Congo-Brazzaville : le Rassemblement des Forces du Changement conditionne sa participation à la présidentielle de 2026

POLITIQUE. Le Rassemblement des Forces du Changement (RFC) pose ses conditions pour participer au scrutin, notamment la libération des prisonniers politiques et une gouvernance électorale crédible.

À quelques mois de l’élection présidentielle prévue en mars 2026, la nouvelle plateforme de l’opposition congolaise, réunie au sein du Rassemblement des Forces du Changement (RFC), pose des conditions préalables à sa participation au scrutin. Le RFC se dit favorable à une élection inclusive, mais insiste sur le respect de certaines conditions.

La première exigence concerne la libération de tous les prisonniers politiques, notamment Jean-Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa, figures de l’opposition détenues respectivement depuis le 16 juin 2016 et le 10 janvier 2017. À la suite de procès largement critiqués comme iniques, Mokoko a été condamné à vingt ans de prison et Okombi Salissa à vingt ans de travaux forcés. Les Nations unies considèrent ces détentions comme arbitraires et demandent leur libération.

Le RFC s’appuie sur les avis du Conseil des droits de l’homme  Groupe de travail sur la détention arbitraire :

La plateforme affirme que la libération de Mokoko, Okombi Salissa et d’autres prisonniers politiques et la  gouvernance électorale crédible sont des conditions incontournables pour garantir un processus électoral crédible en 2026.

Dans sa déclaration, la nouvelle plateforme de l’opposition congolaise a également rendu hommage à Guy Brice Parfait Kolélas, candidat malheureux de la présidentielle de 2021, décédé en pleine campagne, laissant « un testament fort » pour la lutte démocratique au Congo.

En posant ces conditions, le RFC entend créer les bases d’une élection présidentielle libre, démocratique, apaisée, crédible et transparente, à l’image de celle de 1992.

Dans un pays où les scrutins successifs sont régulièrement contestés par l’opposition et une partie de la société civile, et avec une appréciation souvent mitigée de la communauté internationale, ces exigences reflètent la volonté de rétablir la confiance dans le processus électoral.

Fredrich Gunther M’bemba

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