Hausse des cours mondiaux des céréales et des huiles végétales en septembre

Les cours mondiaux des produits alimentaires ont maintenu leur tendance haussière pour le deuxième mois consécutif, selon les données publiées par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 130,0 points en septembre 2021, affichant ainsi une hausse de 1,2% par rapport au mois d’août et 32,8% de plus qu’en septembre 2020, a souligné la FAO dans un récent rapport. L’accroissement de l’indice FAO des prix, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés dans le monde, « est principalement imputable à l’augmentation des prix de la plupart des céréales et des huiles végétales », a expliqué l’agence onusienne relevant que les prix des produits laitiers et du sucre se sont également affermis alors que le sous-indice des prix de la viande est resté stable.Dans le détail, en s’établissant en moyenne à 132,5 points en septembre, l’indice FAO des prix des céréales a progressé de 2,0% par rapport au mois précédent. En raison d’un resserrement des disponibilités exportables dans un contexte de forte demande, les prix mondiaux du blé ont ainsi connu une augmentation de près de 4%, soit un niveau supérieur de pas moins de 41% à celui enregistré il y a un an. Egalement en hausse, les cours internationaux du riz ont affiché une valeur moyenne supérieure de 38% à celle enregistrée l’année dernière à la même période. S’il apparaît que les prix mondiaux du maïs n’ont que modérément progressé (0,3%) au cours du même mois, la FAO a indiqué toutefois que ceux-ci sont restés élevés, à un niveau supérieur de 38% à celui de septembre 2020. A noter que les prix internationaux de l’orge ont, de leur côté, bondi de 2,6%, en raison principalement «d’une demande soutenue, de la baisse des perspectives de production en Fédération de Russie et des gains enregistrés sur d’autres marchés », a fait savoir la FAO dans son rapport. En s’établissant en moyenne à 168,6 points en septembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a progressé de 1,7% par rapport au mois précédent et de près de 60% depuis septembre 2020. Il s’agit du troisième mois consécutif de hausse et du plus haut niveau atteint depuis dix ans. En effet, comme le fait remarquer l’agence des Nations unies, « les prix internationaux de l’huile de palme ont atteint leur plus haut niveau depuis 10 ans, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation et de craintes quant aux conséquences du manque de travailleurs migrants sur la production en Malaisie ». Contrairement aux cours internationaux de l’huile de soja et de l’huile de tournesol qui ont accusé un recul en septembre, il ressort dudit rapport que ceux de l’huile de colza se sont nettement appréciés. Avec une valeur moyenne de 117,9 points, soit une hausse de 1,7 point par rapport au mois d’août, l’indice FAO des prix des produits laitiers a progressé de 1,5% depuis le mois d’août.Selon l’organisation, cette progression est due à une demande mondiale à l’importation soutenue et à des « facteurs saisonniers en Europe et en Océanie qui ont tiré vers le haut les cours internationaux de tous les produits laitiers, en particulier le beurre ». S’agissant de l’indice des prix du sucre, le rapport de la FAO indique qu’il s’est établi en moyenne à 121,2 points en septembre, progressant ainsi de 0,5% par rapport au mois précédent et de 53,5% par rapport au même mois de l’année écoulée. Selon les explications de l’agence, cette progression est liée aux conditions météorologiques défavorables et à la hausse des prix de l’éthanol au Brésil, le premier producteur mondial de sucre. En ce qui concerne l’indice FAO des prix de la viande, les données recueillies montrent qu’il s’est établi en moyenne à 115,5 points en septembre. Si son niveau est resté pratiquement identique à celui enregistré au mois précédent, il réalise une progression de 26,3% par rapport au même mois de l’année dernière. Il est à préciser que les cours de la viande d’ovins et de la viande de bovins ont augmenté au cours du mois dernier suite à une offre limitée. En revanche, poursuit la FAO, après neuf mois consécutifs de hausse, les cours de la viande de volaille ont diminué, en raison de l’augmentation du volume de l’offre mondiale. Tout comme ceux de la viande de porcins qui ont reculé, « sous l’effet d’une baisse de la demande à l’importation en Chine et d’une demande interne atone, en particulier en Europe », a expliqué l’organisation. Alain Bouithy
