La RDC et ses « Nouveaux mendiants » !

La RDC et ses « Nouveaux mendiants » !

PARLONS-EN. La RDC produit aujourd’hui en quantité industrielle un type d’individus devenu presque normal : les « Nouveaux mendiants », qu’on appelle aussi les « djalelistes » . Leur spécialité ? Le djalelo : l’art de glorifier le puissant du moment, de le porter aux nues, de le sanctifier… en échange d’une faveur : argent, poste, promotion, protection, voyage, marché, invitation, visibilité. Ailleurs, on appelle ça simplement la courtisanerie. En RDC, le phénomène a pris une ampleur telle qu’il ressemble à une norme : la mendicité s’est faite culture, puis réflexe, puis institution. On ne valorise plus la compétence, on récompense l’éloge ; on ne respecte plus la vérité, on applaudit le mensonge utile ; on ne défend plus la dignité, on négocie l’humiliation. Le plus grave, c’est que ces « Nouveaux mendiants » ne viennent pas d’un seul milieu. Ils sont partout, tels des fourmis : politiciens, pasteurs, professeurs, fonctionnaires, étudiants, sentinelles, artisans… jeunes et vieux, hommes et femmes. Le pays finit par ressembler à un marché de louanges, où la parole se vend au plus offrant. Dans ce système, qui s’est considérablement renforcé sous le régime de Félix Tshisekedi, la vérité devient à géométrie variable : aujourd’hui on encense, demain on renie, après-demain on accuse… selon la direction du vent et la taille de l’enveloppe. Certains appellent cela de « l’intelligence », l’art de négocier sa survie dans un océan de précarité. Moi j’y vois surtout une crise de dignité. On ne reconstruira pas la RDC avec des hymnes à la gloire des individus. On la reconstruira avec le respect de la vérité, la compétence et le courage de dire NON. Question simple avant de conclure : à quel moment a-t-on décidé que la flatterie valait plus que l’honneur ? Je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko

En honneur de la République du Congo, clôturer 2025 pour renaitre en 2026

En honneur de la République du Congo, clôturer 2025 pour renaitre en 2026

TRIBUNE. Le 31 décembre 2025, le Chef de l’Etat congolais, le Président Denis Sassou Nguesso devrait, selon la tradition, et comme il s’en est créé l’habitude officielle, le 31 décembre de chaque année, s’adresser à la Nation congolaise. Le 28 novembre dernier, pour la 67ème Journée de la République, il avait également livré un discours de circonstance. Par ces temps qui courent, les défis qu’affronte l’Etat congolais et les attentes des populations du pays sont de taille. Mais l’élan au processus des réformes engagées par le Gouvernement Congolais pour des solutions durables à ces défis et à ces attentes marque le pas. Malgré les déclarations ministérielles, la gouvernance ne semble pas avoir un impact réel sur le développement du pays. Les indicateurs économiques montrent une croissance modérée. La pauvreté, la corruption et les inégalités persistent. De même, la dépendance excessive au secteur pétrolier qui représente 50% du PIB et 80% des exportations. Les pénuries d’électricité et d’eau, dans les villes, n’en finissent pas de gêner le quotidien des usagers de ces produits. Et les corps syndicaux, représentant des intérêts des travailleurs, grognent. Une situation qui pourrait, au bout du compte, ébranler la confiance des populations et ainsi mener à un déclin de l’efficacité des autorités. Dans cet environnement socio-économique congolais marqué par des efforts insuffisants du Gouvernement pour assurer la relance, une attitude est incompréhensible. Celle de la tendance persistante des dirigeants consistant à ignorer royalement les contributions au développement du pays, sans cesse avancées par les forces de l’opposition et de la société civile, aussi bien de l’intérieur du pays que de la diaspora. Comme, assurément, dans tous les États du monde, l’année 2025 se termine, en République du Congo, avec des difficultés non totalement soldées qui s’ajouteront à celles de 2026. Il va sans dire que 2026 étant une année électorale, en République du Congo, avec les présidentielles du mois de mars, les regards des dirigeants seront beaucoup plus axés vers les efforts de reconduction au pouvoir de leur candidat que tournés du côté de la solution aux préoccupations pendantes. D’où la nécessité de cette pause nationale, avant les présidentielles, que des forces nationales attachées au progrès et à la concorde, dans le pays, appellent de leurs voeux, depuis quelque temps. Cela, pour mieux asseoir le présent en le réparant et bien préparer les lendemains de la République. Si l’on y prend garde, les questions non tranchées, en 2025, risqueraient de se poser, à nouveau, en 2026, en dépit des élections présidentielles qui approchent. Dans l’hypothèse de la reconduction tant recherchée, à coup de forte propagande, du candidat du pouvoir par ses partisans, la République court le risque d’une poursuite des mêmes habitudes, des mêmes méthodes et d’identiques manières d’être tenue, comme jusqu’au soir des présidentielles, puisque, dans leur grande majorité, les hommes d’avant descendants, seraient quasiment tous là, dans l’équipe montante. Pour me redire, avec humilité et respect à l’égard des potentiels candidats à ces présidentielles de 2026, une pause nationale, avant celles-ci, pourrait être bénéfique afin d’amener la Nation à réfléchir aux défis actuels en vue des solutions durables. Renforcer, par ailleurs, la cohésion nationale et la confiance entre les citoyens et les dirigeants. Préparer, en partage, et avec sens de responsabilité, l’avenir du pays. Il en découlerait un engagement des dirigeants à mettre en œuvre l’ensemble des décisions et d’actes en réponse aux problèmes. Des milieux politiques congolais avanceraient que l’idée d’une pause nationale que réclameraient l’opposition et la société civile, avant les présidentielles de mars 2026, viserait une opportuniste bousculade pour se partager des postes ministériels avec le pouvoir du Président Denis Sassou Nguesso aux fins de profiter de l’opération et s’en mettre plein les poches. Une affirmation que j’estime légère, parce que non fondée. Ne reposant pas sur une volonté affichée de l’opposition et de la société civile de s’asseoir à la même table du Gouvernement pour des désastreuses postures des volontés de s’approprier des postes en vue de l’enrichissement. Il est vrai que des acteurs politiques congolais pourraient instrumentaliser l’idée d’une pause nationale pour des velléités des gains personnels au détriment des causes nationales. Encore faudrait-il le prouver. Aussi est-il plus indiqué de juger les conseils de l’opposition, non sur la base des procès d’intention et de suppositions, mais sur les faits réels. Le pouvoir actuel à Brazzaville semble avoir la main lourde pour engager des réformes, notamment celles qui touchent à la transparence de la gouvernance financière du pays. La République du Congo est riche en ressources naturelles, mais leur gestion ne sert pas à fond les intérêts de la communauté nationale. Des compatriotes, spécialistes des questions monétaires et financières reviennent, avec insistance, sur le dénuement et la sécheresse du Trésor Public pour stigmatiser la destination des fonds publics, tirés des revenus nationaux, vers les Banques privées. Le Gouvernement n’a en jamais démontré le contraire. Enfin, bon nombre de Congolais, et non des moindres, sur l’arène politique congolaise, laissent entendre que toute idée d’une perspective de pause nationale ou d’un dialogue national sans exclusive, devant déboucher sur une gestion des élections présidentielles différentes de l’actuelle, par une commission électorale, réellement indépendante, est une vue de l’esprit, une illusion. Donc irréalisable, aux circonstances présentes. Soit. Mais, en citoyen aimant intensément son pays, je continue d’en appeler à la grandeur et au sens du devoir national du Président Denis Sassou Nguesso pour créer les conditions d’une autre manière de gouverner le pays. Dans les heures qui suivront l’année 2025 va se clôturer. Tout en ayant des pensées pour des compatriotes qui s’en sont allés, puisse ceux en vie, sans exception, en leurs rangs, statuts sociaux, postes, grades et fonctions, sur l’étendue du territoire de la République du Congo et au sein des diasporas, trouver ici l’expression de mes vœux les meilleurs, pour la nouvelle année 2026. Une année que j’espère ne pas entrainer d’autres conflits, des tensions et une incertitude, dans un monde déjà instable. Paris 26 décembre 2025 Ouabari Mariotti

Sénégal. Diomaye–Sonko : stratégie sous table ou accalmie de façade ? Chronique d’un duo qui déjoue les paris

Sénégal. Diomaye–Sonko : stratégie sous table ou accalmie de façade ? Chronique d’un duo qui déjoue les paris

