Maroc: Le statut de l’autoentrepreneur fait un tabac dans le secteur du commerce

La moitié de souscripteurs installés dans les régions de Casablanca- Settat et Rabat-Salé-Kénitra 40.110 demandes d’inscriptions au statut ont été enregistrées au 1er décembre 2016 ; ce qui représente le double de l’objectif fixé pour cette première année de déploiement de ce régime, s’est réjoui le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique. a majorité des autoentrepreneurs (85%) qui ont manifesté leur souhait de bénéficier de ce régime exerce ses activités de manière permanente et que près de la moitié des inscrits travaillaient à domicile, a-t-il indiqué dans un communiqué publié récemment. «L’engouement pour ce nouveau régime s’explique d’abord par sa souplesse et par les avantages nombreux qu’il offre, en particulier, la simplicité administrative qui dispense, notamment, de la tenue d’une comptabilité complexe, la protection sociale, la fiscalité adaptée et réduite, ainsi que la bancarisation », a expliqué la direction de la Coopération et de la Communication relevant de ce département. Autre raison de cet engouement, l’inclusion financière des souscripteurs qui donne « la possibilité aux autoentrepreneurs d’ouvrir des comptes bancaires et d’accéder à des crédits similaires à ceux octroyés à la TPE et non seulement aux services bancaires dédiés aux personnes physiques », indique la même source précisant que les inscriptions concernent l’ensemble du territoire. A noter que plus de 50% de souscripteurs seraient installés dans les régions de Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra. Aussi, selon la répartition sectorielle, le régime de l’autoentrepreneur séduirait plus les créateurs évoluant dans le secteur du commerce (45%), des services (27%,), de l’industrie (24%) et de l’artisanat (4%). Pour le ministère, il ne fait aucun doute que ce statut comble un manque pour l’entrepreneur indépendant qui se voit désormais offrir les conditions idoines pour déployer ses activités. « Le nouveau statut répond particulièrement aux besoins de la nouvelle économie collaborative, en pleine croissance actuellement, en offrant toutes les commodités aux start-ups marocaines et étrangères, notamment, pour l’exercice de leurs activités », estime-t-il. Mieux, fait-il remarquer, « le statut permet, par ailleurs, aux personnes optant pour l’indépendance de sortir d’une précarité administrative permanente et de bénéficier d’une meilleure perception dans la société en tant que travailleurs indépendants légaux ». La même source indique que le schéma de gouvernance adopté pour la mise en œuvre du statut a été décisif dans le succès qu’il enregistre. Aussi, « l’ancrage régional fort du réseau d’agences de Barid Al Maghib, ainsi que celui des six autres banques impliquées dans la mise en œuvre du statut contribueront à l’avenir, à atteindre la frange de population visée qui est très hétérogène et répartie sur l’ensemble du territoire. Le réseau bancaire totalise plus de 3.800 agences équipées pour être l’interface de dépôt des dossiers d’enregistrement et de remise des cartes d’autoentrepreneurs. Pour rappel, le dispositif de l’autoentrepreneur a été adopté par la loi n°114-13 en conseil de gouvernement en novembre 2013 dans l’objectif de démultiplier le potentiel entrepreneurial en facilitant l’acte d’entreprendre à l’aide de la dématérialisation des procédures administratives et la simplification des démarches ; mais aussi en intégrant le secteur informel composé aux trois quarts d’unités unipersonnelles dans le tissu économique formel. A noter que l’autoentrepreneur est toute personne physique exerçant, à titre individuel, une activité industrielle, commerciale et artisanale, ou prestataire de services, dont le chiffre d’affaires annuel encaissé ne dépasse pas 500.000 DH pour les activités industrielles, commerciales et artisanales et 200.000 DH pour les prestations de services.