Flambée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales

Les cours mondiaux des produits alimentaires n’affichent toujours pas de changement de tendance. Bien que la production mondiale de céréales soit en voie d’atteindre un nouveau record, ils ont enregistré leur plus forte hausse mensuelle depuis plus d’une décennie. «L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 127,1 points en mai, soit 4,8% de plus qu’en avril et 39,7 de plus qu’en mai 2020», a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant qu’il a atteint son plus haut niveau depuis septembre 2011 et ne se situe plus qu’à 7,6% de son record historique en valeur nominale. En effet, selon les précisions de la FAO, «la hausse enregistrée en mai est la plus forte progression mensuelle de l’indice depuis octobre 2010. Il s’agit également de la douzième hausse mensuelle consécutive de la valeur de l’indice, qui atteint son niveau le plus haut depuis septembre 2011 et s’établit à seulement 7,6% de son niveau record, 137,6 points, enregistré en février 2011». La hausse de l’indice, qui suit l’évolution mensuelle des prix internationaux des produits alimentaires les plus couramment échangés, s’explique par l’envolée des prix des huiles végétales, du sucre et des céréales, a indiqué l’agence onusienne soulignant également le raffermissement des prix de la viande et des produits laitiers. En effet, sous l’effet principalement de la hausse des cours des huiles de palme, de soja et de colza, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a grimpé de 7,8% en mai. Il s’est ainsi établi en moyenne à 174,7 points en mai, soit un gain de 12,7 points par rapport au mois précédent qui marque sa douzième hausse mensuelle consécutive, a souligné l’organisation. «L’augmentation des prix de l’huile de palme s’explique par la faible croissance de la production dans les pays d’Asie du Sud-Est, tandis que la forte demande mondiale prévue, en particulier dans le secteur de l’agrogazole, a tiré les prix de l’huile de soja vers le haut», selon l’agence des Nations unies. Même si les exportations abondantes de l’Inde ont contribué à atténuer la flambée, l’Indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 106,7 points en mai, correspondant à une hausse de 6,8% (6,8 points) par rapport à avril. Cette évolution est « principalement imputable à des retards de récolte et à des craintes concernant une baisse des rendements des cultures au Brésil, le premier exportateur mondial de sucre», a expliqué l’organisation. Egalement en hausse, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 6% par rapport au mois d’avril et 36,6% par rapport à sa valeur de mai 2020, en raison d’une hausse des prix internationaux du maïs, qui enregistrent une valeur moyenne supérieure de 89,9% à celle de mai 2020. En raison principalement de l’amélioration des perspectives de production aux Etats-Unis d’Amérique, il apparaît cependant que «les prix du maïs ont commencé à reculer à la fin du mois de mai», a constaté la FAO. Tout comme ceux du blé qui ont progressé en moyenne de 6,8% par rapport à avril, alors que les cours du riz sont restés stables. En ce qui concerne l’Indice FAO des prix de la viande, les données recueillies par l’agence montrent qu’il a progressé de 2,2% (2,3 points) par rapport à avril. Et pour cause : les cours de tous les types de viande ont connu une augmentation « en raison de l’accélération des achats à l’importation en Chine, ainsi que de la hausse de la demande interne de viande de volaille et de viande de porcins dans les principales régions de production ». Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, les chiffres de l’agence onusienne font état d’une hausse mensuelle de 1,8%, affichant une valeur moyenne supérieure de 28% à celle de l’année dernière à la même période. A en croire la FAO, « cette hausse est due à la vigueur de la demande à l’importation de lait écrémé en poudre et de lait entier en poudre », a-t-elle relevé notant que les prix du beurre ont de leur côté reculé pour la première fois depuis près d’un an, sous l’effet de l’augmentation des disponibilités exportables en Nouvelle-Zélande. Alain Bouithy
Les cours mondiaux des produits alimentaires poursuivent leur envolée

