Le Royaume-Uni est entré en récession au cours des trois derniers mois de l’année dernière, selon les chiffres officiels publiés jeudi par l’Office national des statistiques (ONS).
Le produit intérieur brut (PIB) a chuté de 0,3% entre octobre et décembre, précise l’ONS, rappelant que cette baisse fait suite à celle enregistrée entre juillet et septembre. Deux trimestres de contraction économique d’affilée sont généralement considérés par les économistes comme la définition d’une récession « technique ».
Sur l’ensemble de l’année 2023, le Royaume-Uni affiche cependant encore une légère croissance de 0,1% sur un an, après une croissance de 4,3% en 2022, détaille l’ONS.
« L’inflation est le plus gros obstacle à la croissance, c’est pour cela que la diviser en deux a été notre priorité », a réagi le ministre britannique des Finances, Jeremy Hunt.
L’inflation au Royaume-Uni se situe à 4%, encore le double de l’objectif de la Banque d’Angleterre (BoE), mais fortement diminuée comparé à son pic de 11% atteint en octobre 2022.
« Avec des taux d’intérêt élevés », actuellement à 5,25%, pour que la BoE puisse faire reculer l’inflation, « une croissance faible n’est pas une surprise », a estimé M. Hunt, notant toutefois qu’il y a « des signes que l’économie britannique a passé un cap et les prévisionnistes anticipent de la croissance pour les prochaines années ».
Dans le détail, l’ONS a révélé que tous les principaux secteurs ont chuté au cours du dernier trimestre, l’industrie manufacturière, la construction et le commerce de gros étant les plus grands freins à la croissance, partiellement compensés par des augmentations dans les hôtels et les locations de véhicules.