RDC. La CNC demande la démission de Mr Jean-Pierre Bemba pour son incompétence et son discours populiste qui mettent en danger l’unité et la cohésion nationales

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande la démission de Mr Jean-Pierre BEMBA pour son incompétence et son discours populiste dangereux pour l’unité et la cohésion nationales. « Monsieur Jean-Pierre BEMBA, Vice-Premier Ministre en charge des Transports en République Démocratique du Congo, a lamentablement échoué comme Ministre de la Défense et doit donc avoir la honte d’aborder la crise actuelle à l’Est de la République Démocratique du Congo. Il n’est pas aussi un bon Ministre des Transports, car son bilan laisse à désirer. Il excelle seulement dans des discours populistes et inappropriés pour s’attirer la confiance et la sympathie du Président de la République. Il a été incapable de mettre le M23 hors d’état de nuire quand ils étaient encore à Bunangana. Ce n’est pas Kabila, Katumbi et la CENCO qui lui ont empêché de mettre le génie et la bonne gouvernance de notre côté pour vaincre le M23. On ne peut longtemps cacher son incompétence. Pourquoi il ne vient nous parler des origines de Joseph Kabila qu’au mois de juin 2025 ? Etait-il avant ignorant ? La Coalition pour le Nouveau Congo (CNC) pense que non, parce que les débats sur l’identité de Joseph Kabila avaient commencé quelques jours après son accession au pouvoir en 2001. Il doit démissionner et se mettre à la disposition de nos services d’immigration où il pourrait peut-être bien travailler. » L’interview de Jean-Pierre BEMBA du lundi 09 juin 2025 chez Top Congo est un discours populiste dangereux au moment où la République Démocratique du Congo est coincée dans un piège de sa balkanisation à l’Est du pays La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) a bien noté la déclaration populiste et inopportune de BEMBA qui a dit : « J’accuse M. Hypolytte Kanambe, alias Joseph Kabila, Moïse Katumbi Soriano et certains acteurs de la CENCO de vouloir éliminer le Chef de l’État. » Et il a ajouté qu’ils seraient responsables d’une tentative de déstabilisation des institutions : « Je les accuse d’être les auteurs d’une tentative de déstabilisation des institutions et d’atteinte à la sûreté de l’État. » Ces déclarations peuvent paraître banales, mais sont graves. Le Vice-Premier Ministre en charge des Transports change de veste brusquement. Pourquoi seulement aujourd’hui? C’est à lui de nous dire. Quand il voulait être Premier Ministre de Kabila à l’époque, il ne connaissait pas son identité ? Quand il a travaillé avec Kabila comme Vice-Président de la République, il ignorait toujours son identité ? Quand il participait aux élections avec Kabila, il ne connaissait toujours pas son identité ? Si oui, il y aurait donc trahison dans le chef de tous ceux qui ont travaillé avec Joseph Kabila ! BEMBA ouvre donc un grand procès sans le savoir. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande à Mr Jean-Pierre BEMBA de démisionner et de se mettre à la disposition des services de l’immigration pour une nouvelle affectation Mr Jean-Pierre BEMBA doit tirer la leçon de son incompétence et de son discours populiste qui menace l’unité et la cohésion nationales. Le Peuple Congolais a besoin des résultats et non des discours populistes sans lendemain. Mr BEMBA doit démissionner et se mettre à la disposition des services de l’immigration où il pourrait avoir une nouvelle affectation pour s’occuper du dossier des étrangers. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle le Peuple Congolais à la vigilance pour ne pas tomber dans les pièges d’une classe politique corrompue et manipulatrice La CNC appelle le Peuple Congolais à la vigilance pour éviter les pièges suicidaires de la classe politique congolaise complice de ses souffrances. Face au danger de balkanisation de la RDC, la CNC demande au Peuple Congolais de soutenir sa proposition de convocation urgente d’une Table Ronde des forces vives congolaises sous l’égide de la CENCO et de l’ECC. C’est aujourd’hui la seule voie qui va nous permettre de nous mettre ensemble autour d’une table pour sauver notre pays pris au piège de la balkanisation. Avec la CNC, nous allons vaincre nos ennemis. Ainsi fait à Kinshasa, le 21 juin 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole
Les contrevérités de Jean-Pierre Bemba sur Top Congo

PARLONS-EN. La sortie médiatique de Jean-Pierre Bemba sur Top Congo continue de faire réagir. Interpellé par de nombreux compatriotes, j’ai décidé de répondre point par point aux déclarations de Bemba concernant l’histoire politique de la RD Congo de ces dernières années. Le chef du MLC a débité beaucoup de contrevérités qui méritent une mise au point rigoureuse. On ne peut pas prendre des arrangements avec la vérité des faits comme il l’a fait lors de son interview avec le journaliste Christian Lusakweno. Tenez. Jean-Pierre Bemba affirme, par exemple, qu’il a pris les armes lors de la seconde guerre du Congo en août 1998 pour combattre l’invasion rwandaise. Or son mouvement politico-militaire, le MLC, on le sait, est une émanation de l’Ouganda, qui, à l’époque, avait envahi la RDC aux côtés du Rwanda. Les observateurs avertis savent que l’intervention du Rwanda et de l’Ouganda au Congo était motivée par des raisons économiques et politiques. Comme l’explique le Groupe d’experts de l’ONU dans un rapport transmis au Conseil de sécurité, « de nombreux récits entendus à Kampala, il ressort que les partisans de la décision de s’engager dans le conflit en août 1998 se recrutaient parmi les officiers supérieurs qui avaient servi dans l’est du Zaïre pendant la première guerre et qui avaient déjà une idée des bonnes affaires que l’on pouvait réaliser dans la région ». Ce faisant, comment Jean-Pierre Bemba peut-il prétendre avoir pris les armes avec le soutien de l’Ouganda pour chasser les Rwandais alliés de ces mêmes forces ougandaises ? À quel moment son mouvement, le MLC, a-t-il véritablement combattu l’invasion rwandaise, lui qui était impliqué à la fois dans les combats contre les Forces armées congolaises (FAC) et le pillage des ressources naturelles de la RDC aux côtés de ses patrons ougandais ? Ce n’est qu’une contrevérité parmi d’autres. Je reviendrai plus en détail sur les mensonges de Bemba dans une vidéo explicative. Nous avons un devoir de vérité à l’égard de nos compatriotes et de l’Histoire. Par Patrick Mbeko
RD Congo. L’heure de l’élévation ou de la déchéance…

TRIBUNE. Le débat sur le changement de la Constitution va redéfinir les cartes au sein de l’Union sacrée pour la Nation. Pour un oui, Jean-Pierre Bemba continuera à être un simple porteur de mallette de l’UDPS. S’il s’y opposait, il rompra, à ses risques et périls, le pacte secret qui l’a fait sortir de la CPI mais lui redonnera en revanche le profil politique qui était le sien avant d’accepter l’inacceptable de 2006. Modeste Bahati dont les intérêts matériels égoïstes ont toujours orienté ses choix politiques, finira par courber l’échine à l’UDPS pourvu que cette dernière lui propose un chiffre et des postes ministériels conséquents. Ses critiques actuelles sont tout simplement pour monter les enchères en vue de grossir ses avantages. Vital Kamerhe, s’il adhérait au projet du changement de la constitution, cracherait sur les avantages politiques que lui accorde l’Accord de Nairobi qui faisait de lui le dauphin direct après le mandat constitutionnel de Félix Tshisekedi. Il subira alors la pire des humiliations de la part de ses alliés de l’UDPS et peut-être rejeté comme une orange pressée. Par contre, en tant que président de la Chambre Basse du Parlement , s’il