ne devait surtout pas tomber dans le piège de ses adversaires consistant à lui faire perdre le contrôle de lui-même. Martin Fayulu en distribuant injures indignes au président de la République et aux agents de l’ordre, fournit les armes à ses adversaires politiques et éventuellement les éléments matériels solides pour le traîner devant les cours et tribunaux et, en toute logique, pour vouloir l’écarter de la course aux présidentielles de 2023. Quand on a atteint un certain niveau de responsabilité dans l’ascension politique, toute parole issue de sa bouche prend une autre dimension et peut même devenir un couteau à double tranchant. Une leçon très précieuse pour les politiciens congolais au pouvoir comme dans l’opposition… Par Germain Nzinga

Monsieur Tsaty Mabiala Pascal, Perfide Albion, dynamite l’opposition congolaise officielle

Monsieur Tsaty Mabiala Pascal, Perfide Albion, dynamite l’opposition congolaise officielle

TRIBUNE. Le caméléon de Loudima vient encore de changer de couleur. Mais c’est sa nature et plus rien ne doit nous étonner. Au Congo-Brazzaville tout est possible et rien n’est impossible. Le sieur Tsaty Mabiala Pascal avec son UPADS (Union panafricaine pour la démocratie sociale) ont décidé de ne pas prendre part à l’élection présidentielle de mars 2021. Dont acte ! Mais dans le même temps, ils décident de ne pas soutenir un quelconque candidat. Aucune consigne de vote ne sera donnée aux militants. C’est incompréhensible de faire cavalier seul à la veille de cette élection présidentielle pour un chef nommée d’une opposition contenant une myriade de micro partis, sans projet de société pour s’attirer les faveurs des Congolaises et des Congolais.  Tsaty Mabiala aurait-il pris plaisir aux fastes de la république pour se contenter de son rôle d’opposant docile ? Chef de l’opposition nommée par monsieur Sassou-Nguesso, c’est un retour d’ascenseur auquel on assiste.   Diantre qu’a-t-il fait pendant les 5 ans en tant que Chef nommé de l’opposition congolaise ? Ne devrait-il pas parler d’une seule voix au peuple congolais au nom de cette opposition faite de bric et de broc ? Mais comme à son habitude, il a préféré attirer la lumière sur sa personne en faisant cavalier seul, ne parlant pas au nom de toute l’opposition qu’il présidait. Nous ne sommes pas dupes car un caméléon ça change de couleur selon les circonstances. C’est une première dans le monde de voir une opposition qui ne veut pas gouverner mais qui se contente des sièges de députés nommés par le pouvoir.  Si par hasard monsieur Guy Brice Parfait Kolélas, son partenaire au sein de cette opposition nommée, venait à se présenter à l’élection présidentielle de mars 2021, Il eut été raisonnable qu’il fut soutenu par son Chef de l’opposition monsieur Tsaty Mabiala Pascal. À croire que dans cette opposition de circonstance monsieur Tsaty Mabiala était le cheval de Troie de monsieur Sassou-Nguesso et avait un agenda caché avec pour but de dynamiter de l’intérieur l’opposition à l’approche de l’élection présidentielle. Un coup de maître pour mettre échec et mat les velléités de cette opposition de faire acte de candidature à l’élection présidentielle. Salut l’artiste !  C’est perdue d’avance, car monsieur Sassou-Nguesso n’organise pas une élection pour la perdre, dans une dictature. Monsieur Tsaty Mabiala ayant gouté au lait et au miel veut rempiler avec monsieur Sassou-Nguesso son mentor, en tant que Chef de l’opposition de façade et député de Loudima son fief électoral. Il ne serait pas insensible de prendre la Primature.   Dans sa realpolitik, monsieur Sassou-Nguesso réserve la Primature à un ressortissant du Sud du pays. Ainsi Clément Mouamba l’endormi, le dynamiteur de la BCC (Banque Commerciale du Congo), ancien Ministre des Finances de Pascal Lissouba veut aussi reprendre du service.  Aux aguets l’on note Claudine Munari Mabondzo, ancienne directrice de cabinet de Pascal lissouba, ancienne Députée et Maire de Mouyondzi, ancienne Ministre du Commerce et des approvisionnements de Sassou-Nguesso, Présidente du MUST (Mouvement pour l’unité, la solidarité et le travail) qui lorgne aussi du côté de la primature. Elle a quitté la plateforme de la Fédération de l’opposition Congolaise (FOC) sans un bilan notable, un vide sidéral, en dehors des quelques communiqués de presse sans importance signés çà et là. Elle se verrait bien Première ministre dans un gouvernement d’union et de réconciliation nationale après l’élection présidentielle gagnée par monsieur Sassou-Nguesso faute de combattant. Tout ceci pour donner l’impression que le Congo-Brazzaville est une démocratie.   Ainsi voilà les trois candidats à la Primature qui font la danse du ventre à monsieur Sassou-Nguesso.  À l’attention de monsieur Sassou-Nguesso : « La différence entre l’homme politique et l’homme d’État est la suivante : le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération. » dixit James Freeman Clarke.   Dans sa noblesse impériale, monsieur Sassou-Nguesso réserve la Présidence de l’Assemblée nationale aux ressortissants du Pool acquis à sa cause, afin que ces derniers ne bronchent pas lorsqu’il commet ses exactions sur les populations du Pool, un département meurtri après tant d’années de massacres, de souffrance et d’humiliation.  Tsaty Mabiala est cynique en politique car seuls ses intérêts comptent. Le rôle d’une opposition est de s’opposer, de gouverner et non de jouer les supplétifs de monsieur Sassou-Nguesso. Il est aussi rompu aux manœuvres politiciennes, de duplicité, de traîtrise et donc d’infidélité vis-à-vis de ses alliances apparentes formées avec les autres partis.  Nous l’avons toujours écrit que Tsaty Mabiala n’était qu’un figurant en tant que Chef de l’opposition officielle. Il n’a jamais fait aboutir ou amender ne fusse qu’une loi à l’Assemblée nationale. Les sujets brûlants tels que les malversations financières du clan de l’Empereur n’ont jamais eu de sa part une forte indignation sinon qu’un haussement d’épaules. Il nous répondra que lorsque l’on mange et que la bouche est pleine, l’on ne parle pas car ce n’est pas poli.  L’UPADS étant devenu un micro parti d’implantation locale aura de la part de monsieur Sassou-Nguesso un certain nombre de Députés nommés pour que la fête continue avec des visites nocturnes au Palais de monsieur Sassou-Nguesso. Monsieur Tsaty Mabiala ne veut pas perdre le confort dans lequel l’a installé monsieur Sassou-Nguesso. L’UPADS est devenu le marchepied de monsieur Sassou-Nguesso pour son ascension vers le sommet de l’Everest, en plus porté dans son fauteuil impérial par les membres de l’UPADS associés à ceux du PCT (Parti Congolais du travail) qui peuvent dormir sereinement tant qu’en face il y a un vide absolu.  Sorti du bois, monsieur Mathias Dzon, ancien Ministre des Finances de monsieur Sassou-Nguesso au lendemain de la guerre civile de juin 1997 veut nous faire le coup de la vierge effarouchée. Savait-il qu’un pouvoir ne se prend pas par les armes avec au moins 400 000 morts ? Aujourd’hui hors du système depuis 2002, il joue à Zorro qui viendra libérer les congolaises et les Congolais. La démocratie est une culture et non une étiquette ou une boutonnière que l’on colle sur son blason. Condamner la guerre civile de juin 1997 aurait fait de lui un intellectuel qui éclaire le peuple