En dépit du léger recul du taux de chômage à 13,3% au premier trimestre 2025 : La désillusion continue de hanter la jeunesse (Maroc)

En dépit du léger recul du taux de chômage à 13,3% au premier trimestre 2025 : La désillusion continue de hanter la jeunesse (Maroc)

Le taux de chômage a enregistré une légère baisse au titre du premier trimestre 2025. Il est passé de 13,7% à 13,3% au niveau national, annonce le Haut-Commissariat au plan (HCP) soulignant un repli du nombre de chômeurs principalement en milieu urbain. Mais ce qui aurait pu être une bonne nouvelle sur le front de l’emploi ne l’est en réalité que très peu voire pas du tout pour tout le monde puisque le taux de chômage reste particulièrement prégnant chez les jeunes. En hausse de 1,8 point, le taux de chômage parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans passe de 35,9% à 37,7% En effet, malgré cette légère embellie, le taux de chômage « reste plus élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (37,7%), les femmes (19,9%) et les diplômés (19,4%) », indique l’institution publique dans sa note d’information relative  à la situation du marché du travail au premier trimestre de 2025. La grande désillusion se poursuit donc pour cette catégorie sociale qui accueille désormais avec une certaine réserve les différentes politiques et mesures mises en place par l’Exécutif pour endiguer un tant soit peu le chômage. Il est important de noter qu’après le recul de 40.000 chômeurs en milieu urbain et la hausse de 25.000 en milieu rural, le nombre de chômeurs a baissé de 15.000 personnes entre le premier trimestre de l’année 2024 et celui de 2025. D’après les données recueillies par le Haut-Commissariat, le volume du chômage est passé de 1.645.000 à 1.630.000 chômeurs au niveau national, ce qui correspond à une diminution de 1%. En conséquence, le taux de chômage a « régressé de 0,4 point entre les premiers trimestres de 2024 et de 2025, passant de 13,7% à 13,3%, de 17,6% à 16,6% en milieu urbain (-1 point) et de 6,8% à 7,3% en milieu rural (+0,5 point)», note le HCP précisant qu’il a enregistré une baisse de 0,5 point parmi les hommes, passant de 12% à 11,5%, et de 0,2 point parmi les femmes, passant de 20,1% à 19,9%. S’il a augmenté parmi les jeunes, le taux de chômage a, en revanche, enregistré une baisse parmi les autres catégories d’âge. Ainsi que le relève le HCP dans sa note, il a reculé de « 0,8 point parmi les personnes âgées de 25 à 34 ans, de 22% à 21,2%, de 0,5 point parmi celles âgées de 35 à 44 ans, de 8% à 7,5%, et de 0,6 point pour celles âgées de 45 ans et plus, de 4,5% à 3,9% ». Il ressort également des données que le taux de chômage des diplômés a enregistré une baisse de 0,9 point, passant de 20,3% à 19,4%. Il est important de constater que « cette baisse est plus prononcée parmi les détenteurs de diplômes de techniciens et de cadres moyens (-3,9 points et un taux de 24%) et de diplômes de qualification professionnelle (-3,6 points et un taux de 21,9%)», d’après l’institution. Montée du sous-emploi Une amélioration du taux de chômage en trompe-l’œil ? Sans doute ! En effet, à la hausse du chômage chez les jeunes, il faut ajouter celle du sous-emploi dont le volume est passé, durant la même période, de 1.069.000 à 1.254.000 personnes au niveau national, de 571.000 à 662.000 personnes en milieu urbain et de 499.000 à 592.000 en milieu rural. Le HCP en déduit que « le taux de sous-emploi est passé de 10,3% à 11,8% au niveau national, de 9% à 10% en milieu urbain et de 12,5% à 14,8% en milieu rural ». Dans sa note, il ressort, en outre, que le volume de la population active occupée en situation de sous-emploi en termes de nombre d’heures travaillées est passé de 576.000 à 664.000 personnes au niveau national, le taux correspondant s’étant accru de 5,6% à 6,3%. Par ailleurs, poursuit l’institution, « la population active occupée en situation de sous-emploi en termes d’insuffisance du revenu ou d’inadéquation entre formation et emploi exercé est passée de 493.000 à 590.000 personnes au niveau national. Le taux correspondant est passé de 4,8% à 5,6%». Alain Bouithy

