Le Ghana intensifie les efforts pour stimuler le commerce intra-africain

Le Ghana intensifie les efforts pour stimuler le commerce intra-africain

Le Ghana accélère la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) afin d’ouvrir de nouvelles perspectives aux entreprises ghanéennes à travers l’Afrique, en passant d’un commerce basé sur les matières premières à une valeur ajoutée pour ses exportations traditionnelles telles que l’or, le pétrole et le cacao.  S’exprimant lors de la tournée de présentation de la Foire commerciale intra-africaine au Ghana (IATF) 2025, le Ministre ghanéen du commerce, de l’agrobusiness et de l’industrie, Elizabeth Ofosu-Adjare, a souligné l’engagement du gouvernement à créer un environnement propice à la prospérité des entreprises dans le cadre de la ZLECAf en améliorant l’infrastructure commerciale, le financement et l’accès au marché. Dans le cadre de notre programme d’expansion des marchés, le Bureau national de coordination de la ZLECAf apporte un soutien concret à plus de 2 000 MPME au Ghana. Cette initiative comprend la sensibilisation, les programmes de formation à la préparation au marché, la formation sur les règles d’origine de la ZLECAf, le financement du commerce et les initiatives d’accès aux marchés. Le Ghana a également mené des expéditions commerciales ciblées en Afrique de l’Est, emmenant des entreprises ghanéennes au Kenya, en Tanzanie et au Rwanda afin d’explorer des opportunités en temps réel et de négocier des contrats d’approvisionnement », a déclaré la Ministre dans un discours lu en son nom par le Coordinateur national par intérim du Bureau national de coordination de la ZLECAf, Benjamin Kwaku Asiam. La tournée de présentation commerciale de l’IATF2025 a réuni des représentants du gouvernement, des acteurs du monde des affaires, notamment des entreprises et des investisseurs, ainsi que des dirigeants de la Banque Africaine d’Import-Export (Afreximbank). L’événement a été axé sur la promotion du commerce intra-africain sous le thème : Tirer parti des chaînes de valeur régionales et continentales : Accélérer l’industrialisation de l’Afrique et la compétitivité mondiale grâce à la ZLECAf.  Le Business Roadshow est l’une des cinq tournées de présentation prévues à Accra, Nairobi, Johannesburg, Lagos et Alger en prélude à la quatrième édition de la Foire commerciale intra-africaine biennale 2025 (IATF2025), qui se tiendra à Alger, Algérie, du 4 au 10 septembre 2025. L’IATF est le premier événement africain en matière de commerce et d’investissement, offrant aux entreprises une plate-forme leur permettant de présenter des biens et d’échanger des informations sur le commerce et l’investissement au sein du marché unique du continent. Dans son discours liminaire, le Secrétaire général de la ZLECAf, S.E. Wamkele Mene a souligné que l’IATF offre une plate-forme inégalée pour l’échange d’information sur le commerce et l’investissement ; ajoutant qu’il s’agit d’un marché d’idées, de possibilités et de partenariats. « Au moment où nous nous efforçons à développer le commerce intra-africain, à créer des chaînes de valeur régionales et à accélérer l’industrialisation, l’IATF sert de plateforme clé pour mettre en relation les entreprises, les investisseurs, les gouvernements et les innovateurs africains. Il s’agit d’un catalyseur pour transformer la promesse de la ZLECAf en résultats concrets : accords commerciaux signés, investissements mobilisés et création d’emplois. En établissant un grand marché intégré, la ZLECAf encourage les pays à se spécialiser et à ajouter de la valeur aux produits, en attirant les investissements et en créant des emplois », a-t-il poursuivi. Mene a ajouté que cette démarche soutient la diversification économique, la réduction de la pauvreté et la vision de l’Afrique pour un développement durable et inclusif. Dr Yemi Kale, Économiste en chef et Directeur général de la Recherche du Groupe Afreximbank, a décrit l’IATF comme le marché commercial de la ZLECAf, qui donne vie aux efforts de l’Afrique pour commercer davantage avec elle-même non seulement dans les matières premières, mais aussi dans les biens à valeur ajoutée, les services et les innovations. « L’un des obstacles persistants au commerce intra-africain n’est pas seulement les droits de douane ou la logistique, c’est aussi l’accès à des informations commerciales précises, opportunes et exploitables. Le commerce ne peut prospérer en l’absence d’informations », a déclaré le Dr Kale, ajoutant que l’IATF2025 fournit une plate-forme pour y remédier. Il a invité les entreprises et les agences gouvernementales ghanéennes à participer à l’IATF2025, où plus de 2 000 exposants d’Afrique et d’ailleurs présenteront leurs produits à plus de 35 000 visiteurs et acheteurs de plus de 140 pays. Il a ajouté que l’IATF2025 devrait être sanctionnée par des accords commerciaux et d’investissement dépassant 44 milliards de dollars US. Au total, l’IATF a attiré plus de 4 500 exposants, plus de 70 000 visiteurs et a facilité la conclusion de contrats d’une valeur supérieure à 100 milliards de dollars US. La dernière édition, qui s’est tenue au Caire, a attiré près de 2 000 exposants de 65 pays et a généré 43,7 milliards de dollars US en transactions commerciales et d’investissement. La prochaine édition de l’IATF2025 sera accueillie par le Gouvernement de la République Démocratique Populaire d’Algérie. Prenant la parole lors du Business Roadshow, Son Excellence Mourad Louhaidia, Ambassadeur d’Algérie au Ghana, a souhaité la bienvenue aux visiteurs et exposants attendus à Alger, tout en réaffirmant l’engagement de son gouvernement à garantir le plein succès de l’IATF2025, notamment par la mobilisation des infrastructures de transport et d’hébergement, ainsi que par la facilitation de l’entrée sur le territoire pour tous les participants. « L’ambassade d’Algérie accélérera le traitement des visas pour tous les participants en provenance du Ghana. Nous avons mis en place une équipe dédiée au sein de l’ambassade pour gérer l’ensemble des demandes d’informations et de visas dans le cadre de l’IATF2025 », a ajouté S.E. Louhaidia. L’IATF2025 comprendra une exposition commerciale, le programme Creative Africa Nexus (CANEX) mettant en lumière les industries culturelles, un forum sur le commerce et l’investissement de quatre jours et le salon africain de l’automobile. Les journées spéciales mettront à l’honneur certains pays, des entités des secteurs public et privé, le tourisme, les attractions culturelles, ainsi que la Journée de l’Afrique globale, qui célèbre les liens avec la diaspora africaine. Parmi les autres activités figurent la mise en relation entre entreprises et entre entreprises et pouvoirs publics, le

