Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

TRIBUNE. A la recherche d’un bilan de fin de mandat, le président Sassou est chaque jour enfoncé par son entourage. Entre la stratégie de conservation du pouvoir, la guerre de succession à la primature, voire à la présidence de la République, la gestion orthodoxe des finances publiques, le régime de Mpila se cherche. De la conservation du pouvoir Depuis 1997, M. Sassou et son clan ont conçu des méthodes de conservation du pouvoir : le clanisme, le déni, la dictature, le vol et l’impunité. La preuve, au lieu de se préoccuper du chômage des jeunes, des hôpitaux qui ferment, des universités en faillite, des pénuries de toute genre, le PCT se précipite à lancer les précampagnes de la présidentielle de mars 2026 avec la nomination des commissaires politiques (directeurs de campagne) et parle de bonne gouvernance du Congo par des dirigeants actuels. A beau mentir qui vient de loin. L’humiliation du PCT et de son chef Sassou, causée par son gouvernement Pour la petite histoire, le 4 novembre 2021 a été réalisé un « casse » curieux à la Banque Postale du Congo (BPC) : le système informatique de la BPC a été hacké par des Camerounais en complicité des agents internes occasionnant une perte de plusieurs milliards XAF. Les enquêtes menées par la Centrale de Documentation et d’Information (CID) sous l’autorité du Sérénissime Grand Maître du Grand Orient et Loges Associées du Congo (GOLAC), le Général de Brigade de Police Philippe Obara, fraîchement nommé, n’ont donné aucune suite publique. Et pour cause ! Plusieurs grands pontes des finances publiques du Congo étaient largement impliqués dans cette affaire sombre et scabreuse. Le 10 mai 2021 lorsque le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Publique d’alors, Calixte Nganongo signe une prétendue Convention n°0320/MEF-CAB portant « Mandat de Gestion du Guichet Unique de Paiement(GUP) entre le Ministère des Finances et la Banque Postale » au mépris des accords avec le FMI et la Banque Mondiale, de la Directive de la CEMAC N°01/11 du 19 décembre 2011, en son article 67, ainsi qu’à la Loi organique congolaise n°36/2017 du 9 octobre 2017, relative aux Lois de finances, en son article 80, alinéa 2. L’ensemble de ce cadre juridique, y compris les Lois des finances votées pour les cinq dernières années ont établi le Trésor Public comme exclusif gestionnaire des fonds publics à travers un « Compte Unique du Trésor ! » (CUT). Depuis ce 27 décembre 2024 tout cela explose en une seule gigantesque déflagration… Rappelons que ce document nommé « Convention » constitue déjà un précédent juridique inconcevable : un Ministère ne peut signer un acte réglementaire « enregistré » (c’est-à-dire authentifié) par le DGIDD et valant mandat synallagmatique entre la BPC et lui-même alors que ce premier relève réglementairement lui… Où est la réciprocité ici ? Roger Rigobert Andely porte ici une responsabilité historique car il est le premier à avoir créé et eu recours à ce type de stratagème en 2004 avec Gabriel Bopounza alors Directeur général de la COFIPA Investment Bank détentrice des fonds transférés d’Alassane Ouattara. Une lettre d’instruction aurait amplement et simplement suffit sur le principe d’une réquisition par l’autorité administrative moyennant compensation. On est donc entrés depuis 2004 dans un cadre juridique inédit et jamais vu ni pratiqué ailleurs. Les dispositions qui encadrent le fonctionnement du Trésor, domaine souverain de l’État, ne peuvent être subrogées par convention de niveau réglementaire suivant le principe de la hiérarchie des normes et surtout que la souveraineté de la fonction de trésorier de l’état dont les fonds sont insaisissables. Le procureur général près la Cour suprême Théophile Mbitsi aurait dû s’auto-saisir de cette situation pour arrêter ces troubles à l’ordre des finances publiques qui relèvent de la Loi et non du règlement. Par ailleurs, la Cour suprême de Monsieur Henri Bouka en sa qualité de conseil d’État aurait dû dénoncer un dispositif qui n’a jamais été transmis pour conformité a priori, ni même au secrétariat général du gouvernement. Pire qu’une cacophonie, c’est un viol concupiscent des corps de l’état. Ministre d’avril 2016 à mai 2021, Calixte Nganongo avait préparé cet accord depuis le 18 octobre 2016 mais le savait difficile à faire avaler. Son Accident Vasculaire Cérébral a précipité dans le puits des enfers des finances publiques déjà malmenées. Profitant du vide créé, Ludovic Ngatsé alors Ministre délégué aux Finances et Budget s’est engouffré tête baissée dans la brèche pour s’approprier le pouvoir de Grand Argentier du Congo sous l’impulsion de son mentor Jean-Jacques Bouya. Il faut dire que les sectateurs de ce « Club-Clan » ont la suite dans les idées pour préparer le prochain remplacement de Sassou Nguesso le moment opportun. C’est un secret de polichinelle ! C’est donc alors qu’il est encore Gérant Unique de la Société d’audit international Ernst & Young Congo (EY), mandat obtenu grâce à un fameux « rappel de créances perdues et miraculeusement retrouvées » de huit milliards de francs opportunément payés rubis sur ongle par le ministre des finances Pacifique Issoibeka sur la pression de son Dircab Wilfrid Ossié en 2004, que Ludovic Ngatsé a pu ainsi accéder sans coup férir au rang de Partner (actionnaire unique), en évinçant au passage son réel formateur et tuteur Nicéphore Fylla de Saint Eudes, promoteur des métiers d’auditeur, commissaire aux comptes et expert-comptable au Congo entre 1988 et 2007. EY aura été la seule compagnie d’audit international crédible qui aura certifié tous les comptes d’État comme ceux de la SNPC ou d’ECAir, mais aussi la Banque Postale du Congo (cf. Arrêté n° 14093 du MEFBPP du 23 octobre 2012 signé par Gilbert Ondongo nommant EY comme commissaire aux comptes de la BPC). Placé de fait en situation de juge et partie, Ludovic Ngatsé a voulu se soustraire d’une situation qu’il a manipulée en secret, notamment en accélérant le rythme avant la nomination de Roger Rigobert Andely comme remplaçant de Calixte Nganongo. D’ailleurs, les décisions d’éviction de Calixte Médard Tabangoli, directeur général de la BPC et compagnie, étaient préparées et en attente d’exécution

