Une femme agent pénitentiaire du Burkina Faso déployée au sein de la MINUSCA est récompensée pour son rôle de pionnière

Une femme agent pénitentiaire du Burkina Faso déployée au sein de la MINUSCA est récompensée pour son rôle de pionnière

Les Nations Unies ont décerné mardi le premier ‘Prix de la Pionnière des Nations Unies pour les femmes agents judiciaires et agents pénitentiaires’ à Téné Maïmouna Zoungrana, du Burkina Faso, lors d’une cérémonie au siège des Nations Unies à New York. Le Chef de cabinet du Secrétaire général, Courtenay Rattray, a remis le prix à Mme Zoungrana au nom du chef de l’ONU, en présence du Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de paix, Jean-Pierre Lacroix, et de la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Sima Sami Bahous. Téné Maïmouna Zoungrana, qui a été déployée pour la première fois au sein de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) entre 2014 et 2017 et plus tard en 2020, soutient l’une des tâches les plus difficiles de la mission – la démilitarisation du système pénitentiaire de la République centrafricaine (RCA). Elle dirige et coordonne également les activités d’intervention rapide et de contrôle des émeutes à la prison centrale entièrement masculine de Ngaragba, dans la capitale Bangui, la prison la plus grande et la plus instable de RCA avec une population de détenus classés à haut risque. Grâce à sa vaste expertise technique en intervention de crise, Mme Zoungrana a encadré des collègues des Nations Unies et du personnel pénitentiaire national et a créé une équipe d’intervention rapide composée uniquement de femmes. « La sécurité des prisons a longtemps été caractérisée par des stéréotypes qui ont entravé le développement des administratrices de prison. Je suis très heureuse qu’aujourd’hui des opportunités soient données aux femmes de travailler dans les prisons, et d’exercer tous les rôles sans distinction, et j’ai le sentiment d’avoir des responsabilités », a déclaré Téné Maïmouna Zoungrana. Réduction du nombre d’évasions Parmi ses réalisations, elle a intégré la formation à l’intervention rapide dans les procédures nationales du programme pénitentiaire et a contribué à améliorer l’efficacité et la responsabilité des établissements pénitentiaires centrafricains, entraînant une réduction significative du nombre d’évasions. « Les agents pénitentiaires des Nations Unies, comme Mme Zoungrana, travaillent main dans la main avec le personnel pénitentiaire national pour assurer la sécurité publique. Les agents pénitentiaires effectuent ce travail dans des circonstances difficiles », a expliqué Jean-Pierre Lacroix. « Nous sommes confrontés à des menaces mondiales croisées visant la paix, la justice et l’égalité des sexes et à un recul croissant qui menace des années de progrès, il est plus crucial que jamais que l’ONU reflète ses valeurs fondamentales d’équité et d’égalité. Cela commence par veiller à ce que davantage de femmes aient accès à des rôles de leadership et de prise de décision », a déclaré pour sa part Sima Sami Bahous. Le Prix de la Pionnière des Nations Unies a été créé en 2022 par le Service judiciaire et pénitentiaire du Bureau de l’Etat de droit et des institutions de sécurité, qui fait partie du Département des opérations de paix des Nations Unies. Il vise à mettre en avant de remarquables femmes agents de justice et agents pénitentiaires qui ont franchi les barrières du genre dans des contextes difficiles et dangereux et ont prouvé que les femmes sont un élément crucial du mandat de chaque opération de paix pour créer une paix durable.

Brouille entre la Minusca et le gouvernement centrafricain

Des échanges de tirs ont eu lieu aux alentours de la résidence du président centrafricain lundi (01.11.2021) en début d’après-midi. On compte des blessés parmi le contingent égyptien de la Minusca. Les tirs de la garde présidentielle ont blessé une dizaine de policiers du contingent égyptien de la Minusca, situé à quelques dizaines de mètres de la résidence présidentielle. Une agression condamnée par la Minusca alors que le gouvernement centrafricain réclame des explications de la part des Nations unies. C’est à un épisode inédit et dangereux auquel les voisins de la résidence présidentielle ont assisté lundi. Mais cet incident n’est pas le premier dans la coopération difficile entre l’armée centrafricaine et la Minusca. Mais sa gravité met en lumière une irritation grandissante… Lire la suite sur DW