« Pourquoi des dollars américains? »: le Kenya prône le commerce intra-africain en devises locales

Les pays africains doivent cesser d’utiliser le dollar américain pour le commerce intra-africain, a déclaré William Ruto en visite à Djibouti. « Pourquoi les dollars américains font-ils partie du commerce entre Djibouti et le Kenya? », s’est-il interrogé, avançant un mécanisme concret du commerce en devises locales en Afrique. Le Président du Kenya a remis en question la nécessité de recourir à la devise américaine dans les activités commerciales intercontinentales. « Les Djiboutiens vendant au Kenya ou les commerçants du Kenya vendant à Djibouti, nous devons chercher des dollars américains. Pourquoi les dollars américains font-ils partie du commerce entre Djibouti et le Kenya? Pourquoi? », s’est interrogé William Ruto le 13 juin, s’exprimant devant les parlementaires djiboutiens, lors de sa visite dans cet État de la Corne de l’Afrique. Il existe un mécanisme, selon lui, permettant aux commerçants du continent d’utiliser leurs devises locales respectives. Il s’agit du système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), proposé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), institution panafricaine de financement du commerce. « Nous voulons juste commercer plus librement » Cette volonté d’abandonner le dollar dans le commerce intra-africain ne signifie pourtant pas une opposition générale à l’utilisation de la devise américaine, a souligné le Président kenyan: « Nous ne sommes pas contre le dollar américain. Nous voulons juste commercer plus librement. Payons en dollars américains ce que nous achetons aux États-Unis. Mais ce que nous achetons à Djibouti, utilisons la monnaie locale ». Ce n’est pas la première fois que le chef de l’État kenyan se prononce sur les moyens de booster le commerce africain et l’intégration régionale. William Ruto est le partisan de la monnaie unique africaine. Lors du 22e Sommet du COMESA en Zambie le 8 juin il a appelé à « aborder de toute urgence » le sujet « afin que nos peuples puissent commencer à commercer ensemble et à s’intégrer ». Retrouvez cet article sur Sputniknews

