Congo/Littérature : « Vestiges », le nouvel opus de Lewa-Let Mandah

Congo/Littérature : « Vestiges », le nouvel opus de Lewa-Let Mandah

L’écrivain congolais, Yvon Wilfride Lewa-Let Mandah vient d’enrichir la bibliothèque congolaise avec le nouveau titre de son recueil de poèmes, « Vestiges », paru aux éditions LMI à Pointe-Noire. Ce nouveau titre est dans les kiosques depuis quelques jours. La quatrième de couverture de ce recueil relate que, « quand gracié par le Ciel, l’on retourne chez soi après la débandade orchestrée par un cyclone, un tsunami, une guerre ou un quelconque naufrage, l’on est déboussolé. Tel a été meurtri le poète à son retour à Dolisie devant sa maison familiale, lézardée. C’était un laps d’années, au lendemain des turpitudes ayant endeuillé et délabré son Congo natal. « Vestiges » est un recueil de poèmes de 85 pages. La couverture présente à ses lecteurs, la très célèbre troisième ville du Congo. La grande Dolisie. Trois noms ouvrent ce livre, à savoir, Cheik Anta Diop, Théophile Obenga et l’auteur lui-même. Il dédie ce livre à sa mère, Elisabeth Mambou Mboungou, à ses chers frères et sœurs, Christian, Didier, Clarisse, Nkoko, Miguel, Mimie, Carole, Chanelle, Kevin et Brunel et tous ceux qui continuent à larmoyer au sujet de leur patrimoine. Dans son avant-propos, il lance une espèce de cri de détresse et arguant que, « de Brazzaville à Pointe-Noire en faisant escale à Dolisie, le scrute avec les mots les maux qui défigurent les principales villes de mon pays en ayant une œillade à d’autres contrées de la planète. En même temps, je sculpte avec mon pinceau un avenir radieux. Puis j’aiguise l’intérêt de mes contemporains mais aussi de la postérité à aller peupler Nament, la cité idoine ». La première partie intitulée, Vestiges I, contient des titres comme Décombres ; la tombe de grand-père ; ma mère disait ; Cordon ombilical ; Ce qui reste de Dolisie ; Chemin de fer, sentier de l’enfer ; Brazzaville a changé sa vue ; 10 juin ; Notre maison ; Paradis perdu ; Plus rien le même ; Si mon père m’avait grioté son histoire ; La débandade ; Pour me connaître, Edifice religieux ; Plus jamais ça et A nous revoir à Nament. Ces poèmes sont appuyés par des photos. La seconde partie, Prémices, contient seize poèmes et deux pages de photos alors que la troisième, Vestiges II, est porteuse de quinze poèmes avec six photos. Cet opus est le quinzième ouvrage de Lewa-Let Mandah qui vient de commémorer le quart du siècle de sa carrière littéraire et artistique. Il est récipiendaire de plusieurs distinctions dont le prix International de poésie Tchicaya U Tam’Si, Prix Pikunda de meilleur écrivain du théâtre, Grand prix du Forum des Musiciens, Artistes et Ecrivains du Congo Brazzaville. Par ses nombreux voyages, il est ambassadeur culturel de son pays et de l’Afrique. Il est président national du centre de la république du Congo de l’institut international du théâtre, Organisation Mondiale pour les Arts de la scène, partenaire officiel de l’Unesco. Florent Sogni Zaou    

