Congo. Message de vœux du Président de la République aux corps constitues nationaux et forces vives de la nation

Congo. Message de vœux du Président de la République aux corps constitues nationaux et forces vives de la nation

Comme de tradition au seuil de chaque année, Nous nous retrouvons, ce jour, pour l’échange de vœux de nouvel an.  J’ai suivi, avec une grande attention, les souhaits stimulants que vous venez de formuler à mon égard et à celui de mon Epouse, de ma famille, de mes proches. Nous vous adressons nos sincères remerciements et saluons la chaleur fraternelle et l’amabilité réconfortante de vos propos. En retour, Je forme mes meilleurs vœux de paix, de longévité et de bonheur pour vous-même, vos familles et les membres de vos institutions, organisations et instances respectives. Que 2026 conforte davantage la foi, l’engagement et l’efficacité dans votre action pour l’accomplissement réussi des charges et missions qui vous sont dévolues. L’année 2025 est définitivement rentrée dans le passé, un passé qui donne au présent le moyen d’être pensé. C’est en cela que le passé illumine le présent. 2025 constitue désormais le phare le plus proche de notre présent qui éclaire le premier événement majeur de la nouvelle année, J’ai parlé des Présidentielles de mars 2026. Ce moment sensible et déterminant de notre démocratie doit être abordé et vécu dans la paix et la concorde car, comme le stipule un adage ancien,  Je cite : « Là où habite la concorde, habite la réussite » Fin de citation. Je souligne également que la concorde ne peut s’exonérer du respect de la diversité qui sous-tend la vitalité et la  grande richesse de notre patrimoine commun, ce bien que nous avons en partage, à savoir le Congo, notre pays. Je rappelle, enfin, que les forces vives représentent la communauté nationale au sein de laquelle chaque composante, en jouant sa partition, participe à la consolidation de la paix et du vivre ensemble. En cela, la religion, qui dispose de toute sa place dans cet espace multipolaire, en dépit de la laïcité de l’Etat, appelle le peuple à œuvrer à la préservation de la paix. Le christianisme et l’islam, qui demeurent les deux religions les plus pratiquées dans notre pays, subliment l’amour du prochain et prêchent la paix. Jésus, le fondateur historique du christianisme, n’avait-il pas dit, Je cite : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix ».  Fin de citation. Pour sa part, le Coran magnifie l’amour du prochain par la sentence ci-après, attribuée au prophète Mahomet telle que, Je cite : « La bonté est un acte de foi et celui qui n’a pas de bonté n’a pas de foi ».  Fin de citation. De leur côté, les partis politiques, les associations, les organisations non gouvernementales prônent eux aussi, dans leurs textes fondateurs, la paix, le civisme, l’amour et le respect de l’autre. Dès lors, il nous faut toujours renforcer la cohésion sociale et la cohabitation basées sur le respect mutuel et la tolérance pour consolider le vivre ensemble et construire une société solidaire, autour de certains principes clés, tels :  Bref, nos leviers de socialisation imposent le respect des représentations collectives, des normes, des symboles établis qui, en dernier ressort, régissent notre vivre ensemble et nous interpellent tous. C’est pourquoi, J’exhorte, à nouveau et de manière pressante, la communauté nationale à privilégier toujours l’unité et la cohésion des forces vives par le dialogue constructif, pour une Nation unie et résolument engagée dans la voie de la paix et du progrès. En ce début d’année 2026, chacun est donc invité à renouer et à revenir sur les fondements de sa croyance pour les religieux et de ses convictions en ce qui concerne les acteurs politiques, croyance et convictions basées toujours sur la vertu morale, c’est-à-dire une manière d’être et d’agir, notamment la prédisposition à faire le bien,  Ainsi, acteurs politiques, responsables administratifs, autorités religieuses, chefs coutumiers, femmes, jeunes, Je vous invite à promouvoir inlassablement les valeurs prônées par notre belle Devise : UNITÉ – TRAVAIL – PROGRÈS. BONNE ET HEUREUSE ANNEE 2026 A TOUS ! Je vous remercie.

