MUSIQUE. PHENOMENAL (deux jours de folie)

De la RUMBA CONGOLAISE, je n’en écoute qu’ACCIDENTELLEMENT à cause du FLEAU des MABANGA (dédicaces) et des thèmes souvent abordés. Mes oreilles n’ont pas été préparées à entendre l’aboiement des ATALAKU qui font l’apologie des FOSSOYEURS locaux.

L’assassinat de FRANKLIN BOUKAKA a signé l’acte de décès de la RUMBA REVOLUTIONNAIRE. Depuis sa disparition, c’est le DESERT. Dans une AFRIQUE qui aspire à la pleine souveraineté, la LEGERETE est un SEDATIF pour endormir les masses.

Beaucoup de légendes m’ont filé entre les doigts parce que je ne savais pas encore me servir de mon outil préféré, la CAMERA.

Grâce à mon frère et compatriote, EMILE BIAYENDA, fondateur des TAMBOURS DE BRAZZA, j’ai pu m’incruster dans l’arrière chambre d’une LEGENDE pour vivre DEUX jours d’une joyeuse folie.

Formé à l’école du TOUT-PUISSANT OK JAZZ du Grand maître FRANCO, le légendaire SAM MANGWANA entend refaire l’EDUCATION des masses avec un répertoire soigneusement élaboré. Son directeur musical n’est autre que EMILE BIAYENDA, brillantissime batteur et percussionniste.

A 76 ans, la VOIX du géant SAM MANGWANA n’a pas pris une ride. Il est resté fidèle à lui-même en faisant de la scène une classe d’école.

Quand CHE GUEVARA n’a pas pu accomplir sa mission dans le maquis du KWANGO KWILU dans l’actuelle R.D.CONGO, il s’est rendu sur l’autre rive en REPUBLIQUE DU CONGO pour animer un autre maquis à DOLISIE. Un jeune homme de 20 ans avait troqué son micro contre un fusil pour rejoindre le CHE. Il s’appelait SAM MANGWANA.

L’histoire de ce musicien légendaire se confond avec celle de la LUTTE POUR L’INDEPENDANCE des pays africains. Né à KINSHASA de parents ANGOLAIS, il a traîné ses valises en CENTRAFRIQUE, CAMEROUN, TCHAD, NIGERIA, BENIN, TOGO avant de se poser pendant un moment en COTE-D’IVOIRE.

SAM MANGWANA est un polyglotte qui chante en KIKONGO, LINGALA, BAMBARA, PORTUGAIS, FRANCAIS.

Voilà pourquoi l’AFRIQUE et le reste du monde se sont déplacés pour l’ovationner. Pendant son concert, les ressortissants des TROIS CONGO (Angola, R.D.C, Congo) n’ont cessé de scander « WUMELA ».

MATONDO MASAKILA à mon frangin EMILE BIAYENDA de m’avoir ouvert les portes.

Bisous à ma CAMERA et tout mon matériel de tournage.

Par NYSYMB Lascony

Une réponse

  1. La Rumba à l’ancienne garde toute sa saveur et son actualité. Il est tout de même regrettable de constater que bon nombre d’artistes de la nouvelle génération s’adonnent à cette pratique des « Mabangas » qui assurément leur procure de quoi se mettre sous la dent et soutenir leur musique. Les « pauvres » sont obligés de citer les noms de certaines personnes pour se faire des poches, faisant perdre ainsi à la Rumba Reina toute sa substance et sa saveur.

    Il es manifestement inadmissible d’écouter une ribambelle des noms dépassant la centaine avec parfois des cris attentatoires. L’on se demande où est la censure? A l’epoque de nos ainés, une chanson avec des paroles obscènes ne pouvant passer sur les ondes des radios, mais aujourd’hui que constatons nous ?
    C’est même le public qui encourage ce genre de bêtises lorsqu’on voit des personnes âgées, danser sur les pistes avec un tintamarre assourdissant l’on se demande où va la rumba ?

    Heureusement que certains artistes continuent de marcher sous le sillage des ainés, comme TABULEY ROCHEREAU, FRANKLIN BOUKAKA, WENDO KOLOSOY, PAUL KAMBA pour ne citer qu’eux….
    Tout le monde ne peut être loger à la même enseigne.

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