Côte-d’Ivoire/Littérature: Hélène Lobé, nouvelle présidente de l’AECI

Côte-d’Ivoire/Littérature: Hélène Lobé, nouvelle présidente de l’AECI

Hélène Lobé est spécialiste en communication. Elle est Docteur en lettres modernes et enseigne à l’université Félix Houphouet Boigny en Côte d’Ivoire. Elle vient d’être élue Présidente de l’Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire, succédant ainsi à Macaire Etty. PagesAfrik l’a rencontrée.    PagesAfrik : Comment réagissez-vous à la confiance dont vous venez de bénéficier de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire ? Hélène Lobé : Merci. Je peux me permettre de dire que je suis d’une gratitude immense. Ensuite, je promets d’essayer de me hisser à la hauteur de cette confiance.        PA : Attendiez-vous cette élection ou vous est-elle tombée du ciel ? Hélène Lobé : Nul ne peut faire l’unanimité autour de sa personne. Ainsi pourrais-je dire que cette élection m’est tombée du ciel. J’en suit satisfaite. PA : Ecrivaine, oui mais quelles sont vos publications pour être autorisée à occuper la tête de cette association ?  Hélène Lobé : La gestion de cette association ne peut être confiée à une personne qui n’a pas encore publié. Du moins, selon ce que je pense mais, moi. J’ai publié huit fois et c’est vérifiable. Le voile de doux leurre ; Le chien et l’araignée ; Un ange dans le ciel ; Au-delà des tourments ; Le cultivateur et la princesse piment ; Le flamboyant ; D’amour et d’amitié et La femme sans bouche.  PA : Qu’allez-vous faire pour faire redémarrer cette machine enrouée par la Covid 19 pendant deux ans ? Hélène Lobé : Une grande concertation avec et entre les écrivains eux-mêmes. Il en résultera une feuille de route qui nous indiquera les voies à suivre et à parcourir. PA : Par quels axes et qu’entendez-vous faire pour la redynamiser ? Hélène Lobé : Je crois commencer par le rappel des troupes et l’envoi en missions, dans toutes les directions possibles de l’association. Il est certain que l’ambiance est au questionnement, au doute et à l’espoir. Je pense qu’un partenariat AECI-Ecrivains devrait faire prendre conscience aux écrivains et les amener à comprendre que leur implication garantit la bonne marche de la maison.    PA : Depuis quand êtes-vous membre de l’AECI ? Hélène Lobé : Je pense que je ne me trompe pas si j’affirmais que je suis membre de l’AECI depuis une dizaine d’années. PA : Des perspectives ? Hélène Lobé : En effet mais je dirais que je vais me battre pour faire de l’AECI une structure dynamique dont sera fière chaque écrivain. Je crois que nous le pouvons ensemble. Propos recueillis par Florent Sogni Zaou

Congo/Littérature : « Mwana Okwèmet, le fétiche et le destin », signature de François Ondai Akiera

Congo/Littérature : « Mwana Okwèmet, le fétiche et le destin », signature de François Ondai Akiera

LIVRES. « Mwana Okwèmet, le fétiche et le destin » est le titre du roman de 160 pages mis sur le marché en avril 2022 par les éditions « Les Lettres mouchetées » par le journaliste et essayiste François Ondai Akiera. Dans ces 160 pages de cette œuvre, François Ondai Akiera qui en est l’auteur raconte l’histoire de son pays, le Congo, à travers le destin de son personnage Mwana Okwèmet, qui vit le 20ème siècle sous la protection du fétiche Okwèmet. Cette histoire présente l’effondrement de la société Mbochi, le joug de la colonisation avec les travaux forcés, les milices cerbères et le goulag Congo-Océan. Cette histoire qu’il place à Bèlet, dans le pays de l’Alima, explique le problème de Lembo’o qui donne le jour à une fille qui atteint l’âge de cent ans. Dans la première partie, l’auteur parle des annonces de Guyonnet, d’un complot contre Mwana Okièmet, des prétendants Gbakoyo et Tabba, du Destin de femme et termine par un glossaire de personnages.   Cet enfant naît sous la protection du redoutable fétiche Okwèmet. Avec la naissance de sa fille, Lembo’o espère avoir déjoué le sort de sa maison sans compter sur l’adversité qui vient y jouer son rôle. Mwana Okwèmet traverse le siècle sous le sceau de la prophétie et la protection du fétiche. À travers ce destin se dessinent l’effondrement de la société Mbochi, la colonisation avec les travaux forcés, les miliciens-cerbères et le goulag Congo-Océan. Selon le préfacier Boniface Mongo Mboussa, l’auteur ne tombe jamais dans la caricature. Dans notre histoire littéraire, François Ondaye Akiéra est un jeune auteur, mais vieux lecteur, un vieux lecteur qui a, mieux que quiconque, médité cette sentence de Faulkner : The past is never dead, it’s not even past d’où son beau roman Mwana Okwémet. A travers cette histoire, l’auteur met en scène une région coincée par l’effondrement de la société Mbochi-Bangangoulou et l’affirmation de la colonisation. Le héros d’Ondai Akiera livre un combat désespéré et inégal, avant de mourir héroïquement et devenir un résistant. De ce point de vue, sa défaite est une victoire. Cette victoire s’exprime aussi par le destin de sa fille Mwana Okwemet qui n’est autre que la fille du fétiche, qui réussit à   déjouer tous les obstacles sur son chemin au point de mourir centenaire.  François Ondaï Akiéra est journaliste et essayiste. Il dédie ce titre au poète Jean Blaise Bilombo-Samba et à Emile Ngakama. « Mwana Okwemet, le fétiche et le destin » est le quatrième ouvrage de l’auteur. Florent Sogni Zaou