prenait le courage de bloquer le référendum sur le changement de la constitution, il réitérera son exploit politique de 2009 qui l’avait publiquement opposé au plan de Joseph Kabila de décider unilatéralement des opérations conjointes des FARDC avec les troupes rwandaises sans l’aval du Parlement. Il pourra alors requinquer sa carrière politique et son nouveau prestige politique qui en découlera pourra faire le lit de sa probable victoire en 2028. Pour tout dire, ce qui se passe actuellement autour de la constitution va décider de l’élévation ou de la chute de Kamerhe. Une opportunité qui ne s’offrira pas deux fois dans ce second et dernier mandat de son allié. Germain Nzinga
BEIJING : Lancement des travaux du premier Forum économique RDC-Chine

Au nom du Chef de l’État, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement Jean-Pierre Bemba a ouvert, ce lundi à Beijing, le premier Forum économique République Démocratique du Congo (RDC)-Chine. Plus de 300 participants Chinois et Congolais ont pris part à ces assises organisées en marge du sommet du Forum sur la coopération Chine-Afrique (FOCAC 2024) qui aura lieu du 4 au 6 septembre prochain. Le Forum économique RDC-Chine est un cadre d’échanges autour des secteurs clés tels que les mines, le commerce, l’agriculture, l’industrie, les infrastructures, ainsi que les énergies durables et le numérique. C’est un moyen de mobiliser des partenariats gagnant-gagnant, faciliter l’accès au financement public chinois, accompagner les initiatives en joint-venture entre les entreprises des deux pays et donner un meilleur aperçu de l’environnement des affaires en RDC. Ce mardi 3 septembre, la cérémonie de clôture de ces travaux sera présidée par le Président Félix Tshisekedi
RD Congo. Info sur le front militaire de l’Est

PARLONS-EN. Le Conseil de La Défense s’est réunie autour du Président Félix Tshisekedi sur des questions militaires et opérationnelles au Nord Kivu. Au sortir du Conseil, Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre, ministre de la défense nationale a annoncé des points suivants : 1. Le Conseil supérieur de la défense lance un message à toute la population que tout est mis en œuvre pour que la ville de Goma ne tombe pas. L’armée met également tout en œuvre pour récupérer toutes les localités occupées par les Forces rwandaises. 2. “Il faut faire attention aux réseaux sociaux qui alimentent pour créer une certaine peur, une fragilité dans les esprits. Attention, ce n’est pas la réalité. L’ennemi y est pour quelque chose. L’armée congolaise fait un travail extraordinaire”, a poursuivi Bemba 3. « Enfin, le Conseil supérieur de la défense a demandé au Chef de l’État de pouvoir lever le moratoire sur la peine capitale, en ce qui concerne les questions de traîtrise au sein des Forces de défense et de sécurité », a conclu M. Bemba QU’EN DIRE ????? Au point 1 du communiqué, en disant que Goma ne tombera pas, c’est la preuve qui confirme qu’il y a menace réelle et sérieuse sur la ville de Goma déjà encerclée par des forces militaires ennemies. On nous répétait les mêmes rengaines idéologiques à la télévision zaïroise le soir du 14 mars 1997 : “la ville de Kisangani ne tombera jamais” lorsque les radios étrangères annonceront la chute de la ville entre les mains de l’AFDL le lendemain. Tout récemment encore en début juin 2022, les autorités nous rabâchaient: : “ la ville de Bunagana ne tombera pas”, aujourd’hui force est de constater que c’est depuis 600 jours que cette ville est sous occupation étrangère. Pour le point 2 du communiqué relatif aux réseaux sociaux, le gouvernement est loin de comprendre qu’on a affaire à une guerre de l’information qui est une partie intégrante de la guerre. Celui qui contrôle l’information dit tout ce qui concourt à son avantage et réussit à semer la panique dans le camp adverse. La