Maroc: Les patrons ont le blues

Maroc: Les patrons ont le blues

Points de vue mitigés sur les activités du troisième trimestre et ébauche d’optimisme pour la fin de l’année Les chefs d’entreprises marocains sont restés partagés sur l’évolution des activités au titre du troisième trimestre 2016, si l’on en croit la dernière enquête trimestrielle de conjoncture réalisées par le Haut-commissariat au plan (HCP). Cette étude recense les principales appréciations des chefs d’entreprises opérant dans les secteurs de l’industrie manufacturière, des mines, de l’énergie, de l’environnement ainsi que dans celui de la construction. En ce qui concerne la production industrielle manufacturière, il ressort de l’enquête que près de la moitié des patrons (44%) pensent qu’elle a connu une stabilité au troisième trimestre 2016, alors que 30% jugent au contraire qu’elle a été marquée par une baisse. Seuls un quart des chefs d’entreprises parlent d’augmentation. Les dirigeants d’entreprises industrielles attribuent cette évolution à la baisse de la production dans les branches de la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de la «fabrication de produits à base de tabac » d’une part, et la hausse de la production dans les branches des «industries alimentaires», de la «fabrication de boissons» et de l’«industrie chimique» d’autre part. «Les carnets de commandes du secteur ont été jugés d’un niveau normal par 64% des chefs d’entreprises et inférieur à la normale par 22%. L’emploi aurait, selon 41% des patrons, connu une stagnation. Dans ce contexte, le taux d’utilisation de la capacité productive (TUC) se serait établi à 70% au 3ème trimestre 2016», a noté le HCP. Du côté du secteur de l’industrie extractive, la majorité des patrons parlent de hausse de la production qui serait imputable à une amélioration de la production d’«autres industries extractives», dominée par les phosphates. Notons, par ailleurs, que la plupart d’entre eux estiment que la situation des carnets de commandes a été d’un niveau normal et que l’emploi a connu une stabilité. Ainsi, le TUC se serait établi à 80%. Même tendance du côté de l’industrie énergétique qui aurait connu une hausse due à une amélioration de la «production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné», selon la majorité des dirigeants. En revanche, plus de la moitié des chefs d’entreprises estiment que la production de l’industrie environnementale a enregistré une diminution. Ce recul serait du à la baisse de l’activité du «captage, traitement et distribution d’eau», a relevé le HCP. N’empêche que la totalité des chefs d’entreprises des deux secteurs, énergétique et environnemental, jugent d’un niveau normal les carnets de commandes passés durant cette période. Autre signe positif, la majorité des patrons du secteur énergétique et plus de la moitié des chefs d’entreprises du secteur environnemental estiment que l’emploi a connu une hausse. Dans ces conditions, a relevé le HCP, le TUC aurait atteint 89% pour l’industrie énergétique et 83% pour l’industrie environnementale. Du côté du secteur de la construction, 61% des patrons relèvent que l’activité a connu une stabilité alors que 27% d’entre eux pensent qu’elle a baissé. La stabilité de l’activité de la «construction de bâtiments» et de «génie civil» aurait particulièrement contribué à cette évolution, pensent-ils. Notons que la moitié des patrons (50%) estiment que la situation des carnets de commandes est d’un niveau normal, alors que 39% la jugent inférieure à la normale. Dans tous les cas, l’emploi aurait connu une stabilité pour 73% des patrons et le taux d’utilisation de la capacité productive (TUC) se serait établi ainsi à 64%. A noter que les anticipations au quatrième trimestre des chefs d’entreprises sont globalement plutôt optimistes. C’est notamment le cas dans le secteur de l’industrie où 36% des patrons pronostiquent une hausse de la production industrielle manufacturière au quatrième trimestre 2016. Cette amélioration serait due à la hausse de l’activité des «industries alimentaires», de l’«industrie chimique» et de la «métallurgie». Autre indice positif, presque autant de chefs d’entreprises (35%) prévoient une augmentation des effectifs employés. Optimistes, la majorité des patrons pronostiquent également une hausse de la production de l’industrie extractive qui serait due principalement à une amélioration de la production des phosphates. Presque tous (91%) prévoient une stabilité au niveau des effectifs employés. Cet optimiste n’est pas partagé au niveau de l’industrie énergétique. En effet, selon près des trois quarts des chefs d’entreprises, l’activité connaîtrait une baisse de la production due à une diminution de la «production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Le pessimisme gagne aussi l’industrie environnementale où plus de la moitié des industriels (55%) pensent que sa production devrait baisser dans les activités du «captage, traitement et distribution d’eau», notamment. «L’emploi connaîtrait une baisse selon plus des trois quarts des patrons du secteur énergétique et une hausse selon plus de la moitié des chefs d’entreprises du secteur environnemental», a noté le HCP. En ce concerne l’activité du secteur de la construction, on retiendra un mot : stabilité. Selon près de 64% des chefs d’entreprises, qui prédisent une quasi-stabilité des effectifs employés, cette stabilité caractériserait principalement l’activité des branches des «travaux de construction spécialisés» et de la «construction de bâtiments».

