Réunion des gouverneurs et des ministres des Finances France – CEMAC

Le Ministre congolais de l’Economie et des Finances, Jean-Baptiste Ondaye, Président du Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC), accompagné de Ludovic Ngatsé, Ministre congolais du Budget, des Comptes publics et du Portefeuille public, et leur homologue français, Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté Industrielle et Numérique, ont co-présidé, mardi 25 avril 2023 à Bercy (France), siège du Ministère français de l’Economie et des Finances, la réunion des Ministres des Finances des Zones monétaires CEMAC-France à Paris. Cette réunion a été précédée, la veille, lundi 24 avril 2023, par celle des experts. La réunion bilatérale, tenue en format présentiel, a été placée sous le thème : Quelles réponses face à la multiplicité des chocs externes affectant l’Economie mondiale et la CEMAC en 2023 ? Les Ministres des Finances des deux zones monétaires ont débuté leur séance de travail par l’analyse de la situation macroéconomique et financière : perspectives internationales, en zone Euro et CEMAC en 2023. Après les remarques introductives formulées, respectivement, par Abbas Mahamat Tolli, Gouverneur de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) et François Villeroy De Galhau, Gouverneur de la Banque de France, les Ministres de l’Economie et des Finances de la zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale) et leur homologue français ont relevé, unanimement, que l’Economie mondiale et celle de la CEMAC sont confrontées à une multiplicité de chocs exogènes économiques, climatiques, sécuritaires et financières. Malgré ce constat très préoccupant, ils ont salué la résilience des Economies des pays de la CEMAC, grâce à la mise en œuvre des réformes engagées dans le cadre du Programme des Réformes Économiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC), avec le soutien de l’ensemble des partenaires techniques et financiers (PTF). Ils ont aussi souligné que l’intégration régionale de la CEMAC et sa coopération monétaire avec la France contribuent à renforcer les Economies de cette sous-région et à les préserver, en partie, de l’inflation. Les Gouverneurs des banques centrales ont réaffirmé leur engagement, en ligne avec leur mandat et l’indépendance de la politique monétaire, de garantir la stabilité de la monnaie. Les Ministres des Finances ont d’abord souligné l’importance, d’une part, d’œuvrer à une croissance économique soutenable et inclusive, notamment par la diversification du tissu productif et l’adaptation au changement climatique et, d’autre part, de maintenir la soutenabilité des finances publiques par la poursuite de la mise en œuvre des réformes. Ils ont, ensuite, appelé à renforcer l’intégration économique régionale, facteur de résilience et de solidarité des États, face aux chocs exogènes, dans un contexte de hausse des risques sécuritaires, économiques et financiers, à travers le financement et la mise en œuvre, non seulement des projets intégrateurs prioritaires de la CEMAC, mais aussi de la stratégie de diversification des Economies. Les participants à cette réunion ont salué le succès enregistré dans la mise en œuvre du premier Programme de projets intégrateurs de la CEMAC et accueilli, avec intérêt, la tenue de la Table ronde qui aura lieu à Paris, au mois de novembre 2023, sur le financement du deuxième Programme de Projets intégrateurs de cette zone économique. Les Ministres des Finances des deux zones monétaires ont, enfin, réitéré le souhait de poursuivre ces réunions de concertation à un rythme régulier. Ainsi, la prochaine réunion pourra se tenir en Afrique centrale.
Que faut-il retenir de la xv ème session ordinaire de la Cemac?