nature a horreur du vide, dit-on. La RTNC en choisissant de garder un mutisme sur l’insécurité qui sévit à l’Est laisse le champ libre aux spéculations et à la manipulation de l’ennemi. Pour le point 3, il nous faut revenir à la boutade de Wole Soyinka en 1964 : » Est-ce que le tigre proclame sa tigritude ? » Non! repond-il. Elle saute sur sa proie et la déchire.” Le Conseil de la Défense serait crédible si elle venait annoncer à l’opinion nationale l’incarcération et la peine capitale déjà opérationnelle contre les traîtres de la patrie. Ici il ne devrait plus parler d’un simple PROJET de moratoire sur la question de traîtrise dans les FARDC. Il faut agir. Car tout le monde sait déjà depuis deux décennies les noms des officiers supérieurs étrangers traîtres qui ont été infiltrés dans la chaîne du commandement des FARDC mais aucun dirigeant ni le président de la République ni le ministre de la Défense ni le conseil national de la Défense ne les a jamais inquiétés. Pour des raisons inconnues du peuple, personne ne se décide de prendre ses responsabilités pour rendre ces ennemis hors d’état de nuire. Pourquoi alors parler de peine capitale là où vous êtes incapables d’interpeler et d’incarcérer des ennemis de la patrie qui s’avèrent être vos proches collaborateurs? C’est hallucinant. Croyez-moi: cette décision non du moratoire de peine capitale mais d’un projet de moratoire ( la nuance est très importante ) est on ne peut plus cosmétique. Elle semble être un coup d’épée dans l’eau. L’avenir nous le dira… Par Germain Nzinga
RD Congo. La face cachée de Jean-Pierre Bemba

TRIBUNE. L’ancien vice-président Jean Pierre Bemba, président du Mouvement de Libération du Congo (MLC), s’est montré particulièrement entreprenant tout au long de la campagne électorale qui vient de s’achever. S’il n’a pas hésité à s’en prendre à l’opposition, notamment à un personnage respectable comme Denis Mukwege, sa cible préférée est et reste sans nul doute Moïse Katumbi. Dans une interview qu’il a accordée à Top Congo Fm, le président du MLC s’est montré particulièrement corrosif à l’égard de l’ancien gouverneur du Katanga. Il l’a accusé publiquement de mentir sur son identité, de vouloir saper l’élection présidentielle du 20 décembre prochain, en plus d’être un agent du Rwanda. Selon Jean-Pierre Bemba, Moïse Katumbi « est capable de marcher sur des cadavres pour ses intérêts personnels ». Si certains arguments du leader du MLC ne sont pas dénués de tout fondement, il n’en demeure pas moins qu’il est très mal placé pour faire la leçon aux autres. Voici quelques faits gravissimes à mettre sur le compte Jean-Pierre Bemba et qui sont très peu connus de la grande majorité des Congolais : 1) Jean-Pierre Bemba avait une résidence au Rwanda, résidence qu’il a récupérée il y a quelques années grâce à Félix Tshisekedi, qui est intervenu auprès de Paul Kagame à ce propos. 2) Jean-Pierre Bemba a agi comme la marionnette de l’Ouganda de Yoweri Museveni pour piller la RD Congo. 3) En janvier 1999, Jean-Pierre Bemba et le général de division ougandais James Kazini ont organisé une importante opération visant la confiscation de café dans la province de l’Équateur. Bemba était l’initiateur de ce genre d’opérations dans la province, opérations qu’il encourageait et perpétuait. Cupide, il s’est même emparé d’un stock de 200 tonnes de café appartenant à la société SCIBE, qui appartenait à son père, Jeannot Bemba Saolona. D’où la colère de ce dernier à l’égard de son fils pendant un moment… 4) Jean-Pierre Bemba avait donné à ses troupes l’ordre de vider systématiquement les banques des régions que les Ougandais et les hommes du MLC investissaient. Ceux-ci ont ainsi prélevé l’équivalent de 400 000 dollars à la succursale de la Banque commerciale du Congo à Bumba, 500 000 dollars à Lisala et près de 600 000 dollars à Gemena. 