Les exploitations laitières appelées à améliorer leurs rendements

Les exploitations laitières appelées à améliorer leurs rendements

Signature à Rabat d’une convention de partenariat entre la FIMALAIT et CECAMA en faveur de la filière laitière Le Centre de conseil agricole maroco-allemand (CECAMA) et la Fédération interprofessionnelle marocaine du lait (FIMALAIT) ont signé récemment une convention de partenariat visant à renforcer la filière laitière au Maroc en amont et en aval. L’accord a été paraphé par Moulay M’hammed Loultiti, président de la FIMALAIT et Klaus Goldnick, directeur du CECAMA, à l’ouverture du Premier symposium maroco-allemand sur la chaine de valeur de la filière laitière au Maroc organisé le 15 décembre à l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II (IAV Hassan II) à Rabat. Cette convention vise à professionnaliser l’amont de la filière laitière et faire progresser l’aval, principalement au niveau des centres de collecte du lait, maillon déterminant pour l’amélioration de la qualité du produit, ont indiqué les deux parties signataires du contrat. Selon les termes de l’accord, le CECAMA et la FIMALAIT s’engagent à mettre en œuvre des programmes de formation ouverts aux éleveurs et fils d’éleveurs, ainsi qu’au personnel des centres de collecte du lait et de l’industrie laitière, en complémentarité avec les formations assurées par la filière. En pratique, le CECAMA s’engage à contribuer à l’élaboration des programmes des formations en collaboration avec la FIMALAIT et de ses membres; organiser des sessions de formation ou de sensibilisation au centre selon un programme annuel établi conjointement ; former de formateurs dans tous les domaines de la filière laitière ; organiser en collaboration avec la FIMALAIT et ses membres des journées et des rencontres techniques professionnelles dans le domaine de la filière laitière. Dans le cadre de cet accord, le Centre devrait informer la FIMALAIT de l’installation des plateformes de démonstration de cultures fourragères et susceptibles d’intéresser les éleveurs laitiers ; appuyer cette dernière dans l’élaboration de formations spécifiques et notamment au niveau des contenus pédagogiques et des modes de diffusion ainsi que mobiliser des ressources financières nécessaires pour assurer les formations programmées d’un commun accord par les deux parties. De son côté, la FIMALAIT s’engage à désigner des bénéficiaires des formations; participer financièrement par la prise en charge des honoraires des formateurs internationaux et des formateurs nationaux dont les montants seront définis par les deux parties ; prendre en charge des frais d’hébergement et de restauration des participants aux sessions de formation désignés par la FIMALAIT. La fédération s’engage aussi à mettre à la disposition du CECAMA des installations du Zoopole pour d’éventuelles formations organisées par ce centre au profit de stagiaires autre que ceux désignés par la FIMALAIT et appui à l’élaboration de formations spécifiques et notamment au niveau des contenus pédagogiques et des méthodes de diffusion. Il est à souligner que le CECAMA, en tant qu’outil de diffusion de la connaissance, de transfert des technologies de développement des capacités techniques en agriculture et en élevage laitier, vise à améliorer les performances de l’agriculture et à les valoriser tout en développant les compétences humaines dans le secteur agricole, rappelle une note de la fédération. La formation continue et l’installation de plateformes de démonstration constituent les deux principaux champs d’action de cet organisme initié en 2013 par les ministères de l’Agriculture allemand et marocain. Inscrit dans la stratégie du Plan Maroc Vert, ce centre compte huit plateformes de démonstration et plus de 3.000 agriculteurs, conseillers, techniciens et prestataires de services agricoles qui ont bénéficié d’une formation. Notons que cette convention, qui annule et remplace celle signée entre les deux organismes le 17 juin dernier, est conclue pour l’année 2017. Les deux parties indiquent qu’elle peut être renouvelée par tacite reconduction. A propos du symposium, précisons que les participants ont porté leur attention sur divers sujets touchant au secteur laitier comme la politique fourragère, l’alimentation de qualité de la vache laitière et les disponibilités hydriques face à des conditions climatiques sévères. Ils se sont aussi intéressés à la qualité du lait et des produits laitiers, de l’hygiène au niveau des étables, en passant par les centres de collecte de lait, ainsi qu’aux attentes de l’industrie de transformation et des exigences réglementaires en termes de traçabilité et de protection du consommateur. Selon les données disponibles, la filière laitière au Maroc compte quelque 300.000 producteurs laitiers dont 90% de petite taille (moins de 10 vaches). «Le contrat-programme de développement de la filière vise à atteindre une production de 4 milliards de litres en 2020, soit une hausse de 1,55 milliard de litres par rapport à 2015 et un chiffre d’affaires de 23 milliards de dirhams», souligne la fédération dans une note.