PARLONS-EN. À chaque saison politique, le même feuilleton repasse en prime time : Diomaye et Sonko seraient-ils fâchés ? Les chroniqueurs sortent le pop-corn, les parieurs affûtent leurs tickets, les pyromanes politiques préparent l’essence. Et puis… patatras. On les retrouve à table, à rire, à discuter, à mâcher le même « thiéb » comme si la discorde n’avait jamais été invitée. La politique sénégalaise adore le vacarme ; eux préfèrent le silence… stratégique. Sonko lui-même a vendu la mèche à l’Assemblée nationale, dans un langage sans fard, façon dieufour national. Après le fameux 8, dit-il, ce fut un grand moment de clarification : tout le monde autour du feu, chacun a parlé, chacun a transpiré, chacun a compris. Rideau. Fin de la séance. Maintenant, place à autre chose. Traduction politique : les non-dits ont été cuits à feu vif, les casseroles sont rangées, on revient aux choses sérieuses. Car le 8, Ousmane Sonko n’était pas venu réciter des vers. Il voulait rappeler à l’opposition, aux kulunas politiques, aux sceptiques de la coalition Diomaye et même au Président une vérité brute : la légitimité populaire ne se négocie pas, elle se constate. Une démonstration de force, pas une crise de nerfs. Un avertissement poli, mais ferme. Depuis, le message est limpide : inutile de jouer aux prophètes du chaos. Ceux qui misaient sur une implosion interne se sont encore trompés de calendrier. Car malgré les désaccords, malgré les frottements, malgré les égos, car oui, il y en a, Diomaye et Sonko ont intégré une donnée fondamentale : en 2029, on ne jugera ni les rumeurs ni les tweets, on jugera le bilan. Et ce bilan, ils le porteront ensemble, qu’ils le veuillent ou non. Dès lors, l’enjeu n’est plus de savoir qui parle plus fort ou qui marche devant. L’enjeu, c’est de solidifier la relation, d’apprendre à gérer les contradictions sans transformer chaque divergence en feuilleton national. En clair : ne pas laisser la politique abîmer la relation de travail. La scène de la Journée de la diaspora n’a fait que confirmer cette mécanique bien huilée : rires partagés, visite conjointe du stand de la DER, pendant que Madame Aïda Mbodji déroulait le chapelet des réalisations. Sourires synchronisés, langage corporel détendu. Cruel pour les marchands de scandales, désespérant pour les architectes de division. Et puis il y a eu la preuve ultime, celle qui ne se commente même plus : la visite de Diomaye chez la mère d’Ousmane Sonko. Là, on ne parle plus de stratégie, on entre dans le symbolique lourd. Dans nos codes, on ne va pas saluer la maman par accident, encore moins en période de tension supposée. C’est le sceau familial, la bénédiction silencieuse, le message non écrit mais parfaitement compris : le lien tient, et il est profond. À ce stade, même les plus acharnés des diviseurs peuvent ranger leurs micros. Fermez le ban. Alors, stratégie ou accalmie ? La question reste un piège pour naïfs. Ce que l’on observe, c’est la stratégie de l’accalmie, l’art consommé de laisser les autres s’énerver pendant qu’on construit. Une méthode qui, si elle dure, pourrait faire école sur le continent, version africaine des duos verrouillés à la Poutine–Medvedev, où le pouvoir circule sans exploser. Moralité pour les parieurs compulsifs et les impatients chroniques : prudence. Diomaye et Sonko ne jouent pas à la politique-spectacle. Ils jouent au temps long. Ils mangent ensemble, ils rient ensemble, ils se parlent hors champ… et maintenant, ils se rendent chez les mamans. En politique, après ça, il n’y a plus grand-chose à spéculer. Time will tell us. Par Malick BA Journaliste