Déclaration du Conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine

Déclaration du Conseil de sécurité sur la situation en République centrafricaine

Les membres du Conseil de sécurité ont félicité les électeurs de la République centrafricaine de leur détermination à exercer leur droit de vote lors des élections du 27 décembre 2020, malgré les intimidations et les violences observées dans certaines parties du pays. Ils ont pris note de la décision de la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine relative à l’examen des différends électoraux et à la proclamation des résultats définitifs de l’élection présidentielle. Ils ont demandé à toutes les parties prenantes de respecter la décision de la Cour et de réaffirmer leur engagement en faveur de la consolidation de la démocratie et de l’état de droit en République centrafricaine. Ils ont pris note du discours adressé à l’opposition par le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, engagé le Gouvernement centrafricain et tous les acteurs politiques à participer au dialogue de façon effective et réaffirmé le rôle que la MINUSCA pouvait jouer à cet égard en menant des missions de bons offices. Les membres du Conseil ont condamné dans les termes les plus vigoureux les violations de l’Accord de paix ainsi que les violences perpétrées par certains groupes armés avec l’appui de l’ancien Président, François Bozizé, dans le but d’entraver le processus électoral. Ils ont rappelé que les personnes et entités participant ou fournissant un appui à des actes qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité de la République centrafricaine, notamment des actes qui menacent ou entravent l’entreprise de stabilisation et réconciliation, ou qui alimentent la violence, pouvaient être visées par le régime de sanctions du Conseil de sécurité. Ils ont également condamné les discours de haine et les incitations à la violence alimentés par les campagnes de désinformation. Ils ont exhorté toutes les parties signataires à honorer pleinement leurs engagements et à prendre la voie du dialogue et de la paix.  Ils ont souligné qu’il était impératif de mettre fin de toute urgence à l’impunité en République centrafricaine et de traduire en justice les auteurs de violations du droit international humanitaire et d’atteintes aux droits humains et de violations de ces droits. Ils ont également encouragé les autorités nationales à poursuivre leurs efforts pour rendre opérationnelle la Commission vérité, justice, réparation et réconciliation. Les membres du Conseil ont pris note de la demande faite par les autorités centrafricaines de lever l’embargo sur les armes.  Ils ont redit qu’ils étaient prêts à revoir les mesures d’embargo sur les armes, notamment leur suspension ou leur levée progressive, à la lumière des progrès accomplis par rapport aux principaux critères établis par le Conseil de sécurité.  Ils ont insisté sur la nécessité pour les autorités centrafricaines de veiller à la protection physique, au contrôle, à la gestion, à la traçabilité et à la redevabilité des armes, des munitions et du matériel militaire qui leur avaient été transférés. Les membres du Conseil ont condamné dans les termes les plus énergiques toutes les attaques perpétrées contre des acteurs humanitaires.  Ils ont engagé toutes les parties à respecter les obligations que leur imposait le droit international humanitaire et à garantir l’accès humanitaire. Les membres du Conseil ont fermement condamné les attaques qui se poursuivaient contre la MINUSCA et réaffirmé que les attaques visant les Casques bleus pouvaient constituer des crimes de guerre.  Ils ont exprimé de nouveau leurs condoléances pour les soldats de la paix tués.  Ils ont redit leur soutien aux efforts déployés par le Représentant spécial du Secrétaire général, M. Ndiaye, et par la MINUSCA pour mettre en œuvre le mandat de la Mission grâce à une posture proactive et robuste, tout en rappelant qu’il importait que la Mission dispose des moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat et assurer la sûreté et la sécurité des soldats de la paix des Nations Unies, conformément à la résolution 2552 (2020) du Conseil. Ils ont salué l’appui apporté par les autres partenaires internationaux et régionaux de la République centrafricaine et encouragé la coordination du soutien international à la République centrafricaine. Les membres du Conseil de sécurité ont souligné le rôle important joué par les garants et les facilitateurs de l’Accord de paix, notamment l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et les États voisins. Ils ont appelé de leurs vœux la mobilisation continue de la sous-région et se sont félicités des initiatives régionales visant à renforcer le dialogue, à apaiser les tensions et à rechercher des solutions politiques concertées à cette crise.