CEMAC. De l’urgence de prendre des mesures fortes pour stabiliser l’économie

CEMAC. De l’urgence de prendre des mesures fortes pour stabiliser l’économie

TRIBUNE ECO. La Communauté Économique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC), au rang des Chefs d’Etat et leurs représentants, avec la présence d’une Délégation du FMI, s’est retrouvée, en un Sommet Extraordinaire, le 16 décembre 2024, à Yaoundé, au Cameroun. Un Sommet qui intervient » alors que cette région d’Afrique présente des signaux d’alerte préoccupants dus à des dérapages et à des défaillances dans la mise en œuvre des réformes recommandées » est-il annoncé par la CEMAC. Celle ci s’inquiétant de l’accroissement de la dette de ses Etats membres. Autour du Président camerounais Paul Biya, les Chefs d’Etat de la CEMAC ont convenu qu’il était temps d’adopter des réformes urgentes et une gestion plus stricte des finances publiques pour faire face à la situation. Dans une émission de la Chaine de Télévision d’Afrique Média, en multiplex, sous la supervision du Journaliste Jean Hugues, le lendemain du Sommet de la CEMAC, quatre spécialistes des questions économiques ont été conviés pour débattre des problématiques qui ont emmené les Chefs d’Etat de ladite Institution à se réunir, en session extraordinaire. L’ancien Ministre congolais du Commerce, M. Clément Mierassa, était de cette émission, depuis Brazzaville. Le Dr Achille Eke, banquier de renom, une figure camerounaise connue, était également de la partie, à partir des USA. François, Binet Journaliste gabonais, depuis Libreville. Avec son brio habituel, devenu légendaire, le Ministre Clément Mierassa est revenu sur les insuffisances de la gouvernance congolaise qu’il considère comme des faiblesses majeures du fonctionnement de l’Etat congolais. Chiffres, faits et cas vécus, sur lesquels on pourrait se pencher, à l’appui, pour étayer ses arguments, le Ministre Clément Mierassa a émis une série d’utiles propositions qui pourraient conduire le Congo Brazzaville à travailler à la sortie de l’impasse financière et économique où ce pays s’est plongé. Le Dr Achille Eke et François Binet, Journaliste gabonais, ont été de leur côté, époustouflants. Et dans l’analyse de la situation économique et financière dans laquelle se meuvent les pays de la CEMAC, et dans les choix, pas toujours réalistes et raisonnables des dirigeants, et dans les approches en remèdes comme solution au contexte. A entendre ce beau monde, on est rendu à l’évidence de ce que des cadres remarquables, l’Afrique en recèle, au détour de chaque Nation. Vous en apprendrez sur la qualité des intervenants. Aussi à propos des possibilités et des moyens de placer les Etats de la CEMAC sur la voie de la relance économique et financière. Ouabari Mariotti Paris 20 décembre 2024