Les fossoyeurs de la nation Congolaise

Les fossoyeurs de la nation Congolaise

LIBRES PROPOS. Plus de soixante ans d’existence, je n’ai jamais atteint un tel sentiment de dégoût envers ceux et celles (hélas nettement moins nombreuses) qui nous gouvernent. Je décrète que tous et chacun d’entre eux sont passibles des plus lourdes peines pour haute trahison. Certains seront jugés un jour, je l’espère, les autres le seront par contumace ou in absentia. Tous seront damnés par l’histoire, leur seule mémoire ou évocation sera l’occasion d’indicibles insultes. Ils méritent de subir le pire, eux qui nous font vivre l’enfer au paradis. Ce pays béni, terre des hommes et des saints, a été trahi et détruit par ceux-là même qui étaient censés le protéger, le guider et le développer. Notre tissu social, fait de cohésion intelligente et pratique, a été souillé par l’ignominie confessionnelle, par l’immonde réflexe identitaire… et ce, du fait de criminels mensonges proférés par nos soi-disant partis politiques. Ces mêmes partis qui, à défaut de programme, ont fait de la corruption, leur seule raison d’être. Ils ont monté les Congolais l’un contre l’autre au lieu de les unir autour d’une ambition nationale. Ils leur ont donné des fusils pour écrire avec le sang une histoire qu’on les a privés de forger ensemble. Ces mêmes partis qui ont profité de la guerre, des tutelles et de tout ce qui contribue à défaire ce qui reste de la nation. Cette nation que les présidents Fulbert YOULOU et Alphonse MASSAMBA DEBAT ont démarré, tous les cloportes qui ont suivi la détruisent, la pillent et l’assassinent tous les jours. Je vomis sans cesse cette classe politique et ses partis, cette classe politique dénuée de toute légitimité réelle mis à part les mafias et mafieux qui gravitent autour. Acteurs, partisans, adhérents et sympathisants sont (presque) à mettre dans le même sac. Un sac qui finira dans les poubelles de l’histoire. Président MASSAMBA, renaissez de vos cendres, venez sauver ce qui reste de nous, et jugeons ensemble ces fossoyeurs qui prétendent nous gouverner. En effet, au-delà de cette mauvaise gouvernance qui est désormais entre les mains de la Justice, il s’agit désormais pour les futurs pouvoirs publics de donner au secteur de l’éducation les moyens de mieux accompagner nos concitoyens âgés, d’aujourd’hui et de demain. Le vieillissement de la population, pourtant une réalité inexorable, est occultée au niveau des priorités nationales. Les priorités politiques pour le Congo ne peuvent se résumer à une opération transparence qui, si elle était nécessaire après cet épisode de mal gouvernance, n’apporte aucune minute d’accompagnement supplémentaire aux personnes âgées. D’ailleurs qui s’en occupent, les vieux sont devenus des éternels jeunes pour continuer à s’accaparer la place des jeunes.  Pendant ce temps, la situation des établissements et services continue de se dégrader : 71 % de ces structures d Etat sont en déficit, et 64% manquent de moyens tout confondu. L’organisation du Congrès de la honte et l’élection de mars 2026, marquées par le syndrome d’hubris, révèle des failles psychologiques et sociales dans nos sociétés. Les citoyens, mus par la peur, la colère et un besoin de sécurité, se tournent vers des leaders qui promettent des solutions simples à des problèmes complexes, même au prix de contradictions morales ou éthiques. En soutenant ces figures, de manière active (en votant, en manifestant) ou passive (en suivant leurs directives sans les questionner), les électeurs deviennent complices de leur hubris, non pas par malveillance, mais par un mélange de désespoir, d’émotion et de biais cognitifs. Pour briser ce cycle, il est essentiel de renforcer l’éducation civique, de promouvoir une information critique et de restaurer la confiance dans les institutions démocratiques, afin que les citoyens puissent voter en conscience, et non sous l’emprise de la peur ou de l’illusion d’un sauveur. Par Jean-Claude BERI