Brazzaville/Littérature : « Gahi ou l’affaire des autochtones » d’Henri Djombo sur les planches de l’université Marien Ngouabi

Brazzaville/Littérature : « Gahi ou l’affaire des autochtones » d’Henri Djombo sur les planches de l’université Marien Ngouabi

LIVRES. Henri Djombo, auteur congolais, a dédicacé, le 18 juin 2022 à Brazzaville, son dixième roman intitulé, « Gahi ou l’affaire des autochtones ». Ce roman raconte l’histoire amoureuse d’un jeune enseignant bantou et d’une jeune fille autochtone qui commence dans la partie septentrionale de la République du Congo. La jeune femme nommée Gahi, est âgée de 18 ans et est analphabète. Elle vit dans la forêt avec sa communauté. Son prétendant, un enseignant amoureux, s’appelle Niamo. Il est si amoureux qu’il se donne pour tâche essentielle de l’ouvrir au savoir.  Et la jeune fille ne le déçoit pas. Elle se donne à fond et finit sa scolarité qu’elle boucle avec une thèse de doctorat. Les années s’écoulant, Gahi et Niamo travaillent pour l’Organisation des Nations unies. Trois intellectuels prennent la parole pour présenter cet ouvrage. C’est le professeur Rony Yala qui ouvre le bal en prêtant ses propos à Henri Djombo qui selon lui, parle tant de la campagne que de la ville, sans laisser de côté les problèmes des peuples autochtones. Le Pr Mukala Kadima Nzuzi, se livre à son tour à cet exercice intellectuel en invitant chacun à trouver des réponses à un certain nombre de questions. Il dénonce le fléau des préjugés et de la discrimination auxquels pense l’auteur dans ce roman. Mais des personnes n’encouragent pas la vie de ce couple. Ce mariage inacceptable pour les bantous qui pensent qu’il ne devrait avoir lieu. Pour les autochtones, c’est purement un acte de trahison.   Henri Djombo estime que son roman ne montre que le besoin de cohabitation entre les bantous et les autochtones.   Florent Sogni Zaou

Brazzaville/Littérature : « Précis de sous-traitance au Congo » et « Code des hydrocarbures du Congo », présentés au public

Brazzaville/Littérature : « Précis de sous-traitance au Congo » et « Code des hydrocarbures du Congo », présentés au public