CASA TRAM obtient le label RSE de la CGEM

CASA TRAM obtient le label RSE de la CGEM

CASA TRAM, entreprise chargée de l’exploitation et de la maintenance de la première ligne de tramway de Casablanca, a obtenu le label RSE (Responsabilité sociale des entreprises) décerné par la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). La filiale du Groupe RATP Développement, qui compte actuellement près de 120 000 voyages par jour et a permis la création de plus de 600 emplois directs, a reçu cette reconnaissance suite à la réunion du comité d’attribution du label RSE tenue le 14 décembre à Casablanca. « L’attribution de cette distinction vient reconnaitre l’engagement des entreprises en termes de RSE et la prise en compte, dans leur stratégie, des attentes de leurs parties prenantes internes et externes. Elle s’inscrit dans un processus d’amélioration continue à court, moyen et long termes pour la pérennisation des acquis », a indiqué la CGEM. Notons que, dans ce même cadre, deux autres entreprises ayant pignon sur rue se sont vu renouveler le label à cette même occasion, conformément aux règles et procédures mises en place par la CGEM. Il s’agit des entreprises GFI Informatique Maroc et SPIE MAROC. La première entreprise opère dans le secteur des nouvelles technologies de l’information et de communication pour le développement et l’intégration de logiciels informatiques. Il est à souligner que GFI Informatique Maroc, qui emploie près d’une centaine salariés, reçoit pour la deuxième fois le label RSE, après le titre de 2008. « Ce deuxième renouvellement vient attester de son engagement continu dans les différents domaines d’action de la RSE et sa mobilisation pour une culture d’entreprise fédérant l’ensemble de ses collaborateurs et ses parties prenantes autour des valeurs et comportements responsables », a souligné la confédération dans un communiqué. La deuxième entreprise, SPIE Maroc, compte diverses activités dans le génie électrique, mécanique et climatique, de l’énergie, des réseaux de communication et des infrastructures de transport. La société a reçu pour la première fois ce label en 2012. « Ce renouvellement du label RSE dans le cadre d’une politique de gestion et d’anticipation de risques vient renforcer les liens de partenariat et de confiance mutuelle avec ses donneurs d’ordre, ses collaborateurs, ses investisseurs et de manière large avec ses parties prenantes », précise la CGEM de même source. A noter que le label RSE est octroyé après une évaluation des processus managériaux et de gouvernance des entreprises au regard de l’ensemble des principes et des objectifs définis dans la Charte de responsabilité sociale RSE de la CGEM, laquelle charte est définie en conformité avec les objectifs universels de responsabilité sociale. Comme cela été relevé dans le communiqué, le comité d’attribution reçoit également les équipes dirigeantes des entreprises pour un entretien avec ses membres afin de statuer sur l’octroi du label. Selon le comité d’attribution, «la démarche de labellisation RSE aide les entreprises à formaliser leur stratégie et renforcer leurs capacités à réaliser durablement leurs objectifs en intégrant à leurs critères de performance économique les facteurs environnementaux, sociaux et sociétaux. Elle s’appuie sur l’anticipation et une meilleure gestion des risques potentiels de l’entreprise», assure-t-il.

