Tchad : Message à la Nation du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno, à l’occasion de la nouvelle année 2026
Sénégal. Message à la Nation du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, du 31 décembre 2025 (RTS)
Côte d’Ivoire. Message à la Nation du Président de la République Alassane Ouattara du 31 décembre 2025 (RTI)
NOUVEL AN 2026 : le message du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim TRAORÉ à la Nation (RTB)
Congo. Pourquoi Denis Christel Sassou Nguesso a échoué à prendre la tête du PCT ?

TRIBUNE. Le sixième congrès du Parti congolais du travail (PCT) a frôlé l’implosion avant d’aboutir à la reconduction de Pierre Moussa, âgé de 85 ans, au poste de secrétaire général pour un mandat de cinq ans, à l’issue d’intenses tractations. Le long suspense ayant entouré la désignation du secrétaire général illustre les profondes guerres de clans qui minent à la fois la famille politique et biologique du chef de l’État. Un temps pressenti comme favori pour diriger le parti, Denis Christel Sassou Nguesso a finalement payé au prix fort le front commun dressé contre lui par les autres clans. Ne faisant pas l’unanimité au sein du PCT, le « Kiki » sort de cet épisode considérablement affaibli. En réalité, Denis Christel Sassou Nguesso souffre cruellement d’un déficit d’hommes de décision : de véritables lieutenants capables de le défendre et de le soutenir, tant sur le plan national qu’international. Son poids politique demeure faible, aussi bien au sein du parti qu’à l’échelle nationale. Ce n’est pas avec des soutiens qualifiés de poids plumes — tels qu’Ibam Ngambili, Romi Oyo, Obam’Andon, entre autres — qu’il pouvait prétendre prendre la tête du PCT et nourrir l’ambition de diriger un jour le Congo. Un général sans troupes ni base politique solide ne peut raisonnablement espérer accéder au sommet de l’État, surtout dans un parti où la conquête du pouvoir suscite tant de convoitises. Le PCT, à l’image du MPLA en Angola, demeure un parti extrêmement puissant et structuré. Dans un tel contexte, une succession dynastique y apparaît quasi impossible. Si le président de la République, le camarade Denis Sassou Nguesso, tentait d’imposer son fils, le parti stalinien risquerait une implosion majeure. Dans les coulisses, les caciques du PCT semblent unanimes pour barrer la route à Mwana Ndeya. Denis Christel Sassou Nguesso est aussi victime de ses propres turpitudes. Les accords controversés avec le Rwanda ont contribué à le fragiliser et à ternir son image. De plus, son éloignement des réalités quotidiennes de ses compatriotes lui est fortement reproché. On ne peut aspirer à diriger le Congo tout en restant distant des Congolais. Kiki n’a pas su tirer profit des précieux conseils de son père, véritable baobab de la politique congolaise. Ce n’est pas un hasard si le président Denis Sassou Nguesso a su s’imposer durablement à la tête du pays. Fin stratège, il observe tout, y compris l’opposition et la diaspora. Il ne sous-estime personne et accorde de l’attention à tous, y compris à ses adversaires, ce qui explique en grande partie sa longévité politique. En se privant de cette expérience, Kiki a tout perdu en voulant naviguer à contre-courant. Le portefeuille de la coopération internationale et du partenariat public-privé aurait dû constituer pour lui une véritable vitrine sur la scène internationale. Hélas, ce sont surtout les affaires qui retiennent l’attention : plaintes aux États-Unis concernant l’acquisition d’un penthouse à Miami, citations répétées de son nom dans le dossier des biens mal acquis en France. Malgré tout, Denis Christel Sassou Nguesso aurait pu se racheter auprès des Congolais grâce à sa fondation Perspectives d’avenir, dédiée à la formation des jeunes. Malheureusement, cette