5) Dans la localité de Bondo (Bas-Uele), Jean-Pierre Bemba a recruté de jeunes gens âgés de 12 à 18 ans. Ces derniers ont été formés par les Ougandais avant d’être envoyés dans les mines d’or afin d’extraire le minerai pour le compte des officiers ougandais et Bemba lui-même. Donc quand le même Bemba déclare, il y a peu, à un groupe de journalistes de Kinshasa qu’il s’est engagé dans la lutte armée pour l’amour du Congo, il ment. 6) Dans la Province orientale, où Rwandais, Ougandais et leurs supplétifs locaux se sont fait la guerre au mépris des vies congolaises, Jean-Pierre a encouragé certaines multinationales à traiter avec des groupes armés violents. Selon certaines sources, l’une de ces entreprises est AngloGold Ashanti, l’un des plus importants producteurs d’or au monde qui avait débuté ses activités d’exploration dans la zone aurifère de Mongbwalu. Bemba aurait suggéré à la multinationale de traiter avec le Front des Nationalistes et Intégrationnistes (FNI) lié à l’Ouganda pour sécuriser ses concessions minières. Alors qu’au même moment, l’ancien patron de la compagnie minière Sir Samuel Kwesi Jonah, était, dit-on, le financier du RCD-Goma,«rébellion» créé et pilotée par le Rwanda. La liste des crimes commis par Jean-Pierre Bemba et son MLC est longue comme les bras d’un chimpanzé, mais je préfère m’arrêter ici. Face à un tel bilan en matière de pillage et de violations massives des droits de l’homme, on peut affirmer que Jean-Pierre Bemba est un homme sans scrupule, qui est prêt à tout pour arriver à ses fins. Interrogé en 2018 sur le rôle de l’Ouganda dans le pillage du Congo, il a déclaré : «il n’y a pas eu de pillages du Congo par l’Ouganda, je refuse cette idée » (sic). Comment un homme, qui accuse les autres de rouler pour le Rwanda et qui prétend aimer la RD Congo, peut-il laver l’Ouganda (alliée du même Rwanda dans la déstabilisation du Congo) de toute responsabilité dans le pillage des ressources naturelles de ce même Congo ? En déclarant que Moïse Katumbi « est capable de marcher sur des cadavres pour ses intérêts personnels », Jean-Pierre Bemba ne se représente-t-il pas aussi mentalement sa propre personne, lui qui n’a pas hésité à s’associer aux Ougandais pour propager la mort et la désolation dans les régions sous contrôle du MLC et de son parrain ougandais ? Autant j’ai souvent été critique à l’égard de Moïse Katumbi, autant je ne saurais me taire face aux gesticulations d’un homme au pédigrée aussi problématique. Jean-Pierre Bemba n’est pas différent des autres politiciens congolais. Il ne s’est jamais soucié du bien-être de la RD Congo et de son peuple. Tout ce qui importe à ses yeux, ce sont ses intérêts personnels. Intolérant et cupide, il est prêt à toutes les compromissions pourvu que ceux-ci soient préservés. Et dire que des millions de Congolais ont cru en lui ! Et dire que j’y ai cru aussi… Par Patrick Mbeko
RDC. Les révélations de Charles Onana sur Azarias Ruberwa 𝐞𝐭 Laurent Nkundabatware confirmées par Jean-Pierre Bemba

LIVRES. On croyait tout savoir sur les différents conflits armés auxquels la RD Congo est confrontée depuis 1996. L’incroyable enquête de Charles Onana sur l’Holocauste congolais et l’omerta de la communauté internationale qui le caractérise vous fera déchanter. Le livre-choc du politologue et journaliste d’investigation franco-camerounais tombe à pic, pour ne pas dire à point nommé, alors que la RDC est confrontée à une énième agression militaire pilotée par le Rwanda via ses supplétifs du M23 (Mouvement du 23 mars). Explosif, il fourmille de révélations et d’anecdotes sur certains acteurs impliqués dans le drame qui frappe la partie orientale du Congo, le Kivu. C’est notamment le cas de deux personnages bien connus dans la région des Grands Lacs ainsi que dans les chancelleries occidentales : Azarias Ruberwa