LIVRES. Roland Bembelly et Anicet Cyriaque Nassy Pratt ont procédé, le 23 juin 2022 à Brazzaville, à la présentation de leurs livres intitulés, « Précis de sous-traitance au Congo » portant la signature des deux et publiés en septembre 2020 aux éditions Edilivre et « Le Code des hydrocarbures du Congo » écrit par Roland Bembelly et publié en mai 2019 aux éditions Publibook.   Pour Nassy Pratt, « Précis de sous-traitance au Congo » ne traite pas exclusivement de la sous-traitance au Congo. Il analyse de manière générale les deux cadres juridiques ainsi que l’agrément et ses traitances dans le secteur pétrolier.      Les deux ouvrages comptent respectivement 116 pages pour le premier pendant que le second est porté par 362 pages. Le premier est sous- titré, Nouvelle réglementation de la sous-traitance pétrolière, compte deux parties. La première, « Le cadre juridique de la sous-traitance au Congo » et la seconde, « La sous-traitance du secteur pétrolier à l’épreuve des décrets pris en application de la loi n°28-2016 du 12 octobre 2016 portant code des hydrocarbures ». Ce titre réunit l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires relatives à la sous-traitance au Congo. Ce précis réunit l’ensemble des dispositions législatives et réglementaires relatives à la sous-traitance au Congo. La loi du 1er février 2000 fixant les conditions d’exercice de la sous-traitance et les décrets du 7 août 2000 ont jeté les bases juridiques de la sous-traitance au Congo. Ce précis est, selon les auteurs, après le Code des hydrocarbures issu de la loi n°28-2016 du 12 octobre 2016 et en réaction à la nouvelle réglementation de la sous-traitance dans le secteur pétrolier amont par les quatre décrets du 15 novembre 2019. Les deux auteurs ont bien voulu pour cela, projeter un regard pédagogique sur cette nouvelle réglementation de la sous-traitance pétrolière. Ce regard, ont-ils précisé, transperce la législation générale de la sous-traitance en république du Congo qu’ils ont minutieusement commenté. La réglementation de la sous-traitance dans le secteur pétrolier amont n’a pas échappé à leurs analyses ; les règles du contenu local figurent aussi dans ce précis.   Ce précis est un outil indispensable aux opérateurs économiques, aux professionnels du droit et à tous les acteurs du secteur privé.   Le second ouvrage, « Le code des hydrocarbures au Congo », est un ensemble de notes, de commentaires, de la jurisprudence et des éléments de droit comparé. Il concourt à l’édification du droit des hydrocarbures congolais. L’auteur se livre, par ce livre, à un vrai exercice de droit. Il constitue à juste titre un outil précieux de travail pour les professionnels du droit et de l’administration des sociétés pétrolières. La préface porte la signature de maître Jean René Gomez suivie d’une introduction, d’une introduction générale, de dix titres et trois annexes. Ce livre porte aussi quelques comparaisons avec les pays voisins et africains. Les auteurs ont reconnu que le travail effectué mérite d’être lu tout en espérant qu’il permet de bénéficier des remarques pour l’améliorer. Roland Bembelly est Docteur en Droit (Paris X). Il est avocat au barreau de Pointe-Noire et docteur en droit (université Paris X Nanterre). Il est également diplômé de l’INSEEC en fiscalité et droit des affaires, du Certificat d’aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA, Paris 2000) et enseignant à l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM). Le co-auteur, Anicet Cyriaque Nassy Pratt, est juriste en Droit des affaires obtenu à l’université Bordeaux IV Montesquieu, ancien élève de l’Institut d’études judiciaires (I.E.J) de Limoges en France et consultant au cabinet JUFI Consulting. Il est également consultant-formateur des Instituts. Florent Sogni Zaou

Littérature/Congo-Brazzaville : « Paul Pascal Gassackys, mon père, un être singulier », publié par Ferréol Gassackys

Littérature/Congo-Brazzaville : « Paul Pascal Gassackys, mon père, un être singulier », publié par Ferréol Gassackys