Congo. Le temps qui passe n’efface pas tout

Congo. Le temps qui passe n’efface pas tout

TEMOIGNAGE. 25 décembre 1986-25 décembre 2025. 39 ans. Le temps s’est écoulé. Des souvenirs des faits de ma vie, depuis ma naissance à Mabirou, sur les bords de la rivière Alima, sous le Moyen Congo colonial, se sont estompés, et ont quitté mon esprit. Mais, demeurent en moi, et refont toujours surface, même si je tâche de les oublier, les souffrances endurées à l’ex Sécurité D’Etat, sous le régime monopartiste du Parti Congolais du Travail (PCT), en République du Congo. Pendant près de trois mois, d’octobre à décembre 1986, j’ai été séquestré, dans une des sordides cellules de la Sécurité D’Etat, à Brazzaville, pour avoir été soupçonné d’avoir écrit un tract, titré « Pour qui sonne le glas ». Un papier dur qui fustigeait la mauvaise gouvernance du pouvoir congolais ainsi que les maux qui empoisonnaient, en ces temps, l’existence des populations congolaises. A l’époque, j’assurais la fonction de Secrétaire Général auprès du Premier Ministre Ange Edouard Poungui. Cela, parallèlement à mes charges de Maître Assistant d’Université en Géographie, à l’Université Marien Ngouabi. Sorti de la Sécurité D’Etat, le 25 décembre 1986, j’ai exprimé mon intention de me libérer de mon rôle de Secrétaire Général auprès du Premier Ministre, m’étant senti humilié par l’injuste incarcération et les pénibles conditions de détention qui l’accompagnaient. Surtout que ma mère, Mère Azo, avait tenté de se suicider, n’ayant pu supporter mon absence, pendant que je croulais sur le poids de l’enfermement. N’eut été la vigilance de son entourage familial, Mère Azo n’aurait pas vécu ses 97 ans, puisqu’elle s’est éteinte, le 5 mars 2020. Une attitude de Mère Azo qui a donné lieu à diverses émotions et autres réactions, tels le choc, la surprise ou l’incompréhension de ses proches. La démission fut rejetée par le Premier Ministre. 39 ans après cette déchirante séquence de ma vie, heureusement, pour moi, je tiens le coup. Espérant résister encore quelques années de plus, avec la Grâce de Dieu Tout Puissant. Aussi je profite de ce 25 décembre 2025 pour souhaiter une joyeuse fête de Noël, à tous les compatriotes, sans exception, de la République du Congo, en leurs situations sociales, postes, grades, fonctions et statuts, avec une pensée pour ceux et celles qui s’en sont allés. Paris 25 décembre 2025 Ouabari Mariotti

RDC-Rwanda : voici pourquoi Tshisedi n’a pas mis à l’exécution ses menaces d’attaquer le Rwanda

RDC-Rwanda : voici pourquoi Tshisedi n’a pas mis à l’exécution ses menaces d’attaquer le Rwanda