Burkina Fasa. 17e édition du SIAO : faire de l’artisanat un facteur de transformation structurelle des économies et de promotion de l’emploi pour la jeunesse

Burkina Fasa. 17e édition du SIAO : faire de l’artisanat un facteur de transformation structurelle des économies et de promotion de l’emploi pour la jeunesse

Le Président du Faso, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé, ce vendredi en fin de matinée, la cérémonie officielle d’ouverture de la 17e édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou (SIAO) placée sous le thème : « Artisanat africain, entrepreneuriat des jeunes et autonomisation ». Dans son discours prononcé par le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat, Serge Gnaniodem PODA, le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a salué « l’importance capitale » du thème qui met en avant le rôle déterminant de l’artisanat dans le développement économique et social de l’Afrique tout en soulignant l’implication et l’engagement de la jeunesse dans ce secteur. Selon le parrain de cette 17e édition du SIAO, le Président de l’Assemblée législative de Transition, Dr Ousmane BOUGOUMA, « l’entreprenariat dans un secteur productif comme celui de l’artisanat peut être un facteur clé de la transformation structurelle de notre économie au regard de son fort potentiel de création d’emplois ». En effet, l’artisanat contribue à plus de 20% dans le Produit intérieur brut (PIB) du continent et emploie 60 millions de personnes majoritairement des jeunes. Pour faire de ce secteur important un atout pour le développement économique et social et pour la lutte contre le chômage, le Président du Faso a mentionné, dans son discours, les mesures fortes prises pour soutenir les acteurs du secteur et booster la consommation des produits de l’artisanat. Il s’agit entre autres, de la labélisation de certains produits artisanaux (le Faso Dan Fani, le Koko Dunda, le chapeau de Saponé, le beurre de karité et le poulet bicyclette), de l’accord-cadre entre le gouvernement et la Chambre des métiers de l’artisanat, de l’instauration des journées dédiées au consommer local et à l’engagement patriotique, du port obligatoire du Faso Dan Fani et du Koko Dunda à l’occasion des cérémonies officielles. Dans cette perspective, le gouvernement a également mis à la disposition des artisans des kits de production et des métiers à tisser, assuré le renforcement des capacités de ces acteurs à travers des formations qualifiantes axées sur les compétences nécessaires pour répondre aux exigences du marché, et construit un centre d’appui à la transformation artisanale du coton. « Ces actions démontrent l’engagement du gouvernement et des acteurs du secteur à faire de l’artisanat un pilier de développement économique », a souligné le Capitaine Ibrahim TRAORE. Quant au parrain, il a rassuré « de mon engagement personnel et celui de la Représentation nationale à soutenir toutes les initiatives et approches tendant à faire de l’artisanat un secteur qui participe à la transformation de notre économie et à notre développement ». Aux côtés du Président de l’ALT, le styliste modéliste François 1er est le parrain artistique de cette 17e édition du SIAO. 30 pays de tous les continents, 4 000 exposants, 150 acheteurs et visiteurs professionnels, 350 journalistes, 355 000 visiteurs grand-public y sont attendus. Le SIAO 2024 est marqué par la présence de délégations de nombreux pays, témoignage « de la confiance et de la solidarité internationale envers le Burkina Faso dans sa quête constante d’indépendance réelle et sa souveraineté », selon le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE. Le Mali et le Niger, membres de la Confédération Alliance des Etats du Sahel (AES) sont les pays invités spéciaux de cette édition du Salon international de l’artisanat de Ouagadougou. Ils sont représentés par des délégations importantes conduites par leur ministre chargé de l’artisanat, symbole de la force des liens fraternels et solidaires qui unissent nos peuples. L’innovation majeure de cette 17e SIAO est le « village AES » qui concentre en un lieu la richesse de la création des artisans de l’espace AES. La coupure symbolique du ruban par le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORE, ouvre une dizaine de jours dédiés à la promotion et à la valorisation de l’artisanat africain dans la capitale burkinabè.

