Présidence de la FECOCY : Le candidat Rufin Arsène Bakouétana « Champion », un atout à capitaliser

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Rufin Arsène Bakouétana

«Notre avènement à la tête de la Fédération Congolaise de Cyclisme vise, entre autres, à redonner confiance et espoir à l’ensemble du peuple sportif congolais, acteurs directs et indirects ; aux cyclistes et cyclophiles ; et dans une large mesure à la nation congolaise grâce à l’apport sacerdotal et multiforme des membres du Bureau exécutif, pour qui la mission est noble.

Au demeurant, les moyens que le Département mettra à la disposition des athlètes et autres dirigeants devront être utilisés à bon escient et produire des résultats attendus à l’occasion du contrat donnant-donnant dont l’évaluation devra intervenir à terme échu : l’objectif à terme étant de remettre au cyclisme ses lettres de noblesse en tant que petite reine après le football», tels sont les propos de Rufin Arsène Bakouetana, Champion cycliste du Congo, Commissaire national du cyclisme, expert en management des organisations sportives après la déclaration de sa candidature à la présidence de la Fédération Congolaise de Cyclisme (FECOCY).

Ce champion hors pair qui ne connaît pas l’échec, envisage d’être ce levier dont a besoin la fédération Congolaise du Cyclisme (FECOCY) après les multiples déconfitures qu’a connu le cyclisme congolais.
Champion Bakouétana envisage de mettre en place des orientations stratégiques et opérationnelles du plan d’action de développement du cyclisme au cours de l’olympiade 2017-2020. Il envisage de promouvoir la gouvernance administrative et financière dans la gestion du cyclisme à travers la responsabilisation et le transfert d’une partie du pouvoir centralisé vers des agents locaux et appliquer strictement les règles en matière de trésorerie et de dépenses.
Il pense aussi à l’intégration du management des organisations sportives dans la gestion du cyclisme, c’est-à-dire la coordination des expériences (connaissances ou profils), les techniques de travail, les ressources disponibles (matérielles, techniques et financières), les opportunités et les qualités individuelles des pratiquants, de manière à mieux organiser, mieux diriger et mieux atteindre les objectifs de redynamisation du cyclisme et du relèvement exponentiel des performances.
Champion Bakouétana souhaiterait, en cas de victoire, mettre en place un système de gestion des performances ; de développer la coopération nationale et internationale en matière de cyclisme. Ce qui consisterait à faire un plaidoyer auprès des partenaires et de toutes autres institutions pour rechercher l’appui multiforme et les moyens de mise en œuvre des stratégies.
En toute chose, la réussite passe par une ressource humaine d’envergure et c’est dans ce sens que le candidat Champion Bakouétana focalisera son attention, entre autres, dans le renforcement des capacités techniques des agents ; l’arrimage du cyclisme avec la médecine sportive de pointe ; l’adoption d’une stratégie nationale pluri-acteurs de développement du cyclisme définissant la vision à long terme en matière du vélo, conformément à la vision nationale sur l’émergence.
Dans la même ambiance, il songera à mener des études de faisabilité des projets d’envergure sur le cyclisme (grands classiques et perspective de création du tour cycliste du Congo).
La mise en œuvre des stratégies et l’atteinte des objectifs axés sur la transparence dans la gestion des affaires du cyclisme, la responsabilité des responsables à tous les niveaux et la participation de tous les acteurs présumés, fait aussi partie de ses préoccupations.

Première préoccupation : Le développement du cyclisme
Champion Bakouétana ne vit pas hors du Congo. Il est conscient que l’un des objectifs que s’est fixé le Gouvernement de la République du Congo est de « développer l’élitisme dans les sports de compétition ». Ce défi a le mérite d’être ponctué dans la mesure où il constitue le point de départ de l’engagement politique dont Monsieur le Ministre des Sports et de l’Education Physique, a eu la noble mission de traduire en stratégies, puis en actes notamment à travers sa feuille de route aux Fédérations sportives nationales.
Concernant le cyclisme, de toute évidence, cette discipline devrait fleurir et porter des résultats plus probants, comme jadis, au regard de la prise en charge et de l’attention dont elle bénéficie des pouvoirs publics et particulièrement du Département des Sports.