Le président centrafricain, Faustin Archange Touedera, nouveau président en exercice de la cemac, a réussi à convaincre ses collègues pour qu’une grande réflexion pouvant aboutir à un cadre réglementaire soit menée sur la cryptomonnaie dans la zone Cemac. Ce qui laisse à penser que le gouvernorat de la Beac, sauf opposition de la France et du Fmi, devrait, en principe, revenir à un centrafricain en 2024. Le principe rotatif, par ordre alphabétique, des institutions communautaires sera donc respecté. Peut-être, le prochain gouverneur de la Beac, de nationalité centrafricaine, donnera t-il un coup d’accélérateur à ce dossier sur la cryptomonnaie en zone cemac ainsi qu’à l’avenir du Franc Cfa cemac (nouveau nom, plénitude dans la jouissance des réserves de change par les Etats…). Réserves de change Les 6 États de la Cemac, selon nos informations, ne jouiront pas, pour l’instant, de la plénitude de leurs réserves de change logées dans le compte d’opération domicilié auprès du Trésor français. 50% de leurs recettes d’exportations y seront encore consignées pour garantir le taux de change fixe du Franc cfa Cemac par rapport à l’Euro. Tout le contraire des États de la zone Uemoa qui disposent de l’essentiel de leurs réserves de change. Taxe communautaire L’obligation est faite aux 6 États de la cemac de s’ouvrir à un recouvrement forcé de la taxe unique, considérée comme l’un des principaux outils de financement des institutions communautaires. Marchés financiers La bourse de valeurs immobilières de Douala devrait mieux s’ouvrir pour attirer plus de cotations. Par A. Ndongo Journaliste économique et financier.
L’application AMS/X vient d’être implémentée avec satisfaction au Congo

Vendredi 16 décembre 2022 à Brazzaville, André Léma, 2ème Fondé de pouvoirs, représentant Albert Ngondo, Directeur général du Trésor de la République du Congo, a clôturé les travaux de la 3ème session de déploiement de l’Application AMS/X, consacrée à la réforme du Compte unique du Trésor (CUT) de ce pays. La cérémonie a eu lieu en présence de Serge Dino Daniel Ngassackys, Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), représentant le Président national du Comité de pilotage de cette réforme, et des Directeurs généraux du Trésor des Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Durant trois jours, les participants à cet atelier, notamment les techniciens du Ministère de l’Economie et des Finances du Congo, en partenariat avec ceux de AMS/X (entreprise à charge des solutions financières), ont implémenté, avec satisfaction, l’Application portant réforme du Compte unique du Trésor dans les pays de la zone CEMAC. Abordé par la presse, Maxence Ondongo, agent du Système et moyens de paiement du Trésor public congolais, et participant à l’atelier, a renchéri en ces termes : « L’Application AMS/X est désormais installée au Congo. Elle est destinée à regrouper dans un compte unique tous les comptes des départements ministériels, jusque-là éparpillés dans les banques secondaires. Ce compte permettra au Trésor public d’avoir une meilleure gestion des recettes publiques, en termes d’encaissement et de décaissement. Cela profitera non seulement au Congo- Brazzaville, mais aussi aux autres pays de la CEMAC, ainsi qu’aux partenaires financiers, tels que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ». De son côté, le Directeur national de la BEAC a rappelé les cinq principaux objectifs du projet de réforme, destiné à faire du Trésor public un véritable banquier et teneur des comptes de toutes les administrations publiques. Il s’agit « de la création d’un véritable écosystème du Trésor, avec l’intégration de tous les comptes relevant de l’Administration publique ; de l’instantanéité des informations complètes sur les disponibilités mobilisables par l’Etat, à travers cet écosystème ; d’un surcroît de facilité pour consolider toute la trésorerie de l’Etat ; d’un surcroît de fluidité des dépenses et des recettes, pour le compte des services du Trésor public ; et de la vérification efficace de l’exercice budgétaire de l’Etat, à travers la gestion optimale de la trésorerie ». Pour sa part, André Lema a souligné que cette réforme obéit à la Directive de la CEMAC N°01/11 du 19 décembre 2011, en son article 67, ainsi qu’à la Loi organique congolaise N°36/2017 du 9 octobre 2017, relative aux Lois de finances, en son article 80, alinéa 2. Selon lui, « l’étape de Brazzaville vient de jeter les bases ou de marquer le point de départ de la création d’une plateforme de concertation et d’échange d’informations ou d’expériences, dans le cadre de cette réforme ou de cet outil informatique, en matière de gestion des finances publiques dans les pays de la sous-région ».