De Charybde en Scylla : le chemin de croix de la République du Congo, bientôt défunte !

De Charybde en Scylla : le chemin de croix de la République du Congo, bientôt défunte !

TRIBUNE. Ce lundi 16 décembre 2024 vient de se dérouler à Yaoundé un psycho-drame annonciateur d’un possible arrêt systémique de l’économie congolaise. En effet, le Président Paul Biya, lors de son allocution d’ouverture a déclaré ce qui suit : « Comme vous le savez, l’environnement international, particulièrement difficile ces dernières années, a eu un impact non négligeable sur nos finances publiques. Selon les données récentes, nos avoirs extérieurs nets se sont considérablement amoindris. Cette situation est préoccupante et appelle à une action urgente de notre part pour inverser cette courbe ». En 2021, il s’était déjà déroulé un second épisode de cette situation. Le premier étant intervenu en 2017. Nous en sommes au troisième et deux grands participants d’alors ont quitté définitivement la table CEMAC : Idriss Deby Itno et Ali Bongo Ondimba. Pourquoi, cette fois-ci Sassou-Nguesso a-t-il délégué son Premier Ministre ? La raison est à trouver dans les quatre points que nous allons développer pour éclairer la lanterne congolaise : 1. La morphine a légèrement lâché le premier citoyens du pays qui n’a même plus suivi la rencontre prévue entre Tshisekedi et Kagamé ( elle à été annulée). 2. La République du Congo est le pays le plus faible de la CEMAC en matière de gestion des finances publiques et d’endettement. Cela est dû à la « fuite massive de capitaux » opérées par les membres du Clan Sassou Nguesso. En clair, les recettes du pétrole vendu en dollars par la SNPC, PETRO CONGO, AOGC et autres ne sont jamais rapatriées à la BEAC en stocks de devises. En effet, pour acheter ses médicaments (160 milliards/an), une partie des vivres congelés (poulets et viande impropres à la consommation, etc. qui coûte 200 milliards/an), les carburants (600 milliards/an), le Congo vole tranquillement dans le panier des devises rendues disponibles par le Cameroun, le Gabon et la Guinée équatoriale. Il aurait encore « emprunté » 30 milliards pour les salaires de décembre. Sans jamais contribuer en retour ; 3. Le pari totalement fou et incroyablement audacieux d’envisager une sortie par l’explosion de la zone FCFA CEMAC en pariant sur la mise en route d’une nouvelle monnaie dont les imprimantes spéciales et les coupures de papier sécurisé ont été mises à disposition par la Chine en 2017 justement à Oyo. L’idée était de monter une émission monétaire depuis la BEAC d’Oyo construite à cet effet. La BEAC d’OYO serait garantie par un fonds de dotation spécial situé à la Banque Sino Congolaise d’Afrique (BSCA), abondée par les fonds volés et détenus par les Oligarques congolais en Chine (Macau, Hong Kong et Guangzhou). On estimait alors cette dotation initiale à 65.000 milliards de FCFA, soit près de 100 milliards de dollars, mais très insuffisants pour financer une telle opération à l’échelle sous-régionale ; 4. L’incongruité absolue des mécanismes de gouvernance de la République du Congo pris dans un flagrant abandon des finances publiques, avec un Jean-Baptiste Ondaye, Ministre de l’économie et des Finances, complètement dépassé par les évènements et une atonie sévère des capacités décisionnelles du Premier Ministre Collinet Makosso dont le costume semble être trop grand pour ses frêles épaules. Pourtant l’urgence des mesures de redressement est impérieuse : une faillite imminente guette la BEAC ! La couverture des réserves de changes de la CEMAC ne représente plus que quelques semaines d’importations en lieu et place des 3 mois minimums nécessaires. Le PNOT Congolais est une catastrophe sans commune mesure tel que le rappel le point 14 de la déclaration finale de la conférence des chefs d’Etats de la CEMAC : « La conférence a invité les États membres et les institutions communautaires à prendre des mesures pour une gestion de l’exposition des banques aux risques souverains conformément aux critères de la surveillance multilatérale. Tout en saluant la contribution du secteur bancaire au financement du développement, elle a demandé aux autorités nationales et régionales de la supervision d’engager une action collective visant à préserver la solidité et la stabilité du système bancaire ». CQFD ! Il suffit donc de lire les termes du communiqué final de la CEMAC pour se convaincre que cette situation, très loin d’être résolue, va s’aggraver dès le début de l’année 2025 si des décisions vigoureuses et fortes ne sont pas prises, surtout au niveau de la gouvernance politique du Congo ! Notons que jamais une dévaluation n’a été annoncée. Elle intervient toujours avec un effet de surprise total pour créer ce que l’on appelle en finance internationale un « Effet Dornbush ». Si rien n’est fait avant le 30 janvier 2025, des décisions vont être engagées alors contre M. Sassou et ses collaborateurs désormais isolés et dos au mur, et dont les soutiens Russes et Chinois pèseront très peu comme Bachar-Al-Assad face aux Islamistes de Hayat Tahrir al-Cham (HTC). Rappelons que Bachar est tombé en moins de 8 jours. Qui vivra verra. Haut les cœurs aux Hommes de bonne volonté ! Ghys Fortune BEMBA DOMBE