Une politique migratoire du Maroc conforme à son Histoire séculaire et à son africanité.

Une politique migratoire du Maroc conforme à son Histoire séculaire et à son africanité.

Force est de reconnaître et de constater que les campagnes de déportation de migrants subsahariens et autres ressortissants africains, notamment d’Afrique de l’Est et de l’Ouest, opérées par les autorités algériennes ont suscité, et continuent de susciter à ce jour 17 décembre 2016, des réactions d’indignation chez tous les acteurs sociaux et politiques internationaux, mais aussi au Mali, au Niger, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et dans bien d’autres pays africains touchés par ces inhumaines opérations d’expulsion. A ce sujet, il a été remarqué le « silence radio » de la Présidente de la Commission de l’Union Africaine (U.A), la sud-africaine Nkosazana Dlaimini-Zuma. Le silence de cette responsable de l’U.A est la démonstration parfaite de sa compromission avec les responsables algériens. Ceci étant dit, face aux violences dépassant l’entendement humain perpétrées à l’endroit des migrants subsahariens et autres africains, monnaie courante en Algérie, le Maroc, pionnier en Afrique en matière de régularisation des migrants, vient de lancer sa 2ème phase de régularisation et d’intégration des personnes en situation irrégulière sur le territoire marocain. En effet, dès la fin de ses visites officielles dans plusieurs pays africains, le Roi Mohammed VI a ordonné, le 12 décembre 2016, le lancement de cette vaste opération de régularisation. Cette nouvelle opération concernera les étrangers conjoints de ressortissants marocains, les étrangers conjoints d’autres étrangers en résidence régulière au Maroc, les enfants issus des deux cas susvisés, les étrangers disposant de contrats de travail effectifs, les étrangers justifiant de 5 ans de résidence continue au Maroc ainsi que les étrangers atteints de maladies chroniques. A noter que la première phase, tenue en 2014, avait été un succès et avait permis la régularisation de près de 25 000 subsahariens et autres ressortissants africains. Ainsi, donc, nul ne peut nier que le Maroc, sous la conduite sage et humaine de son Roi, est une terre d’accueil et que le Roi Mohammed VI est, et restera toujours, à l’écoute de leurs difficultés et de leurs souffrances, et que son Souverain a toujours joint la parole à l’acte, contrairement à certains pays qu’il est inutile de nommer. Ils se reconnaîtront ! Autre preuve de solidarité du Maroc envers ces centaines d’expulsés subsahariens d’Algérie lâchés en plein désert du Sahara algérien comme des va-nu-pieds ou dirigés, pour les plus « chanceux », vers Agadez, au Niger, dans des camions à sable, le Roi Mohammed VI a, une fois encore, tenu à apporter la preuve de la solidarité du Maroc et du peuple marocain envers ses frères africains en ordonnant, le 15 décembre 2016, l’envoi d’une aide humanitaire d’urgence au Niger. Une première aide de 16 tonnes composée de produits alimentaires, de couvertures et de tentes est arrivée à Agadez le vendredi 16 décembre 2016. Une 2ème tranche d’un même volume est attendue très prochainement à Agadez pour soulager, autant que faire se peut, les souffrances physiques et psychologiques de ces expulsés d’Algérie, vieillards, enfants, femmes, et hommes. Aujourd’hui, aucune organisation, associations et défenseurs des Droits de l’Homme ainsi qu’aucune instances internationales, quelle qu’elle soit ne peut montrer du doigt le Maroc sur cette question et encore moins sur celles des libertés publiques, de la démocratie, du respect de l’autre et de la tolérance religieuse. Sur ces chapitres, le Maroc n’a aucune leçon à recevoir. Elle ferait bien de jeter un coup d’oeil assidu et sans complaisance en Algérie, en Kabylie, en territoire M’Zab et dans les camps des séquestrés des sahraouis marocains de Tindouf.

Traque à grande échelle et expulsion musclée de subsahariens en Algérie : la communauté internationale s’indigne.

Traque à grande échelle et expulsion musclée de subsahariens en Algérie : la communauté internationale s’indigne.