Congo. En toute transparence ou en toute opacité, Le bilan du quinquennat 2021-2026

Congo. En toute transparence ou en toute opacité, Le bilan du quinquennat 2021-2026

LIBRES PROPOS. À moins de trois mois de l’élection présidentielle au Congo-Brazzaville, plusieurs voix s’élèvent pour défendre un bilan largement mitigé, consigné dans un ouvrage intitulé : « En toute transparence, 2021-2026, le bilan du quinquennat ». En effet, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso s’est empressé d’annoncer aux Congolais ainsi qu’à la communauté internationale que le bilan du quinquennat serait largement positif, selon les dirigeants du PCT. Or, ce ne sont ni les discours ni les écrits consignés dans un livre qui traduisent la réussite de l’action gouvernementale, mais bien les actes posés et, par extension, la réalité quotidienne vécue par les Congolais, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Dès sa nomination à la primature, le Premier ministre Anatole Collinet Makosso avait présenté, le 21 juin 2021 à l’Assemblée nationale, le programme d’action du gouvernement autour d’un engagement baptisé « les douze batailles », inspiré du projet de société du Président Denis Sassou Nguesso : « Ensemble, poursuivons la marche ». Les Congolais savent pertinemment que les dirigeants du PCT excellent dans l’art des slogans creux, dénués de fondement réel. Les douze batailles du Premier ministre, assimilées aux douze travaux d’Hercule, n’ont produit aucun impact tangible ni résultat escompté. Le Plan national de développement 2022-2026, pourtant présenté comme la pierre angulaire du programme présidentiel, a été renvoyé aux calendes grecques par le ministre de la Coopération internationale et du Partenariat public-privé, Denis Christel Sassou Nguesso. Ce plan, censé impulser la transformation structurelle du pays, s’apparente aujourd’hui à un véritable fiasco. Certes, tout n’est pas entièrement sombre. Quelques avancées méritent d’être relevées, notamment le déploiement du réseau de fibre optique sur l’ensemble du territoire, bien que les coûts demeurent exorbitants, ainsi que l’inauguration de certaines infrastructures scolaires réalisées par la SNPC, entre autres. Cependant, au regard des engagements pris dans le programme « Ensemble, poursuivons la marche », beaucoup reste à accomplir. La modernisation du chemin de fer CFCO n’a pas été réalisée, aucune nouvelle voie ferrée n’a vu le jour, et les voies navigables demeurent non opérationnelles. Les 1 000 kilomètres de lignes électriques promis à l’échelle nationale ne sont toujours pas une réalité. Le département de la Likouala continue de souffrir d’un déficit criard en infrastructures de base. Le secteur agricole demeure le maillon faible du programme présidentiel. Malgré les discours récurrents, le Congo reste fortement dépendant des importations de denrées alimentaires, pour un coût annuel estimé entre 500 et 700 milliards de francs CFA. Combien de petits exploitants et de jeunes ont réellement bénéficié de formations, d’organisation et d’encadrement entre 2021 et 2026 ? Combien de jeunes ont été subventionnés par l’État congolais pour se lancer dans l’agriculture ? Dans plusieurs localités, les pistes agricoles restent impraticables. Il y a, en définitive, à boire et à manger dans le bilan du quinquennat 2021-2026. L’accès à l’électricité et à l’eau potable pour tous les ménages n’est toujours pas effectif. L’accès universel à des soins de santé de qualité demeure très préoccupant. L’extension de la couverture sociale à toutes les catégories de la population reste inachevée. L’assainissement et la modernisation des villes tardent à se concrétiser. Les centres urbains sont insalubres et régulièrement frappés par des inondations, faute de réseaux adéquats d’évacuation des eaux pluviales et usées, notamment à Brazzaville et Pointe-Noire. L’amélioration des conditions de vie en milieu rural reste également préoccupante. Le chômage endémique des jeunes continue de produire des effets dévastateurs, favorisant des phénomènes tels que les kulunas ou bébés noirs, la prostitution des mineurs et diverses antivaleurs. En définitive, le gouvernement nous présente, à travers son ouvrage « En toute transparence, 2021-2026, bilan du quinquennat », un bilan en demi-teinte. Sur le plan sportif, le constat est alarmant : le Congo a quasiment disparu des radars sportifs internationaux. Seul le handball tente péniblement de maintenir la tête hors de l’eau. Malgré la construction d’infrastructures sportives, il n’existe ni championnats structurés, ni véritables sponsors. Le sport national est à l’arrêt. Ce bilan apparaît davantage opaque que transparent, tant il manque de cohérence. Les objectifs de performance et de résultats font défaut dans la mise en œuvre du projet de société du Président de la République. Les phases de réalisation, de pilotage et de clôture des projets révèlent une conception et une planification bâclées, à l’image de la centrale électrique hybride d’Impfondo. « Les promesses n’engagent que ceux qui les écoutent. » Henri Queuille « Certaines personnes font des promesses pour le seul plaisir de ne pas les tenir. » William Hazlitt Fait à Lyon, le 5 janvier 2026 Par Evrard NANGHO Le Patriote Engagé