Les prix internationaux des produits alimentaires ont poursuivi leur progression au cours du mois d’avril, souligne un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). En avril, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires a enregistré une onzième hausse mensuelle consécutive, s’établissant en moyenne à 120,9 points, soit une hausse de 1,7% depuis mars et 30,8% de plus que son niveau enregistré au même mois de l’année dernière. S’il a atteint son plus haut niveau depuis 2014, l’agence onusienne a toutefois noté un recul en valeur nominale de 12% par rapport à son plus haut historique atteint en février 2011. Selon les données disponibles, le sucre a enregistré la plus forte hausse au cours de cette période. En effet, l’Indice FAO des prix du sucre s’est accru de 3,9% au cours du mois dernier et progresse de 60% par rapport à avril 2020. «Le rebond des prix internationaux du sucre constaté en avril est dû à un niveau d’achat élevé, dans un contexte où la lente progression des récoltes au Brésil et les dégâts provoqués par le gel en France ont amplifié les craintes d’un resserrement des disponibilités mondiales en 2020-2021», a expliqué la FAO. D’après l’organisation, l’évolution des prix a « également bénéficié de l’appréciation du real brésilien par rapport au dollar des Etats-Unis, qui a généralement des effets sur les expéditions du Brésil, le premier producteur mondial de sucre». Si l’on en croit l’agence des Nations unies, il apparaît que la pression à la hausse sur les prix a été quelque peu limitée par les importantes exportations prévues en Inde et par le léger recul des prix du pétrole brut, a-t-elle souligné dans un communiqué. En hausse de 2,9 points (1,8%) en glissement mensuel, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a pour sa part connu une progression de 1,8% au cours du même mois, suite à la hausse des cours internationaux de l’huile de palme « sous l’effet de craintes d’une croissance de la production plus lente que prévu dans les principaux pays exportateurs ». Dans son rapport, la FAO a également fait état de la poursuite de la hausse des valeurs des huiles de soja et de colza ainsi que de la contraction modérée des prix de l’huile de tournesol. En s’établissant en moyenne à 101,8 points, l’Indice FAO des prix de la viande a enregistré une hausse de 1,7% par rapport à sa valeur de mars. Il a ainsi enregistré son septième mois consécutif de hausse et un niveau supérieur de 5,1% à celui du même mois de l’année dernière, a précisé l’agence. Dans son communiqué, la FAO a attribué cette évolution à la « forte demande en provenance de l’Asie de l’Est qui a soutenu les cours des viandes de bovins d’ovin et de porcin». L’agence a toutefois relevé une stabilité au niveau des prix de la viande de volaille, en raison de l’équilibre des marchés mondiaux dans leur ensemble. Selon la même source, en avril, « l’Indice FAO des prix des céréales a gagné 1,2%, après un bref repli en mars, et s’établit maintenant à 26% de plus que son niveau d’avril 2020 ». Dans le détail, les données disponibles montrent que « les prix du maïs ont progressé de 5,7% et ont atteint un niveau supérieur de 66,7% à leurs valeurs enregistrées il y a un an ». Comme l’a expliqué l’organisation de même source, « les superficies plantées sont moins importantes que prévu aux États-Unis d’Amérique et les conditions de culture en Argentine, au Brésil et aux Etats-Unis d’Amérique ont suscité certaines inquiétudes ». Si les cours internationaux du blé sont restés stables dans l’ensemble, les données recueillies montrent que ceux du riz, de l’orge et du sorgo ont de leur côté accusé un recul. Quant à l’Indice FAO des prix des produits laitiers, il s’est établi en moyenne à 118,9 points, ce qui correspond à une progression de 1,2% par rapport au précédent mois. « Il s’agit du onzième mois consécutif de hausse de l’Indice, qui grimpe de 24,1% par rapport à son niveau enregistré il y a un an », a précisé l’organisation notant que les cours du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont augmenté sous l’effet d’une forte demande à l’importation en Asie. Alain Bouithy