Maroc: Forte baisse du rythme de croissance de l’économie nationale

Au troisième trimestre, l’arrêté des comptes nationaux l’a évalué à 0,8% La croissance de l’économie nationale a enregistré un net recul au troisième trimestre de l’année 2016, selon les dernières données statistiques publiées par le Haut-commissariat au plan (HCP). L’arrêté des comptes nationaux fait ressortir un net ralentissement de croissance de l’économie nationale, se situant à 0,8% au troisième trimestre 2016 au lieu de 4,1% durant la même période de l’année 2015, a indiqué le HCP dans une note d’information sur la situation économique au troisième trimestre 2016. « Cette croissance a été tirée par la consommation finale des ménages et l’investissement dans le contexte d’une inflation maitrisée et d’une augmentation des besoins de financement de l’économie nationale », a noté le HCP. Dans sa note, le HCP a également relevé que la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a affiché une baisse de 10,9% durant la même période en 2016, après avoir connu une hausse de 13,5% durant le troisième trimestre de l’année 2015. Le HCP a attribué cette mauvaise performance au recul de l’activité de l’agriculture et de la pèche. En effet, ces deux activités ont connu respectivement une baisse de 11,7% au lieu d’une hausse de 13,3% une année auparavant et un recul de 1,6% au lieu d’une hausse de 15,9%. En ce qui concerne la valeur ajoutée du secteur secondaire, les données analysées font ressortir un ralentissement de son rythme de croissance. Celui-ci étant passé de 1,8% le même trimestre de l’année précédente à 0,9%. Les analystes du HCP attribuent ce ralentissement au faible accroissement des valeurs ajoutées de l’électricité et eau de 3,9% au lieu d’une hausse de 4,6%, des industries de transformation de 0,8% au lieu de 2,8% ainsi que du bâtiment et travaux publics de 0,7% au lieu de 0,1%. Outre la baisse de la valeur ajoutée de l’industrie d’extraction de 1,4% au lieu d’une baisse de 3%. A propos de la valeur ajoutée du secteur tertiaire, ces derniers ont, en revanche, relevé une amélioration de 2,5%, contre 1,2% le même trimestre de l’année 2015. Cette performance serait due à l’accroissement des valeurs ajoutées des activités des hôtels et restaurants de 7,7% au lieu d’une baisse de 1,6% ; de transport de 3,5% au lieu de 2,9% ; des postes et télécommunications de 3,5% au lieu de 4%; des services rendus aux ménages et aux entreprises de 2,5% au lieu de 3,6%; des services rendus par l’Administration publique générale et sécurité sociale de 2,2% au lieu de 0,5%; du commerce de 1,9% au lieu de 1,2%; des services financiers et assurances de 1,9% au lieu d’une baisse de 3,6% ; des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale de 1,7% au lieu de 0,6%. Sur la base des données analysées, le HCP a constaté que la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu globalement une hausse de 1,9% contre 1,6% au troisième trimestre de l’année 2015. « Dans ces conditions, avec l’augmentation des impôts sur les produits nets des subventions de 6,3% au lieu de 13%, le Produit intérieur brut (PIB) en volume s’est accru de 0,8% durant le troisième trimestre 2016 au lieu de 4,1% une année auparavant », souligne-t-il. Au niveau des prix courants, le PIB a connu une augmentation de 2,8% au lieu de 6%, une année auparavant. La hausse du niveau général des prix a été, ainsi, de 2% au lieu de 1,9%.