Manywa et Laurent Nkunda Mihigo. Le premier a été vice-président dans le gouvernement de transition « 1+4 » et plusieurs fois ministre, et le second a été officier supérieur avec grade de général dans les Forces armées congolaises (FARDC). Mais qui est Laurent Nkunda ? L’état-major de la MONUC (actuelle MONUSCO) a rédigé un rapport spécial (special report) d’une dizaine de pages sur ce chef milicien et criminel de guerre. Ainsi, dans ce rapport de la MONUC du 19 janvier 2006 révélé par Charles Onana, Laurent Nkunda Mihigo est présenté comme « un Munyamulenge du Rwanda » qui a étudié dans une école d’infirmiers à Bukavu. Ayant échoué à ses examens et n’ayant jamais achevé sa formation d’infirmier, il n’a pu obtenir de diplôme pour exercer ce métier. Toujours selon le rapport de la MONUC, « il est ensuite retourné CHEZ LUI AU RWANDA où il a rejoint l’armée » de Paul Kagame et est devenu sergent. « C’est en 1996, lors de la première rébellion des Banyamulenge qu’il rejoint l’AFDL de Laurent-Désiré Kabila. À cette époque, Nkunda devient capitaine avant de se retrouver peu après à Kisangani comme commandant de brigade au sein du RCD-Goma », lit-on dans le même rapport. La MONUC reconnaît aussi que « durant sa période de commandement, Laurent Nkunda s’est rendu coupable de nombreuses violations de droits humains, notamment des crimes de masse à Kisangani » et qu’il a reçu, à de nombreuses reprises, l’aide militaire du Rwanda. Bien que nommé au sein des FARDC, il refusera d’aller à Kinshasa de peur d’être arrêté pour les atrocités qu’il avait commises, précise le rapport onusien. Contrairement donc à tout ce qui a été écrit et avancé dans les médias sur les attaches de Laurent Nkunda et son histoire familiale en RDC, la MONUC semble dire sans hésitation que son pays c’est le Rwanda. Ces conclusions de la Mission des Nations unies au Congo correspondent exactement à ce que disait le vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, chef de guerre lui aussi, au sous-secrétaire d’État américain chargé des Affaires africaines, Donald Yamamoto, le 22 juin 2004, à Kinshasa. S’appuyant sur un document confidentiel, Charles Onana montre en effet que Bemba avait, à cette occasion, lourdement insisté auprès du représentant américain en affirmant que Laurent Nkunda n’est pas Congolais mais Rwandais et qu’il avait connu ce dernier lorsqu’il était officier de renseignement de Paul Kagame à Kisangani. Les révélations et anecdotes de ce genre, le livre en fourmille. Le cas d’Azarias Ruberwa est tout aussi emblématique que celui de Laurent Nkunda. On apprend ainsi que celui-ci serait né dans trois endroits différents ! Dans son livre, Ruberwa affirme en effet qu’il est né à Minembwe, au Sud-Kivu. Il ne serait donc pas Tutsi rwandais mais Tutsi rwandophone du Congo ou Banyamulenge. Seulement voilà: lorsqu’il obtient, le 31 octobre 1984, son diplôme d’État au Zaïre (l’équivalent du baccalauréat sous le régime du président Mobutu), il est clairement mentionné dans son diplôme qu’il est né à Rugezi, une localité située au nord du Rwanda, proche de la frontière avec l’Ouganda. Juste avant l’obtention de son diplôme d’État, Ruberwa Manywa a reçu son « certificat d’aptitude physique » le 11 octobre 1984, lequel mentionne qu’il est né à Itombwe, dans la province du Sud-Kivu. Et Charles Onana de s’interroger : « Alors, Monsieur Ruberwa est-il né au Rwanda ou en RDC ? Est-il né le 20 août 1964 à Rugezi, à Itombwe ou à Minembwe, soit le même jour à trois endroits différents ? » Le politologue et journaliste d’investigation franco-camerounais de souligner : « Cette situation résume à elle seule toute la confusion et les ambiguïtés qui règnent autour de la question des Tutsi rwandophones et leur appartenance tantôt au Rwanda tantôt au Congo-Zaïre. Les guerres qu’ils alimentent à l’est de la RDC