L’Archer étend son engagement pour l’éducation financière et le développement de la zone CEMAC avec le lancement de solutions d’épargne

L’Archer étend son engagement pour l’éducation financière et le développement de la zone CEMAC avec le lancement de solutions d’épargne

L’Archer (ex : L’Archer Capital), a opéré une nouvelle étape stratégique dans son développement en intensifiant ses activités B to C. Connu pour ses actions auprès du secteur public à travers sa filiale Securities, L’Archer, via sa seconde filiale dédiée à l’Asset Management, se donne désormais pour mission de promouvoir l’éducation financière auprès de tous les citoyens congolais et dans l’ensemble de la région CEMAC. Cette évolution marque un tournant stratégique pour le groupe, qui souhaite, au-delà de son activité de conseil et d’intermédiation, renforcer son impact direct sur les économies locales en touchant chaque citoyen. Avec comme objectif d’inspirer, de révolutionner et de transformer pour bâtir des économies africaines fortes. Pour concrétiser cette ambition, L’Archer a lancé une nouvelle gamme de plans d’épargne destinés à démocratiser l’accès aux services financiers, avec des options d’investissement accessibles dès 15 000 FCFA par mois et offrant un rendement annuel minimum de 6 %. « Nous voulons montrer que l’épargne n’est pas seulement un outil de sécurité financière, mais qu’elle peut être un levier de transformation économique et sociale », explique Gilles Tchamba, Président Directeur Général de L’Archer. « Notre ambition est d’agir pour l’éducation financière des jeunes filles et garçons du Congo, pour les projets des jeunes actifs mais surtout de permettre à tous les Congolais de bénéficier d’une solution d’épargne qui leur ressemble », poursuit Mme. Joanna Yaucat, Directrice Générale de L’Archer Asset Management. Ce programme vise ainsi à sensibiliser les jeunes, les familles, les retraités et les travailleurs aux bienfaits de l’épargne, pour favoriser un développement économique harmonieux à long terme. Au moment de la rentrée scolaire au Congo, L’Archer prévoit également de lancer un plan d’épargne dédié à l’éducation afin de soutenir l’égalité des chances. En soutenant les parents à planifier l’avenir scolaire de leurs enfants et en aidant les étudiants, L’Archer souhaite contribuer activement à l’essor d’une génération mieux formée, prête à relever les défis de demain.