Jeunesse_RDC : Yves Bunkulu a ouvert la première session du Dialogue intergénérationnel sur les Résolutions 2250 et 1325 du Conseil de sécurité jeudi à Kinshasa

Ce jeudi 11 avril 2024, le Ministre de la Jeunesse, Initiation à la Citoyenneté et Cohésion Nationale, Yves Bunkulu Zola a participé à la première session du Dialogue Intergénérationnel axé sur les Résolutions sœurs, organisé par le Secrétariat Technique National de l’implémentation de la Résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur la Jeunesse, la paix et la sécurité en collaboration avec le Secrétariat Technique Permanent de la mise en œuvre de la Résolution 1325 sur la Femme, la paix et la sécurité. Dans son intervention, le Ministre Yves Bunkulu a exprimé sa joie de prendre part à cette dialogue intergénérationnel entre les acteurs de la résolution 2250 de l’ONU sur la paix, jeunesse et sécurité, ainsi que ceux de la résolution 1325 sur la paix, femme et sécurité. Il a fait savoir que ces assises ont été organisées pour reconnaître l’importance cruciale de la participation des jeunes et des femmes dans le processus de consolidation de la paix et de prévention des conflits. Les résolutions 2250 et 1325 de l’ONU soulignent le rôle central que ces deux groupes doivent jouer dans la construction d’un monde plus juste, plus équitable et plus pacifique. Il a relevé que les jeunes et les femmes représentent souvent des segments de la population les plus touchés par les conflits armés, la violence et l’instabilité. Il est donc essentiel a-t-il déclaré de promouvoir un dialogue intergénérationnel inclusif, où les expériences, les perspectives et les idées des jeunes et des femmes sont pleinement prises en compte. « C’est en travaillant ensemble, main dans la main, que nous pourrons construire un avenir meilleur pour tous ». « Les jeunes sont les leaders de demain et les femmes sont les piliers de nos communautés. Leur engagement, leur créativité et leur détermination sont des atouts précieux pour la résolution des conflits et la construction de la paix. Il est temps de leur donner la place qui leur revient et de les soutenir dans leurs actions pour un monde plus sûr et plus inclusif », a soutenu le patron de la jeunesse, le Dr Yves Bunkulu Zola. Pour clore, il a invité à saisir cette occasion unique pour dialoguer, échanger et collaborer en vue de renforcer la participation des jeunes et des femmes dans les processus de paix et de sécurité.

Le pouvoir de ma génération : un webinaire abordant les objectifs de développement durables liées à la jeunesse

Le pouvoir de ma génération : un webinaire abordant les objectifs de développement durables liées à la jeunesse