RCA: la Minusca se dit déterminée face aux multiples attaques des rebelles de la CPC

RCA: la Minusca se dit déterminée face aux multiples attaques des rebelles de la CPC

Face à la dégradation de la situation sécuritaire en République centrafricaine, la Minusca et les Forces armées centrafricaines réitèrent leur engagement à sécuriser le pays. Déclaration faite par la Mission onusienne en Centrafrique le 10 janvier 2021 suite aux attaques des villes de Bouar et Grimari par les rebelles de la Coalition des groupes armés (CPC) Même si la situation sécuritaire reste tendue à Bouar dans la Nana-Mambéré, reconnait la Minusca, elle rassure cependant qu’elle restera aux côtés des Forces armées centrafricaines (FACA) pour mettre hors d’état de nuire la coalition des groupes armés. La mission onusienne réaffirme également cette position à Grimari dans la Ouaka et attire l’attention des groupes armés en les tenant responsables de la situation humanitaire qui se dégrade à l’intérieur du pays. « A Bouar les casques bleus de la Minusca en appui aux FACA, ont repoussé les combattants Antibalaka et du 3R lors de violents combats. A Grimari, les efforts Minusca-FACA ont également empêché la progression des combattants de groupes armés alliés. La Minusca souligne que les groupes armés concernés ainsi que leurs alliés seront tenus responsables du drame humanitaire que leurs attaques ont provoqué à Bouar en tentant de bloquer les routes d’approvisionnement » a affirmé Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca. La mission onusienne en Centrafrique se dit engagée à poursuivre ses efforts dans le cadre de la protection des populations civiles et la sécurisation du processus électoral en cours. Par ailleurs, elle dénonce toute campagne de désinformation à son égard. « La Minusca reste résolument engagée à poursuivre l’exécution de son mandat de protection de la population civile ainsi que la sécurisation du processus électoral et dénonce également la campagne de désinformation sur la contribution de la mission face à la menace des groupes armés » a renchéri le porte-parole. Cette déclaration intervient au moment où certaines villes du pays, théâtre il y a quelques semaines de violents combats, retrouvent progressivement le calme. Cependant, les centrafricains sont dans l’attente de la validation des résultats définitifs de l’élection présidentielle par la Cour constitutionnelle le 19 janvier 2021.

Déclaration du porte-parole du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République Centrafricaine et chef de la MINUSCA

Déclaration du porte-parole du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République Centrafricaine et chef de la MINUSCA

La MINUSCA et les Forces armées centrafricaines (FACA) poursuivent leurs actions concertées sur différents fronts pour assurer la protection des populations civiles dans les régions actuellement affectées par les attaques délibérées et coordonnées et des éléments des groupes armés alliés – anti-Balaka, UPC, 3R, MPC et FPRC – contre les populations civiles, les autorités publiques, les forces de défense et de sécurité et la MINUSCA. Ce samedi 9 janvier, les deux forces ont mis en échec des attaques à Bouar et Grimari et restent en alerte. A Bouar, les casques bleus de la MINUSCA, en appui aux FACA, ont repoussé les combattants anti-Balaka et du 3R, lors de violents combats survenus samedi. La Force de la MINUSCA a notamment déployé des moyens aériens. La situation restait tendue dans la ville ce dimanche où près de 4000 personnes, sous contrainte et menace imminentes des groupes armés alliés, se sont réfugiées à la cathédrale. La Police de la MINUSCA assure la protection des personnes déplacée internes dans la ville. A Grimari, les efforts MINUSCA-FACA ont également empêché la progression des combattants des groupes armés alliés lors d’affrontements survenus samedi. Cependant, des échanges de tirs ont eu lieu dimanche entre les FACA et des éléments armés sur l’axe Grimari-Kouango. La MINUSCA souligne que les groupes armés concernés et leurs alliés seront tenus responsables du drame humanitaire que leurs attaques ont provoqué à Bouar et dans toutes les zones ciblées y compris les manœuvres entreprises pour priver les populations civiles de moyens indispensables à leur survie en tentant de bloquer les routes d’approvisionnement. La Mission rappelle également leur responsabilité dans la mort de civils, de membres des forces de défense et de sécurité ainsi que de soldats de la paix. La Mission souligne que les attaques contre les casques bleus peuvent être considérés comme des crimes de guerre et poursuivis en justice. La MINUSCA reste résolument engagée à poursuivre l’exécution de son mandat de protection de la population civile ainsi que la sécurisation du processus électoral, en appui aux forces de défense et de sécurité centrafricaines dans le contexte de la Restauration de l’Autorité de l’Etat. Elle rappelle la déclaration du Secrétaire général des Nations unies, à travers son porte-parole, en date du 19 décembre 2020, condamnant l’escalade de la violence et appelant “tous les acteurs à cesser toute hostilité de manière urgente”.  La MINUSCA dénonce également la campagne de désinformation sur la contribution de la Mission aux efforts de sécurisation et protection face à la menace des groupes armés alliés, au moment où la communauté internationale tout entière est plus que jamais aux côtés du peuple centrafricain. Elle rappelle l’engagement de la sous-région et la déclaration des hauts responsables de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), des Nations Unies et de l’Union européenne, le 4 janvier, réaffirmant “leur solidarité et leur soutien continus au peuple centrafricain dans ses efforts de consolidation de la paix et de la démocratie, ainsi que de stabilisation, de réconciliation et de développement durables, en étroite collaboration avec les autres partenaires de la République Centrafricaine”. Communiqué – Minusca