“Maroc Stone” jette son dévolu sur le BTP africain

Le deuxième Salon international du marbre et des produits en pierres naturelles prévu du 19 au 21 janvier prochain Plus d’une centaine d’exposants originaires d’une douzaine de pays dont l’Egypte, le Niger, l’Inde, l’Espagne, l’Italie, la Turquie et le Sénégal, sont attendus au deuxième Salon international du marbre et des produits en pierres naturelles au Maroc, « Maroc Stone », prévu du 19 au 21 janvier prochain à l’Office des changes de Casablanca. Aider le secteur marocain à saisir les opportunités offertes par la dynamique de croissance internationale. Tel est l’objectif de ce rendez-vous, organisé par Global Event, entreprise marocaine d’évènementiel et l’entreprise turque Pyramids Group, en collaboration avec l’Association marocaine des marbriers (AMM). Cette année, «Maroc Stone» connaît une croissance de 20%. Cette évolution n’a pas échappé aux organisateurs qui y voient « une marque de confiance consubstantielle au besoin auquel l’événement répond, mais aussi au travail combiné des équipes de Global Event, Pyramids Group et AMM », ont-ils souligné lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca. Ces derniers en veulent pour preuve le bouclage de la commercialisation de l’espace initialement prévu à un mois de l’ouverture de cet événement. Au point qu’ils envisagent d’ouvrir un espace supplémentaire pour répondre à la demande de nouveaux exposants nationaux et internationaux, ont-ils soutenu. A noter que ce secteur compte près de 146 unités industrielles, produit environ 300.000 tonnes et génère plus de 5.000 emplois directs et plus de 20.000 emplois indirects. Selon Ikram Ettis, directrice générale de Global Event, « le Maroc dispose de gisements importants de pierres dimensionnelles (marbre) avec une grande variété de produits permettant d’envisager un développement important de la production nationale ». Toutefois, a-t-elle relevé, le secteur reste encore sous exploité. En effet, alors que ces réserves sont estimées à des centaines de millions de tonnes, le pays ne produit actuellement que 298.000 tonnes de blocs bruts, représentant 0,37% de la production mondiale, ont expliqué les organisateurs. Comme l’a souligné le président de l’AMM Ayoub Kahlaoui, « le Royaume a toutes les prédispositions pour être une plaque tournante de la filière ». Encore faut-il que « le secteur sache tirer profit de la dynamique de croissance du marché mondial du marbre et de la pierre naturelle », a-t-il déclaré. Il est important d’aider le secteur marocain à saisir les opportunités offertes par la dynamique de croissance internationale. Pour A. Kahlaoui « cela passe également par des collaborations poussées avec des pays comme la Turquie qui, avec la Chine, l’Inde, le Brésil, l’Italie et l’Espagne sont en phase de concentrer plus de 70% de la production mondiale ». En ce qui concerne le salon, notons que 20% des exposants présenteront du marbre marocain. Notons également que des Marocains exposeront des produits venant d’ailleurs, selon Ikram Ettis. L’Association marocaine des marbriers compte plus d’une cinquantaine d’adhérents. Créée il y a 27 ans, cette organisation s’est donné comme mission de défendre les intérêts de ses membres et de coordonner les actions de mise à niveau des entreprises membres. L’association travaille aussi à favoriser le développement de la technicité du secteur et le renforcement de la valorisation de la pierre au Maroc par la formation et la veille technologique, outre la promotion du secteur en interne et auprès des marchés extérieurs. Comme le rappelle le président de l’Association, «Maroc Stone», a été créé pour «donner de la visibilité sur l’ensemble de l’offre locale et internationale existante et sur les innovations tout en donnant la possibilité d’entrevoir les synergies potentielles et perspectives dans la cadre de la collaboration Nord-Sud et Sud-Sud ». Selon les prévisions des organisateurs, pas moins de 6000 visiteurs nationaux et internationaux sont attendus à cette édition, placée sous l’égide du ministère du Transport, de l’Equipement et de la Logistique.