donnent plus que jamais l’impression qu’ils travaillent davantage pour le Rwanda que pour la RDC. L’exemple de Laurent Nkunda, aujourd’hui réfugié au Rwanda, est emblématique. Cet individu, recherché comme criminel de guerre et criminel contre l’humanité, a longtemps péroré sur son statut de Tutsi Rwandophone et de défenseur inconditionnel des Banyamulenge. En découvrant dans le rapport spécial de la MONUC de janvier 2006 qu’il était plutôt Rwandais, nous avons été surpris. Comment cet homme a-t-il réussi à devenir général des FARDC sous le matricule 614655k, à la suite du décret N°019/2003 du 19 août 2003 signé par Joseph Kabila ? » Comme susmentionné, le livre de Charles Onana tombe à point nommé au regard de l’actualité. En tant que Congolais, on est concerné par le sujet et choqué par ce que révèle l’auteur. C’est aussi un appel à l’éveil patriotique parce que l’Holocauste qui y est décrit ne peut ni ne doit plus perdurer. À la classe politique et à ce qui reste de l’élite congolaise, c’est une invitation à une prise de conscience collective face au danger qui guette la RDC et sa population. Les quelques révélations présentées ici seront-elles prises en compte par les dirigeants congolais dans leur appréciation de la crise que connaît aujourd’hui la RD Congo ? Félix Tshisekedi et sa présidence continueront-ils à faire perdurer le statu quo ? Le gouvernement congolais finira-t-il par rompre avec la stratégie de l’autruche ? Le tout nouveau ministre
RD Congo. Jean-Pierre Bemba ne mérite pas la confiance des Congolais

OPINION. Jean-Pierre Bemba s’est-il déjà un jour soucié du bien-être de la RD Congo et de son peuple ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que le président du MLC et collègue d’Augustin Kabuya ne semble pas être préoccupé par la situation sécuritaire dans le Kivu. En effet, depuis la prise de Bunagana par le M23, Bemba est aux abonnés absents. À la différence de Félix Tshisekedi, qui fait semblant de hausser le ton contre le Rwanda, le « commerçant de Gemena » préfère se murer dans un silence assourdissant. À voir comment Jean-Pierre Bemba se comporte depuis l’arrivée au pouvoir de Félix Tshisekedi, il y a des raisons de penser que ce monsieur n’a jamais eu à cœur les intérêts de la République à démocratiser du Congo. Tout ce qui importe à ses yeux, ce sont ses intérêts personnels. Intolérant et cupide, il est prêt à toutes les compromissions pourvu que ceux-ci soient préservés. Ce faisant, qu’est-ce qu’il en a foutre de la misère que connaissent nos compatriotes de Bunagana et ses environs ? À ces compatriotes de l’Équateur qui le soutiennent les yeux fermés, j’ai une question : qu’a-t-il déjà fait de bon pour votre province, qui s’apparente à une ville moyenâgeuse ? Bref. Jean-Pierre Bemba ne mérite pas la confiance des Congolais. À l’instar du dénommé Moïse Katumbi, qui n’a jamais, lui aussi, critiqué les actions déstabilisatrices du Rwanda en RDC. Et dire que des millions de Congolais ont cru en lui ! Et dire que j’y ai cru aussi. Non, Jean-Pierre Bemba ne mérite pas la confiance des Congolais. Avec de telles personnalités politiques, pourquoi Paul Kagame se garderait-il de déstabiliser le pays de Lumumba ? C’est au moment de l’adversité qu’on sait reconnaître ses vrais amis, les vrais leaders et ceux sur qui on peut compter. La RD Congo saigne et sa classe politique hyper corrompue est silencieuse. Deux hommes ont cependant refusé le silence de la compromission : Martin Fayulu et le docteur Denis Mukwege. La République et le peuple congolais s’en souviendront. Quant à Jean-Pierre Bemba, on peut le jeter dans les poubelles de l’histoire sanglante de la région des Grands Lacs africains. La souffrance de la population congolaise n’autorise plus les faux-fuyants et la complaisance envers les « inutiles de la République »… Par Patrick Mbeko