Les prix des produits alimentaires enregistrent leur dixième hausse consécutive à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des denrées alimentaires se sont envolés en mars 2021 pour le dixième mois consécutif, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). « L’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 118,5 points en mars, soit une hausse de 2,1% par rapport à février et son niveau le plus haut depuis juin 2014 », a indiqué l’agence onusienne dans un rapport rendu public récemment. Cette inflation est portée principalement par les gains enregistrés dans les sous-indices des huiles végétales, de la viande et des produits laitiers, alors que ceux des céréales et du sucre ont perdu du terrain, a expliqué la FAO. En effet, selon les données recueillies, l’Indice FAO des prix des huiles végétales a progressé de 8% par rapport au mois précédent, en raison de la hausse des valeurs des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Avec une valeur moyenne de 159,2 points en mars, correspondant à un gain de 11,8 points, l’indice a presque atteint son plus haut niveau depuis 10 ans. Soulignons que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur dixième hausse mensuelle consécutive, ceux de l’huile de soja ont fortement progressé, tandis que le resserrement prolongé des disponibilités des huiles de colza et de tournesol, respectivement au Canada et dans la région de la mer Noire, a continué de soutenir les prix. En s’établissant à une valeur moyenne de 117,4 points en mars, l’Indice FAO des prix des produits laitiers a fait un bond de 3,9% par rapport au mois de février. L’analyse des données publiées par la FAO laisse apparaître qu’«il s’agit du dixième mois consécutif de hausse de l’indice, qui est désormais en hausse de 16% par rapport à sa valeur de l’année dernière à la même période », souligne le rapport. D’après l’organisation, les prix du beurre ont bénéficié de disponibilités quelque peu limitées en Europe et d’une hausse de la demande en prévision d’une reprise du secteur de la restauration. Dans son rapport, l’agence des Nations Unies ajoute que «les prix du lait en poudre ont également progressé, soutenus par une forte augmentation des importations en Asie, en particulier en Chine». En ce qui concerne l’Indice FAO des prix de la viande, qui s’est établi en moyenne à 98,9 points en mars dernier, il a gagné 2,3% par rapport à février. Bien que la tendance à la hausse se poursuit pour le sixième mois consécutif, les données relatives à ce produit montrent que «l’indice se situe encore légèrement en dessous (0,5%) de sa valeur d’il y a un an», note la FAO. S’il ressort des chiffres publiés par l’organisation que les prix de la viande de bovins sont restés stables, alors que ceux de la viande d’ovins ont reculé, le rapport affirme que les importations de la Chine et la forte hausse des ventes internes en Europe ont entraîné une hausse des cours de la volaille et de la viande de porc. En mars dernier, l’Indice FAO des prix des céréales a affiché une valeur moyenne de 123,6 points, accusant ainsi une baisse de 1,8% par rapport au mois de février. Mais en dépit de ce recul, l’organisation internationale relève qu’il est toujours en hausse de 26,5% par rapport à son niveau de mars 2020. Il est à souligner que «ce sont les prix du blé à l’exportation qui ont le plus baissé, principalement parce que l’offre est satisfaisante et que les perspectives de production pour les cultures de 2021 sont favorables», explique la FAO faisant remarquer que les prix du maïs et du riz ont également fléchi, alors que ceux du sorgho ont progressé. Quant à l’Indice FAO des prix du sucre, il apparaît qu’il s’est établi en moyenne à 96,2 points cédant ainsi 4,0%s, « sous l’effet des importantes exportations prévues en Inde ». Quoi qu’il en soit, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture constate qu’il reste supérieur de plus de 30% à son niveau d’il y a un an et qu’il s’agit du premier recul après les fortes hausses enregistrées lors des deux mois précédents. Alain Bouithy
La flambée des prix du sucre et des huiles végétales se poursuit à l’échelle mondiale

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont progressé pour le neuvième mois consécutif en février 2021, a annoncé jeudi 4 mars l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). D’après les chiffres publiés par l’agence onusienne, l’Indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 116 points le mois dernier, soit 2,4% de plus que le mois précédent. La hausse enregistrée au cours du mois de février s’explique par la forte progression des sous-indices du sucre et des huiles végétales, a indiqué la FAO dans son rapport rendu public le jour même. En progression de 6,4% par rapport au mois de janvier, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 100,2 points en