A la suite des arrestations violentes et des expulsions massives de migrants originaires d’Afrique subsaharienne, d’Afrique Centrale, d’Afrique de l’Est et d’Afrique de l’Ouest, la communauté internationale s’est mobilisée pour signifier aux autorités algériennes sa colère et sa révolte face à ce comportement inhumain. Cette chasse aux subsahariens, qui bafoue les valeurs élémentaires des Droits de l’Homme, continue de soulever un véritable tollé en Europe, en Amérique, en Asie et en Afrique, comme elle a également provoqué l’indignation normale de la presse écrite, télévisuelle et électronique à travers le monde, sans oublier de mentionner celle des ONG’s, associations et personnalités versées dans la défense des Droits de l’Homme. Ainsi, « Human Rights Watch » a-t’elle vivement condamné ces expulsions sommaires tous azimuts, rappelant aux responsables algériens les engagements internationaux de leur pays, particulièrement la Convention de 1951 sur le statut des réfugiés et son Protocole de 1967. D’ailleurs, Madame Sarah Leah Whitson, Directrice Moyen-Orient et Afrique de cette organisation, a émis une sévère mise garde à l’Algérie sur toute tentative de violation des droits de ces réfugiés. Les ONG’s Médecins Sans Frontières, Collectif des Communautés Subsahariennes au Maroc, Haut Conseil des Acteurs Non-Etatiques gabonais, Réseau des Organisations de la Société pour l’Economie Verte en Afrique Centrale, Conseil Supérieur de la Diaspora Malienne, Horizon Sans Frontières, Association de Promotion des Libertés Fondamentales et bien d’autres, ont condamné avec la plus grande fermeté ces déportations en masse intervenues dans des conditions inhumaines et dégradantes. Toutes ces ONG’s ont appelé l’Union Africaine, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) à se prononcer sur cette situation dramatique. L’Algérie n’en est d’ailleurs pas à son coup d’essai ! Je rappellerai les expulsions massives de 2004, 2010 et 2016 ; des expulsions qui portent préjudice à l’idéale d’unité africaine que cherchent à bâtir les dirigeants africains et qui sont intervenues alors que l’Algérie organisait le Forum Africain d’Investissements et d’Affaires qui fut un échec total. Les expulsions d’Algérie de migrants subsahariens ont fait et continuent de faire les gros titres de la presse internationale, notamment africaine où elles ont été dénoncées avec virulence. Même le parti algérien d’opposition, le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie (RCD), a stigmatisé le traitement infligé aux migrants subsahariens. Cette traque cruelle de subsahariens pourrait trouver son explication dans la situation explosive que vit l’Algérie, sur les plans politique, économique et social. En effet, la forte baisse du cours des hydrocarbures a très négativement impacté les équilibres financiers de l’Etat algérien et provoqué l’épuisement du Fonds de Régulation des Recettes (FFR) et des réserves de change. Un tel environnement financier défavorable, dont les perspectives d’amélioration restent pessimistes, du moins à cours terme, affecte le pouvoir d’achat des Algériens, augmente l’inflation, diminue les commandes publiques, entraîne des licenciements et accroit le nombre de chômeurs. C’est pourquoi les autorités algériennes, dans une tentative désespérée de désamorcer la crise en cours, se sont attelées à désigner à la population des boucs émissaires pour détourner leur attention des autres grands problèmes de la société algérienne Les subsahariens ont malheureusement fait les frais de cette politique populiste et raciste. Avec ces expulsions incompréhensibles de migrants subsahariens, déjà empêtrés dans une détresse sans fond, et avec l’annonce du récent décès en détention du journaliste bloggeur Mohamed Tamalt après plus de 03 mois de grève de la faim et condamné à 02 ans de prison pour avoir diffusé sur sa page facebook un poème contenant des vers offensant le Président Bouteflika, l’Algérie vient, une nouvelle fois, de s’illustrer sinistrement sur le registre des Droits de l’Homme. Ces déportations inhumaines de subsahariens viennent définitivement d’écrire une page sombre de l’Histoire de ce pays, qui, si je me souviens, fait partie du continent Africain.