L’ITFC et l’Union Africaine s’associent pour renforcer leurs objectifs communs

L’ITFC et l’Union Africaine s’associent pour renforcer leurs objectifs communs

La Société Internationale Islamique de Financement du Commerce (ITFC), membre du groupe de la Banque islamique de développement (BID), a signé un protocole d’accord avec l’Union Africaine (UA) ayant pour objectif de renforcer leurs activités communes dans le développement du commerce interrégional entre les pays africains et arabes membres de l’OCI et au soutien des entreprises à exploiter les opportunités à grande échelle dans la région. Le protocole d’accord a été signé entre le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’Union Africaine, Son Excellence Albert Muchenga et le directeur général de ITFC, M. Hani Salem Sonbol. « La signature du protocole d’accord formalise le partenariat entre l’UA et ITFC et permet de nouvelles opportunités de collaboration pour accroître le commerce intra-africain, en particulier dans le contexte de la zone de libre-échange continentale africaine (AfCFTA), dans laquelle les échanges commerciaux commenceront le 1er juillet 2020 » a indiqué le commissaire Muchanga. M. Hani Salem Sonbol, directeur général de ITFC a souligné « Ce protocole coïncide avec une période de progrès pour la coopération africaine. Il permettra notamment un alignement de nos objectifs socio-économiques communs concernant le développement du commerce et le désir partagé de servir les 1,3 milliard de citoyens du continent avec des biens et services africains de haute qualité. Notre collaboration dans le ‘Intra African Trade Fair’ et par le biais du programme de Ponts de Commerce Arabo-Africain est très logique et ce protocole nous permet de travailler de manière encore plus globale pour atteindre notre objectif commun d’améliorer les conditions de vie et de favoriser le commerce dans le continent. » L’une des initiatives clés au centre de cette collaboration entre les deux institutions est le Programme de Ponts de Commerce Arabo-Africain (AATB), lancé par ITFC en 2017. Le Programme AATB a pour objectif principal d’exploiter les opportunités commerciales dans les régions arabe et africaine. Le protocole d’accord fournit alors un cadre permettant d’accélérer l’intégration sociale et économique des pays membres de l’OCI dans le continent et de permettre un développement économique durable.  Les domaines de collaboration des deux institutions comprendront la promotion du commerce entre les pays africains membres de l’OCI durant la deuxième édition de l’Intra-African Trade Fair (IATF), du 1er au 7 septembre 2020 à Kigali, au Rwanda. Évènement pour lequel ITFC est l’un des partenaires clefs par le biais son programme phare, le Programme de Ponts de Commerce Arabo-Africain (AATB). La signature du protocole intervient à un moment critique de l’histoire de la région, quelques mois seulement après la signature de l’accord de libre-échange (AfCFTA) entre 28 pays africains, témoignage d’un alignement des stratégies qui servent à développer les chaînes de valeur régionales et mondiales. Le Commissaire au Commerce et à l’Industrie de l’UA a commenté « En collaborant avec ITFC, nous sommes en mesure de proposer de nombreux avantages quant à la mise en place de la nouvelle zone de libre-échange continentale, notamment en soutenant les PME africaines, en encourageant les États parties à mettre en œuvre des mesures supplémentaires pour le développement de la production et soutenir l’émergence de « grandes entreprises innovantes » sur le continent. Grâce à ces interventions, le partenariat UA-ITFC contribuera sans aucun doute à stimuler les échanges non seulement entre les 27 pays africains de l’OCI, mais aussi entre ceux-ci et les autres du pays continent et dans le monde. » CP

