
Grâce aux efforts conjugués du gouvernement centrafricain, des pays donateurs et des Nations Unies, la République Centrafricaine a procédé mercredi 18 juillet à l’inauguration des écoles de Police et de Gendarmerie réhabilitées à Bangui.
L’ouverture de ces deux infrastructures, qui servent de cadre à la formation des 500 nouveaux élèves policiers et gendarmes recrutés post-crise, dont 116 femmes, a eu lieu en présence notamment du Président centrafricain Faustin Archange Touadéra, du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji et du Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies, Parfait Onanga-Anyanga, .
Notons que des représentants du corps diplomatique accrédité en RCA et plusieurs acteurs de la Réforme du secteur de la Sécurité (RSS) ont également pris part à cette cérémonie qui témoigne du pas décisif franchi par la RCA vers la restauration de l’autorité de l’État.
« Pour ce premier recrutement depuis plus d’une dizaine d’années, la MINUSCA, avec le PNUD, a appuyé l’élaboration de manuels de formation dans 42 différentes matières. Les Nations Unies ont également été impliquées dans le processus de recrutement des élèves dont la délibération transparente a tenu compte des critères de mérite, de représentativité et du genre », a déclaré à cette occasion Parfait Onanga-Anyanga, précisant que les Nations Unies y ont contrbué à travers son « Fonds pour la consolidation de la paix » et ses différents programmes.
Notons que le chef de l’État centrafricain, qui s’est félicité de cette avancée a exhorté les populations à « prendre soin de ces écoles, qui si elles n’avaient pas été vandalisées, auraient permis d’effectuer plus rapidement la formation des nouveaux FSI ».
A propos de la formation technique et professionnelle dont doit bénéficier les nouvelles recrues, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité en Centrafrique (Minusca) a affirmé sur son site web que le Comité des sanctions avait octroyé une exemption pour le transfert de munitions par le Service de luttes antimines des Nations Unie (UNMAS) à la Police et la Gendarmerie du pays. Ce, à la demande des autorités centrafricaines.
C’est un pas de plus dans la formation d’une « nouvelle génération de forces de défense et de sécurité professionnelle, apolitique, représentative et équilibrée au service exclusif des populations centrafricaines », s’est réjoui le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara.
Adrien Thyg