Tchad. MAIN TENDUE DE DEBY FILS A SES OPPOSANTS : La stratégie du « blaguer tuer » ?
Le mouton sacrificiel réussira-t-il à réconcilier les Tchadiens ? Telle est la question que l’on ne peut s’empêcher de se poser d’autant que le président de la transition, Mahamat Idriss Déby, dans son adresse à la Nation à l’occasion de la fête de la Tabaski, a tendu la main à ses contempteurs. En effet, non seulement il dit leur avoir pardonné, mais aussi il leur demande de rentrer au bercail afin de participer à l’œuvre de reconstruction du Tchad. Morceaux choisis : « Je pardonne à tous ceux qui sont impliqués, condamnés ou non, ayant commis des dégâts lors de l’insurrection du 20 octobre 2022. J’invite ceux d’entre eux qui ont fui le pays, à regagner la mère-patrie et participer à la construction de la Nation », a laissé entendre Déby fils qui promet une « transition inclusive jusqu’à son terme ». L’opposition saisira-t-elle la main tendue du locataire du Palais de rose ? Pas si sûr, d’autant que l’un des exilés et non des moindres… Lire la suite sur Lepays
De nouvelles manifestations annoncées au Sénégal
Les opposants au président Macky Sall et des défenseurs des droits dénoncent un recul des libertés à l’approche de l’élection présidentielle de février 2024. Arrestations de journalistes, interdiction de manifestations et des accusations d’instrumentalisation de la justice : entre les acteurs politiques, la tension monte chaque jour au Sénégal, depuis bientôt deux ans. Ces Dakarois se disent ainsi sceptiques sur l’avenir. Mané, habitant de Dakar, craint que la situation ne continue de se dégrader : ‘’Ça va être difficile parce qu’il y a beaucoup de manipulations et de mauvaise foi ». Mame Maty Kane, étudiante à Dakar, reconnaît ne pas être « très politique » mais elle aussi note « la tension dans le pays » et déclare : « je me dis simplement que si on ne fait pas attention, la situation risque de dégénérer. » Arrestations préventives Pour Souleymane Gueye, membre du Front pour une révolution anti-impérialiste populaire et panafricaine, une organisation politique opposée au président Macky Sall, les sources de ces tensions sont multiples mais elles ont un dénominateur commun : la volonté supposée de l’actuel président d’être candidat pour un troisième mandat présidentiel en 2024… Lire la suite sur Dw
RDC. Sérieux avertissement pour les opposants aux élections de 2023 à venir

TRIBUNE. La sagesse bantoue en général et teltela en particulier, enseigne que Nyama ena djonga ko aka ote. En français , il n’y a que la bête qui s’engage et met la tête dans le piège lui tendu. En lingala, tiya mutu bakata. Voilà ce qui attend l’opposition; le pouvoir actuel est déterminé à reproduire le style d’organisation électorale de J. Kabila. Si nous mettons entre parenthèse, ce qu’un membre du gouvernement actuel a fait à Masamanimba, l’accident qui s’est produit à Tshikapa atteste la volonté délibérée de l’Union Sacrée de gagner les élections avant le vote. Comment expliquer que l’on trouve dans la Jeep accidentée, des kits complets et 40 000 cartes vierges? Certes, la CENI s’est plainte hier mais si vraiment ses services de logistique fonctionnent , elle se serait rendue compte des disparitions des matériels et le dénoncer avant tout le monde, devant l’opinion publique et le parquet. Larmes de crocodile, elle fait semblant d’en souffrir. A la vraie opposition, d’en tirer toutes les conséquences. Si elle tient à s’engager dans le processus en cours, qu’elle obtienne tout ce qui peut crédibiliser ces élections : machines de qualité ou vote entièrement manuel, nettoyage systématique du fichier, révisitation du serveur, proclamation des résultats bureau par bureau, dépouillement en présence de tous les témoins, révision de la composition de la plénière de la CENI et le départ de Kadima etc. Comme la majorité ne fera pas de concessions, la seule voie qui lui ( opposition ) reste, c’est de se proclamer vaincue avant le vote. Comme ça, on va épargner les finances publiques au lieu de mascarade. Il vaut mieux laisser à la majorité d’aller seule aux élections que faire semblant d’organiser un scrutin pluraliste. Je doute fort que le cas de Tshikapa soit isolé ! On a vu avec J Kabila, des personnalités proclamées élues sans être candidates. On a également vu les machines électroniques électorales organiser les fraudes à partir des domiciles . Le fatshisme égale kabilisme ou mieux Fatshi est kabiliste. Professeur Lohata Tambwe Okitokosa Paul-René