L’application AMS/X vient d’être implémentée avec satisfaction au Congo

Réforme du Compte unique du Trésor (CUT) dans les pays de la CEMAC

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Réforme du Compte unique du Trésor (CUT)

Vendredi 16 décembre 2022 à Brazzaville, André Léma, 2ème Fondé de pouvoirs, représentant Albert Ngondo, Directeur général du Trésor de la République du Congo, a clôturé les travaux de la 3ème session de déploiement de l’Application AMS/X, consacrée à la réforme du Compte unique du Trésor (CUT) de ce pays.

La cérémonie a eu lieu en présence de Serge Dino Daniel Ngassackys, Directeur national de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC), représentant le Président national du Comité de pilotage de cette réforme, et des Directeurs généraux du Trésor des Etats de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC).  

Durant trois jours, les participants à cet atelier, notamment les techniciens du Ministère de l’Economie et des Finances du Congo, en partenariat avec ceux de AMS/X (entreprise à charge des solutions financières), ont implémenté, avec satisfaction, l’Application portant réforme du Compte unique du Trésor dans les pays de la zone CEMAC. 

Abordé par la presse, Maxence Ondongo, agent du Système et moyens de paiement du Trésor public congolais, et participant à l’atelier, a renchéri en ces termes : « L’Application AMS/X est désormais installée au Congo. Elle est destinée à regrouper dans un compte unique tous les comptes des départements ministériels, jusque-là éparpillés dans les banques secondaires. Ce compte permettra au Trésor public d’avoir une meilleure gestion des recettes publiques, en termes d’encaissement et de décaissement. Cela profitera non seulement au Congo- Brazzaville, mais aussi aux autres pays de la CEMAC, ainsi qu’aux partenaires financiers, tels que le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale (BM) ».

De son côté, le Directeur national de la BEAC a rappelé les cinq principaux objectifs du projet de réforme, destiné à faire du Trésor public un véritable banquier et teneur des comptes de toutes les administrations publiques. Il s’agit « de la création d’un véritable écosystème du Trésor, avec l’intégration de tous les comptes relevant de l’Administration publique ; de l’instantanéité des informations complètes sur les disponibilités mobilisables par l’Etat, à travers cet écosystème ; d’un surcroît de facilité pour consolider toute la trésorerie de l’Etat ; d’un surcroît de fluidité des dépenses et des recettes, pour le compte des services du Trésor public ; et de la vérification efficace de l’exercice budgétaire de l’Etat, à travers la gestion optimale de la trésorerie ».

Pour sa part, André Lema a souligné que cette réforme obéit à la Directive de la CEMAC N°01/11 du 19 décembre 2011, en son article 67, ainsi qu’à la Loi organique congolaise N°36/2017 du 9 octobre 2017, relative aux Lois de finances, en son article 80, alinéa 2. 

Selon lui, « l’étape de Brazzaville vient de jeter les bases ou de marquer le point de départ de la création d’une plateforme de concertation et d’échange d’informations ou d’expériences, dans le cadre de cette réforme ou de cet outil informatique, en matière de gestion des finances publiques dans les pays de la sous-région ».

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