L’ISCAE planche sur l’entrepreneuriat et le développement des PME

L’ISCAE planche sur l’entrepreneuriat et le développement des PME

Institut supérieur de commerce et d’administration des entreprises (ISCAE) a abrité, les 9 et 10 décembre, la deuxième édition de son Colloque international de recherche sous le signe « L’Entrepreneuriat et le développement des PME dans le monde ». « Le choix de ce thème de recherche s’inscrit dans la tendance générale des discours officiels et des stratégies des écoles de commerce, à développer un état d’esprit entrepreneurial, à étudier les spécificités des PME, les conditions de leur échec ou de leur développement, les problématique de financement, de transmission d’entreprises familiales et d’internationalisation », a indiqué dans son allocution d’ouverture Nada Biaz, directrice générale du Groupe ISCAE. « Cet intérêt manifeste porté à l’entrepreneuriat et à la PME met aussi en avant l’importance de l’innovation et de l’évolution de l’état d’esprit et du leadership dans les PME», a précisé la DG. Organisé par la Direction développement et recherche du Groupe ISCAE, sous la responsabilité de Tarik El Malki, en partenariat avec le Groupe ISM-Dakar et l’Association internationale de recherche en entrepreneuriat et PME, ce rendez-vous a pour objectifs de faire un état des lieux et valoriser la recherche sur l’entrepreneuriat et la PME au Maroc et dans le monde; établir un benchmark sur les modèles de gestion des PME à travers le monde ainsi qu’identifier les bonnes pratiques en matière de gestion des PME au Maroc et dans le monde. Au cours de son intervention, Nada Biaz a précisé qu’il s’agit d’une rencontre entre professeurs et chercheurs marocains de l’ISCAE et d’autres établissements nationaux ainsi que leurs collègues professeurs et chercheurs venus de l’étranger pour assister à des présentations et, pour certains, présenter des communications de recherche en matière d’entrepreneuriat et de développement de la PME dans le monde. A la tête d’une délégation de huit enseignants chercheurs, Abdul Alpha Dia, directeur de recherche du groupe ISM de Dakar a, pour sa part, déclaré que l’Institut supérieur du management qu’il représentait à ce colloque et l’ISCAE sont « deux institutions qui pensent que l’un des défis majeurs que doit relever l’Afrique, c’est celui de la formation des ressources humaines. Par conséquent, les écoles de formation ont un rôle important à jouer dans ce domaine. » Dans sa communication, le chercheur sénégalais a indiqué que l’ISM réfléchit en interne « à la fois sur les recherches liées à l’entrepreneuriat-PME, mais également aux stratégies par lesquelles nous pourrons développer l’entrepreneuriat. C’est la raison pour laquelle, tous nos étudiants ont obligation à la fin du programme du cycle Bachelor de créer une entreprise, une façon pour notre institut de renforcer l’entrepreneuriat au Sénégal », a-t-il dit. De son côté, Salah Koubaa, vice-président de l’AIREPME (Association internationale de recherche en entrepreneuriat et PME), a évoqué un certain nombre d’indicateurs attestant du rôle de la PME dans le développement économique et social aussi bien dans les pays développés qu’en voie de développement. A ce titre, il a indiqué qu’« en Europe, les statistiques montrent que les PME sont responsables de plus des 2/3 des emplois et contribuent à plus de la moitié du chiffre d’affaires du secteur privé européen. Au Canada, ces entreprises représentent 45% du PIB et 60% des emplois. En Afrique du Sud, pays émergent, les PME contribuent aux alentours de 50% du PIB du pays, génèrent environ 40% de la production et accueille plus de 60% du total emploi ». Citant le cas de la Tunisie, un pays qui a à peu près le même modèle de développement que le Maroc, il a indiqué que « les PME contribuent aussi à raison de 2/3 aux activités économiques, soit 65% des emplois » alors que « les PME turques comptent pour 77% d’emplois, 27% d’investissement et 38% de la valeur ajoutée ». Le Maroc ne fait pas d’exception, a-t-il assuré. Selon Salah Koubaa, « la PME fait plus de 95% des entreprises et plus de 50% de main-d’œuvre ». Par rapport aux pays mentionnés, il note en revanche une exception en ce qui concerne le Maroc. Et pour cause, « la valeur ajoutée, la contribution au PIB reste en deçà des aspirations ». N’empêche, il a estimé que « la PME ne doit pas être considérée comme étant une grande entreprise en miniature ». Tarik El Malki a, pour sa part, attiré l’attention de l’assistance sur un certain nombre d’indicateurs alarmants qui concernent le Maroc. Prenant le cas du chômage des jeunes qui a atteint aujourd’hui des niveaux alarmants, le président du Comité d’organisation du colloque et directeur du développement et de la recherche scientifique du Groupe ISCAE, a rappelé que « nous sommes à peu près à un taux de chômage à 40% pour des jeunes de 15 à 24 ans ». Autres indicateurs relevés dans sa communication, « des taux de croissance qui s’amenuisent de manière structurelle, des indicateurs macroéconomiques qui virent au rouge de manière de plus en plus dramatique au Maroc et à l’étranger ». Un tableau peu idyllique qui l’a amené à insister sur la nécessité pour les pouvoirs publics de comprendre que « les vecteurs de création d’emploi de demain sont des TPME d’aujourd’hui » et que « les TMPE d’aujourd’hui seront les PME de demain ». Tout cela pour souligner également que « le secteur privé, à mon sens, de moins en moins sera un facteur d’absorption de dizaines de milliers de jeunes lauréats qui arrivent tous les ans sur le marché du travail». Tarik El Malki assure toutefois que beaucoup de choses ont été faites depuis une quinzaine d’années en la matière. « Le Maroc a fait le choix très tôt du libéralisme économique avec tout ce que cela implique comme capacité pour les pouvoirs publics de mettre en place des écosystèmes entrepreneuriaux. Un certain nombre de choses ont été accélérées ces 15 dernières années à la faveur de mesures emblématiques », a-t-il rappelé. Avant de citer quelques exemples de réalisations, telles que la mise en place de la charte sur la PME, la mise en œuvre de politiques sectorielles en la matière, Emergence,