Ouabari Mariotti au ministre Mboulou : les services de sécurité du Congo ne peuvent se limiter à la seule répression

Ouabari Mariotti au ministre Mboulou : les services de sécurité du Congo ne peuvent se limiter à la seule répression

Réagissant à l’arrestation du jeune activiste congolais Fred Makita, l’ancien garde des Sceaux et ministre de la Justice, Ouabari Mariotti, a adressé une lettre au ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Raymond Zéphyrin Mboulou, pour dénoncer une approche sécuritaire fondée uniquement sur la répression. Ci-dessous, l’intégralité de ladite lettre. « Lettre Ouverte A M. Raymond Zéphyrin Mboulou Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation Brazzaville République du Congo. M. Le Ministre En toute humilité, je viens, par la présente, avec respect, solliciter auprès de votre bienveillance, votre intervention en faveur de M. Fred Makita pour sa remise en liberté. Jeune activiste congolais, militant des causes justes, en service à la Mairie de Dolisie, M. Fred Makita a été placé en détention, le 9 janvier 2026, dans un des Commissariats de Police de Pointe Noire. Ses déclarations sur le contexte politique national pourraient en être la cause. Pour avoir connu les affres d’un illégal et pénible enfermement de trois mois, dans les locaux de l’ex Sécurité D’Etat, sous le régime du Parti Unique, au Congo, en 1986, pour avoir été soupçonné d’avoir écrit et mis en circulation un tract, j’imagine les souffrances de M. Fred Makita. Cela, au seul motif d’avoir exercé son droit à la parole, cette légitimité d’intervenir sur les affaires de son pays, d’une voix pas toujours partagée. Un droit pourtant bien établi par la Constitution. Les Services de Sécurité de la République du Congo, de par leur rôle régalien, au sein de la Nation, ne peuvent prétendre se baser que sur la répression comme procédure de réparation des fautes commises par les citoyens. L’éducation et la pédagogie sont aussi des méthodes de correction et d’amélioration. Elles viennent inculquer aux fauteurs de trouble, impliqués dans des actes répréhensibles, tels ceux qui relèvent de l’incivisme, des connaissances sur la citoyenneté, les principes et valeurs de la République, le savoir vivre ensemble, le respect des Institutions et de leurs Autorités. Et, dans la période sensible précédant l’élection présidentielle de mars 2026, l’apaisement tant exigé par le Chef de l’Etat, soumet aux obligations de construction de la paix, au même titre, aussi bien les Populations congolaises que leurs Dirigeants. A ces derniers de créer, pour ce qui les concerne, dans l’exercice de leurs fonctions, les conditions objectives et permissives de la facilitation de cet apaisement. Ce qui ne semblerait pas toujours être compris de la sorte. Monsieur le Ministre, Le cas de M. Fred Makita est dans une veine identique à celui de M. Anatole Limbongo Ngoka, Président du Parti Africain pour un Développement Intégral et Solidaire (PARADIS), candidat déclaré à la prochaine élection présidentielle de mars. Dans l’exercice de ses droits de citoyen, M. Anatole Limbongo Ngoka a été étonnement expulsé des terres du Département de la Likouala, alors qu’il en est natif, pendant qu’il y séjournait en privé. Fait troublant, l’on est en droit de s’interroger sur la non accommodante et rigide