RD Congo. La CNC s’oppose à la révision ou au changement inopportun de la Constitution

TRIBUNE. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) s’oppose à la révision ou au changement inopportun de la Constitution par le pouvoir de l’UDPS dans le contexte de la grave crise actuelle

« L’Etat congolais ressemble désormais à un Etat qui n’est pas gouverné, à un bateau ivre ou à un Etat en déliquescence, fonctionnant dans l’insécurité totale, la corruption démoniaque et le désordre scandaleux digne d’un film d’Hollywood. Les kulunas imposent maintenant leur loi au vu et au su de tout le monde, notamment dans la capitale. Le M23 et l’AFC de Nangaa prennent du terrain de manière inquiétante. Nous sommes à deux pas d’une balkanisation officielle de fait de la République Démocratique du Congo (RDC). L’autorité de l’Etat est bafouée par des groupes  armés et des milices qui font la loi sur tout le territoire national, y compris la milice de l’UDPS non inquiétée par la justice. Plusieurs armées étrangères se promènent tranquillement en République Démocratique du Congo. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union sacrée diabolique est essoufflé et voit sa fin arriver à vive allure. L’unique voie qui lui reste, peut-être pour conserver le pouvoir, c’est la révision ou le changement de la Constitution. L’UDPS aux abois a mal choisi le moment de jouer périlleusement sur la Constitution pour rester au pouvoir. Mr Félix TshilomboTshisekedi, dans son discours de mercredi 23 octobre 2024 à Kisangani, utilise de faux arguments pour justifier son initiative totalement inopportune, mais diaboliquement calculatrice. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) va faire échouer la tentative inopportune de réviser ou de changer notre Constitution pour le besoin de se pérenniser dangereusement au pouvoir. »

  1. L’UDPS est réduite scandaleusement au statut de bien privé de la famille Tshisekedi et des Kasaïens

Peu importe le zèle de combattants et militants de l’UDPS sur le territoire national, il est triste et scandaleux de constater que l’UDPS continue de fonctionner comme un bien privé de la famille de Mr Etienne TshisekediwaMulumba. L’UDPS est devenue un parti tribal et terroriste des Kasaïens. La vérité est têtue : l’UDPS est le parti de Kasaïens pour le pouvoir de Kasaïens. Et personne n’a osé de braver la mainmise kasaîenne sur l’UDPS. N’avons-nous pas entendu les Balubas dire eux-mêmes en lingala que « UDPS ezali parti na biso Baluba » (ce qui signifie « UDPS est le parti de nous Baluba). Les Baluba en tant que ressortissants du Grand Kasaï divisé en trois provinces. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) combat le tribalisme violent que l’UDPS veut installer dans la gestion de l’Etat congolais.

  1. L’UDPS est une arnaque politique congolaise du siècle avec les slogans stériles d’Etat de droit et de Peuple d’abord

Au lieu de chercher à réviser ou à changer la Constitution pour se pérenniser au pouvoir, l’UDPS doit appeler le Cardinal Fridolin Ambongo pour commencer déjà à préparer tranquillement sa messe de requiem. L’UDPS a déjà raté son grand rendez-vous avec l’histoire en République Démocratique du Congo. C’est donc terminé. Aujourd’hui, nous nous rendons compte que l’UDPS n’était qu’une grande coquille vide. C’est vraiment une arnaque politique congolaise du siècle avec des slogans stériles d’Etat de droit et de Peuple d’abord. Le pouvoir de l’UDPS devient un des pouvoirs les plus violents et fascistes de notre pays. L’UDPS et ses milices deviennent un groupe terroriste au sens propre du mot. Les Congolais sont trahis par le pouvoir prédateur de l’UDPS. Le Peuple d’abord n’était qu’un slogan mensonger. L’UDPS et sa bande excellent dans la corruption, le vol et le pillage des ressources de l’Etat. Le pouvoir de l’UDPS a déjà signé l’arrêt de mort de la RDC dans un plan diabolique de balkanisation de fait.

Si réellement l’UDPS était un parti ayant une vision claire, elle devait annoncer la révision ou le changement de la Constitution avec des arguments solides dès le début de son pouvoir en 2019 pour préparer le Peuple Congolais. Si l’UDPS tenait à l’Etat de droit, elle devait commencer dès le premier mandat par rétablir l’élection à deux tours. Au contraire, le pouvoir de l’UDPS a organisé la pire des élections de notre histoire. L’UDPS se comporte comme un vrai groupe terroriste avec sa milice notamment de Forces du progrès. L’UDPS est une véritable arnaque politique congolaise qu’il faut arrêter maintenant.

  1. Arrêtons le pouvoir diabolique de l’UDPS et du compromis à l’africaine avant qu’il ne soit trop tard pour nous tous en appliquant l’article 64 

Il est connu de tout le monde que l’UDPS  a fait un deal avec le Président sortant Joseph Kabila et le FCC en 2018 pour accéder malhonnêtement au pouvoir. Le pouvoir de l’UDPS est donc un pouvoir totalement illégitime. Le soit disant fils aîné ou fille aînée de l’opposition a organisé avec son pouvoir en décembre 2023 les élections les plus catastrophiques de notre histoire. En annonçant avec force la volonté de réviser ou de changer de Constitution, le pouvoir de l’UDPS nous prépare déjà à un scénario du pire où tous les opposants, résistants et leaders d’opinion seront mis hors d’état de nuire. Les enlèvements, les arrestations et les scénarios d’assassinat vont se multiplier encore davantage de manière terrible. Si nous n’appliquons pas l’article 64 maintenant, nous serons tous complices et coupables du grand chaos qui arrive avec la disparition de la RDC et de son peuple. Il faut une grande mobilisation nationale pour conjuguer l’UDPS au passé et faire inscrire ce parti sur la liste des groupes terroristes au niveau international.

La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) lance une fois de plus un appel urgent à la mobilisation générale de la population congolaise jusqu’au départ sans condition de Mr Félix TshilomboTshisekedi, conformément à l’article 64 de la Constitution. Ce n’est qu’après son départ que nous pourrions organiser une véritable table ronde  inclusive pour rétablir l’unité, la cohésion, l’intégrité et la dignité nationales. Mettons-nous ensemble avec la CNC pour sauver notre pays en voie rapide de disparition.

Ainsi fait à Kinshasa, le 30 octobre 2024

Pour la Coalition pour un Nouveau Congo

Isidore EKOFO LOKENYO

Le Porte-parole

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