février. Il enregistre ainsi sa deuxième hausse mensuelle consécutive et atteint son niveau le plus haut depuis avril 2017. Mais à en croire l’organisation internationale, les baisses de la production dans les principaux pays producteurs et la forte demande à l’importation en Asie font toujours craindre un resserrement de l’offre à l’échelle mondiale. Aussi, « les perspectives d’une reprise de la production en Thaïlande et d’une récolte record en Inde ont limité cette progression », a-t-elle poursuivi. Avec une valeur moyenne de 147,4 points en février, l’indice FAO des prix des huiles végétales a de son côté progressé de 6,2%. Il a atteint son plus haut niveau depuis avril 2012. Cette évolution fait suite au raffermissement des prix des huiles de palme, de soja, de colza et de tournesol. Plus en détail, il ressort des données recueillies par l’agence que les prix internationaux de l’huile de palme ont enregistré leur neuvième mois consécutif de hausse en février. Si les cours du soja ont poursuivi leur trajectoire ascendante, principalement en raison du resserrement actuel de l’offre mondiale avant l’arrivée de la nouvelle production en Amérique du Sud, le rapport indique que la hausse des prix des huiles de colza et de tournesol « s’explique respectivement par des perspectives de production plus faibles que prévu dans l’Union européenne en 2021 et par la poursuite du resserrement des disponibilités exportables dans la région de la mer Noire ». En ce qui concerne les cours internationaux des autres produits alimentaires les plus couramment échangés, il apparaît que l’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi en moyenne à 113 points au deuxième mois de l’année 2021. Il a ainsi gagné 1,7% (1,9 point). Cette hausse est soutenue par « les prix internationaux à l’exportation du beurre dans un contexte marqué par une forte demande à l’importation en Chine et une offre limitée en Europe occidentale », a expliqué la FAO faisant état de la baisse des prix du fromage en raison de l’abondance des stocks aux Etats-Unis d’Amérique. En s’établissant en moyenne à 125,7 points en février dernier, l’’indice FAO des prix des céréales s’est inscrit en hausse de 1,2% en moyenne par rapport au mois précédent. Portés par une forte demande qui se maintient en Chine, les prix du sorgho ont connu une hausse de 17,4% sur le mois ; alors que ceux « du maïs, du blé et du riz sont restés stables ou ont légèrement augmenté », relève l’agence des Nations unies. En effet, selon le rapport de la FAO, les prix internationaux du maïs ont augmenté légèrement de 0,9% par rapport au mois précédent, tandis que ceux du maïs ont grimpé de 45,5% par rapport à l’année dernière. Quant aux prix du blé à l’exportation, ils « sont restés à peu près stables en février, mais ils ont gonflé de 19,8% par rapport à leur niveau de l’année dernière », a précisé la FAO relevant que ceux du riz ont continué de progresser légèrement. Soulignons enfin que la contraction de l’offre de viande bovine et ovine dans les principales régions productrices a légèrement fait bondir l’indice FAO des prix de la viande de 0,6%. Il s’est ainsi établi en moyenne à 96,4 points par rapport au mois de janvier. Dans son rapport, la FAO explique qu’« il s’agit du cinquième mois consécutif de hausse, mais à un niveau qui reste inférieur de 4,1 points (4,0%) à celui du même mois de l’année dernière ». L’agence précise toutefois qu’« à la différence des autres catégories de produits, la plupart des prix utilisés pour calculer l’Indice FAO des prix de la viande ne sont pas disponibles au moment où l’Indice général est calculé et publié ». Alain Bouithy
Huiles végétales et produits laitiers en tête des hausses en décembre 2020

Les prix mondiaux des produits alimentaires ont poursuivi leur trend haussier au terme de l’année 2020, enregistrant ainsi une hausse pour le septième mois consécutif. A en croire l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 107,5 points en décembre, soit 2,2% de plus qu’en novembre. Selon les chiffres publiés par l’agence onusienne, la hausse la plus marquée est à mettre au compte des huiles végétales, suivies des produits laitiers, de la viande et des céréales. «Pour l’ensemble de l’année 2020, l’indice de référence s’est établi en moyenne à 97,9 points, son niveau le plus haut depuis trois ans, ce qui représente une hausse de 3,1% par rapport à 2019», a relevé la FAO soulignant