CEMAC : une hausse de 3,6% prévue en 2024

CEMAC : une hausse de 3,6% prévue en 2024

La Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) devrait connaître une croissance économique de 3,6% en 2024, principalement soutenue par la bonne tenue des activités non pétrolières. Un communiqué de la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) souligne que cette performance résulte d’une série de politiques économiques stratégiques mises en œuvre par les pays membres de la CEMAC visant à renforcer la stabilité financière et à stimuler la croissance économique dans un contexte mondial incertain. Lors de la première réunion du Comité de politique monétaire (CPM) tenue, lundi à Yaoundé, la BEAC a observé une inflation de 5,5% en 2024, tandis que les finances publiques de la sous-région affichent un léger déficit de -0,2% du produit intérieur brut (PIB). Les réserves de change devraient légèrement baisser de 2,7% pour atteindre 6.699 milliards de francs CFA (environ 11,09 milliards de dollars) à fin 2024, ce qui correspond à un taux de couverture extérieure de la monnaie de 74% et représente 4,3 mois d’importations de biens et services. Face à ces perspectives, le CPM, présidé par le gouverneur de la BEAC? Yvon Sana Bangui, a décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés pour soutenir la stabilité économique de la zone CEMAC.

CEMAC: Le Centrafricain Yvon Sana Bangui nouveau gouverneur de la BEAC

Le Centrafricain, Yvon Sana Bangui, a été nommé nouveau gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC), à l’issue d’un sommet des chefs d’État tenu par visioconférence. Yvon Sana Bangui, un cadre de la BEAC depuis une vingtaine d’années, succède au tchadien Abbas Mahamat Tolli dont le mandat de 7 ans, non renouvelable, a expiré officiellement le 7 février. Une réforme de la gouvernance des institutions de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) impose une présidence tournante à tous les postes clefs des institutions communautaires. Le premier pays à diriger la BEAC grâce à cette réforme fut la Guinée Equatoriale, suivi du Tchad. Les 6 pays membres de la CEMAC dont la monnaie est gérée par la BEAC sont: le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad.

Deuxième table ronde de Paris sur le financement des projets intégrateurs de la CEMAC

Deuxième table ronde de Paris sur le financement des projets intégrateurs de la CEMAC