fondation est aujourd’hui à l’arrêt. Dans un contexte de chômage endémique des jeunes, Perspectives d’avenir aurait pu jouer un rôle de rempart en favorisant la formation socio-professionnelle et en créant des passerelles vers le monde du travail. Disposant de plusieurs atouts — son poste ministériel et la présidence de cette fondation — Denis Christel Sassou Nguesso aurait pu devenir incontournable, tant au niveau national qu’international, en offrant à la jeunesse congolaise de réelles perspectives d’avenir, notamment à travers des dispositifs tels que le FIGA. Il aurait ainsi pu bâtir un réseau solide, allant de la diaspora aux cercles du pouvoir comme de l’opposition, réseau qui aurait pu lui servir de tremplin vers le pouvoir le moment venu. In fine, l’homme se retrouve isolé, mal entouré, sans troupes capables de le propulser au sommet. Il enchaîne les revers, et l’espoir de succéder un jour à son père s’amenuise de jour en jour. Si, dans les coulisses, certains évoquent un nouveau changement de la Constitution afin de permettre à Kiki d’être élu président de la République par les parlementaires de la majorité, à l’image de l’Afrique du Sud, cette hypothèse ne séduit guère les Congolais. Pire encore, il est davantage combattu dans son propre camp qu’au sein de l’opposition. Les Congolais restent réfractaires à toute modification constitutionnelle destinée uniquement à satisfaire les ambitions personnelles de Kiki, qui n’a pas su conquérir le cœur de ses compatriotes. « Il est clair qu’un parti occupé à la conquête ou à la conservation du pouvoir gouvernemental ne peut discerner dans ces cris que du bruit. Il réagira différemment selon que ce bruit gêne celui de sa propre propagande ou, au contraire, le grossit. Mais en aucun cas il n’est capable d’une attention tendre et divinatrice pour en discerner la signification. » Simone Weil Fait à Paris, le 2 janvier 2026 Evrard NANGHO Le Patriote Engagé
RD Congo. Il faut lever la suspension du général Ekenge

OPINION. Il aura fallu à peine 24h aux autorités congolaises pour réagir et sanctionner le porte-parole des FARDC, le général Sylvain Ekenge, accusé d’avoir tenu des propos à caractère xénophobe visant des Tutsis. Soyons clairs : ce type de discours est inacceptable et ne devrait jamais avoir sa place dans la communication d’une armée nationale. Point. Mais maintenant, parlons vrai : fallait-il le suspendre comme un malfaiteur, en mode panique, sans nuance, sans pédagogie, sans proportion ? NON. Un blâme formel, public et sans ambiguïté, accompagné d’un rappel strict des règles disciplinaires, aurait suffi. La suspension expéditive donne un signal catastrophique : dès qu’un sujet touche, de près ou de loin, au Rwanda, Kinshasa marche sur des œufs, comme si certains thèmes étaient intouchables, comme si la peur de froisser Kigali ou ses relais devait primer sur le bon sens et l’équité. Et surtout, où est la réciprocité ? Quand des responsables ou propagandistes liés au régime de Paul Kagame insultent, nient ou piétinent la mémoire des victimes congolaises, sont-ils sanctionnés ? Non. Quand on banalise les crimes commis sur le sol congolais, quand on méprise nos morts, quand on traite les Congolais comme quantité négligeable, qui s’excuse ? qui paie le prix ? Personne. Donc oui, on condamne les dérapages. Mais on refuse l’hypocrisie et la justice à sens unique. La lutte contre la xénophobie ne doit pas être un prétexte pour imposer au Congo une prudence servile et un silence forcé, pendant que d’autres se permettent tout. Qu’on cesse les sanctions-spectacles. Un blâme, un recadrage, et on tourne la page. La suspension du général Ekenge doit être levée.
Congo. UDH-Yuki : qu’as-tu fait du testament de ton président fondateur ? Peut-on espérer le changement en s’alliant au PCT ?