toutefois qu’il reste toujours inférieur de 25% à son niveau record atteint en 2011. En détail, l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est inscrit en hausse de 4,7% (5,7 points) au douzième mois de l’année écoulée. Il s’agit du niveau le plus haut depuis septembre 2012. Pour l’ensemble de l’année, il a progressé de 15,9 points (19,1%) par rapport à 2019, affichant ainsi son niveau le plus haut depuis trois ans. Selon les explications de l’institution internationale, l’évolution des cours des huiles végétales en décembre est due principalement à l’affermissement des prix de l’huile de palme qui ont enregistré leur septième mois consécutif de hausse. Les prix internationaux de l’huile de soja ont de leur côté «atteint leurs plus hauts niveaux depuis sept ans, principalement en raison de la faiblesse des disponibilités exportables en Argentine, où des grèves prolongées ont eu des conséquences sur le broyage et la logistique portuaire», a poursuivi la FAO. Quant aux huiles de colza et de tournesol, le rapport de la FAO indique qu’elles ont bénéficié du dynamisme du marché de l’huile de palme, ajoutant cependant que «leurs prix ont également été soutenus par une solide demande mondiale à l’importation». En s’établissant en moyenne à 108,8 points en décembre, soit une progression de 3,2% (3,4 points) en glissement mensuel, l’indice FAO des prix des produits laitiers a enregistré sa septième hausse mensuelle consécutive. Selon l’organisation, «les prix internationaux de tous les produits laitiers qui figurent dans l’indice ont augmenté en décembre, sous l’effet d’une forte demande mondiale à l’importation, qui est principalement due à des inquiétudes concernant les effets négatifs sur la production laitière des conditions météorologiques plus sèches et plus chaudes en Océanie». Soulignons toutefois que, sur toute l’année 2020, l’indice des prix des produits laitiers a reculé de 1% en moyenne par rapport à 2019. Concernant l’indice FAO des prix de la viande, il s’est établi en moyenne à 94,3 points en décembre. S’il a gagné 1,7% en décembre, il ressort des données que sur l’ensemble de l’année il a cédé 4,5% en moyenne par rapport à l’année précédente. En effet, «sur l’année entière, l’indice FAO des prix de la viande s’est établi en moyenne à 95,5 points, soit un recul de 4,5 points (4,5%) par rapport à 2019», a noté l’agence des Nations unies ajoutant par ailleurs que les prix de la viande de volaille ont enregistré la plus importante baisse, suivis de ceux des viandes d’ovins, de porcins et de bovins. S’agissant de l’indice FAO des prix des céréales, qui s’est établi en moyenne à 115,7 points en décembre, il apparaît qu’il a progressé de 1,1% en glissement mensuel. Sur l’ensemble de l’année 2020, l’agence onusienne a noté qu’il a bondi de 6,6% par rapport à l’année précédente. Selon ledit rapport, «les prix du blé, du maïs, du sorgho et du riz à l’exportation ont tous augmenté en décembre, notamment en raison d’inquiétudes concernant les conditions de croissance et les perspectives de récolte en Amérique du Nord, en Amérique du Sud et dans la Fédération de Russie», a-t-elle fait savoir. Sur une base annuelle, la FAO a indiqué que les prix du riz à l’exportation ont grimpé précisément de 8,6% en 2020 par rapport à 2019, alors que ceux du maïs et du blé ont enregistré des hausses respectives de 7,6 et 5,6%. En léger retrait de 0,5 point par rapport à la hausse marquée enregistrée en novembre, l’indice FAO des prix du sucre a naturellement reculé de 0,6% en décembre dernier. Pour l’ensemble de l’année 2020, l’agence a noté une progression du sous-indice de 1,1% par rapport à 2019, en raison d’«une forte montée des importations de la Chine et d’une hausse de la demande du sucre raffiné de la part du secteur des produits alimentaires et des boissons en Indonésie». Alain Bouithy