L’opérateur Méditel passe du rouge à l’Orange

L’opérateur Méditel passe du rouge à l’Orange

Le groupe français promet d’adapter son ADN à la réalité du marché marocain Méditel a officiellement troqué, jeudi 8 décembre, son nom contre celui d’Orange. Le deuxième opérateur national de téléphonie mobile évoluera donc ouvertement sous les couleurs du groupe de télécommunication français. «Le Royaume est le dernier pays qui va passer sous la marque Orange. On aura eu trois opérations importantes cette année : l’Egypte, la Belgique et aujourd’hui le Maroc», a d’emblée souligné Stéphane Richard, président directeur général du groupe français. Qualifiant cette étape d’importante pour le développement future de la filiale du groupe au Maroc, Yves Gauthier, directeur général d’Orange au Maroc, a indiqué, pour sa part, que l’opérateur national rejoignait «une famille très importante, en constante évolution et surtout déjà présente en Afrique du Nord, en Egypte et en Tunisie. Nous pensons qu’intégrer cette famille nous donnera l’expertise et la puissance nécessaires à notre positionnement qui, je l’espère, sera celui du meilleur opérateur du digital». Selon le comité de direction du groupe, les premiers fruits du rebranding de l’opérateur marocain en Orange devraient se faire ressentir chez les clients dans les jours et semaines à venir. Des offres seront mises sur le marché au fur et à mesure et ce sur plusieurs mois, a-t-il assuré. En guise de bienvenue, «nous allons d’abord donner, sans condition, à tous nos clients 60 minutes de communications gratuites sur le réseau Orange et aux clients post-payés, nous allons leur donner jusqu’à 5GO», a précisé Yves Gauthier, assurant qu’une transformation profonde a été entreprise pour relever les standards par rapport aux services rendus aux clients. Concernant les offres, Stéphane Richard a ajouté que le groupe mettra en place des formules de corridor pour l’ensemble des appels internationaux entrants et sortants qui permettront aux clients Orange au Maroc de bénéficier des conditions très privilégiées pour appeler la France et l’Espagne en particulier. «Ce ne sont là que deux exemples, mais l’idée c’est de faire à ce que tous nos abonnés puissent accéder à un monde de qualité que leur confère le simple fait d’être clients. C’est vrai pour eux, mais aussi pour les collaborateurs et les employés qui vont, maintenant qu’ils sont salariés d’Orange, faire partie intégrante du groupe, partager ses valeurs et accéder à des possibilités de formation et de mobilité plus étendues». Le PDG d’Orange a, par ailleurs, indiqué que «ce qu’on souhaite, c’est d’offrir à tous les clients à travers le monde, et donc au Maroc, une expérience particulière, meilleure que ce qu’on peut trouver ailleurs avec un certain nombre de points qui vont faire la différence». Stéphane Richard s’est aussi exprimé sur le fixe, rappelant que le groupe est un opérateur convergent, c’est-à-dire que la marque est présente non seulement dans le mobile mais aussi dans le fixe. «Malheureusement, le marché du fixe au Maroc n’est pas très concurrentiel puisqu’un opérateur détient 99, 7% de parts de marché», a-t-il regretté. Malgré tout, «on compte bien rentrer sur ce marché du fixe et y apporter aussi notre savoir-faire, nos compétences et proposer une expérience de convergence entre le fixe et le mobile. C’est en tout cas notre ambition», a-t-il lancé. Au cours de cette rencontre, le top management du groupe a aussi confié qu’Orange investissait massivement pour améliorer la qualité de son réseau. Yves Gauthier a assuré que d’ici deux semaines, la couverture 3 et 4G sera nettement améliorée à Casablanca. A noter que le groupe détient 49% du capital d’Orange Maroc aux côtés des actionnaires marocains que sont la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) et Finance.com qui en détiennent 51% et «qui ont été des partenaires extrêmement fidèles et nous ont accompagnés dans cette décision importante de changer d’enseigne», a souligné le PDG du groupe. A noter qu’Orange compte parmi les dix premières marques mondiales dans le secteur des télécommunications avec un niveau de notoriété très élevé. Elle fait aussi partie des 50 premières marques tous secteurs confondus. A ce propos, Stéphane Richard a relevé que «même au Maroc où elle n’existait pas encore, la marque avait déjà une notoriété très élevée pratiquement aussi élevée que celle de Méditel. Pour nous, c’est donc un actif très important», a-t-il insisté en rappelant qu’«on est le groupe des télécoms qui a le plus grand nombre d’opérations nationales».