Lancement de la première application de paiement mobile au Maroc, « Fpay.me »

Le paiement mobile refait surface au Maroc Le projet de transformer le smartphone en un moyen de paiement trottait depuis un certain temps dans la tête de l’équipe dirigeante de FastPayment, une entreprise marocaine opérant dans le secteur de la monétique et des métiers du paiement. Après dix mois de réflexion, l’opérateur de paiement en ligne est parvenu à concevoir et élaborer la première application de paiement mobile au Maroc dénommée « Fpay.me ». Totalement gratuite, cette nouvelle application offre à son utilisateur « la possibilité de payer ses achats, rapidement et de manière sécurisée, grâce à un portefeuille numérique de cartes bancaires, toutes banques confondues », a déclaré récemment à Casablanca le directeur général de la société FastPayment, Younes Azennoud. S’exprimant lors d’une rencontre consacrée à la présentation de la nouvelle application, il a indiqué que Fpay.me « permet aussi de solliciter une tierce personne, quel que soit son lieu, pour payer des achats de manière instantanée ». « L’application s’adresse à tous ceux qui cherchent un moyen de paiement pratique et sûr. Ils peuvent s’y inscrire à partir d’un smartphone en la téléchargeant sur Google Play et bientôt sur Apple Storesans frais », a fait savoir le responsable de l’entreprise. Au cours de son exposé, le DG s’est également exprimé sur la protection des données personnelles, un point très sensible dans le secteur de paiement en ligne, assurant que la confidentialité et la sécurité des données ont été prises en compte. Avant de rappeler que FastPayment est le premier opérateur de paiement en ligne certifié PCIDSS de niveau 1 au Maroc. « C’est le plus haut niveau de sécurité pour la protection des données sensibles des cartes de crédit/débit », a-t-il précisé. Pour rappel, FastPayment s’appuie sur une équipe dirigeante qui dispose d’une longue expérience dans la monétique à l’international et qui « a développé une plateforme globale, multifonctions et évolutive certifiée par les opérateurs leaders VISA & MASTERCARD », souligne le top management de l’entreprise. Une plateforme unique au Maroc et qui répond à l’ensemble des attentes du marché marocain et international, rappelle-t-il. Le consommateur marocain est de plus en plus attiré par la vente en ligne au point que ce genre de paiement n’a cessé de prendre de l’ampleur au Maroc. Il faut dire qu’avec pus de 12,7 millions de cartes de paiement en circulation et plus de 17,8 millions d’internautes, cette tendance ne saurait vivre sans se transposer au mobile. « Le réflexe de faire un achat sur ordinateur est de plus en plus remplacé par l’utilisation de son smartphone. Ce dernier s’étant déjà substitué au PC pour l’exécution de plusieurs tâches : envoyer un email, visionner une vidéo, surfer sur les réseaux sociaux, suivre les news… », a noté le DG de l’entreprise. Avec ce lancement, il ne fait aucun doute que FastPayment a franchi une étape importante de son développement. D’ailleurs, l’entreprise créée en mai 2013 prévoit pour l’année 2017, un important déploiement de son application dans tous les commerces et chez tous professionnels au Maroc et à l’international. « L’idée est de créer un pont entre l’Europe et l’Afrique en permettant à la diaspora de payer pour des personnes d’un seul clip et en un temps réel les produits et services des Africains. L’objectif est de remplacer l’envoi et le transfert de cash. Il suffit juste de demander à quelque de payer pour vous et le tour est joué », a confié Younes Azennoud. Selon une étude de l’Institut Averty Market Research and Intelligence, publiée en mars 2016, plus de 55% des Marocains utilisent leur smartphone comme moyen principal pour se connecter à Internet. Ils sont 74% à déclarer avoir déjà téléchargé au moins une application marocaine et 60.7% à avoir confiance dans le paiement sur Internet. Des données qui n’ont pas échappé à la curiosité de l’équipe dirigeante de FastPayment.
Maroc : les égorgeurs et profanateurs de dépouilles de Gdim Izik face une juridiction civile

Un rappel des faits s’impose pour que les lecteurs puissent comprendre le déroulé des faits monstrueux qu’a vécus Gdim Izik, près de la ville de Laayoune, dans les provinces sahariennes marocaines, en octobre 2010. Des habitants marocains de la ville de Laayoune, revendiquant leurs droits sociaux légitimes, à savoir ceux liés au logement et à l’emploi, avaient décidé de dresser des tentes dans la région de Gdim Izik. Face à ce mouvement de protestation, les responsables locaux avaient engagé un dialogue et proposé un package de mesures pour y répondre progressivement. Une initiative qui n’a pas abouti en raison de la présence dans ce campement de tentes d’éléments du polisario par leurs sponsors bien connus qui souhaitaient mettre à feu et à sang toutes les villes des provinces sahariennes marocaines. Face à cette situation préoccupante, les autorités marocaines ont décidé le démantèlement pacifique du campement afin que le respect de la loi et de la sécurité et de l’ordre publique soient respectés. L’intervention de la force publique, non armée, a, malheureusement été accueillie par les éléments du polisario par des attaques violentes menées à l’aide d’armes blanches, de jets de pierre et de cocktails Molotov. Des affrontements qui se poursuivront dans la ville de Laayoune où des infrastructures et des biens publics ont été incendiées par ces polisariens. Des attaques d’une sauvagerie comparable à celle de DAESH qui ont fait 11 morts, tous égorgés et leur corps souillé par l’urine de ces criminels. 70 blessés ont été décomptés parmi les forces de l’ordre et 04 blessés civils. Interpellés, ces criminels et profanateurs de dépouille ont été présentés devant le Tribunal Militaire qui les a condamnés, le 17 février 2013. Toutefois, la Cour de Cassation a décidé d’annuler le verdict des 24 condamnés et de renvoyer du dossier devant la Cour d’Appel de Rabat sur la base d’un mémorandum présenté par le Conseil National des Droits de L’Homme Cette sage décision permettra, sans nul doute, une réparation du préjudice causé aux familles des victimes et confirme l’orientation du Maroc de consolider l’Etat de droit. Ainsi, ce lundi, 26 décembre 2016, s’est tenue la première séance du jugement des inculpés de l’affaire de Gdim Izik, en présence de nombreux journalistes, d’organisations et d’associations de défense des Droits de l’Homme étrangers et locaux. A l’issue de cette première audience, la Chambre Criminelle a décidé de reporter au 23 janvier 2017 l’examen de ce dossier afin de permettre à la défense de préparer sa plaidoirie, la convocation d’un individu impliqué poursuivi en état de liberté et l’examen de la requête liée au droit des familles des victimes de se constituer partie civile. Il est donc inutile à une certaine presse et à des parties hostiles au Maroc d’instrumentaliser politiquement et juridiquement une affaire criminelle afin d’induire en erreur l’opinion publique internationale et de travestir les faits. Une presse aux ordres et des associations toujours promptes à vouloir occulter ces crimes ignobles perpétrés par ces terroristes de Gdim Izik à la solde de leurs mentors auront à payer le prix cher pour leur crédibilité à travers l’application de la loi et de la défense des intérêts légitimes des familles des victimes.
Les prix à la consommation jouent au yoyo

Safi, Al-Hoceima, Casablanca et Béni-Mellal en tête de la liste des augmentations, selon le HCP Maroc. L’Indice des prix à la consommation (IPC) poursuit sa tendance baissière, si l’on en croit les données statistiques analysées au cours du mois de novembre dernier par le Haut-commissariat au plan (HCP). L’indice des prix à la consommation a enregistré une baisse au cours du mois de novembre 2016, affichant un recul de 0,3% par rapport au mois précédent. La baisse de 0,7% de l’indice des produits alimentaires et la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires auraient contribué à tirer vers le bas l’indice des prix à la consommation du mois de novembre, a expliqué le HCP dans sa dernière note d’information. «Cette variation est le résultat de la baisse de 0,7% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires», a-t-il précisé soulignant que l’indicateur d’inflation sous-jacente était en hausse de 0,1% sur un mois et de 1,1% sur une année. La tendance à la baisse des prix à la consommation a été observée au niveau notamment des «fruits» dont les prix ont reculé de 18,2% et des «poissons et fruits de mer» qui ont affiché une baisse de l’ordre de 1,5%. Autre produit alimentaire concerné par cette baisse, les «viandes» avec 0,1%. Les experts du HCP ont, en revanche, noté une hausse des prix de 4,3% pour les «légumes», de 2,3% pour «les huiles et graisses» et de 0,8% pour le «lait, fromage et œufs». En ce qui concerne la répartition par ville, ces derniers ont relevé des baisses importantes de l’IPC à Meknès (1,7%), Laâyoune (1,1%), Oujda (0,9%) ainsi qu’à Tétouan et Tanger où elles ont reculé de 0,8%. Des baisses importantes ont été également enregistrées à Fès (0,7%) et à Dakhla (0,4%), selon le HCP. Le Haut-commissariat a, en revanche, observé de légères hausses dans certaines villes. C’est notamment le cas à Safi où il a été constaté une augmentation des prix à la consommation de 1,3% et à Al-Hoceima où ils ont tourné autour de 0,6%. Après analyses des données à sa disposition, le HCP est arrivé au même constat s’agissant de Casablanca et de Béni-Mellal qui ont enregistré un accroissement des prix de 0,3%, outre la ville de Settat 0,2%. Comparé au même mois de l’année précédente, le Haut-commissariat au plan a noté que «l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 1,9% au cours du mois de novembre 2016». Cette hausse serait due à l’augmentation de l’indice des produits alimentaires de 2,8% et de celui des produits non alimentaires de 1,3%, a-t-il expliqué. En ce qui concerne les produits non alimentaires, le HCP a constaté que les variations vont d’une baisse de 0,3% dans la «communication» à une hausse de 2,9% dans l’«enseignement». «Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de novembre 2016 une hausse de 0,1% par rapport au mois d’octobre 2016 et de 1,1% par rapport au mois de novembre 2015», a conclu le HCP.
L’aéroport Marrakech-Ménara fait peau neuve

L’aéroport de Marrakech-Ménara s’est agrandi avec l’inauguration, mercredi dernier, de son nouveau terminal par S.M le Roi Mohammed VI. Ce nouveau terminal permettra l’augmentation de la capacité d’accueil dudit aéroport de 6 millions de passagers supplémentaires pour atteindre 9 millions de passagers par an, a indiqué le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). La construction de ce nouveau terminal vise à améliorer les installations en offrant une capacité suffisante pour gérer le volume du trafic aérien qui augmente régulièrement chaque année : 352.434 passagers enregistrés à fin novembre 2016, soit une croissance significative de +14,20% par rapport à la même période de l’année 2015, a souligné l’institution financière africaine. A noter que la Banque africaine de développement est le seul bailleur de fonds international de ce projet. A ce propos, le groupe rappelle dans sa note d’information que sa participation au financement du nouveau terminal fait partie des cinq priorités de développement (high five) auxquelles s’attache l’institution, notamment «intégrer l’Afrique». Pour la Banque africaine de développement, il s’agit «d’en faire une plaque tournante pour l’aviation dans la région, répondant aux normes internationales», peut-on lire dans le communiqué. Construite sur une superficie totale de 50.000 m2, la nouvelle infrastructure comprend l’extension des parkings avions, par l’aménagement de douze (12) postes moyen et long-courrier (3) supplémentaires et la réalisation d’un parking véhicules côté ville, pour porter sa capacité à 1.500 places véhicules, ainsi que l’aménagement des voies d’accès, précise la même source. A noter que l’équipement et la construction de l’aéroport Marrakech-Ménara, considéré comme un des cinq aéroports du continent à avoir obtenu le label carbone niveau 1, rentre dans le cadre d’un prêt de 240 millions d’euros accordé par la Banque africaine de développement à l’Office national des aéroports (ONDA), avec la garantie de l’Etat, pour cofinancer le troisième projet aéroportuaire. « Ce projet vise à augmenter les capacités opérationnelles par la mise à niveau des infrastructures, l’extension du système de navigation aérienne et le renforcement des installations de sûreté au sol dans les aéroports de Fès, de Marrakech et d’Agadir », précise la BAD. Notons que l’inauguration a eu lieu en présence d’officiels et de la Banque africaine de développement (BAD). Présent dans plus d’une quarantaine de pays africains, le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) est la première institution multilatérale de financement dédiée au développement de l’Afrique. Répartie entre trois entités distinctes, la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN), cette institution contribue au développement économique et au progrès social de ses 53 Etats membres régionaux.
Maroc: Une bonne fin d’année pour le commerce de gros

Enquête de conjoncture réalisée par le HCP au titre du quatrième trimestre Les anticipations des patrons opérant dans les secteurs du commerce de gros et des services marchands non financiers sur l’évolution de l’activité au titre du quatrième trimestre tendent vers l’optimisme. C’est du moins ce qui ressort de nouveaux éléments de l’enquête trimestrielle de conjoncture réalisée par le Haut-commissariat au plan (HCP) auprès des entreprises marocaines desdits secteurs. Selon ces nouvelles données, 35% des chefs d’entreprises marocains du secteur des services marchands non financiers anticiperaient une hausse de l’activité globale au quatrième trimestre qu’ils attribuent principalement à l’amélioration de l’activité des «Transports aériens» et de l’«Entreposage et services auxiliaires des transports». 7% pensent au contraire qu’elle baisse. L’enquête révèle aussi que plus de la moitié d’entre eux (63%) anticipent une stabilité de la demande prévue pour le 4ème trimestre 2016 et 72% une stagnation des effectifs de l’emploi. La tendance est aussi à l’optimisme du côté des patrons du secteur du commerce de gros. En effet, 43% des grossistes anticipent une hausse du volume global des ventes pour le quatrième trimestre. Ils prévoient une amélioration principalement au niveau des activités des «Autres commerces de gros spécialisés» et du «Commerce de gros d’autres équipements industriels». Ils seraient 19% à s’attendre à une baisse de l’activité. Pour 31% d’entre eux, l’emploi connaîtrait une augmentation des effectifs. Ajoutons que les dirigeants d’entreprises du secteur sont persuadés que « les commandes à passer pour le quatrième trimestre 2016 seraient d’un niveau normal selon 75% des chefs d’entreprises et inférieur à la normale selon 18% », a noté le HCP. Soulignons que les appréciations des chefs d’entreprises du secteur des services marchands non financiers sur l’évolution de l’activité au cours du troisième trimestre ont aussi été teintées d’optimisme. Pour 60% des patrons, l’activité du secteur aurait connu une hausse au cours de cette période alors que 18% pensent le contraire. Cette évolution serait due à la hausse de l’activité enregistrée au niveau des branches des «Télécommunications» et des «Transports aériens», alors que la baisse aurait été principalement enregistrée au niveau des services de «Publicité et études de marché», a relevé le HCP. Le Haut-commissariat poursuit en soulignant que l’amélioration de l’activité globale des services marchands non financiers aurait été accompagnée également par une progression des prestations à l’étranger. « Les carnets de commandes du secteur ont été jugés d’un niveau normal par 75% des patrons et inférieur à la normale par 12%. L’emploi aurait connu une stagnation selon 72% des chefs d’entreprises », a relevé le HCP. Dans ces conditions, souligne-t-il, le taux d’utilisation de la capacité des prestations (TUC) se serait établi à 79%. L’optimisme n’était pas de mise du côté des patrons du secteur du commerce de gros. E pour cause, 39% d’entre eux estiment que les ventes du secteur sur le marché local auraient connu une baisse alors que 30% d’entre eux prévoient une hausse. Cette évolution serait attribuable principalement à la baisse des ventes dans les «Autres commerces de gros spécialisés» et à la hausse des ventes enregistrée dans le «Commerce de gros de produits alimentaires et de boissons» et du «Commerce de gros d’autres équipements industriels», ont relevé les experts du HCP. Pour ailleurs, la plupart (82%) estiment que l’emploi a connu une stabilité alors que 62% d’entre eux assurent que les stocks de marchandises se seraient situés à un niveau normal.