Centrafrique: lancement officiel de la campagne de sensibilisation « AGIR pour protéger les enfants affectés par les conflits ».

Centrafrique: lancement officiel de la campagne de sensibilisation « AGIR pour protéger les enfants affectés par les conflits ».

La base logistique de la MINUSCA à Bangui a servi de cadre, le jeudi 2 mai 2019, pour le lancement officiel de la campagne de sensibilisation « AGIR pour protéger les enfants affectés par les conflits ». Initiée par la Représentante spéciale du Secrétaire général des Nations Unies pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, en visite de quelques jours en RCA, cette campagne vise à optimiser la collaboration entre acteurs locaux et internationaux, afin de mettre fin mais aussi prévenir les violations graves des droits des enfants. Le lancement de la présente campagne, qui coïncide avec le 30ème anniversaire de la convention des Droits de l’enfant, s’inscrit dans le cadre d’une campagne mondiale lancée le 2 avril 2019 par le Bureau de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés. A Bangui, il a vu la présence des principaux partenaires de la RCA sur cette question, dont des membres du Gouvernement, des représentants du Corps diplomatique et d’organisations internationales et non-gouvernementales, outre ceux du système de l’ONU. Précisant les principaux objectifs de la campagne, la Représentante spéciale Virginia Gamba fait valoir qu’il est « un appel à renouveler notre engagement collectif afin de mieux protéger les garçons et les filles dans des situations de conflit armé ». C’est aussiun appel à renforcer la sensibilisationpour mettre fin aux six violations graves des droits de l’enfant «qui constitue le cœur de mon mandat », ajoute-t-elle. Au nom du gouvernement, la ministre centrafricaine en charge de la Protection de l’Enfant, Aline Gisèle Pana, a, de son coté, annoncé les actions à venir en faveur des enfants de Centrafrique. « Je peux vous assurer que le code de protection de l’enfant sera adopté cette année, et que cette question de victimisation des enfants dans les conflits, pour faire en sorte qu’il ne soient pas des criminels mais des victimes, sera prise en compte dans ce code pour pouvoir contribuer à une réinsertion réelle de ces enfants », promet-elle. Le gouvernement vient, en outre, de s’engager pour la nomination d’un point focal en charge du DDR-enfant, dans le cadre de la mise en œuvre du programme national DDRR. Pour sa part, la Représentante de l’UNICEF, ChristineMuhigana, a rappelé les progrès accomplis sur la question, notamment dans le cadre de la mise en œuvre du programme DDRR. En effet, 2807 enfants ont été libérés des mains de groupes armés en 2015, 10519 après le Forum de Bangui et 554 (dont 27% de filles) depuis le lancement du programme DDR en décembre 2018. A l’agenda de la Représentante spéciale en RCA figurent des rencontres avec des membres du gouvernement, la communauté diplomatique, des partenaires des Nations Unies et de la société civile, ainsi qu’une visite de terrain, pour évaluer l’impact du conflit sur les enfants et promouvoir le renforcement des mécanismes de protection de l’enfance dans le cadre de la mise en œuvre de l’accord de paix. Il convient de rappeler que les violations graves des droits de l’enfant qui nécessitent une attention particulière lors des conflits armés sont au nombre de six : meurtres et mutilations d’enfants ; recrutement et exploitation d’enfants par les forces et les groupes armés ; attaques contre les écoles et les hôpitaux ; viols et autres violences sexuelles sur les enfants ; enlèvements d’enfants ; et refus de laisser les enfants accéder à l’aide humanitaire. Avec CP ( MINUSCA )