Algérie : une nouvelle traque inhumaine des subsahariens

Algérie : une nouvelle traque inhumaine des subsahariens

L’Algérie, grande donneuse de leçons en matière de Droits de l’Homme, devrait lire l’histoire et se rappeler qu’elle est aussi un pays d’immigration. Les responsables algériens viennent, une nouvelle fois, de procéder à l’arrestation de quelque 1400 ressortissants subsahariens dans la capitale. Ces frères à la peau noire ont été transportés jusqu’à Tamarasset, extrême Sud algérien, puis parqués dans des conditions inhumaines dans des camps de fortune, dans l’intention criminelle de les déporter vers les pays limitrophes. Inutile de parler des mauvais traitements qu’on leur a fait subir, à l’image de ceux que subissent leurs frères qui évoluent cachés en Algérie, en souhaitant de ne pas tomber entre les mains des services de police et de sécurité, conscient du sort qu’on leur réservera. Cette nouvelle chasse aux subsahariens, entamée le 1er décembre 2016, a suscité l’indignation à travers le monde, qu’il s’agisse des organisations des Droits de l’Homme, des médias internationaux ou toute personne sensible au sort qu’endurent les immigrants clandestins, particulièrement subsahariens, où qu’ils soient. L’excuse est encore plus grave que la faute ! en effet, face à ce tollé international, les responsables algériens n’ont rien trouvé de mieux que de mandater l’avocat en titre de l’Etat algérien et Président de la Ligue algérienne des Droits de l’Homme pour justifier cette opération ignoble qui porte atteinte aux Droits de l’Homme. Monsieur Farouk Ksentini a ainsi déclaré dans une interview au quotidien Essawt El Akher, et je le cite : « la présence des migrants et des réfugiés africains dans plusieurs localités du pays peut causer des problèmes aux algériens, notamment la propagation du SIDA et d’autres maladies sexuellement transmissibles. Ces maladies sont répandues par ces communautés africaines présentes en Algérie, d’où la décision des autorités algériennes de les expulser afin d’éviter une catastrophe ». Autre raison de cette chasse aux subsahariens, commanditée par les responsables algériens, celle fournie, le 07 décembre 2016, par la Présidente du Croissant Rouge Algérien, Saida Benhabylès, qui déclare dans un entretien au quotidien officiel « El Moujahid » que, et je la cite :  » vu la promiscuité qu’il y a dans la capitale et qui pose des problèmes d’ordre sécuritaire, les pouvoirs publics ont décidé de « transférer les migrants dans le Sud où les conditions d’accueil sont meilleures ». Nous assistons aujourd’hui en Algérie à un scénario morbide qui rappelle l’horreur de certaines périodes sombres de l’Histoire, mais où cette fois, nos frères subsahariens sont la cible ; une période où l’Algérie est passée maître dans la traque inhumaine de ressortissants africains.