PARLONS-EN. J’ai toujours dit que la politique est un jeu dans lequel les émotifs ne sont ni qualifiés, ni conviés. La politique exige trois qualités essentielles : la lucidité, le pragmatisme, et la conscience du rapport de force dans un monde réparti en zones d’influences des supers puissances. Pendant la dernière campagne présidentielle, le président Félix Tshisekedi, candidat à sa propre succession avait déclaré lors d’une émission télévisée sur Top Congo FM ce qui suit : « à la moindre escarmouche du Rwanda, s’il tirait ne serait ce qu’une seule balle dans le Kivu, il réunira les deux chambres du parlement et bombardera le Rwanda. » Cette déclaration à elle seule avait déjà fait l’effet d’une bombe dans l’opinion congolaise aussi bien dans l’opinion rwandaise, si bien que le président Kagamé était obligé de tenir un point de presse à Kigali pour rassurer son peuple qu’il ne risquait aucun danger, tout en s’engageant dans une diatribe habituelle contre Tshisekedi. L’assaut des unités spéciales rwandaises en appui aux M23 à Bunagana et la prise de Goma et Bukavu a été un choc national qui a donné l’impression aux congolais que les déclarations du président Tshisekedi sur Top Congo FM ne reposaient sur aucune certitude, plongeant ainsi la population dans une déception et un désespoir total, quant à la capacité des FARDC de les défendre face à l’invasion Rwandaise, via ses supplétifs M23 qui avancent inexorablement. Depuis lors, l’expression  » à la moindre escarmouche  » est devenue péjorative dans certains milieux congolais pour railler « l’inefficacité » du président Tshisekedi qui pourtant avait promis avec beaucoup de conviction qu’il bombarderait le Rwanda. Alors, la question reste de savoir pourquoi le président Félix Tshisekedi n’a pas réuni les deux chambres du parlement pour larguer les bombes au Rwanda ? A entendre le président, ce n’est pas la logistique qui fait défaut à la RDC. Depuis le Kivu les missiles de la RDC peuvent atteindre Kigali. Mais pourquoi ne l’a t’il pas fait ? La vraie réalité est que, du point de vue stratégique et militaire, la RDC est de loin supérieure au Rwanda. Cela pourrait faire sourire plus d’un lecteur mais c’est ainsi. Jusqu’au moment où cet article est en train d’être écrit, la RDC malgré les revers sur le champ de bataille, reste paradoxalement la 8e puissance militaire d’Afrique selon l’institut américain Global FirePower index 2025, 66e puissance au monde sur 145 pays listés. tandis que l’armée Rwandaise n’est même pas dans le classement du Top 20 des puissances militaires en Afrique. En revanche, l’armée Rwandaise contrairement à la RDC, a des troupes mieux formés et disciplinées, sous un commandement qualifié et bien organisé, ce qui fait défaut à la RDC qui a des troupes facilement corruptibles. Cependant, le fait d’avoir les troupes disciplinées n’est pas un élément suffisant pour être classé comme une puissance militaire. Il y a plusieurs paramètres qui entrent en ligne de compte. La RDC a une profondeur stratégique que le Rwanda n’a pas. Le Rwanda est un micro État enclavé et densément peuplé. En cas d’une guerre directe avec la RDC, le Rwanda aura du mal à établir une ligne de front sur son territoire sans sacrifier sa population et ses infrastructures critiques. Si Tshisekedi avait mis à l’exécution sa menace en bombardant le Rwanda avant la chute de Goma il y aurait eu hécatombe au Rwanda. Car la RDC et ses alliés le Burundi et la Tanzanie encerclent le Rwanda. Sans profondeur stratégique, il est impossible que le Rwanda puisse tenir une semaine dans un affrontement de haute intensité sans capituler ou être décapité. Mais pourquoi Tshisekedi n’a pas frappé le Rwanda ? Les raisons ne sont pas militaires mais géopolitiques. Tshisekedi après sa sortie médiatique fracassante sur Top Congo FM avait eu beaucoup de pressions venant des bailleurs de fonds du Rwanda, (ceux qui ont des intérêts au Rwanda) mais aussi de ses propres alliés. Le Rwanda a pour soutiens les pays de l’OTAN (USA, Europe). Peu importe la petitesse de votre État, même si vous n’êtes qu’une citadelle, le fait d’être un allié stratégique des pays de l’OTAN, les gens réfléchiront à deux fois avant de vous attaquer. C’est le cas du Rwanda. Ce n’était pas par faiblesse que l’Afrique du Sud a eu du mal à attaquer le Rwanda après l’assassinat de plus d’une dizaine des soldats sud-africains par les forces spéciales rwandaises à Goma, un acte considéré comme une déclaration de guerre par Pretoria. Mais, l’Afrique du Sud n’a pas réagi simplement pour ne pas attirer les foudres de pays de l’OTAN qui ont des intérêts stratégiques au Rwanda. À titre d’exemple, le cas de la Chine avec Taïwan une petite île. La Chine est tout à fait capable d’envahir et d’annexer le Taïwan en deux jours, mais la lucidité chinoise sur les enjeux géopolitiques mondiaux sur la question du Taïwan fait temporiser la Chine jusqu’à ce que le rapport de force joue en sa faveur, car le Taïwan bien qu’une petite île, est un partenaire stratégique de la première puissance militaire du monde. Les alliés de Tshisekedi : Lourenço, Ndayishimiye, Ramaphosa, et autres ont certainement dissuadé Tshisekedi de mettre à exécution ses menaces ce qui aurait pu être une erreur stratégique lourde de conséquence. La cause de la RDC allait être diluée sur la scène internationale si la RDC avait bombardé Kigali. Ça aurait été un alibi rêvé pour les multinationales qui profitent de cette guerre absurde pour soutenir ouvertement le Rwanda en armes et renseignements en utilisant des prétextes tels que: « Deuxième Génocide, » « Crime contre l’humanité, » « petit pays vulnérable, » « épuration ethnique, » etc. L’approche de Tshisekedi d’aller négocier avec Washington n’a pas été un fait d’ hasard. Cela a été certainement après concertation avec ses alliés. C’est ce qui aboutit à l’accord de Washington qui ôte au Rwanda le rôle du négociant principal des mines du Kivu. Beaucoup des chefs d’états en concouru aux côtés de Tshisekedi pour l’aboutissement de cette accord qui garantit à la RDC sa souveraineté et sa sécurité. Deux facteurs