Le romancier et poète congolais, Ferréol Gassackys, a présenté le 11 juin 2022 à Brazzaville, sa publication intitulée « Paul Pascal Gassackys, mon père, un être singulier » publié par les éditions L’Harmattan en France. « Paul Pascal Gassackys, mon père, un être singulier », relate le parcours d’un combattant qui avait comme objectif principal de réussir, de mener une bonne vie et de servir de référent. Il a été un médiateur, un séducteur et surtout un travailleur acharné qui inspire le respect », lit-on sur la quatrième de couverture. L’auteur rend un hommage mérité à son géniteur, dont il découvre 22 ans après son trépas, d’autres facettes qui forge sa réputation.  Le message de Ferréol a été rendu avec force par deux écrivains, à savoir, Obambé Gakosso et Rosin Loemba qui ont marqué avec brio leur présence aux côtés de l’auteur. Pour Lecas Atondi Momondjo, la méritocratie dont a parlé l’auteur, permet aux gens de s’émanciper, déplorant le monde et le fait actuel dans lequel la politique donne l’impression de placer des gens. Il a déploré le fait que les jeunes aujourd’hui ne pensent qu’à la vie facile, ce qui donne une démarche quelque peu louche. Ce livre de 93 pages dit succinctement, selon l’auteur, l’essentiel sur son père. Il a ajouté que son père a vécu une enfance difficile mais avec la ferme intention de réussir. Il remercie son géniteur de lui avoir permis de se sentir digne et fier et aussi de lui avoir inculqué le sens de l’honneur et du service. A la page 11, Ferréol Gassackys reconnait que malgré son départ prématuré, le 7 mai 2000, il le retrouve partout autour de lui et que le roman de sa vie est parlant, émouvant et surtout, enrichissant. Le livre de Ferréol Gassackys s’appuie sur une dizaine de titres comme, « Nait-on chef ou le devient-on ? Tranches d’histoire » ; « De Boundji Saint Benoit » ; « Du bonheur de t’avoir » ; « De ton premier exil » ; « De ton séjour à Brazzaville, capitale de la France libre » ; « De ton retour obligé à Fort Rousset » ; « De ton mentor » ; « Un séducteur » ; « Un homme assidu » ; « Du Paris de tes rêves » ; «  De tes compagnons de jeunesse » ; « De ton retour au bercail » ; « Un Conseiller, homme de l’ombre » ; « Carnets de gosses » ; « Fidélité » et « Symbole d’honneur et de fierté (papa gentil).        Ferréol Gassackys est originaire du Congo-Brazzaville. Il est ministre plénipotentiaire des Affaires étrangères. Homme de culture, il a publié des romans et un recueil de poèmes.    Florent Sogni Zaou

Congo. Littérature : « Rimélodie, la pépite de mon de cœur », présenté au public

Congo. Littérature : « Rimélodie, la pépite de mon de cœur », présenté au public

L’écrivains Pierre Ntsémou a présenté, le 6 avril 2022 à Brazzaville, son nouveau recueil de poèmes intitulé, Rimélodie, la pépite mon cœur, en hommage à sa mère. Sous la modération du jeune Mavi Diabankana, plusieurs invités et une trentaine d’élèves ont entendu résonner la voix du poète, romancier, novelliste et dramaturge Pierre Ntsémou, qui a fait la présentation de son quatrième recueil de poèmes sur la quinzaine de titres sortie de ses entrailles intellectuelles, son nouvel ouvrage, gratifié de la photographie de sa tendre mère sur la première de couverture. L’activité a commencé par la lecture critique de l’écrivain Julien Makaya Ndzoudou avant celle de l’autre écrivain Rosin Loemba que les présents à cette cérémonie ont connu la force de la substance littéraire de ce recueil. Pierre Ntsémou est né le 15 juin 1956 à Mouyondzi. Il a mis le pied à l’étrier littéraire en 2012 avec un recueil de poèmes intitulé, La flûte du cœur. Son roman Diélé, l’homme et la bête suit en 2013. L’homme compte à son actif une quinzaine de titres dans tous les domaines littéraires. Pierre Ntsémou prouve par ce titre tout l’amour qu’il a pour sa mère. L’auteur a confié que ce titre met en évidence la rime et la mélodie pour mieux saluer la mémoire de celle qui a lui donné le jour et a veillé sur lui pour faire de lui, cet homme qu’il est devenu.   Florent Sogni Zaou     

Littérature : « Notus » et « Les verbes de la sève » de Chanterelle Piya

Littérature : « Notus » et « Les verbes de la sève » de Chanterelle Piya

Chanterelle Piya est de nationalité congolaise et exerce comme Magistrat à Brazzaville. Elle est accompagnée par le goût de la littérature et a publié, en 2021 aux éditions du Flamboyant et Communication au Bénin, deux recueils de poèmes intitulés, « Notus » et « Les verbes de la sève ». « Notus » est un recueil de poèmes, symbole de ce vent du midi parfois chaud parfois humide, c’est une alarme qui sonne le glas sur l’ambiguïté des rapports entre les êtres. Si ces vers philosophent sur les races, les astres, les lois, les prisons, les ennemis, le choix, mais, « Notus », c’est aussi ces vers ivres de liberté, de pureté, d’espoir, lit-on sur la quatrième de couverture de ce recueil. L’auteure dit avec force son coup de cœur dans ce poème, toujours sur la quatrième de couverture : « Nous ne sommes pas de cette race/De cette race insatisfaite et rapace/Exhumant le mal de sa carapace/Nous ne sommes pas de cette race/Où la connaissance reste une menace/De l’ignorance interne siégeant en liasse/Nous ne sommes plus de cette race/Dont la rage déracine par la chasse/De tous ceux qui s’obstinent à la casse/Des chaines des prisonniers coriaces/A la nature volontaire de Paul et Silas/qui priassent des indépendances des masses/. C’est sur 114 pages que Chanterelle Piya respire à travers des rêves sur la terre, la race célestes, Nous, Désormais libre, Qui es-tu la vie ? et bien d’autres comme Le pauvre, Le taux de choix et L’univers des rêveurs. Dans ce recueil, l’auteure s’appuie sur des mots-clefs portant sur la terre, le rêve, les astres, les corps libre. Dans le poème, Les rêves sur terre, premier texte du recueil, l’auteure dit avec force ce qui suit : /Pourquoi celui qui pait/Au ciel, mieux il plait/A celui qui rêve sur terre ?/Parce que sur la terre/C’est au conditionnel/Que « lui » forge ces éternels/Rêves/S’il grandit »/Il sera fort/S’il trahit/Il sera mort/S’il triche/Il sera riche/S’il s’enrichit/Il sera chéri/.    « Les verbes de la sève » est le deuxième cri du cœur de Chanterelle Piya publié aux éditions du Flamboyant et Communication en 2021. Il compte 104 pages qui portent 72 poèmes portant le même titre. Verbe. Il y a donc 72 verbes dans ce recueil. Pour elle, « Les verbes de la sève » est un recueil de poèmes dont la trame est la sagesse. Il est un baume régénérant l’esprit de la sève humaine. Par ces verbes, il renseigne et enseigne sur certaines vertus et sur certains vices. Pour ne citer que la paix, la prudence, la force, l’argent, le pouvoir, l’hypocrisie et la paresse. Sur la quatrième de couverture, elle partage un poème doté d’une certaine force poétique. /Il y a des choses qu’on dit/Qu’on ne termine pas/Des choses qu’on termine/Qu’on ne dit pas/Des choses qu’on dit/Qu’on ne voit pas/Des choses qu’on voit/Qu’on ne dit pas. Alors/Toi qui ne peux pas voir/Toi qui peut lire/Toi qui peux lire/Encore faudrait-il/Que tu respires/Tu vas découvrir/Les trésors d’entendre/Dans la patience/De parler dans la méthode/. Dans Verbe 1, la poétesse dit ce qui suit : « On donne pour qui/On reçoit pour quoi/On vit pour qui/On meurt pour quoi/Est-ce la sève d’un arbre/Sans racines ni branches ?/ La sève d’une fille/Sans verbe ni avenir/Les verbes du doute/La sève du manque/Parfois/C’est une vie sans parole/C’est une parole sans écrit/C’est un écrit sans vie/Ls verbes de la sève/.   Florent Sogni Zaou