Hausse vertigineuse des cours des huiles végétales à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des huiles végétales a connu une hausse vertigineuse de 14,5% au cours du mois de novembre 2020, a annoncé l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) soulignant que les cours de l’huile de palme continue leur remontée. Dans un rapport de référence, l’agence onusienne a indiqué que l’indice FAO des prix des huiles végétales s’est établi en moyenne à 121,9 points en novembre dernier, correspondant à une forte hausse de 15,4 points (14,5%) en glissement mensuel. Soit son niveau le plus élevé depuis mars 2014. Selon les explications de l’organisation internationale, cette remontée est attribuée principalement aux nouvelles flambées des prix de l’huile de palme, ainsi qu’aux nouvelles augmentations de la valeur des huiles de soja, de colza et de tournesol. En effet, comme l’a relevé la FAO dans son rapport, «les cours internationaux de l’huile de palme étaient en hausse pour le sixième mois d’affilée, du fait d’un recul prononcé des stocks mondiaux, sous l’effet conjugué d’une production inférieure à la normale dans de grands pays producteurs et d’une forte demande mondiale à l’importation». Concernant les cours de l’huile de soja, les statistiques de l’agence onusienne montrent qu’ils se sont affermis en raison des disponibilités exportables limitées en Amérique du Sud et d’une demande dynamique à l’importation, notamment en Inde, a expliqué l’institution dans un communiqué. S’agissant des cours de l’huile de colza et de l’huile de tournesol, les données recueillies au titre du même mois ont révélé qu’ils «se sont encore renforcés face à la faiblesse des stocks. En parallèle, l’affermissement des prix du pétrole a également soutenu les cours des huiles végétales », selon la même source. Dans son rapport rendu public récemment, l’agence des Nations unies analyse aussi l’évolution des cours internationaux d’autres denrées alimentaires parmi les plus largement commercialisées à l’échelle mondiale. A savoir : les céréales, le sucre, les produits laitiers et la viande. Ainsi qu’il ressort dudit rapport, l’indice FAO des prix des céréales a bondi de 2,5% par rapport au mois précédent, atteignant une moyenne supérieure de 19,9% à celle enregistrée en novembre 2019. Suite à l’ajustement à la baisse des prévisions de production aux Etats-Unis d’Amérique et en Ukraine ainsi qu’aux vastes quantités achetées par la Chine, « les prix à l’exportation du blé ont augmenté, face à des perspectives de récolte moins bonnes en Argentine, tout comme les prix du maïs». Il apparait en revanche que les cours internationaux du riz se sont maintenus pendant le mois, le soutien apporté par la tension de l’offre et la fluctuation des taux de change dans certains pays exportateurs d’Asie du Sud-Est étant contrebalancé par la faiblesse de la demande et la pression liée aux récoltes dans d’autres grands pays exportateurs», a souligné la FAO. Avec une croissance mensuelle de 3,3%, soit 2,8 points de plus qu’en octobre, l’indice FAO des prix du sucre s’est établi en moyenne à 87,5 points en novembre. A noter que la hausse mensuelle des cours de ce produit, la deuxième consécutive, «était principalement imputable aux nouvelles données plus solides étayant de précédentes estimations qui indiquaient un repli de la production mondiale pendant la campagne de commercialisation 2020 2021», a expliqué l’organisation. Ajoutons que l’affermissement des prix du sucre est également dû aux «dégâts causés par un ouragan au Nicaragua, au Honduras et au Guatemala, où des cultures de canne à sucre et des infrastructures ont été endommagées ». En progression de 0,9 point (0,9%) par rapport à octobre, l’indice FAO des prix des produits laitiers a, pour sa part, atteint en moyenne 105,3 points au mois dernier, suite essentiellement à l’affermissement des prix du beurre et du fromage. Il s’est ainsi approché de son niveau le plus élevé en 18 mois. Autre hausse relevée dans ce rapport, celle de l’indice FAO des prix de la viande qui est remonté pour la première fois au début de l’année. En effet, il a enregistré une hausse de 0,9% par rapport au précédent mois. Outre la viande de volaille dont le cours a accusé une baisse, les prix de la viande bovine, ovine et porcine ont tous augmenté. Globalement, on retiendra que les cours mondiaux des produits alimentaires ont connu une forte hausse au cours du mois de novembre. «L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 105,0 points, soit une appréciation de 3,9% par rapport à octobre et de 6,5% par rapport à sa valeur constatée il y a un an», a relevé l’agence des Nations unies précisant qu’il s’agit de l’augmentation mensuelle la plus importante depuis juillet 2012. Une hausse qui a fait grimper l’indice à son niveau le plus haut depuis décembre 2014, a-t-elle affirmé. Alain Bouithy
Huiles végétales et céréales tirent les prix mondiaux des produits alimentaires vers le haut