Deuxième préoccupation : Le retour à la belle époque
Champion Bakouétana est très nostalgique de cette belle époque. En effet, pendant longtemps des foules enthousiastes ont jonché les parcours des caravanes cyclistes pour vivre le spectacle. De grands noms des dirigeants et cyclistes comme : Fulgence Massamba, Mboungou Karara, Dominique Mbango, David Pereira, les frères Batoukounou, les frères Jeannot De-La–Moundiata, Thibault, Mvouma, Sankara, Malonga Kit, Kimbembe, et on peut en oublier, en ont été les principaux acteurs et pionniers dans le sport du vélo. Mais il n’en demeure pas moins que les acquis légués par ces derniers se sont éteints, au regard du niveau alarmant des performances sur le terrain.

Troisième préoccupation : Retour des lettres de noblesse du cyclisme
Ainsi, les enjeux sont tels qu’après quasiment deux décennies d’anéantissement de tout genre avec des conséquences graves sur la performance, le cyclisme devrait retrouver ses lettres de noblesse à travers la mise en œuvre des stratégies opérationnelles, pour que soit renversée la tendance observée ces dernières années entre la chute de la moyenne du cyclisme à 15 km/h et sa revalorisation au moins à 36 km/h, valeur moyenne dans la sous-région. Il est entendu que la moyenne nationale reste le seul indicateur du niveau du cyclisme d’une nation.
D’où la nécessité de mettre en place un outil de stratégies à court et à long terme, portant sur un protocole d’activités à mettre en œuvre, afin de redynamiser le cyclisme en République du Congo.

Rufin Arsène Bakouétana, ce que vaut l’homme

Rufin Arsène Bakouétana ou Champion pour les intimes est passé par l’Université Marien Ngouabi où il a obtenu, en 1998, une Maîtrise en sociologie du travail et des organisations précédée en 1996 par une Licence en sociologie de la santé et en 1995 par un Diplôme d’études universitaires générales (DEUG) en sociologie.
Il est actuellement agent de la Primature, précisément à la Commission Nationale de Lutte contre la Corruption, la Concussion et la Fraude d’où il a multiplié les stages et où il occupe les fonctions de Chef de département études, coopération et gestion des risques (DECGR).

Expérience en matière de cyclisme
Rufin Arsène Bakouétana ne s’appelle pas «Champion» par un simple caprice. Dès le début en 1994, il épouse le succès sur le vélo. Il a remporté plus de cinquante (50) courses cyclistes entre 1996 et 2011. Sur le plan international, il a remporté deux courses à Kinshasa (RDC) en 1997 et 2000. De 2000 à 2011, il est champion national de cyclisme et détenteur du meilleur record national après Thibaut et Louya X-OR. A la course Amissa Bongo au Gabon en 2001, il est troisième au classement général lors de la première édition. En 2008, il participe au sixième tour du Cameroun et obtient le prix de la combativité.
Toujours en 2008, il bénéficie d’une visite de travail à la plateforme Québécoise des Associations de promotion du vélo au Canada. En 2012, une seconde visite de travail le conduit en Autriche à Vienne à la maison de cycles Star Bike.

Des pensées pour la jeunesse
Le cyclisme étant devenu une passion, Rufin Arsène Bakouétana estime que la pédale seule ne peut lui ouvrir d’autres portes. Il est conscient de ses responsabilités en tant qu’aîné. Il réoriente ses pensées vers les jeunes qui sont l’espoir de demain. Pour être sûr et digne de les encadrer et les former, il est reparti vers d’autres horizons. C’est ainsi qu’en novembre 2012, il débute la carrière de Commissaire National Elite de cyclisme au Burkina-Faso.
Insatisfait, il est reparti en France en 2013 pour une initiation dans le domaine du management des organisations sportives avec l’appui du Franco-congolais David Pereira, acteur du développement du cyclisme congolais des années antérieures.

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