Clément Miérassa : Le Congo-Brazzaville s’achemine vers une présidentielle anticonstitutionnelle en 2026

Clément Miérassa : Le Congo-Brazzaville s’achemine vers une présidentielle anticonstitutionnelle en 2026

Le Congo-Brazzaville s’achemine tout droit vers une énième élection présidentielle qui contrevient à la loi, en flagrante violation de la Constitution, selon Clément Miérassa, président du Rassemblement des Forces du Changement (RFC). À l’orée de l’élection présidentielle prévue en mars 2026, le Parti congolais du travail (PCT) et son président, Denis Sassou N’Guesso, se trouvent dans une situation d’anticonstitutionnalité, ne respectant pas les dispositions constitutionnelles en vigueur, mettant ainsi en péril la légalité et la crédibilité du processus électoral à venir. Les Congolais sont appelés aux urnes en mars 2026 pour élire leur président. Face à cette échéance cruciale, l’opposition congolaise, par le biais du Rassemblement des Forces du Changement (RFC), exprime sa vive inquiétude et appelle le gouvernement à créer les conditions nécessaires à une élection inclusive, libre, crédible, apaisée et respectueuse de la Constitution. La démocratie commence par le respect des lois et des textes fondamentaux, au premier rang desquels figure la Constitution, norme juridique suprême. Comme le rappelait l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo : « Celui qui ne respecte pas la Constitution n’est pas un démocrate. » La Constitution du 20 janvier 2022, fruit d’un processus difficile ayant coûté la vie à de nombreux Congolais, visait à faire évoluer les institutions de la République. Ses articles 227 et 228 prévoient la création du Conseil national de dialogue, organe chargé de favoriser la réconciliation, l’apaisement et le consensus entre les forces vives de la nation sur les grandes questions d’intérêt national. Or, depuis 2015, cet organe essentiel n’a jamais été mis en place. Dans ses interviews du 14 octobre 2025 sur R7 et TV Podcast, Clément Miérassa a déclaré que le président de la République et le PCT ne sont pas en conformité avec la loi, en s’appuyant sur les arguments suivants : Tous les citoyens congolais sont égaux devant la loi et ont droit à la protection de l’État. La loi doit être appliquée à tous, sans exception. Aucun citoyen, fût-il président de la République ou membre d’un parti au pouvoir, n’est au-dessus d’elle. À ce titre, le Parti congolais du travail (PCT), au pouvoir depuis 2002, n’a jamais respecté l’obligation de déclaration du patrimoine de ses membres élus ou nommés à des fonctions publiques et devrait, par conséquent, être suspendu conformément à la Constitution. Il est important de rappeler qu’en 1992, alors qu’il était dans l’opposition, Denis Sassou N’Guesso déclarait, lors d’un meeting URD-PCT tenu le 29 novembre 1992 sur le boulevard des Armées :« J’insiste pour dire que lorsque la Constitution est violée, les démocrates ne doivent pas l’accepter. Jamais, jamais, jamais nous n’accepterons qu’un gouvernement censuré organise des élections dans un pays, et nous prenons l’opinion internationale à témoin.Jamais, jamais nous n’accepterons que soient organisées des élections hors la loi. Là aussi, nous prenons l’opinion internationale à témoin.Je crois que tous les responsables de ce pays doivent penser aux intérêts du peuple, à la paix et à l’unité nationale. Partout ailleurs en Afrique, là où les dirigeants ont méprisé ces principes, ils ont plongé leur peuple dans des drames que nous connaissons.J’appelle tous les dirigeants de ce pays, ainsi que le président de la République, à ne pas mettre en danger la paix et l’unité nationale.J’appelle le président de la République à sauver la Constitution, à sauver la démocratie et à sauver la paix. » Dans la même veine, le président du Rassemblement des Forces du Changement (RFC) a appelé le peuple congolais à faire preuve de combativité, affirmant que rien ne s’obtient sans lutte :« Rien ne nous sera donné sur un plateau d’argent ; nous obtiendrons tout à travers le combat, et ce combat nécessite des sacrifices. » Aujourd’hui, le président Denis Sassou N’Guesso et le PCT doivent assumer pleinement leurs responsabilités afin de garantir aux Congolais une élection libre, transparente et pacifique, dans le respect de la paix durement acquise. Ils doivent s’abstenir de toute manœuvre susceptible d’attiser les tensions ou de compromettre la stabilité nationale, à un moment où l’Afrique et le monde sont déjà fragilisés par de multiples crises. Fredrich Gunther M’bemba