Afreximbank veut booster le commerce intra-africain

Afreximbank veut booster le commerce intra-africain

Donner aux institutions financières, aux banquiers et aux professionnels des organismes de réglementation, de grandes entreprises et de cabinets juridiques en Afrique les compétences nécessaires pour faire face aux complexités des transactions financières dans un contexte économique mondial incertain. Tel est l’objectif principal du Séminaire annuel sur les financements structurés du commerce organisé par la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), une institution multilatérale panafricaine financière créée à Abuja au Nigeria en octobre 1993, en collaboration avec le ministère de l’Économie et des Finances. « Le commerce intra-africain recèle un potentiel considérable», a déclaré Faouzia Zaâboul, directrice du Trésor au ministère de l’Economie et des Finances, à l’ouverture du séminaire qui se tient du mercredi 7 au vendredi 9 novembre. Un potentiel qui reste toutefois très peu exploité. En effet, se référant à une étude réalisée l’année dernière sur le commerce africain par cette institution, elle a rappelé que « le volume du commerce intra-africain s’est établi à environ 150 milliards de dollars, ce qui représente seulement 15% du total des échanges commerciaux du continent africain. C’est dire que le chemin à faire reste encore très important». Ainsi, pour Afreximbank, il n’est pas question de se contenter d’une part aussi infime. La banque entend la relever à 21% à l’horizon 2021 et pour l’établir autour de 250 milliards de dollars, selon le vice-président exécutif, Développement commercial et Banque de grande entreprise de l’institution, Amr Kamel. S’exprimant sur les activités de la Banque au Maroc, il a indiqué lors d’une rencontre avec les médias qu’elles ont été entamées il y a quelques années et qu’en devenant actionnaire de l’institution financière, le Royaume permet à ses entreprises de bénéficier de plus en plus de ressources afin de les soutenir dans leur extension en Afrique. Dédiée au financement et à la promotion du commerce intra-africain, Afreximbank « facilite et promeut le commerce intra-africain à travers de lignes de crédits. La banque offre aussi des instruments comme des programmes de garantie, des informations sur le commerce et de service de conseil », a déclaré en introduction du séminaire la directrice et chef des financements du commerce, Gwen Mwaba. «Nous essayons aussi de financer le leadership en Afrique, de combler le vide créé par les banques étrangères qui ont interrompu des financements sur le continent », a-t-elle affirmé, soulignant que l’institution financière dont le siège se trouve au Caire célèbre cette année ses 25 ans d’existence. Au cours de son intervention, Gwen Mwaba est également revenue sur le rôle des intermédiaires auxquels la banque s’adresse pour différentes opérations et a rappelé que l’institution financière a été créée par des gouvernements africains, des investisseurs privés et institutionnels africains ainsi que par des institutions financières et des investisseurs privés non africains en vue du financement, de la promotion et du développement des échanges commerciaux entre les pays d’Afrique ainsi qu’avec les autres régions du monde. A noter qu’Afreximbank est soutenue par quatre catégories d’actionnaires. La première catégorie (A) englobe gouvernements africains, banques centrales, institutions régionales et sous-régionales africaines; la deuxième catégorie (B) est constituée d’investisseurs privés et d’institutions financières africaines tandis que la troisième (C) compte des institutions financières, agences de crédit à l’exportation et investisseurs privés non africains. Etendu récemment, la quatrième catégorie (D) permet d’attribuer des actions à toute personne physique ou morale. Alain Bouithy