Le samedi 12 août, à l’occasion de la journée internationale de la jeunesse, l’ONG HWPL et sa filiale IPYG en partenariat avec les délégations de l’Iraq, du Yemen et de la Zambie auprès de l’Unesco, ont organisé une conférence en ligne sur la thématique: le pouvoir de ma génération auquel 180 personnes ont participé. Proclamée en décembre 1999, la journée internationale de la jeunesse a été établie dans le but d’aborder les problématiques liées à la jeunesse et de la positionner au cœur de la résolution de ces dernières. À travers cette thématique, les hôtes souhaitaient mettre l’accent sur le rôle et les actions que peuvent déployer la jeunesse pour l’achèvement de l’Agenda 2030 des Nations unies en se concentrant sur les objectifs 3, 4, 13 et 16 axés sur la santé, l’éducation, le changement climatique et la paix. Plusieurs représentants d’organisations jeunesse, des délégations et commissions nationales pour l’Unesco et jeunes provenant du monde entier ont répondu présents à l’invitation. L’événement s’est ouvert sur un discours de S.E M. Mohammad Jumeh ambassadeur délégué permanent du Yemen auprès de l’Unesco qui a tenu à adresser quelques mots à la jeunesse en disant “cet atelier offre à nos jeunes du monde entier une plate-forme leur permettant de se rencontrer et, surtout, de rencontrer des représentants des gouvernements nationaux et locaux ou des organisations afin de discuter et d’apporter des solutions concrètes qui devraient vous permettre de mieux vous attaquer à certaines des questions les plus difficiles auxquelles vous êtes confrontés et de les transformer en opportunités.» À la suite de ce discours, des intervenants des États-Unis, de l’Allemagne, de la Malaisie et de la France se sont succédé. M. Kit Cumming, co-fondateur de l’organisation Power of Peace Project a mis l’accent sur les problèmes rencontrés par les jeunes. Il a affirmé: “ce qui manque à cette génération, ce sont des rêves. Si un enfant a un rêve plus grand que lui, il a le pouvoir de le tirer. Si un enfant a un rêve, il a quelque chose à protéger. Si nous apprenons aux enfants à protéger leurs rêves, c’est mieux que de leur dire de ne pas faire ceci ou cela. Le plus important est de protéger les jeunes esprits et de leur apprendre ce qu’ils peuvent faire à l’avenir. Ensuite, Mme Ophélie Damachoua, directrice de l’antenne IPYG en France a elle, introduit chaque initiative mise en place par IPYG dans différentes parties du monde dans le but d’exposer la vision globale de la filiale pour la jeunesse et par la jeunesse et la diversité de ses actions. Son discours s’est clôturé avec des mots affirmant que la paix peut devenir une réalité que si les problématiques urgentes comme celles évoquées aujourd’hui sont résolues premièrement. Elle a alors invité chaque citoyen du monde à se joindre à IPYG et HWPL pour participer à la construction d’un monde meilleur et montrer le pouvoir de cette génération. Un temps libre de discussion durant lequel les intervenants s’exprimaient pour féliciter les différentes actions mentionnées a suivi. Le souhait de collaborer à différents niveaux a également étéévoqué à plusieurs reprises. Plusieurs interventions mettaient l’accent sur l’importance de prendre part à un réseau mondial des jeunes comme IPYG. Les responsables d’IPYG ont déclaré : IPYG continuera à partager la même orientation que l’ONU, à étudier les canaux qui peuvent discuter avec les jeunes du monde entier pour un avenir durable et à devenir une organisation qui s’efforce d’être solidaire avec les jeunes”.

Congo. Sortir notre jeunesse de l’impasse et de la malfaisance

Congo. Sortir notre jeunesse de l’impasse et de la malfaisance

TRIBUNE. Quand vous circulez dans les principales agglomérations de notre pays, il n’est pas rare d’entendre la population se plaindre du peu d’empathie qu’éprouvent les politiques envers la jeunesse. Parquer dans un corner pour jouer les rabatteurs et les bétails électoraux, la jeunesse congolaise est, n’ayons pas peur de le dire, peu instruite et trop politisée, au point qu’elle soit convaincue que la réussite passe forcément par la politique et les rites ésotériques. Dans de telles conditions, moins de 125 mots de français et une forte capacité à crier sur les réseaux sociaux suffisent pour diffamer et gagner suffisamment d’argent pour narguer ceux de sa génération qui ont fait le choix de se former et de devenir spécialistes dans leur domaine. A l’image de M. Naul Lenzo, qui s’est battu pour y arriver mais pour lequel le manque d’expérience a conduit dans un engrenage tectonique entre un maire indélicat et un magistrat aigrefin et qui croupit depuis 3 mois à la maison d’arrêt, nombreux jeunes congolais se sont laissés égarer par le manque de rigueur. Alors qu’une sanction administrative ou une mise en examen auraient suffi au vue du contenu du dossier que nous avons consulté, M. Naul Lenzo est privé de liberté pour des raisons qui restent inexpliquées. Soyons clairs ! Nous ne blâmons pas la jeunesse congolaise parce que nous sommes conscients qu’elle est en partie victime expiatoire d’une véritable machine à broyer. Depuis des lustres, plusieurs facteurs contribuent à la déchéance de la société et donc de la jeunesse congolaise. Nous citerons entre autres : Aussi, s’il est important de lister les origines de la déliquescence du niveau d’instruction de notre jeunesse, il sied d’esquisser quelques idées qui permettraient de résorber le phénomène « bébés noirs » et autres crises qui rendent infernal, le quotidien des congolais. Afin de sortir de cette impasse, l’Etat congolais devrait : Il est du devoir de l’Etat congolais et aussi de la société civile de s’attaquer aux causes profondes de la délinquance et du phénomène « bébés noirs » et de fournir aux jeunes congolais le soutien et les ressources dont ils ont besoin pour réussir et s’épanouir dans un monde de plus en plus exigeant. La jeunesse congolais a droit à une seconde chance. Que Dieu bénisse le Congo. Laurent DZABAPrésident du Mouvement Panafricain et Citoyen