Le Président centrafricain promet de ne ménager aucun effort pour réconcilier et reconstruire son pays

Le Président centrafricain promet de ne ménager aucun effort pour réconcilier et reconstruire son pays

Le Président de la République centrafricaine, Faustin-Archange Touadéra, a déclaré mercredi à la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies que son gouvernement et le peuple centrafricains étaient résolument engagés sur la voie de la consolidation du processus démocratique et de relèvement économique du pays. « Face aux nombreuses épreuves qui jonchent notre histoire, nous saurons être patients mais déterminés dans l’action, vigilants et conscients de l’ampleur de la tâche qui reste à faire », a-t-il ajouté dans un discours devant les autres Etats membres. M. Touadéra a promis de ne ménager aucun effort pour créer les conditions de la réconciliation et de la reconstruction de son pays, où est déployée une Mission de la paix des Nations Unies (MINUSCA) depuis plusieurs années. Il a expliqué que son gouvernement s’efforçait de restaurer l’autorité de l’Etat en poursuivant le déploiement progressif de l’administration et des services de l’Etat dans les provinces ainsi que le rétablissement des services sociaux de base. Il a déploré la persistance d’événements tragiques et douloureux « perpétrés par les ennemis de la paix », qui « alimentent les violences qui ensanglantent, depuis le début de l’année 2018, aussi bien dans la capitale qu’à l’intérieur du pays, avec une augmentation des cas de violation des droits de l’homme et du droit international humanitaire ». Le Président centrafricain a ajouté que, malgré ces défis, son gouvernement avait maintenu l’élan des réformes dans les secteurs de la sécurité et de la défense. Il s’est réjoui de l’engagement pris par l’Union européenne et des partenaires bilatéraux pour soutenir la formation et la montée en puissances des forces de défense et de sécurité. « Notre ambition, c’est de les voir véritablement opérationnelles et contribuer, aux côtés de la MINUSCA, à l’immense effort de stabilisation et de retour à une paix durable en République centrafricaine », a-t-il dit. Pour gagner ce pari, il a toutefois jugé nécessaire la levée totale de l’embargo sur les armes qui pèse encore sur l’armée nationale. M. Touadéra a enfin exprimé toute la gratitude du peuple centrafricain à l’ensemble de la communauté internationale, « pour tous les sacrifices consentis afin de ramener la paix dans mon pays ». Il a souhaité que la communauté internationale reste mobilisée aux côtés du peuple centrafricain pour travailler au relèvement du pays. ONU

Centrafrique: la MINUSCA condamne fermement l’attaque contre un de ses convois dans le sud du pays

Centrafrique: la MINUSCA condamne fermement l’attaque contre un de ses convois dans le sud du pays

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a vivement condamné l’attaque contre l’un de ses convois, intervenue vendredi dernier à 10 km du village de Gambo, sur l’axe Pombolo-Gambo, dans la préfecture du Mbomou. Lors de cette attaque, qui aurait été perpétuée par des présumés anti-Balaka bien renseignés et préparés à commettre leur forfait, deux casques bleus égyptiens ont été blessés. Dans un communiqué, la Mission onusienne explique que « les casques bleus de la MINUSCA escortaient un convoi logistique de la Mission lorsqu’ils ont été pris pour cible par un nombre indéterminé d’anti-Balaka. Les soldats de la paix ont riposté et les assaillants se sont enfouis ». La Mission, qui annonce avoir ouvert une enquête, rappelle de même source que « toute atteinte à la vie d’un soldat de la paix peut être considérée comme un crime de guerre et passible de poursuites par la justice nationale ou internationale ». La MINUSCA, qui va déployer des missions à Gambo et à Pombolo pour analyser la situation sécuritaire et identifier les besoins en matière de protection des populations civiles, rappelle que le 17 juillet dernier, trois casques bleus avaient déjà été blessés alors qu’ils repoussaient une attaque contre le village de Pombolo par d’éléments anti-Balaka. Mais si ces assaillants avaient été neutralisés, le communiqué rappelle aussi que « les anti-Balaka de la région avaient publiquement menacé les casques bleus de la MINUSCA après l’intervention de ces derniers dans cette opération de protection des populations ». Adrien Thyg