Du 28 au 29 novembre 2023 s’est tenue, dans la capitale française, la deuxième table ronde des bailleurs des fonds pour la mobilisation des financements en faveur de la mise en œuvre des projets structurants et intégrateurs de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac). Les assises de Paris qui ont connu une forte participation des parties prenantes ont été placées sous les auspices du Chef de l’Etat centrafricain, président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat de cette institution communautaire. En sa double qualité de président de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (Umac) et du comité de pilotage du programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Préf-Cemac), le ministre de l’économie et des finances, M. Jean-Baptiste ONDAYE, a pris une part active à cette importante réunion. Une bonne moisson Cette deuxième table ronde a, comme la première, produit une bonne moisson   permettant le financement des treize projets intégrateurs sélectionnés au titre du deuxième programme. En effet, les représentants de la Cemac sont sortis de la réunion de Paris en ayant  dans l’escarcelle communautaire la bagatelle de 9209,95 millions d’euros, soit environ 104,2% du financement attendu. Ce qui représente ainsi un surplus de 374,8 millions d’euros, sans compter les promesses que confirmeront les partenaires financiers, notamment : Arise (301 millions d’euros) ; la Bdeac  (695 milliards de fcfa ) ; la Bad (389,77 millions d’euros) ; la Banque mondiale (330 millions de usd ) ; Blend finance (5596 millions d’euros) ; le Wagas (400millions d’euros) et la Chambre de commerce africaine en scandinavie (environ 200 millions d’euros). Le coût total des treize projets intégrateurs est estimé à 8835,875 millions d’euros. 1.513,701 millions d’euros, soit 17,13% de ce coût total ont déjà été mobilisés par la Cemac elle-même. La communauté a sollicité auprès de ses partenaires, le financement de 82,87% du coût de ces treize projets correspondant à un montant de 7.322,174millions d’euros. Une pierre angulaire à la consolidation de la Cemac Au regard de ces résultats qui sont au-delà des attentes, le président du comité de pilotage du Préf-Cemac, le ministre Jean-Baptiste, satisfait, a déclaré : « A tous  ceux qui ont fait des promesses de financement et à ceux qui ont annoncé leurs contributions au financement des projets intégrateurs de la Cemac, notre communauté, nos chefs d’Etat, nos gouvernements et nos peuples vous disent : vous avez fait œuvre utile, vous avez ainsi ajouté une pierre angulaire à la consolidation de la Cemac et au mieux-être de ses 63,8 millions d’habitants. L’histoire retiendra qu’un jour de novembre 2023, vous avez écrit en lettres d’or, une page de l’histoire de la Cemac. Nous ne vous en remercions jamais assez. » D’une table ronde à l’autre A Paris, le président du comité de pilotage du Préf-Cemac, le ministre Jean-Baptiste ONDAYE a fait la genèse des projets intégrateurs de la Cemac en ces termes : « Pour faire face au triple choc pétrolier, sécuritaire et sanitaire qui a gravement affecté nos économies depuis 2014, la conférence des chefs d’État de la CEMAC a défini une stratégie régionale de sortie de crise au cours des sommets de 2016, 2019 et 2021, dont la mise en œuvre a été confiée au programme des réformes économiques et financières de la CEMAC, placé sous la présidence dédiée du Président de la République du Congo,Son Excellence Monsieur Denis SASSOU N’GUESSO. C’est ainsi que les chefs d’État ont adopté à Yaoundé, le 22 novembre 2019, un premier programme de onze projets intégrateurs prioritaires, sélectionnés par le Comité de pilotage du Préf-Cemac sur la base de critères objectifs de maturité et de bancabilité. Ce programme a été présenté à la première table ronde organisée à Paris, les 16 et 17 novembre 2020. Cette table ronde a connu un succès historique, non seulement parce qu’elle a rassemblé les États membres, les États amis, les partenaires techniques et financiers et les investisseurs privés au niveau le plus élevé, mais également parce qu’elle a permis de mobiliser près de 3,8 milliards d’euros pour un montant recherché de 3,3 milliards d’euros. Les financements des projets présentés étaient ainsi bouclés.   Grâce au suivi constant mené par le comité de pilotage du Pref-Cemac, avec l’appui déterminant des États membres, de la Bad, de la Commission de la Cemac, de la Bdeac et de la Banque mondiale, la mise en œuvre des projets intégrateurs de la Cemac connait, pour la première fois, un succès remarquable depuis l’adoption du programme économique Régional de la CEMAC en 2011, malgré un contexte mondial marqué par les effets de la pandémie de la Covid-19 et de la guerre en Ukraine.  En effet, 80% des projets intégrateurs présentés à Paris en novembre 2020, ont effectivement démarré, enregistrant ainsi des avancées notables, moins de trois ans après la mobilisation des financements »  A noter que, couvrant un territoire de 3,02 millions de Km2 et comptant environ 63,8 millions d’habitants, l’espace Cemac est une terre d’opportunités. Les partenaires présents à la table ronde ont reconnu l’amélioration de la situation macroéconomique de cette partie de l’Afrique. Tous ont mis en avant l’immense potentiel dont regorge l’Afrique centrale à travers la jeunesse de sa population, la vitalité de son capital humain, ses terres arables qui s’étendent à perte de vue, ses écosystèmes diversifiés, ses abondantes ressources forestières et minières, ses immenses étendues d’eau et sa situation géographique privilégiée.