LIBRES PROPOS. Il est des paroles qui ne meurent pas avec celui qui les prononce. Elles survivent parce qu’elles engagent, parce qu’elles obligent, parce qu’elles interpellent les consciences bien au-delà de l’émotion du moment. Le dernier message politique de Guy Brice Parfait Kolélas appartient à cette catégorie rare de paroles historiques. Prononcé sur un lit de mort, dans un contexte de souffrance extrême, ce message n’avait rien d’un discours ordinaire. Il était un testament. « Je me bats contre la mort. Mais cependant, je vous demande de vous lever. Allez-y voter, pour le changement… Il y va de l’avenir de vos enfants. » Ces mots n’étaient ni une plainte, ni une supplique personnelle. Ils étaient un appel solennel à la mobilisation, à la dignité citoyenne, à la rupture politique. Ils visaient d’abord le peuple congolais, mais aussi — et peut-être surtout — sa famille politique : l’Union des démocrates et humanistes – Yuki (UDH-Yuki), fondée le 19 mars 2017 par celui qui en fut le président jusqu’à sa mort en 2021. Aujourd’hui, plus de quatre ans après sa disparition, une question s’impose avec gravité : qu’as-tu fait de ce testament politique ? Un héritage qui engage, pas un symbole à consommer Guy Brice Parfait Kolélas n’a pas créé l’UDH-Yuki pour enrichir le paysage déjà saturé des partis politiques congolais. Il l’a fondée comme un outil de combat démocratique, une force de transformation sociale, une alternative crédible à un système politique verrouillé depuis des décennies par le Parti congolais du travail (PCT). Son dernier message ne laissait aucune ambiguïté. Il parlait de lutte. Il parlait de changement. Il parlait d’avenir. Il parlait des enfants du Congo. En politique, peu de paroles sont aussi claires, aussi dépouillées de calcul, aussi chargées de vérité. Un testament, par définition, ne se négocie pas. Il se respecte ou il se trahit. Une opposition en panne de sens Depuis la mort de son fondateur, l’UDH-Yuki donne l’image d’un parti en errance. Les Congolais assistent, souvent avec amertume, à des divisions internes, à des querelles de leadership, à des repositionnements ambigus et à des choix stratégiques qui interrogent profondément. Là où l’on attendait un parti rassemblé, offensif et porteur d’un projet clair, on observe trop souvent le silence, l’hésitation ou la confusion. Là où l’on espérait une force politique fidèle à l’esprit de combat de son fondateur, on perçoit parfois une organisation préoccupée par sa survie institutionnelle plutôt que par la transformation du pays. Or, pendant ce temps, la crise nationale s’aggrave. Un pays plongé dans une crise multidimensionnelle La République du Congo traverse une crise profonde et multiforme: crise économique, marquée par l’endettement, la pauvreté et le chômage massif des jeunes ; crise sociale, avec la dégradation des services publics, la précarité des fonctionnaires et la désespérance des populations ; crise politique, caractérisée par la confiscation du pouvoir, l’affaiblissement des contre-pouvoirs et la perte de confiance dans les institutions ; crise morale, où la corruption, l’impunité et le clientélisme semblent érigés en mode de gouvernance. Cette situation n’est pas le fruit du hasard. Elle est le résultat de décennies de gestion du pays par le PCT, parti au pouvoir, qui concentre l’essentiel des responsabilités dans l’état actuel de la nation. Dès lors, une question devient inévitable. Peut-on espérer le changement en s’alliant au PCT ? Peut-on sérieusement parler de changement, de rupture, d’alternative démocratique, en s’alliant au parti qui a conduit le pays dans cette crise multidimensionnelle ? Peut-on prétendre honorer le testament de Guy Brice Parfait Kolélas en pactisant avec le système qu’il combattait ? Peut-on appeler le peuple à se lever, tout en s’asseyant à la table du pouvoir que l’on dénonçait hier? Ces questions ne sont ni polémiques ni malveillantes. Elles sont politiques, morales et historiques. Elles traduisent l’inquiétude légitime de citoyens qui refusent que l’opposition devienne une simple variable d’ajustement du système en place. L’histoire