Brazzaville accueille la 3ème session consacrée à la réforme du Compte unique du Trésor (CUT) du Congo

André Lema, Deuxième Fondé de pouvoirs du Trésor public, représentant Albert Ngondo, son Directeur général, a ouvert, mercredi 14 décembre 2022 à Brazzaville, la 3ème session du processus de déploiement de l’Application AMS/X dans les six pays de la Zone CEMAC (Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale), consacrée à la réforme du Compte unique du Trésor (CUT) du Congo. En présence de Serge Dino Daniel Ngassackys, Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) ; Gaëtan Edouard Iloy, Directeur des systèmes d’information (DSI) du Ministère de l’Economie et des Finances ; et de plusieurs cadres des Trésors publics des cinq autres pays de la sous-région. La réforme du Compte unique du Trésor est une réforme qui obéit aux exigences aussi bien des pays de la Zone CEMAC que des partenaires au développement, au nombre desquels le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM). Elle permet de mieux sécuriser et mieux dépenser les recettes publiques. « L’unicité de caisse signifie qu’il n’y aura plus cette multiplicité des comptes que les entités de l’Etat ont ouverts dans les banques primaires. Désormais, ces entités auront des comptes à la BEAC ou banque centrale. Mais, la Caisse unique du Trésor sera comme un entonnoir où vont converger toutes les ressources de l’Etat. Cela permettra au Trésor public de jouer pleinement son rôle, parce qu’il aura une meilleure visibilité des ressources, pour une gestion idoine de la caisse de l’Etat, dans l’espace et dans le temps », a expliqué André Lema. La session de Brazzaville intervient après celles de Yaoundé (Cameroun), tenue en novembre, et de Libreville (Gabon), qui a eu lieu du 5 au 9 décembre 2022.
Libreville: La fusion de la CEMAC et de la CEEAC recommandée aux états généraux
Fusionner la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) et la Communauté des Etats économiques d’Afrique centrale (CEEAC) en une seule communauté économique régionale (CER), est l’une des principales recommandations formulées à Libreville, lors de la clôture des états généraux de la CEMAC.Les participants aux premiers états généraux du fonctionnement des institutions communautaires de la CEMAC ont recommandé une transition de deux ans, pour fusionner cette entité sous-régionale avec la CEEAC, afin de former une seule Communauté économique régionale (CER) plus active, laquelle pourra également propulser le développement de cette partie du continent africain aux possibilités considérables. Cette recommandation qui émane de la volonté des chefs d’Etats de la sous-région, s’inscrit dans le cadre du processus de rationalisation des deux communautés économiques régionales (CER) de l’Afrique centrale, ont-ils souligné. De ce fait, les deux années de transition prévues, vont permettre de finaliser les diligences entreprises en interne et faciliter, ainsi, à la nouvelle institution à mettre en place, des outils fiables à sa promotion, son développement et à son épanouissement, ont indiqué les experts. « La CEMAC qui compte à peine 50 millions d’habitants, constitue la communauté économique la plus petite au monde. Il est donc judicieux de la fusionner avec la CEEAC pour qu’elle soit plus compétitive sur le marché des échanges », ont-ils renchéri. « Vous ne devez pas avoir peur de la rationalisation. De toute les façons, les chefs d’Etats ont déjà pris la décision, nous devons nous y conformer (…) Et ces réformes ne doivent pas vous faire peur”, a rassuré le président de la commission de la CEMAC, Daniel Ona Ondo. Il a exhorté les fonctionnaires des six pays membres de cette communauté à travailler davantage pour consolider l’intégration sous-régionale. La future Communauté économique régionale (CER) de l’Afrique centrale sera le 3ème plus grand marché du continent, en se positionnant derrière la CEDEAO (Afrique de l’ouest) et ses 300 millions d’habitants.
Cameroun/Économie. L’ Afrique centrale (Cemac) « recarbure » pétrole

OPINION. Sous programme du Fmi, comme le Congo, le Cameroun vient d’initier un collectif budgétaire. Yaoundé, grâce aux recettes pétrolières, en hausse, voit son budget passer de 5.752,4 milliards de fcfa à 6.080,4 milliards de FCFA, soit une augmentation de 328 milliards de FCFA. Le Congo Brazzaville devrait, comme nous le signalions dans l’une de nos publications, établir son collectif budgétaire. Idem pour Libreville. Les pays de la zone cemac « recarburent » pétrole depuis le déclenchement de la crise Russie-Ukraine et alliés. Vivement que tout cet argent permette de relancer les grands chantiers en hibernation et l’amélioration du niveau de vie des populations de la sous-région. Arrêtez avec les « Forbes Afrique », « Built Africa », « Étonnants voyageurs », époux de 2 jusqu’à 5 femmes, Mabangas de nos chanteurs congolais de Kinshasa qui taxent le nom d’une autorité à partir 2 millions de FCFA », dépenses de prestige, diplomatie de prestige… Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier En spécialisation en télécommunications.
BDEAC. Le président Fortunato-Ofa Mbo Nchama partira, partira pas?

TRIBUNE. Comment expliquez la continuité du mandat du désormais ex- président de la Bdeac, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, au-delà de la date de sa fin qui était prévue le 18 mars 2022? Quelle est alors la pertinence juridique des engagements qu’il continue à prendre au nom de la Banque? L’effet contagion du mandat supplémentaire ou de « transition flexible », à la mode en Afrique, serait-il entrain de hanter la démarche silencieuse et malicieuse de l’ancien président de la Bdeac? Des questions qui méritent d’être posées, au risque d’assister à la dégradation de la qualité de la signature de la Banque que Fortunato-Ofa Mbo Nchama a pourtant merveilleusement soignée pendant ses 5 ans de gouvernance. Enquête. En notre qualité d’envoyé spécial de Jeune Afrique Économie, nous avions pu nous rendre compte en 2005 que les grands équilibres financiers que sont la solvabilité, la liquidité et la rentabilité n’étaient plus en corrélation avec le financement du développement, la principale mission de la Bdeac. La lecture du rapport confidentiel y relatif, auquel nous avions eu accès, commis par la Cobac (Commission bancaire d’Afrique centrale) donnait des crises d’urticaire. Bref, la qualité de la signature de la Bdeac s’était considérablement dégradée. Da honorem ubi honor est: l’Equato Guinéen Fortunato-Ofa Mbo Nchama a le mérite d’avoir pu rétablir les ratios de solvabilité en rendant surliquide la Banque. Qui joue désormais à merveille son rôle de financier du développement infrastructurel des pays de la sous-région Cemac, avec, en perspective, un rêve d’expansion vers le Burundi, Rdc, Rwanda… Est-ce à cause de ce bilan élogieux que l’ancien président de la Bdeac, qui n’a pas voulu répondre à nos questions, use d’artifices politiques voire juridiques pour tenter de bénéficier d’une rallonge de mandat, une espèce de « transition flexible « , en voulant créer un précédent? S’il est vrai, selon nos sources, que l’audit sur la gestion du président sortant, prévu 3 mois avant la fin de son mandat afin de marquer une rupture avec son successeur, n’a pas eu lieu, force est aussi de constater que Fortunato-Ofa Mbo Nchama continue à engager la signature de la Banque, au mépris du respect stricto sensu des statuts. Il n’a plus qualité de président de la Banque depuis le 18 mars 2022. Qui plus est, son successeur, le camerounais Évou Mekou Dieudonné, obligé de se ronger les ongles à Yaoundé, a été nommé le 13 avril dernier par Paul Biya, le président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat de la Cemac, conformément au principe rotatif, par ordre alphabétique, de gestion des institutions de la sous-région Cemac. Il n’en fallait pas plus pour que le Tchad (par pure coïncidence avec la présence, à Ndjamena, de Fortunato-Ofa Mbo Nchama?) revendique, à tort, son droit statutaire de gestion rotative de la Bdeac. Bien malicieuse astuce pour créer un précédent, étant donné que le Tchad ne peut à la fois, conformément aux textes communautaires, diriger au même moment 2 grandes institutions de la Cemac : Beac et Bdeac. Par conséquent, le temps que le mandat du tchadien Abbas Tolli, à la tête du gouvernorat de la Beac, arrive à terme, et qu’un autre tchadien prenne les commandes de la Bdeac, peut-être, Fortunato-Ofa Mbo Nchama voudrait-il jouer les prolongations, sous forme de « transition flexible ». Faut-il noter que Biya, champion des absences aux différents sommets cemac, avait été sanctionné par ses pairs lors du sommet de Malabo au cours duquel un camerounais devait logiquement prendre les commandes de la Bdeac. Obiang en a profité pour imposer son candidat devant le silence observé par le premier ministre camerounais, en sa qualité « petit frère face aux aînés ». Yaoundé, qui avait momentanément boudé cette décision en jouant à la politique de la chaise vide à la Bdeac, avait fini par obtenir l’assurance corrective des autres États membres, juste après le mandat de l’Equato Guinéen. Ce qui est chose faite à travers la nomination de Evou Medou Dieudonné, précédemment vice-gouverneur de la Beac à Yaoundé. Pendant que l’ancien président de la Bdeac s’accroche, il y a lieu de se demander si les dispositions statutaires de la BDEAC sont- elles si incomplètes qu’elles ne permettent pas de gérer les fins de mandat de ses dirigeants? Non. « Le Vice-Président seconde le Président, et en cas d’absence ou d’empêchement, le supplée », peut-on y lire dans les statuts de la Bdeac adoptés en 2019. À dire vrai, Fortunato-Ofa Mbo Nchama a tant apporté à la Bdeac qu’il ne devrait pas en sortir par une porte dérobée. Dieu seul sait qu’il pourra rebondir dans une autre institution communautaire. Il faut savoir quitter les choses avant qu’elles ne vous quittent. Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier.
Congo. Des produits monétaires innovants pour donner un coup d’accélérateur à l’inclusion financière en zone cemac

Le groupement interbancaire monétique de l’Afrique centrale(Gimac), bras séculier de la Beac en matière de transactions monétaires, innove avec des services monétiques défiant toute concurrence. La 6ème édition du salon international des technologies et de l’information- Osiane 22- a permis au directeur général du Gimac, Valentin Mbozo’o, de vendre les services qu’offre son institution dans les 6 États membres de la Cemac(Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, RCA et Tchad). À partir du compte mobil money d’un opérateur de téléphonie mobile de la sous-région, l’on peut envoyer de l’argent dans le compte momo du même espace zonal. En d’autres termes, l’abonné Mtn Congo ou Airtel peut transférer instantanément de l’argent à un abonné Orange ou Mtn Cameroun, ou Aitel Gabon, et vice versa.Mieux, un abonné mobil money de l’un des 2 opérateurs mobiles du Congo peut envoyer de l’argent à un correspondant Gabonais, camerounais…., via gab d’une banque de l’écosystème gimacpay pour un montant n’excédant pas 5 millions de FCFA. C’est ce que le directeur général du Gimac désigne sous le langage technique d’ » interopérabilité intégrale, synonyme d’inclusion financière ». Une innovation de taille à laquelle s’ajoute la « remittence », c’est-à-dire la possibilité pour un usager de recevoir directement dans son compte mobile money ou bancaire du réseau Gimacpay, de l’argent en provenance du monde entier. Ainsi donc, un congolais de la diaspora peut aisément et instantenement envoyer 20, 50 ou 100 euros à son parent ou ami resté à Brazzaville, … Ce que l’on retient de cette révolution en matière de transactions monétaires est que depuis n’importe quel terminal mobile, un code de retrait envoyé par l’émetteur du payement, permet des retraits du cash sur les Gab du réseau des banques Gimac. « Les prix sont plus souples que chez la concurrence », confie, la main sur le cœur, Valentin Mbozo’o. Une expérience vécue permet de constater que 900 mille FCFA envoyés au Cameroun, via money Gram, western union ou Express Union, coûtent, en terme de frais et taxes, un peu plus de 20.000 FCFA, tandis que la même opération coûte légèrement moins du double en utilisant les services du Gimac où le principe d’instantanété est de mise. Au regard des innovations apportées par le Gimac dans les opérations de transactions monétaires, reste l’epineuse question de sécurisation informatique pour se mettre à l’abri de la cyber criminalité. « Le risque zéro n’existe pas, puisque même les grands groupes et pays nantis n’en sont pas épargnés », reconnaît le directeur général du Gimac. »Nous prenons toutefois des précautions au maximum « , rassure t-il. Le véritable problème reste cependant l’avenir des établissements de micro finances, grands employeurs, comme la camerounaise Express Union, appelée à résister face aux innovations du Gimac, à défaut de mourir. Faut-il noter que 2 banque s congolaises, la nigériane UBA Congo et la gabonaise Bgfi Bank Congo, sont les acteurs de l’écosystème gimacpay. Par Alphonse Ndongo Journaliste économique et financier.