attitude des autorités préfectorales de la Likouala à l’égard de M. Anatole Limbongo Ngoka. Au point de se demander si cette expulsion de M. Anatole Limbongo Ngoka n’est pas liée à son engagement politique marqué par son intransigeance sur le respect des valeurs de la République et à sa candidature à la Présidence de la République. Devant de telles situations qui ne sont ni plus ni moins que des postures d’intolérance politique qui troublent la conscience collective des Congolais, tout concourt pour l’agrément par le Président de la République de ce dialogue national inclusif que les forces vives du pays appellent de leurs voeux, avant l’élection présidentielle, pour aborder les maux qui minent la société congolaise. Pour me redire, un dialogue national inclusif, comme le voudraient les forces vives du pays, permettrait de rassembler les différentes parties prenantes sur l’essentiel, de discuter de la vie de la nation, solutions à l’appui, et de renforcer la cohésion nationale. L’agrément du Président de la République pour un tel dialogue serait un pas important vers la création d’un climat de confiance et de paix, propice à la tenue d’élections plus libres et plus transparentes. La fébrilité avec laquelle les Services de Sécurité appliquent la consigne du Chef de l’Etat devant conduire à une élection présidentielle apaisée pourrait multiplier les dérives, les mises en demeure et autres abus. Ce qui pourrait, si l’on y prend garde, compromettre l’apaisement tant souhaité par M. le Président de la République. D’où la nécessité politique et morale de ce dialogue aux fins que la Nation congolaise se parle à elle même. Histoire de permettre également de clarifier les attentes et les règles du jeu pour les acteurs politiques, et de créer un climat de confiance propice à des élections acceptées par tous. Le Président Denis Sassou Nguesso vient de déclarer, en deux temps, que l’élection présidentielle aura bien lieu, en 2026. D’abord, lors de son message à la Nation, le 1er janvier 2026. Ensuite, devant le Corps Diplomatique, au cours de la cérémonie des vœux de fin d’année au Chef de l’Etat. Mais, au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, une nécessité pour le bien de la Nation l’exigeant, et conformément aux pouvoirs qui lui sont conférés, le Président de la République a le droit et est en devoir moral d’expliquer à son peuple et à la Communauté Internationale les raisons du recul de ces élections pour que leur organisation soit le produit d’un véritable compromis national. Ceci étant, la hauteur de vue du Chef, l’estime de son peuple, l’écoute active des voix s’élevant de l’ensemble du territoire national, l’affermissement de la volonté de gouverner, selon la volonté générale, seront, avec noblesse et dignité, reconnus au Président de la République. Avec l’espoir que cette Lettre Ouverte trouvera un écho favorable, Lettre que j’ai voulue Ouverte pour marquer ma citoyenneté, à l’égard de la République du Congo, recevez M. le Ministre l’expression de ma considération distinguée. Paris 10 janvier 2026 Ouabari Mariotti Ancien Garde des Sceaux Ministre de la Justice République du Congo ».

La Convergence Citoyenne appelle au retrait du PCT de l’Internationale socialiste

La Convergence Citoyenne appelle au retrait du PCT de l’Internationale socialiste

Actée en novembre 2025 lors du Conseil mondial de Malte, l’admission du Parti congolais du travail (PCT) comme membre observateur de l’Internationale socialiste suscite une vive polémique parmi les acteurs démocratiques et progressistes, dont la Convergence Citoyenne. Dans une tribune publiée à ce sujet, la formation politique congolaise, par la voix de son Secrétaire général, Marvell Nkouka, appelle au retrait immédiat du PCT de l’Internationale socialiste, dénonçant « une forme de légitimation politique internationale d’un régime autoritaire, en contradiction flagrante avec les principes que cette organisation est censée défendre ». L’intégralité de cette tribune est consultable ci-dessous : « Affaire PCT – Internationale socialiste : une adhésion qui fait polémique En novembre 2025, lors du Conseil mondial tenu à Malte, le Parti congolais du travail (PCT) a été admis comme membre observateur de l’Internationale socialiste. Une décision qui suscite une vive controverse et de profondes inquiétudes au sein des forces démocratiques et progressistes. Pour de nombreux observateurs, cette adhésion apparaît en totale contradiction avec les valeurs historiques de la gauche, fondées sur la démocratie, la justice sociale et le respect des droits humains. Le PCT constitue en effet le pilier central d’un système politique autoritaire qui confisque le pouvoir en République du Congo depuis plus de quarante ans. Sous la direction de Denis Sassou Nguesso, au pouvoir depuis près de quarante-trois ans, toute perspective d’alternance démocratique demeure illusoire. Les processus électoraux y sont régulièrement dénoncés comme verrouillés, les libertés publiques sévèrement restreintes et la corruption profondément institutionnalisée. À cela s’ajoutent de nombreuses atteintes aux droits fondamentaux, notamment l’emprisonnement d’opposants politiques, la répression systématique des voix dissidentes et la négation de toute expression démocratique pluraliste. Dans ce contexte, l’intégration du PCT au sein de l’Internationale socialiste est perçue comme une forme de légitimation politique internationale d’un régime autoritaire, en contradiction flagrante avec les principes que cette organisation est censée défendre. Face à cette situation, la Convergence Citoyenne, par la voix de son Secrétaire général, appelle au retrait immédiat du PCT de l’Internationale socialiste, estimant que cette décision porte atteinte à la crédibilité morale et politique du mouvement socialiste international. Au-delà des instances partisanes, cet appel se veut un acte de solidarité avec le peuple congolais, qui continue de lutter pour la démocratie, la liberté et la dignité. Solidarité avec le peuple congolais ».

USA/Venezuela. Si tu aimes la géopolitique

USA/Venezuela. Si tu aimes la géopolitique

POINT DE VUE. La stratégie militaire du Pentagone, dirigée par le secrétaire à la Défense contre le Venezuela, telle que révélée par le New York Times, est d’une précision spectaculaire et d’une portée géopolitique majeure. Elle ne relève pas d’une simple démonstration de force, mais d’un message stratégique adressé à l’ensemble des États jugés réfractaires à l’ordre mondial dominant. Le Pentagone a ciblé huit infrastructures militaires parmi les plus sensibles du dispositif de Nicolás Maduro en seulement quinze minutes d’intervention. Une opération éclair, fondée sur la supériorité technologique, le renseignement satellitaire et la maîtrise totale de l’espace aérien. Le premier bombardement a eu lieu à l’aéroport de La Carlota, point névralgique du contrôle aérien de la capitale, neutralisant immédiatement toute capacité de réaction rapide. La deuxième frappe, menée par un drone furtif indétectable, a visé la garnison de Catia la Mar, verrouillant la défense côtière et coupant tout accès maritime stratégique. Fuerte Tiuna, la plus grande base militaire du pays et véritable cerveau opérationnel de l’armée de Maduro, a été frappée, paralysant la chaîne de commandement et désorganisant les forces terrestres. Le Palais législatif fédéral, symbole du pouvoir politique et institutionnel, a été ciblé en plein cœur de Caracas, envoyant un signal clair : aucune institution n’est hors de portée lorsque la décision stratégique est prise. La base aérienne n°3 de Barquisimeto, où sont stationnés les précieux F-16 vénézuéliens, a été rendue inopérante, annihilant la supériorité aérienne du régime en quelques minutes. L’aéroport d’El Ataque a vu ses infrastructures totalement neutralisées, supprimant toute capacité logistique ou évacuation stratégique. L’aéroport privé de Charallave, habituellement réservé aux dignitaires du régime, a été neutralisé, coupant toutes les voies de fuite et verrouillant les issues de secours du cercle du pouvoir. Enfin, la base d’hélicoptères d’Igualota a été frappée, mettant fin à toute mobilité aérienne de la garde présidentielle et isolant totalement le sommet de l’État. En une fraction de seconde, Caracas a été militairement neutralisée. Les forces spéciales en collaboration avec la CIA ont pénétré la résidence de Maduro avec une précision chirurgicale, connaissant exactement sa position. L’homme s’est réveillé dans un hélicoptère, sans même comprendre ce qui venait de se produire, preuve ultime de la domination informationnelle et opérationnelle de l’adversaire. Washington et le Pentagone ont ainsi démontré que, dans l’architecture actuelle du pouvoir mondial, la souveraineté de certains États pèse moins lourd que la volonté stratégique et économique des grandes puissances. Par Hamid Nassour