L’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est inscrit en hausse pour le quatrième mois consécutif. Tiré vers le haut par les cours des huiles végétales et des céréales, il s’est établi en moyenne à 97,9 points en septembre 2020. Ce qui correspond à une hausse de 2,1% par rapport au mois précédent et de 5,0% en glissement annuel. «Le raffermissement des prix des huiles végétales et des céréales est à l’origine de cette dernière hausse de l’indice», a expliqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) notant, en revanche, une stabilité des prix des produits laitiers et une baisse des cours du sucre et de la viande par rapport au mois d’août. En hausse de 5,1% par rapport au mois d’août et de pas moins de 13,6% par rapport au même mois de 2019, l’indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 104,0 points au cours du mois dernier. Selon l’agence onusienne, «cette progression est notamment due à celle des prix du blé, qui ont été portés par des échanges commerciaux soutenus dans un contexte de craintes concernant les perspectives de production dans l’hémisphère Sud et les conséquences de la sécheresse sur les semis de blé d’hiver dans toute l’Europe». Dans un rapport qu’elle vient de rendre public, l’organisation intergouvernementale a également relevé une importante hausse des prix du maïs «sous l’effet de la réduction des perspectives de production dans l’Union européenne et de la révision à la baisse des reports aux Etats-Unis d’Amérique». Il est à noter que les cours du sorgho et de l’orge ont également progressé au cours du mois de septembre, alors que ceux du riz ont accusé une baisse durant la même période. En s’établissant en moyenne à 104,6 points en septembre, l’indice FAO des prix des huiles végétales a enregistré, de son côté, une hausse de 6,0% par rapport à août. Il a ainsi atteint son niveau le plus élevé depuis huit mois, a fait savoir l’organe spécialisé de l’ONU. La nouvelle hausse de l’indice FAO des prix des huiles végétales est principalement justifiée par l’augmentation des prix des huiles de palme, de tournesol et de soja. Comme l’a expliqué l’agence dans son rapport, «les prix internationaux de l’huile de palme ont sensiblement progressé pour le quatrième mois consécutif, en raison du renouveau de la demande mondiale à l’importation, ainsi que de niveaux de stocks plus réduits que prévu en Malaisie et des incertitudes concernant le rythme de la production en Asie du Sud-Est ces prochains mois». Poursuivant ses explications, la FAO a également fait savoir que «les prix internationaux de l’huile de tournesol ont nettement augmenté en septembre, principalement sous l’effet de la détérioration des perspectives concernant les cultures dans la région de la mer Noire ». Tandis que les cours de l’huile de soja ont poursuivi leur hausse durant la même période, en raison d’un faible rythme de broyage en Amérique du Sud et une forte demande aux Etats-Unis d’Amérique. L’indice FAO des prix de la viande, en s’établissant en moyenne à 91,6 points en septembre, a poursuivi sa tendance à la baisse observée depuis le début de l’année en cours. Il a enregistré un léger recul de 0,9% par rapport au mois d’août, selon les chiffres publiés par l’organisation. Selon l’agence onusienne, le recul de cet indice s’explique en partie par «la décision de la Chine d’interdire les importations de viande de porc en provenance d’Allemagne, où des cas de peste porcine africaine ont été détectés chez des sangliers». Concernant l’indice FAO des prix des produits laitiers, les économistes de l’organisation ont noté un niveau quasiment inchangé par rapport au mois d’août. S’il s’est établi en moyenne à 102,2 points en septembre, ces derniers ont estimé qu’il est supérieur de 2,5% en glissement annuel. Cet indice n’a quasiment pas évolué du fait que les hausses modérées des prix du beurre, du fromage et du lait écrémé en poudre ont été compensées par le recul des cours du lait entier en poudre, a-t-on souligné dans ledit rapport. S’agissant de l’indice FAO des prix du sucre, le rapport de la FAO indique qu’il s’est établi en moyenne à 79,0 points au cours du mois dernier. Il a ainsi reculé de 2,6%, «principalement en raison des excédents de production de sucre prévus au niveau mondial pour la campagne qui va débuter», selon l’organisation qui a fait savoir, par ailleurs, que la production devrait considérablement rebondir en Inde et être abondante au Brésil. Alain Bouithy