La CNC appelle toutes les forces vives congolaises à se joindre à son combat pour la libération totale de la RDC

La CNC appelle toutes les forces vives congolaises à se joindre à son combat pour la libération totale de la RDC

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, à se joindre à son combat pour la libération totale de la RDC La trompette de l’histoire a déjà sonné pour le Peuple Congolais et la République Démocratique du Congo (RDC). C’est une question de vie ou de mort. Sortons des pièges des acteurs politiques corrompus, traîtres et médiocres qui nous conduisent à la boucherie, à la mort. La crise aggravée à l’Est de notre pays, avec notamment la récente prise d’Uvira, doit nous interpeller tous. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) active sa caravane pour la cohésion nationale et la libération totale de la RDC. La CNC renouvelle son appel à toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, pour réjoindre son combar suprême pour sauver la RDC. Quelle que soit la situation de pauvreté et d’abandon de nos militaires, ils ne peuvent être traités de clochards. Mr Félix Tshilombo Tshisekedi devait au contraire blâmer et sanctionner tous les voleurs, corrompus, infiltrés et incompétents qui sont dans le gouvernement et dans nos forces armées et tous les services de sécurité. Un commandant suprême de l’armée doit faire attention  dans ce qu’il dit. Le clochard, vivant généralement sans abri, est une personne sujette à une grande désocialisation. Il est souvent victime d’une exclusion du monde du travail et confronté à un état de solitude dans lequel l’alcoolisme peut agir à la fois comme moyen de réconfort. La comparaison de Mr Félix Tshilombo du samedi 13 décembre 2025 est inacceptable. Le gouvernement ne doit pas camoufler ses échecs en matière de défense de l’intégrité territoriale. Sa responsabilité est engagée. 2. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) renouvelle son appel à toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, pour sauver la RDC en grave danger de balkanisation. La CNC renouvelle son appel à toutes les forces vives congolaises, y compris les groupes armés, pour réjoindre son combat patriotique pour la cohésion nationale et la libération totale de la RDC. Elle appelle à l’application de l’article 64 de la Constitution face à l’échec patent, à l’incompétence et à la trahison du pouvoir de l’Union sacrée souillée et maudite. Ce pouvoir  a montré toute son incapacité à résoudre la crise congolaise et compte sur les pays étrangers et les mercenaires pour le faire à sa place. La CNC est prête à relever les défis de la grave crise multiforme congolaise. 3. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) appelle à l’organisation urgente du dialogue national inclusif proposé par nos pères spirituels de la CENCO et de l’ECC, appuyé par d’autres plateformes religieuses. Toute en appuyant l’initiative du dialogue national inclusif, les membres de la CNC sont mobilisés pour la tenue d’une Table ronde congolaise qui permettra de jeter les bases d’une transition sans Mr Félix Tshilombo Tshisekedi. La CNC appuie toutes les initiatives qui visent à mettre en place une transition exceptionnelle en République Démocratique du Congo de 2025 à 2028. Que toutes les forces vives congolaises réjoignent la CNC pour la victoire tant attendue du Peuple Congolais face à tous ses ennemis. La CNC ne cessera de rappeler à tous les groupes armés et politico-militaires de rejoindre sa caravane de mobilisation nationale pour la fin de la nouvelle dictature de Félix Tshilombo Tshisekedi et la réussite totale de cette Table ronde. Nous allons vaincre ensemble tous nos ennemis et les traîtres avec   la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) qui est totalement du côté du Peuple Congolais. La CNC reste totalement mobilisée pour l’organisation de la Table ronde des forces vives congolaises déterminées à mettre fin à la dictature de Félix Tshilombo Tshisekedi, au génocide congolais et au plan de balkanisation de notre beau pays, la RDC. Ainsi fait à Kinshasa, le 16 décembre 2025 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole