Congo/Présidentielle 2026 : L’IPPRC mise sur la « Conviction » et appelle Denis Sassou N’Guesso à se porter candidat

Congo/Présidentielle 2026 : L’IPPRC mise sur la « Conviction » et appelle Denis Sassou N’Guesso à se porter candidat

A l’approche de l’échéance électorale de 2026 au Congo, l’Initiative Populaire pour le Renouveau Citoyen (IPPRC) publie son livret manifeste de 20 pages intitulé « Notre conviction mars 2026 : Denis Sassou N’Guesso notre candidat », un plaidoyer en faveur de la continuité et de la stabilité. Pourquoi l’IPPRC choisit-elle la continuité pour 2026 ? À travers son nouveau « Livre Marron », l’association détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix.Entre bilan concret et vision d’avenir, l’organisation réaffirme son soutien indéfectible au Président Denis Sassou N’Guesso et appelle à une mobilisation nationale pour la stabilité et la poursuite des grands chantiers. Un nouveau symbole : Le « Livre Marron » L’heure n’est plus aux simples slogans. Pour marquer sa métamorphose, l’IPPRC délaisse les gadgets habituels pour un support plus solennel : une brochure de 20 pages à la couverture marronne.Identifiable par le logo de l’association (une poignée de mains) et le drapeau national, ce livret arbore en couverture le portrait du chef de l’État. Plus qu’un simple support de communication, ce document définit les missions de l’IPPRC : • Promotion de la bonne gouvernance via des colloques et séminaires.• Formation des cadres à une éthique républicaine.• Sensibilisation environnementale. Le bilan comme socle de conviction Pour justifier son soutien, l’IPPRC s’appuie sur des réalisations concrètes, illustrées par une vingtaine de photographies. Malgré une conjoncture économique mondiale difficile, l’association, à travers son nouveau « Livre Marron », détaille les réalisations qui font notre fierté : hôpitaux, universités, routes et surtout… la Paix. L’IPPRC met en avant les chantiers achevés ou en cours sous l’impulsion de Denis Sassou N’Guesso : • Éducation & Santé : Le complexe scolaire de la Liberté, l’université de Loango, l’école Simon Pierre Kikhounga Ngot de Louvakou, dans le Niari et les hôpitaux généraux de Sibiti et Ouesso.• Infrastructures : La route Pointe-Noire–Brazzaville et le complexe hôtelier Kempinski.• Énergie : Le raccordement d’Ewo au réseau électrique national. La Paix et la Stabilité : Des arguments « non négociables » Le livret souligne que le choix de 2026 est avant tout un choix de « vérité et de conscience ». Pour l’IPPRC, Denis Sassou N’Guesso est le garant de trois piliers fondamentaux qui ont permis au Congo d’éviter les crises traversées par d’autres nations : – La Paix : Préservée malgré des épreuves majeures. – La Sécurité : Maintenue par des réponses étatiques efficaces. – La Stabilité : Un rempart contre les violences politiques. « Voici l’heure venue du choix, de vérité, de décision personnelle de chacune et chacun d’entre nous… pour poursuivre ardemment notre marche commune. » — Extrait du livret de l’IPPRC. Wilfrid Lawilla D.

RDC. Fiston Mukunayi : l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce

RDC. Fiston Mukunayi : l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce

OPINION. L’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), parti présidentiel, « a vendu des illusions, du vent et des slogans creux à un peuple fatigué, tout en se réfugiant sans cesse derrière des excuses recyclées », affirme l’avocat pénaliste et homme politique Fiston Mukunayi, dans la tribune ci-dessous. « L’UDPS doit des excuses sincères au peuple congolais. Oui, des excuses. Car une grande part de l’échec de ce pays lui incombe. Depuis l’époque de Mobutu, l’UDPS a fait de la déstabilisation politique son fonds de commerce, au nom d’un combat prétendument démocratique, mais sans jamais offrir une vision sérieuse, structurée et responsable de l’État. C’est aussi sous sa pression permanente que le régime de Joseph Kabila a gouverné dans la crispation, l’improvisation et la paralysie, dans un climat de conflit politique entretenu volontairement. L’UDPS est le véritable manipulateur de l’opinion. Elle a vendu des illusions, du vent et des slogans creux à un peuple fatigué, tout en se réfugiant sans cesse derrière des excuses recyclées. Aujourd’hui encore, elle ose faire croire que Félix Tshisekedi n’aurait aucune responsabilité dans l’état chaotique du pays. Donc si Tshisekedi echoue c’est parce-que Kabila existe, C’est non seulement faux, mais profondément insultant pour l’intelligence collective des Congolais. Gouverner, c’est assumer ses réussites mais aussi de ses échecs. Le plus grave, c’est cette rhétorique victimaire qui persiste. Hier, on disait que le Congo ne se développait pas parce que Kabila était rwandais et il travaillait pour l’intérêt du Rwanda. Aujourd’hui, on affirme que c’est encore Kabila qui bloque Tshisekedi. Comment un citoyen sans aucune responsabilité étatique pourrait-il bloquer un président de la République qui contrôle l’appareil d’État ? À moins de vouloir faire croire aux gens que Kabila est plus puissant qu’un président en fonction ce qui est utopique, ils ont juste constater que les promesses non tenues s’accumulent , l’insécurité persiste la corruption généralisée et la mauvaise gouvernance seraient pas les conséquences directes du pouvoir en place, ils ont créé un mythe autour de Kabila comme quoi c’est lui le diable. À force de manipuler la vérité, on finit par se manipuler soit même. À force de refuser toute responsabilité, on démontre clairement qu’on n’est pas à la hauteur des responsabilités étatiques ». Par Fiston Mukunayi Avocat pénaliste et Homme politique

OÙ EST PASSÉE LA FRANCE GAULLIENNE ?

OÙ EST PASSÉE LA FRANCE GAULLIENNE ?

TRIBUNE. Le retour de Donald Trump sur la scène politique américaine marque une rupture nette dans les équilibres internationaux. Son approche unilatérale et transactionnelle des relations internationales contribue à fragiliser l’ordre mondial issu de l’après-Guerre froide. Dans ce contexte, la relation franco-américaine apparaît profondément déséquilibrée, au point que les prises de position répétées et souvent condescendantes de l’actuel président américain Donald Trump à l’égard du chef de l’État français Emmanuel Macron interrogent sur la place réelle de la France dans le concert des nations. Plus largement, ce sont les Européens, et en particulier la France, qui paient aujourd’hui le prix d’une dépendance stratégique ancienne vis-à-vis de Washington, qu’elle soit militaire, diplomatique, économique ou monétaire. Cette dépendance affecte directement la crédibilité internationale de la France et nourrit un sentiment de déclassement. Une question s’impose alors : qu’est devenue la France héritière du général de Gaulle ? La pensée et l’action gaulliennes reposaient sur un principe central : l’indépendance nationale comme condition de la souveraineté et de la crédibilité internationale. Si Charles de Gaulle est souvent présenté comme critique à l’égard des États-Unis, il ne fut jamais hostile à l’alliance atlantique en tant que telle. Il considérait Washington comme un allié naturel, mais refusait toute forme de subordination. Sa vision reposait sur une coopération entre puissances souveraines, non sur une relation de dépendance. C’est dans cet esprit que de Gaulle entreprit de restaurer la capacité d’action autonome de la France. Il affirma dès 1958 la nécessité pour la France de « prendre une place qui lui soit propre » dans le monde occidental, tout en conservant une liberté de manœuvre stratégique. En 1959, il posa le principe fondamental selon lequel « la défense de la France doit être française », avant d’appeler, en 1962, à la construction d’une Europe politiquement indépendante des États-Unis. Cette doctrine permit à la France de retrouver une crédibilité internationale face à l’hégémonie américaine, rompant avec l’image d’un allié affaibli et peu fiable héritée de la IVe République. Le général de Gaulle contestait la suprématie américaine non par idéologie, mais par lucidité stratégique. Il reconnaissait la puissance des États-Unis et leur rôle sécuritaire face aux tensions avec l’Union soviétique, mais refusait que cette puissance s’impose dans tous les domaines : militaire, nucléaire, économique, monétaire et culturel. Sa critique du rôle central du dollar et son plaidoyer pour un retour à l’étalon-or s’inscrivaient dans cette volonté de limiter les instruments de domination structurelle. À l’heure du trumpisme, marqué par un nationalisme offensif et un retour assumé à une logique de rapports de force, la France semble avoir perdu cette boussole stratégique. Face aux États-Unis, à la Chine et à la Russie, elle peine à faire entendre une voix autonome. L’Union européenne, fragmentée et dépendante de Washington sur les plans militaire et stratégique, ne constitue pas aujourd’hui un pôle de puissance capable de contrebalancer efficacement les grandes puissances. Dans ce contexte, un retour à une forme de gaullisme rénové apparaît nécessaire : une troisième voie fondée sur l’indépendance stratégique, le refus de l’alignement automatique et la recherche d’équilibres multipolaires. Cette tradition fut incarnée, à des degrés divers, par des figures telles que Jacques Chirac ou Dominique de Villepin. Par ailleurs, l’avenir de l’influence française ne peut être pensé sans l’Afrique. Le continent africain est appelé à devenir l’un des centres de gravité majeurs du monde au XXIe siècle, tant sur les plans démographique, économique que géopolitique. Or, l’image et la position de la France en Afrique se sont considérablement dégradées ces dernières années. Les relations héritées du passé, marquées par une asymétrie et une condescendance perçue, ne sont plus viables. La France doit impérativement repenser sa politique africaine et accompagner les transformations en cours dans une logique de partenariat stratégique équilibré, fondé sur le respect, la réciprocité et les intérêts partagés. L’Organisation internationale de la Francophonie, et plus largement l’espace francophone, peuvent constituer un levier essentiel de projection d’influence, à condition d’être réinvestis politiquement et stratégiquement. En définitive, la France dispose encore d’atouts majeurs : diplomatie, culture, langue, capacité militaire, réseaux internationaux. Mais leur valorisation suppose une remise en question profonde de ses orientations stratégiques. Le destin de la France est étroitement lié à celui de l’Afrique et à sa capacité à s’affirmer comme une puissance d’équilibre dans un monde de plus en plus fragmenté. C’est à ce prix qu’elle pourra restaurer le respect de ses partenaires comme de ses adversaires. « Le respect est le lien de l’amitié. » (Proverbe oriental) « La liberté, c’est le respect des droits de chacun ; l’ordre, c’est le respect des droits de tous. » (Marbeau) Fait à Châteauroux, le 20 janvier 2026 Evrard NANGHO Le Patriote engagé

Congo. Le Pool : une crise fabriquée pour conserver le pouvoir

Congo. Le Pool : une crise fabriquée pour conserver le pouvoir

HAUT ET FORT. À l’approche de l’élection présidentielle de mars 2026, le régime de Sassou Nguesso recycle une méthode désormais bien connue : fabriquer la crise pour éliminer l’adversaire politique. Cette énième crise que le pouvoir de sassou entretient volontairement dans le département Pool a un objectif clair : Ntumi, en tant que citoyen congolais, dispose pleinement du droit constitutionnel de se porter candidat à l’élection présidentielle de mars 2026, s’il le souhaite. L’histoire politique récente du Congo montre une constante : 1) Une stratégie répétée depuis 1997 : Depuis son retour au pouvoir en 1997, Sassou Nguesso s’est systématiquement arrangé pour ne jamais affronter un adversaire de taille, capable de créer un véritable rapport de force politique. Entre 2007 et 2009, dans la même logique, plusieurs figures politiques majeures disparaissent successivement de la scène : Résultat : Sassou se présente à l’élection de 2029 sans adversaire crédible et se permet même de fanfaronner publiquement : « Je joue le penalty sans gardien ». En 2016, malgré le rendez-vous manqué de l’opposition, minée par les égos, les pressions et les intimidations, le pouvoir se retrouve en grande difficulté. Sassou était clairement battu par Parfait Kolélas et Jean-Marie Michel Mokoko. L’un finira en prison, l’autre sera contraint, sous pression, de reconnaître des résultats falsifiés, étouffant ainsi toute contestation sérieuse. Une disparition lourde de conséquences : Sassou se retrouve, une fois encore, sans adversaire. 2) Ntumi, la nouvelle cible : À la lumière de ces événements, une évidence s’impose : Sassou Nguesso craint l’adversité et le véritable challenge politique. Et la guerre actuelle contre Ntumi s’inscrit parfaitement dans cette logique. Dès lors que ce dernier manifeste son intention de se porter candidat à l’élection de mars 2026, il devient immédiatement un homme à abattre, afin de permettre au pouvoir en place de dérouler, une fois de plus, son tapis électoral sans opposition réelle. 3) Qui veut vraiment le changement ? Entre ceux qui refusent de participer aux élections par peur d’affronter le système et ceux qui accusent Ntumi sans établir le lien évident avec l’échéance de mars 2026, il devient facile de distinguer ceux qui veulent réellement le changement de ceux qui entretiennent le statu quo. Après 43 années de confiscation du pouvoir, le Congo reste pris en otage par un régime qui ne survit que par la peur, la manipulation et l’élimination méthodique de toute alternative crédible. Le changement ne viendra ni de la peur ni du silence, mais du courage de celles et ceux qui refusent de se soumettre à l’injustice. L’histoire nous observe, et chacun devra assumer sa position. « Les luttes que l’on évite aujourd’hui deviennent les chaînes que l’on portera demain. Le changement n’est jamais offert, il se conquiert. » Milos HEMILEMBOLO Secrétaire national aux relations extérieures de la Convergence Citoyenne

Centrafrique : la réélection de Faustin-Archange Touadéra confirmée par le Conseil constitutionnel

Centrafrique : la réélection de Faustin-Archange Touadéra confirmée par le Conseil constitutionnel

Le Conseil constitutionnel a validé la réélection de Faustin-Archange Touadéra à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, selon Radio Ndeke Luka précisant que le score du président sortant est réévalué à 77,90 % des voix, contre 76,15 % proclamé initialement par l’Autorité nationale des élections ». La stations de radio de la République centrafricaine souligne qu’à l’issue du verdict, les résultats définitifs donnent 77,90 % des voix pour Touadéra, 13,5 % pour Anicet-Georges Dologuélé, et 2,97 % pour Henri-Marie Dondra. Le président sortant devance largement ses principaux challengers. Conformément à la Constitution d’août 2023, Faustin-Archange Touadéra à est élu pour un mandat de sept ans. Le chef de l’Etat centrafricain a déjà passé deux mandats de 5 ans. Martin Kam

Burkina : réduction du nombre de portefeuilles ministériels et départ de quatre membres

Burkina : réduction du nombre de portefeuilles ministériels et départ de quatre membres

Le nouveau gouvernement du Burkina Faso, rendu public lundi soir, est passé de 24 à 22 départements ministériels, avec quatre départs et deux entrées, a constaté l’AIB. La réduction du nombre de membres de l’exécutif fait suite à la fusion du ministère des Infrastructures et du Désenclavement avec celui de l’Habitat et de l’Urbanisme, donnant naissance au ministère de la Construction de la Patrie. On note également la fusion du ministère de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques avec celui de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement, pour former le ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Ces fusions consacrent les départs de Luc Adama Sorgho (Infrastructures) et de Roger Baro (Environnement), ainsi que l’élargissement des portefeuilles de Mikailou Sidibé (Habitat) et du commandant Ismaël Sombié (Agriculture). Deux autres départs ont également été annoncés, à savoir ceux de Roland Somda (Sports) et de Boubakar Savadogo, qui cèdent respectivement leurs places à Annick Lydie Djouma Pikbougoum/Zingué Ouattara et à Moumouni Zoungrana. Le gouvernement Rimtalba Ouédraogo II est par ailleurs marqué par le changement de dénomination de certains ministères. Il s’agit notamment du ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Protection sociale, devenu le ministère des Serviteurs du Peuple, et du ministère de la Défense et des Anciens Combattants, désormais dénommé ministère de la Guerre et de la Défense patriotique. Le ministère de la Justice et des Droits humains, chargé des Relations avec les institutions, Garde des Sceaux, devient simplement le ministère de la Justice. Le ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’Extérieur devient le ministère des Affaires étrangères, tandis que le ministère de l’Action humanitaire et de la Solidarité nationale devient le ministère de la Famille et de la Solidarité. Ce remaniement ministériel intervient près d’un an après l’arrivée aux affaires du Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, rappelle-t-on. AIB

Mali: Conseil des Ministres du vendredi 16 janvier 2026

Mali: Conseil des Ministres du vendredi 16 janvier 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni en session ordinaire, le vendredi 16 janvier 2026, dans sa salle de délibérations au Palais de Koulouba, sous la présidence du Général d’Armée Assimi GOITA, Président de la Transition, Chef de l’Etat. Après examen des points inscrits à l’ordre du jour, le Conseil a : – adopté des projets de texte ; – procédé à des nominations ; – et entendu des communications. AU CHAPITRE DES MESURES LEGISLATIVES ET REGLEMENTAIRES 1. Sur le rapport du ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, le Conseil des Ministres a adopté un projet de loi organique fixant les attributions, la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature. Le Conseil supérieur de la Magistrature a pour mission de veiller sur la gestion de la carrière des Magistrats, de donner son avis sur toute question concernant l’indépendance de la Magistrature et de statuer comme Conseil de discipline pour les Magistrats. Son organisation, sa composition, ses attributions et son fonctionnement sont fixés par la Loi organique n°03-033 du 7 octobre 2003. Après plus de deux décennies d’application, la loi du 7 octobre 2003 a révélé des insuffisances liées, notamment à l’évolution de l’environnement institutionnel, juridique et politique ainsi qu’à l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023 qu’il convient de corriger. Le projet de loi organique, adopté, corrige les insuffisances constatées et prend en compte les innovations apportées par la Constitution dans la composition, l’organisation et les règles de fonctionnement du Conseil supérieur de la Magistrature. 2. Sur le rapport du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Conseil des Ministres a adopté un projet de décret relatif à la règlementation des drones civils et leurs accessoires en République du Mali. Les drones civils sont des appareils sans équipage à bord, utilisés à des fins non régaliennes, destinés à un usage professionnel, commercial, récréatif ou scientifique et soumis à la réglementation civile. Depuis plusieurs années, l’usage des drones civils connaît une croissance exponentielle dans plusieurs domaines, notamment la photogrammétrie, l’agriculture, la sécurité, la livraison et dans les activités récréatives. Cette expansion rapide pose des problèmes en matière de sécurité aérienne, de protection de la vie privée, de sécurité publique, de protection des infrastructures sensibles et de respect des zones interdites ou réglementées. Les drones civils, de plus en plus performants, accessibles au grand public et à bas coût, peuvent être détournés de leur usage et servir à commettre des attaques terroristes, réaliser des surveillances illicites ou à transporter des charges explosives ou chimiques. Le projet de décret, adopté, permet d’encadrer l’usage des drones civils sur le territoire national et d’apporter une réponse adaptée aux enjeux techniques, sécuritaires et éthiques liés à ces nouveaux outils. 3. Sur le rapport du ministre de la Communication, de l’Economie numérique et de la Modernisation de l’Administration, le Conseil des Ministres a adopté un projet décret portant approbation de la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Le Conseil des Ministres, lors sa session du 3 décembre 2025, a pris acte d’une communication écrite relative à la Stratégie nationale de Cybersécurité du Mali et son Plan d’actions 2026-2030. Cette stratégie vise à garantir un cyberespace sûr qui contribue d’une manière efficace aux objectifs de transformation numérique du pays, à travers l’amélioration de la gouvernance de la cybersécurité, le renforcement de la culture de la cybersécurité et la protection contre les risques liés à la sécurité. Le projet de décret, adopté, consacre l’approbation de ladite stratégie et ouvre la voie à sa mise en œuvre. AU CHAPITRE DES MESURES INDIVIDUELLES Le Conseil des Ministres a procédé aux nominations suivantes : AU TITRE DU MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES ET DE LA COOPERATION INTERNATIONALE – Conseiller consulaire à l’Ambassade du Mali à Alger : Monsieur Salif BAH, Economiste. AU TITRE DU MINISTERE DE L’AGRICULTURE – Président Directeur général de l’Office du Niger : Monsieur Abdoulaye DIANE, Juriste. AU CHAPITRE DES COMMUNICATIONS 1. Le ministre des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine a informé le Conseil des Ministres du lancement officiel du Fonds de résilience de la Diaspora malienne. Le Fonds de résilience de la Diaspora malienne est une initiative de solidarité nationale, qui institue un cadre formalisé et pérenne de mobilisation de ressources financières, destinée à mieux organiser et canaliser la contribution des Maliens établis à l’Extérieur en vue d’appuyer les efforts du Gouvernement pour la résolution des crises que traverse le pays. C’est dans ce cadre que le ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur a remis au ministre chargé des Finances, le 31 décembre 2025, un 1er chèque d’un montant de 200 millions de francs CFA mobilisé par le Haut Conseil des Maliens de l’Extérieur. L’adhésion massive des Maliens établis à l’Extérieur au Fonds de résilience traduit leur volonté de participer activement à la gestion des crises nationales, à la préservation de la cohésion sociale et au soutien à l’économie nationale. 2. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a informé le Conseil des Ministres de la participation du Mali à la 4ème Session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Monétaire Ouest Africaine, tenue le 29 décembre 2025, à Cotonou au Bénin. Cette 4ème Session, qui s’est tenue dans un contexte économique globalement favorable à l’Union, a adopté plusieurs décisions en vue de consolider la stabilité macroéconomique de l’Union, de renforcer la convergence des politiques économiques, de promouvoir l’inclusion financière et d’assurer une gouvernance rigoureuse des organes et institutions de l’Union. Il s’agit entre autres : – du rapport sur la situation économique et monétaire de l’UEMOA au 30 septembre 2025, ainsi que le cadrage macroéconomique de l’Union pour la période 2025-2030 ; – de la révision à la baisse du taux d’usure applicable aux banques au sein de l’Union ; – des perspectives financières actualisées 2026-2030 de la Banque Ouest africaine de Développement. A la fin du 3ème trimestre 2025, la croissance économique de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine demeure robuste, avec

L’opposition congolaise : une opposition de cinéma

L’opposition congolaise : une opposition de cinéma

LIBRES PROPOS. À moins de deux mois de l’élection présidentielle, l’opposition congolaise s’agite soudainement, à l’image de molécules d’eau portées à ébullition. Après cinq longues années de silence, d’inaction et d’absence totale sur le terrain politique et social, la voilà qui refait surface. Le spectacle auquel nous assistons ressemble davantage à un film d’horreur politique : des acteurs que l’on croyait politiquement morts ressuscitent opportunément, surgissant des tombeaux du mutisme et de l’irresponsabilité. L’opposition congolaise donne l’image de cet oiseau de Minerve qui ne prend son envol qu’au crépuscule, lorsque l’échéance présidentielle approche. Le pays est plongé dans une cacophonie politique assourdissante. Il convient de rappeler, avec gravité, que nombre de ces acteurs de l’opposition ignorent fondamentalement ce que signifie être une opposition dans une démocratie, même si certains qualifient notre régime de « démocrature ». Or, dans toute démocratie, l’opposition — parlementaire ou non — a pour mission essentielle d’être un contre-pouvoir structuré, une force de propositions crédibles et une alternative politique sérieuse. L’opposition ne peut se réduire à une critique stérile et émotionnelle de l’action gouvernementale, sans vision, sans programme, ni projet cohérent pour la nation. Au Congo, l’opposition a largement perdu sa crédibilité. La confusion règne jusque dans les institutions. Une partie de ceux qui se réclament de l’opposition siège paradoxalement au sein du gouvernement, sans coalition formelle ni pacte républicain assumé. Cette dissonance permanente est profondément inquiétante : elle donne l’image d’une véritable tour de Babel politique, où chacun parle, mais personne ne s’entend. Pendant ce temps, le pouvoir publie son ouvrage bilan : « En toute transparence 2021-2026 : le bilan du quinquennat ». Une question s’impose alors avec acuité : où est le bilan du quinquennat de l’opposition congolaise ? Comment cette opposition peut-elle encore espérer un changement en comptant sur la Françafrique pour renverser le régime de Denis Sassou Nguesso, alors même que la France et l’Europe sont aujourd’hui bousculées sur l’échiquier international par les États-Unis, la Chine, la Russie, sans oublier les pays de l’AES ? La géopolitique mondiale redessine profondément les rapports de force. L’influence française en Afrique s’est considérablement érodée depuis l’arrivée du président Macron, au profit de nouveaux acteurs comme la Chine, la Russie ou la Turquie. Ce n’est ni Paris ni aucune capitale étrangère qui doit décider de l’avenir du Congo. Le renouvellement de la classe politique congolaise est devenu une urgence nationale. Les Congolais ont besoin d’une véritable opposition, et non d’une opposition de façade qui se donne en spectacle à la veille des élections. Les « tigrons » de l’opposition actuelle n’ont ni poids politique réel, ni crédibilité morale. Beaucoup manquent d’expériences professionnelles probantes et d’exemplarité éthique. Dans ces conditions, il est difficile, voire impossible, de convaincre un peuple lucide et éprouvé. Le vieillissement de l’opposition congolaise s’accompagne inexorablement du vieillissement des idées. Les mêmes discours, les mêmes stratégies obsolètes, les mêmes échecs se répètent. En définitive, certains appellent aujourd’hui à un rassemblement de l’opposition, sans véritable projet fédérateur ni enthousiasme populaire. La seule voie crédible, tant au niveau national qu’international, serait l’organisation d’une primaire démocratique ouverte à toutes les forces d’opposition au PCT. Des États généraux de l’opposition s’imposent, incluant également la diaspora congolaise. Il est impératif de dégager une ligne politique claire, lisible et cohérente. La morosité de l’opposition reflète tristement celle du pays et de son pouvoir. La politique au Congo a perdu ses lettres de noblesse. Elle est gangrenée par l’oisiveté, les acteurs fictifs et les aventuriers sans convictions. La politique étant devenue l’ascenseur social le plus rapide, elle attire toutes les convoitises : un véritable Eldorado pour ceux qui veulent réussir sans effort, y compris au sein de la diaspora. Les Congolais sont avertis et loin d’être dupes. L’opposition ne captive plus. Le bilan catastrophique du quinquennat en cours aurait dû ouvrir un boulevard politique à une opposition structurée et crédible. Hélas, ce boulevard reste désespérément vide. Dans ce contexte, un candidat véritablement indépendant, sans étiquette du pouvoir ni de l’opposition traditionnelle, pourrait fédérer les foules, susciter l’adhésion populaire et remporter l’élection présidentielle de mars 2026. « Tout le discours politique est fondé sur cette opposition entre ventres creux et ventres dorés. » Max Gallo « S’opposer, c’est proposer. Une opposition sans proposition n’est qu’un mouvement d’humeur. » Robert Sabatier « Nul gouvernement ne peut être longtemps solide sans une redoutable opposition. » Benjamin Disraeli Fait à Dijon, le 14 janvier 2026 Evrard NANGHO Le Patriote engagé