Sénégal. Nouvel An, nouveaux vœux… et vieux désaccords au sommet de l’Etat

Sénégal. Nouvel An, nouveaux vœux… et vieux désaccords au sommet de l’Etat

TRIBUNE. En ce début d’année, pendant que les Sénégalais comptaient leurs résolutions comme on compte les factures impayées, le sommet de l’État, lui, semblait compter… ses divergences. Car derrière la photo de famille, les sourires institutionnels et les accolades calibrées, un duo intrigue, inquiète et fascine : Sonko – Diomaye, alliance historique ou mariage politique sous régime de séparation de biens ? Essayons, sans boule de cristal mais avec un stylo bien trempé, de dresser l’inventaire des différences. Sans risque de se tromper. Ou presque. Justice d’abord. Pour Ousmane Sonko, la justice n’est pas un baume, c’est un scalpel. Elle doit trancher net, rendre justice aux martyrs, faire rendre gorge aux prédateurs et solder les comptes du passé. Pas d’amnistie de l’oubli, pas de paix sans vérité. Pour Bassirou Diomaye Faye, la justice est un ciment : elle doit apaiser, rassembler, réparer le tissu national déchiré. L’un brandit la reddition des comptes, l’autre invoque la réconciliation. Le premier parle de dettes morales à payer, le second de fractures à refermer. Deux visions, une même robe noire… mais pas la même plaidoirie. Politique ensuite. Sonko, méfiant comme un gardien de nuit dans un entrepôt du système, veut refonder la coalition autour de PASTEF. D’où l’APTE, ce tamis politique destiné à filtrer les opportunistes de la dernière pluie, ceux qui changent de conviction comme de carte SIM. Diomaye, lui, ouvre grand les portes de sa coalition “Diomaye Président”, confiée à Mimi Touré, et accueille à bras ouverts d’anciens compagnons du système honni hier encore. Là où Sonko voit des passagers clandestins, Diomaye voit des ralliements utiles. L’un serre le poing, l’autre tend la main. Question de tempérament… ou de stratégie ? L’État, enfin. Sonko rêve d’un gouvernement majoritairement composé de pastéfiens, ces soldats du projet qui ont connu la rue, la prison, les gaz lacrymogènes et les insultes télévisées. Ceux qui ont souffert pour comprendre. Diomaye, président désormais, compose autrement. Il choisit ses hommes, construit son cercle, installe sa marque. Certains diront : autorité. D’autres : méfiance. Les plus taquins parleront d’un État en cohabitation… avec son propre camp. Pourtant, au milieu de ces lignes de fracture, un rayon d’espoir perce le ciel politique : les réformes annoncées hier. Une Cour constitutionnelle pour remplacer le Conseil constitutionnel, un nouveau Code électoral, une révision de la Constitution. Des promesses lourdes, structurantes, presque révolutionnaires. Comme un rappel que, malgré les dissonances, la partition peut encore être jouée à deux. Alors, au final, qui sortira vainqueur ? Ces divergences feront-elles exploser le duo ou le rendront-elles complémentaire ? Seront-ils adversaires masqués ou alliés lucides ? Une chose est sûre : Ousmane Sonko sait faire de la politique. C’est un stratège, un dribbleur de surface, un renard des temps forts. Il sait quand accélérer, quand temporiser, quand frapper au moment opportun. Et Diomaye, lui, apprend vite le poids du costume présidentiel, cette veste qui oblige parfois à ralentir quand d’autres veulent sprinter. Le match ne fait que commencer. Les tribunes sont pleines. Le ballon est au centre. Wait and see. Par Malick BA Journaliste