politique africaine regorge d’exemples de partis d’opposition absorbés, neutralisés ou vidés de leur substance par des alliances dites « stratégiques ». Rarement ces alliances ont profité aux peuples. Elles ont souvent profité aux carrières individuelles. La responsabilité historique de l’UDH-Yuki L’UDH-Yuki se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins. Elle peut choisir la fidélité au combat fondateur, au prix de l’exigence, de la patience et parfois du sacrifice. Ou elle peut choisir la facilité des compromis, au risque de perdre son âme et la confiance populaire. Être héritier politique ne consiste pas à invoquer une mémoire, mais à prolonger une vision. Guy Brice Parfait Kolélas a payé de sa vie son engagement. Il a combattu jusqu’au dernier souffle. Cette cohérence lui a valu le respect, y compris de ses adversaires. La question n’est donc pas de savoir si l’UDH-Yuki peut survivre politiquement. La vraie question est de savoir si elle veut encore incarner l’espoir du changement. Le peuple observe et jugera Le peuple congolais n’est pas dupe. Il observe. Il compare. Il se souvient. Il sait reconnaître ceux qui se battent pour l’intérêt général et ceux qui se battent pour des arrangements politiques. Le testament de Guy Brice Parfait Kolélas demeure un miroir tendu à ses héritiers politiques. Il reflète leurs choix, leurs renoncements ou leur courage. L’histoire, elle, sera implacable. Car on ne trahit pas impunément un combat mené jusqu’à la mort. Et l’on ne construit pas le changement avec les architectes du statu quo. Serge Armand Zanzala Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire, Initiateur du projet Kongo Ya Sika
Congo. Bilan du quinquennat 2021-2025 : quand Denis Sassou Nguesso délègue sa parole et confisque le débat national

Un aveu de faiblesse politique, et peut-être aussi de peur d’affronter les Congolais « Si tu veux cacher quelque chose aux Congolais, mets-le dans un livre. » Dans toute République qui se respecte, la présentation du bilan présidentiel constitue un moment politique majeur. Elle marque l’instant où le chef de l’État accepte de sortir du confort institutionnel pour se soumettre à l’exigence démocratique de la reddition de comptes. C’est un face-à-face symbolique avec le peuple, un exercice de vérité où le président assume ses choix, ses réussites comme ses échecs. Au Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso a choisi de s’extraire de cet exercice fondamental. Un bilan présidentiel sans président Le bilan du quinquennat 2021-2025 n’a pas été présenté par Denis Sassou Nguesso lui-même, mais par son Premier ministre, Anatole Collinet Makosso, à travers un ouvrage intitulé « En toute transparence, le bilan du quinquennat (2021-2026) », présenté le 22 décembre 2025 devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès. Ce simple fait pose déjà un problème politique majeur : comment un président de la République peut-il rendre compte de son mandat sans prendre lui-même la parole devant la nation ? La reddition de comptes est une responsabilité personnelle, indissociable de la fonction présidentielle. Elle ne peut être ni déléguée ni externalisée sans en vider le sens. Plus encore, ce silence présidentiel soulève une question constitutionnelle fondamentale. Si le président de la République se trouve dans un état — physique, mental ou institutionnel — qui l’empêche d’assumer pleinement ses fonctions, la Constitution congolaise définit clairement les règles, les procédures et les voies à suivre. L’empêchement du chef de l’État n’est ni une hypothèse informelle ni un arrangement politique ; il est strictement encadré par le droit constitutionnel afin de préserver la continuité et la clarté de l’État. Or, au lieu de s’inscrire dans ce cadre légal, le pouvoir a préféré inventer un scénario ambigu : un président silencieux, un Premier ministre qui parle en son nom, un livre servant de support politique, et un Parlement acquis d’avance. Cette mise en scène ne correspond à aucune procédure constitutionnelle clairement identifiée. Elle entretient le flou, alimente les interrogations et ouvre la voie à toutes les spéculations, là où la Constitution aurait dû servir de seule boussole. En déléguant cette mission régalienne à son chef de gouvernement, Denis Sassou Nguesso donne l’image d’un pouvoir qui se cache derrière ses institutions, plutôt que de les assumer pleinement et d’en respecter l’esprit. Les voies traditionnelles de la reddition de comptes présidentiels Dans les régimes démocratiques, y compris en Afrique, la présentation du bilan présidentiel emprunte des voies bien établies. Un président de la République s’adresse traditionnellement à son peuple par : une adresse solennelle à la nation, diffusée à la radio et à la télévision ; un discours devant le Parlement, suivi ou non d’un débat contradictoire ; une conférence de presse, permettant aux journalistes d’interroger le chef de l’État ; des tournées nationales, au contact direct des populations ; ou encore un rapport officiel public, largement diffusé et accessible. Ces mécanismes ont un objectif commun : instaurer un minimum de dialogue entre le pouvoir exécutif et les citoyens. Denis Sassou Nguesso a délibérément évité toutes ces voies. Un Congrès transformé en chambre d’adoration La présentation du livre devant les deux chambres réunies en Congrès, dans un Parlement où le président dispose d’une majorité absolue, a davantage ressemblé à une cérémonie de célébration qu’à un exercice institutionnel de contrôle. La scène évoque un service religieux : le pasteur proclame la parole, et l’assemblée répond unanimement « Amen ». Aucun débat réel, aucune contradiction, aucune remise en question du contenu du bilan. Le Parlement, censé incarner la souveraineté populaire, s’est mué en simple chambre d’enregistrement. Le livre comme outil d’évitement politique Le choix du livre comme support de présentation du bilan n’est pas neutre. Une boutade populaire affirme : « Si tu veux cacher quelque chose aux Congolais, mets-le dans un livre. » Derrière l’ironie se cache une réalité sociale préoccupante : la lecture a perdu sa place dans les écoles et dans la société congolaise. La culture du livre s’est effritée, le débat écrit s’est raréfié, et l’on voit aujourd’hui des lecteurs se plaindre de la longueur d’articles ne dépassant pas trois pages dactylographiées. Dans ces conditions, publier un bilan présidentiel sous forme d’ouvrage revient moins à informer qu’à neutraliser l’impact du message. Le livre devient ainsi un outil de dissimulation politique par l’inaccessibilité, non par le secret. Un bilan préfacé par le président lui-même Autre singularité troublante : l’ouvrage est préfacé par Denis Sassou Nguesso lui-même. Cette auto-préface illustre une logique de pouvoir fermée sur elle-même, où le président se juge, se valide et se félicite sans regard extérieur. Dans une démocratie vivante, un bilan est confronté à l’analyse des parlementaires, des experts, de la société civile et des citoyens. Ici, le pouvoir se contente de son propre écho. L’impossibilité du face-à-face avec le peuple Pourquoi éviter la parole directe ? La réponse se trouve dans la réalité sociale du Congo-Brazzaville. Comment s’adresser sereinement à un peuple : privé de salaires réguliers ; privé de pensions de retraite ; privé de bourses d’études ; privé d’eau potable et d’électricité ; privé de soins médicaux accessibles ; privé d’une éducation de qualité ; privé de routes et d’infrastructures de base ? Regarder ce peuple droit dans les yeux suppose un courage politique que le pouvoir semble avoir perdu. Une transparence proclamée mais jamais pratiquée Le titre « En toute transparence » apparaît dès lors comme un slogan vidé de sa substance. La transparence ne se proclame pas dans un livre présenté devant un auditoire acquis ; elle se construit par le débat, la contradiction et l’accès réel à l’information. Conclusion Ce qui s’est joué le 22 décembre 2025 dépasse la simple présentation d’un bilan. C’est le symbole d’un pouvoir qui refuse le face-à-face avec la nation, qui contourne les règles constitutionnelles et qui confond communication politique et gouvernance responsable. Un bilan sans parole présidentielle directe,