Centrafrique : l’exemple sud-coréen pour pousser la jeunesse à œuvrer pour le développement

Centrafrique : l’exemple sud-coréen pour pousser la jeunesse à œuvrer pour le développement

L’ONG Sud-coréenne, International Youth Fellowship (IYF) s’investit pour le changement de mentalité de la jeunesse centrafricaine. Elle a échangé, ce samedi 18 mars dans l’après-midi, avec des étudiants de l’Université de Bangui autour du thème « en RCA tout est possible ». L’objectif était d’inculquer aux étudiants le respect des valeurs morales, citoyennes et culturelles pour le développement de leur pays. C’est dans une ambiance festive que l’ONG Sud-coréenne, International Youth Fellowship (IYF) a projeté dans l’amphithéâtre Alphonse Blagué de l’Université de Bangui, une vidéo sur le décollage socio-économique de la Corée du sud. Le film rappelle la famine qui rongeait le peuple coréen à l’époque et présente les stratégies mises en place pour le sortir de la misère. Notamment, l’engagement de ce peuple dans différentes industries européennes. Au lieu de percevoir l’argent, c’est plutôt leurs enfants qui bénéficiaient d’une scolarité et des soins en contrepartie. Aujourd’hui, la Corée du sud est comptée parmi les pays les plus développés. Les initiateurs de cette rencontre voulaient, à travers cette projection, faire comprendre aux étudiants centrafricains que tout est possible pour bâtir leur pays. « Nous voulons résoudre le problème de la jeunesse » « A l’université, les étudiants peuvent apprendre beaucoup de choses mais, ils ne peuvent pas apprendre les maux de cœur. Si on rencontre quelque chose qu’on a pas prévu dans la vie, est-ce qu’on peut la surmonter ? Nous voulons résoudre le problème de la jeunesse. Le changement de mentalité est comme le changement de perspective », a indiqué Park Beongju, un membre de l’ONG IYF. L’histoire coréenne projetée a ému certains participants. « Vu la situation coréenne brossée par l’ONG IYF, nous nous rendons compte que l’histoire de la RCA était meilleure que celle de la Corée du sud dans les 60 dernières années. Cela m’a motivé car, j’avais des pensées négatives. L’enseignement de l’IYF m’a permis d’éradiquer toute pensée négative et d’avoir des pensées positives », a témoigné Evrard Mavodé, l’un des participants. Le Doyen de la faculté des Lettres et Sciences humaines de l’Université de Bangui pense que tout est possible pour transformer la mentalité de la jeunesse centrafricaine. Une jeunesse en perdition « Aujourd’hui, la jeunesse se caractérise par l’impolitesse, la violence verbale et l’indiscipline. Donc, ils sont venus pour sensibiliser les jeunes, notamment les jeunes étudiants et étudiantes pour qu’ils changent de mentalité et qu’ils construisent leur pays à l’exemple du monde », a affirmé Jean-Claude Azoumaye, Doyen de la faculté des Lettres et sciences humaines. Ce genre de rencontre aura lieu du 22 au 24 mars à l’Assemblée nationale avec d’autres jeunes de Bangui.

Congo. MATSOUA : Jeunesse (suite)

Congo. MATSOUA : Jeunesse (suite)

HISTOIRE. INTRO. Cette série s’appuie sur le livre « Matswa vivant. Anticolonialisme et citoyenneté en Afrique-Equatoriale française » de Didier Gondola, professeur d’histoire africaine et des études afro-américaines de l’université Paris 7- Denis Diderot, paru en février 2021 aux éditions de la Sorbonne. J’ai pris une année pour en vérifier les sources. La qualité du travail est remarquable et je l’en remercie profondément. J’ai tout de même été dérouté par le style du récit qui tend à faire trop d’aller-retour chronologiques (on s’y perd vraiment) et où domine bien souvent le contexte indirectement rattaché à la biographie en cours. Ces exposés sont mes notes de lecture et commentaires. SOURCES. L’essentiel des sources exploitées ici se trouvent dans la très nombreuse correspondance de Matsoua. Ces courriers se trouvent aux Archives Nationales d’Outre-mer en France, ainsi qu’en Belgique (Archives africaines) en ce qui concerne sa longue et riche correspondance avec Mahuku Prosper, un natif de Linzolo, secrétaire de la section de l’Amicale à Léopoldville. Ces documents furent recueillis après des perquisitions chez les intéressés (Jacques Mayassi, Nkéoua Joseph, Mahuku, Matsoua, Ngoma Louis…) et mis sous scellés avant leur mise à disposition au public quand fut venu le temps de l’histoire. La police coloniale (mais c’est le cas partout) et ses services de renseignement constituent la source historique la plus sûre, la plus précise et la plus documentée. Les interrogatoires et enquêtes autour du mouvement l’Amicale ont fournis avec force détail suffisamment d’éléments, professionnellement vérifiés par les enquêteurs de l’époque, et annotés avec leurs réseaux d’espions et d’informateurs jusque dans les lits des intéressés qui peuvent aujourd’hui permettre au chercheur de construire un récit assez proche de la réalité. CITATIONS. Les extraits des lettres de Matsoua sont reproduits in extenso. ________________________________ « Il n’y a pas des écoles primaires pour instruire les noirs, nous affirmons ici à M. Antonetti que ce n’est pas l’Association Amicale qui empechera de mettre en valeur l’A.E.F. au contraire l’Association Amicale souhaite vivement que l’A.E.F. soit développer par lui. Pour développer l’A.E.F. il faut fonder des routes, des dispansaires, des pharmacies, des grandes Postes, des hotels de ville, des hopitaux, installer l’éclairage et créer des régiments coloniaux de tirailleurs congolais. » Ainsi écrivit André Grenard Matsoua, sous l’entête « Grenard, président fondateur de l’Association Amicale à Monsieur le ministre des Colonies, Paris, le 16 août 1929 ». Ces mots résument bien le combat qu’il va mener toute sa vie avec une façade officielle, et une autre plus cachée. Si on connait beaucoup de ce qu’il est devenu, on sait peu de ce qu’il a été. Matsoua est né le 17 janvier 1899 à Mandzakala, petit hameau situé dans un territoire jadis occupé par les Batéké, dans la circonscription administrative qui deviendra à partir de 1911 le district de Kinkala, à moins d’une centaine de kilomètre de Brazzaville. Dans sa lettre au président français Raymond Poincaré qu’il signe « Grenard », il ne décline pas son identité comme Kongo ou Lali comme on disait à l’époque pour franciser « lari », mais comme Congolais : « Je suis né à Brazzaville, Congo Français le 17 janvier 1899 Fils de Congolais et Congolaise. » écrit-il. Il se détache de l’appartenance ethnique à laquelle les colons désignaient systématiquement les indigènes et s’octroie un qualificatif plus englobant. Mais né à Brazzaville et non à Mandzakala? Matsoua, prend ici quelques libertés avec les faits. Sans doute pour souligner son modernisme ancré, en se rattachant à cette ville promesse de lumière. Selon Martial Sinda, il est l’aîné d’une famille de trois enfants dont le père, N’Goma Mousoungou, et la mère, N’Koussou, se préoccupent très tôt de leur éducation. Baptisé catholique, il est dès 1910 écolier à Brazzaville (et non à l’école de la mission catholique de M’Bamou comme le prétend Sinda). Il n’est pas inscrit dans la filière régulière de l’école, qui ouvre ses portes en 1912 et permet un cycle primaire classique, mais dans sa section professionnelle qui existe depuis 1903 et forme des dactylographes, des interprètes, des assistants comptables, des géographes. Après l’apprentissage du français, de la lecture, l’écriture et le calcul qui se faisait en 3 ans, on ne connait pas bien la filière complémentaire de 1 à 2 ans qu’il y a suivi. Mais dans une lettre aux autorités où il se présente, il s’en dit diplômé. En quoi? en quelle année? Les sources sont silencieuses. Fut-il bien formé? Les résultats de ces formations à la va-vite ne sont pas appréciés des autorités coloniales elles-mêmes. Dans une circulaire du gouverneur Antonetti datée de 1925, on y lit: « Trop d’élèves, chaque année, quittent nos écoles avec un mince bagage, sachant vaguement lire, ayant des notions d’écriture, ayant enregistré dans leur mémoire un certain nombre de mots français dont ils ignorent parfois le sens exact, juste assez savants en un mot pour s’écarter de la terre et mépriser leurs frères restés aux villages, mais incapables de se servir de ce semblant d’instruction dont ils sont puérilement fiers pour gagner leur vie. Aucun n’est capable de faire un écrivain, un dactylographe, un comptable. Ce sont trop souvent des déclassés, des mécontents, des parasites de la collectivité travailleuse. » Ce qui est sûr c’est qu’il quitte Brazzaville à la fin 1914, et officie comme catéchiste à Kindamba, chez les pères du Saint-Esprit. Plus que de suppléer la dizaine de religieux européens dans la contrée, il est interprète et comme dans une pré-école, il apprend aux gens à lire, écrire, compter, parler français. Mais jamais Matsoua ne commentera cette expérience ni même ne la mentionnera dans les courtes biographies qu’il donne dans ces lettres ou devant ses juges. Black out total. Il passe souvent de sa formation à son service dans les Douanes Françaises auprès de la Direction Centrale de Brazzaville (voir photo), comme secrétaire, puis commis du cadre local. Mais c’est sûr, il a eu son « sacerdoce » à Kindamba. Même spirituellement, il ne fait jamais la moindre allusion à Dieu, à la religion, aux Évangiles. Ces thèmes sont absents de la rhétorique

Nouveau modèle de développement et attentes des jeunes: La jeunesse, une force novatrice et créatrice (Maroc)

Nouveau modèle de développement et attentes des jeunes: La jeunesse, une force novatrice et créatrice (Maroc)

Le débat sur le nouveau modèle de développement se poursuit et suscite toujours autant d’intérêt. Depuis la désignation par Sa Majesté le Roi Mohammed VI de Chakib Benmoussa à la présidence de la Commission spéciale sur le modèle de développement et la nomination de ses membres, il n’a cessé de donner lieu à des échanges passionnants et fructueux. C’était encore le cas récemment à l’espace d’art Actua à Casablanca où la Fondation Attijariwafa bank a choisi de revenir sur cette thématique d’actualité lors d’une conférence qui a vu la participation effective de jeunes Marocains, une frange de la société souvent oubliée des débats sur les questions majeures et les préoccupations nationales. Fidèle à son engagement à promouvoir un débat constructif sur des problématiques économiques, culturelles et sociales concernant l’avenir du pays, la fondation a, en effet, organisé, dans le cadre de son cycle de conférences « Echanger pour mieux comprendre », une rencontre sur la thématique du « Nouveau modèle de développement : La parole aux jeunes ». Organisée en partenariat avec les Associations Atlas 4 Development, JCI et TIZI, cette rencontre, la 56ème à l’actif de ladite fondation, a fait le choix de « donner la parole à la jeunesse qui peut être une force de propositions créatrices, novatrices en accord avec ses attentes et ses aspirations », a déclaré la directrice exécutive en charge de la communication groupe, Saloua Benmehrez. « Si notre fondation a pris l’initiative d’être le catalyseur de ce débat, c’est qu’il est important pour l’avenir de notre pays, de donner la parole à ces jeunes formés et engagés sur le terrain, pour connaître leur perception des problèmes actuels et les solutions qu’ils préconisent pour favoriser un développement économique et social inclusif, autrement dit, qui bénéficie à tous nos concitoyens », a-t-elle expliqué. Pour Saloua Benmehrez, qui s’exprimait au nom du président directeur général du groupe Attijariwafa bank, Mohamed El Kettani, « notre démarche citoyenne se veut donc constructive et consensuelle, de manière à faire émerger des recommandations précises, réalistes et réalisables à court et moyen termes. » Etant donné que les préoccupations de la jeunesse marocaine sont, sur le fond, similaires à celles de tous les jeunes à travers le monde (accès à une formation de qualité, à un emploi favorisant l’épanouissement personnel et l’harmonie sociale, et à des conditions de vie dignes), la fondation a clairement indiqué qu’elle attendait de cette rencontre « des recommandations pragmatiques, tirées du vécu sur le terrain et adaptées aux spécificités de la société marocaine ». Des recommandations pragmatiques qu’elle aura d’ailleurs le loisir d’apprécier l’intérêt durant ce débat. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, les organisateurs ont d’emblée présenté les résultats préliminaires d’un sondage mené auprès des réseaux des Associations Atlas 4 Development, JCI et TIZI. Question d’éclairer l’assistance sur les attentes des jeunes Marocains. Il ressort fortement de cette enquête qui se poursuivra jusqu’en avril prochain et dont les résultats ont été présentés par Hatim El Otmani, président d’Atlas 4 Development, que l’éducation (43%), la santé (22%), la justice (15%), l’emploi (10,5%) et la sécurité (8,5%) constituent les priorités premières des jeunes. Mais au-delà de toutes ces préoccupations, il est un autre fait qui taraude autant ces derniers : c’est la crise de confiance entre la jeunesse marocaine et les institutions. Se référant aux chiffres du Haut-commissariat au plan (HCP), la sociologue et modératrice de cette conférence, Sanaa El Aji, a rappelé que si 1% des jeunes Marocains sont membres de partis politiques et qu’entre 10 et 15% s’activent au sein des ONG, « tous les autres n’ont pas confiance en les institutions classiques traditionnelles », soulignant l’émergence de nouvelles formes d’expression d’engagements politiques. S’il existe plusieurs approches à même de redonner confiance et de permettre la participation politique et citoyenne, pour Aimane Cherragui, président de l’Association Sim-Sim-Participation citoyenne, il y a un mot d’ordre qui semble se répéter à l’envi: « donner l’exemple ». Il se trouve qu’« aujourd’hui, ce lien de confiance avec les institutions est brisé. Les grandes institutions ne représentent plus des exemples à suivre pour nos jeunes : il y a une rupture, un fossé dans ce sens qu’ils ne s’identifient plus dans les institutions (Conseil communal, rural, provincial, régional voire le gouvernement) qui sont censés être des caisses de résonnance pour l’expression de la volonté politique », a-t-il relevé. Ainsi qu’il l’a fait remarquer : « Aujourd’hui, les jeunes ne veulent pas attendre cinq ans pour changer éventuellement la constitution de l’équipe gouvernementale ou parlementaire. Tout comme ils ne veulent pas attendre six ans pour avoir leur mot à dire à propos de la gestion de la chose locale », a-t-il expliqué. Selon lui, on devrait aller inévitablement vers des formes d’expression beaucoup plus participatives comme les pétitions, les motions législatives ou encore les consultations publiques, les votations ou les référendums d’initiative populaire. Il est donc impératif d’« être à l’écoute des différentes franges de la société particulièrement des jeunes, écouter leurs avis et ce qu’ils ont à dire par rapport au nouveau modèle de développement ». « On a terriblement besoin d’espaces d’écoute, de partage, de connexion entre les différentes couches de la société parce que la verticalité de la communication, de la décision et de l’approche nous a gardés en quelque sorte pris en otages pendant plusieurs années. Aujourd’hui, je pense que même nos institutions sont dans l’impasse parce que personne ne sait ce qu’il faut offrir à ces Marocains, à cette jeunesse pour qu’elle retrouve cet intérêt et s’implique dans la gestion de la chose publique». Sachant qu’on ne peut pas étouffer la volonté des jeunes à s’exprimer, « on devrait écouter ce qu’ils ont à dire par rapport à ce nouveau modèle de développement. Car, en 2040-50, ceux qui vont porter le développement, ce sont les jeunes qui ont aujourd’hui 14, 17 et 18 ans. C’est dire qu’ils doivent avoir leur mot à dire par rapport à ce modèle et j’espère que la Commission spéciale pour le nouveau modèle de développement ira à