19ème Plénière de la Commission technique du GABAC à Brazzaville

19ème Plénière de la Commission technique du GABAC à Brazzaville

Jean-Baptiste Ondaye, Ministre de l’Economie et des Finances du Congo-Brazzaville et Président en exercice du Groupe d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique centrale (GABAC), a ouvert, vendredi 29 septembre 2023 à Brazzaville, les travaux de la 19ème Plénière de la Commission technique dudit Groupe. En présence d’André Kanga, Secrétaire permanent de cette institution de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Dans son allocution, Jean-Baptiste Ondaye a rappelé que cette Plénière a été précédée de la réunion des experts provenant des six pays membres de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), à savoir : le Cameroun ; la Centrafrique ; le Congo-Brazzaville ; le Gabon ; la Guinée Equatoriale ; le Tchad ; et d’un Etat membre associé, la République démocratique du Congo (RDC).  En effet, pendant cinq jours, du lundi 25 au vendredi 29 septembre 2023, ces experts ont échangé dans le cadre de deux groupes de travail, à savoir : le Groupe de travail sur les évaluations et la conformité (GEC) et le Groupe de travail sur les risques, tendances et méthodes (GRTM). A ce titre, ils ont planché sur, entre autres dossiers, le Projet de règlement portant mise en œuvre des sanctions financières ciblées liées au financement du terrorisme et au financement de la prolifération des armes dans chaque Etat membre du GABAC ; le projet de Rapport d’évaluation mutuelle (REM) de la RCA ; le 2ème Rapport de suivi de la RDC avec demande de nouvelle Notation ; l’adoption du Rapport et des recommandations du Groupe de travail sur les risques, tendances et méthodes (GRTM), etc. Le Président en exercice du GABAC a indiqué qu’« outre les évaluations  et au-delà de l’analyse des risques, des tendances et méthodes, les échanges entre experts ont porté également sur le suivi de la mise en œuvre des recommandations issues de la 18ème Plénière de la Commission technique, tenue en avril 2023 à Libreville, au Gabon. Il ressort de cet examen de la mise en œuvre des recommandations que les résultats sont plutôt mitigés. L’inscription de certains pays déjà évalués suivant la procédure dite de l’ICRG du Groupe d’action financière (GAFI) est la conséquence de cet état de choses ». Le Ministre congolais de l’Economie et des Finances a saisi cette occasion « pour lancer un appel à l’endroit des Etats, afin que les efforts en cours, visant à faire de la sous-région une forteresse imprenable contre la criminalité financière organisée, avec sa cohorte de menaces d’ordre économique et sécuritaire, soient poursuivis avec plus de rigueur et de pragmatisme. En effet, l’urgence commande que soient davantage renforcées les synergies entre les acteurs étatiques et non étatiques. L’urgence commande que des moyens conséquents soient mis à la disposition des instances nationales et communautaires dédiées à la lutte contre ‘’l’argent sale’’ et ses sous-produits. L’urgence commande, enfin, que tout soit mis en œuvre en vue d’assurer le renforcement des capacités de l’expertise devant mener ce combat, à la fois rude et complexe, aussi bien au niveau des Etats qu’à l’échelle communautaire ». Dans la mise en œuvre du dispositif de lutte contre ‘’ l’argent sale’’, Jean-Baptiste Ondaye a évoqué les actions mises en œuvre par le Congo-Brazzaville, pays d’accueil de la 19èmePlénière, en vue de corriger les défaillances. Notamment : « l’achèvement du processus d’Evaluation national des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme (ENR) ; la mise en place d’une Stratégie nationale de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, assortie d’un Plan d’action triennal ; la promulgation de la Loi n°28-2021, du 12 mai 2021, portant régime juridique du gel des avoirs ou des actifs liés au terrorisme et à son financement ». Pour mémoire, le GABAC a été créé le 14 décembre 2000. Il est le prolongement, en Afrique centrale, du Groupe mondial d’action financière (GAFI), créé en juillet 1989. Son siège est à Libreville, au Gabon.