Enrique Graue Wiechers : En matière d’enseignement et d’égalité, le Maroc a encore du chemin à faire

Enrique Graue Wiechers : En matière d’enseignement et d’égalité, le Maroc a encore du chemin à faire

Eminent professeur d’ophtalmologie et recteur de l’Université nationale autonome de Mexico (UNAM), Enrique Graue Wiechers a donné une conférence, mardi 3 janvier à Rabat, dans le cadre de la célébration du soixantième anniversaire de l’Université Mohammed V de Rabat. La rencontre, organisée en collaboration avec le centre CAPAIUL, a porté sur le rôle social de l’université dans les pays émergents et les opportunités qu’elle offre au dialogue et à la coopération Sud-Sud. Membre du Conseil national pour la prévention des maladies oculaires, le Dr Graue est aussi président du Conseil mexicain d’ophtalmologie, de l’Association panaméricaine d´ophtalmologie, de l’International Council of Ophthalmology et du World Ophthalmology Congress. Il est, par ailleurs, membre de l’Académie royale de médecine d’Espagne et du Fellow of the Royal College of physicians (Angleterre) ainsi que membre actif de l’Association for research vision in ophthalmology. Pagesafrik : Vous aviez visité le Maroc pour la première fois il y a 40 ans. Comment l’avez vous trouvé aujourd’hui ? Qu’est-ce qui a changé, selon vous? Enrique Graue Wiechers : Je suis effectivement venu pour la première fois au Maroc, il y a de cela quarante ans. A l’époque, j’avais visité les villes de Casablanca, Tanger, Fès et Marrakech; mais, c’est la première fois que je mets les pieds à Rabat. Je constate que le Maroc a beaucoup changé, il est totalement différent de celui que j’ai connu dans le passé, à une époque où les médinas, les souks et l’agriculture étaient encore peu développés. Aujourd’hui, on trouve de superbes autoroutes, les surfaces cultivées sont beaucoup plus grandes et nombreuses, les services publics sont présents sur tout le territoire national, les villes sont plus propres et mieux entretenues. Je constate aussi que l’industrialisation du pays s’accélère. C’est un Maroc tout à fait différent. Vous avez animé une conférence à Rabat sur le rôle social de l’université dans les pays émergents, à l’occasion du 60ème anniversaire de l’UM5. Quelle est votre appréciation de ce rôle ? L’université publique joue un rôle très important dans le développement d’un pays, dans ce sens qu’elle offre aux étudiants issus de milieux socioéconomiques modestes la possibilité d’accéder à des études supérieures. C’est un rôle social que l’université doit préserver. Elle joue également un rôle dans la création de la connaissance ainsi que dans la recherche en matière de sciences exactes et de sciences sociales et, à mon avis, la recherche dans ces différents domaines doit bénéficier de l’appui de l’Etat. A propos du rôle social que vous évoquiez, croyez-vous que les universités publiques l’assument suffisamment ? Ce n’est pas suffisant. Cela dit, nous faisons continuellement des progrès dans ce domaine pour préserver ce rôle. Vous êtes aussi intervenu sur les opportunités qu’offrent les universités au dialogue et à la coopération. A ce propos, pensez-vous que le dialogue Sud-Sud a vraiment évolué au cours des dernières années? A mon avis, le dialogue Sud-Sud n’a pas suffisamment évolué pour la simple raison que nous étions plus portés sur le dialogue Nord-Sud. Il y a eu bien sûr quelques échanges, mais j’estime qu’ils n’étaient pas suffisants. Quoi qu’il en soit, le monde tel qu’il est aujourd’hui exige que ces dialogues soient intensifiés. Car, c’est à travers eux que nous pouvons comprendre nos besoins de développement réciproques, dissiper les incompréhensions avec nos voisins du Nord et promouvoir les besoins d’éducation. Aujourd’hui et plus que jamais, il est important de dialoguer. Que faut-il alors faire pour renforcer ce dialogue que bien des politiques appellent de leur vœu? Quels sont les moyens dont vous disposez pour le renforcer et à quel niveau doit-on intervenir ? Je pense que nous devions souvent communiquer pour définir les priorités et identifier nos forces et faiblesses dans l’objectif de consolider nos relations et progresser sur des projets d’avenir. C’est ce que nous avons fait en arrivant ici. Nous avons signé les protocoles d’accord relatifs aux chaires Graciela Hierro et Fatima Mernissi des droits de l’Homme et de la parité en vue de renforcer nos relations et mieux nous connaître car, nous avons besoin de bien connaître le monde arabe et le Maroc a besoin de mieux connaître les spécificités des pays latino-américains. Autre exemple, la visite du président de l’Université Mohammed V, Said Amzazi, au Mexique, a permis de trouver un axe de collaboration dans le domaine des sciences du génome et de la médecine génomique. Nous allons développer une collaboration bilatérale pour établir une nouvelle licence et éventuellement la double titularisation. Nous avons également examiné la possibilité de collaborer concrètement dans les domaines des énergies renouvelables où le Maroc est très avancé et nous avons aussi réalisé d’importants progrès dans bien des domaines. Je pense qu’une fois la mobilité académique établie, d’autres points d’accord seront examinés et nous permettront de collaborer plus étroitement dans des domaines d’intérêts communs. En outre, le Dr Luis de la Barreta du Centre d’études des droits humains et le président du Conseil national des droits de l’Homme, Driss El Yazami, ont examiné la possibilité de renforcer les études en la matière à travers Internet et de créer des spécialisations au niveau du master. Ces chaires portent justement sur les droits de l’Homme, la parité et l’immigration. Pensez-vous que le Maroc a évolué sur ces questions ? L’impression que nous avons eue après notre entretien avec M. Amzazi, laisse penser que les choses évoluent dans le bon sens. J’estime que le Maroc doit poursuivre ses efforts en matière de droits de l’Homme, qu’il faudra penser à ceux des homosexuels et veiller à ce que les femmes prennent elles-mêmes des décisions concernant leurs propres corps. A mon avis, ce sont là des problèmes sociaux où le Maroc doit continuellement faire des progrès. Bien qu’aucune société n’ait réussi à les résoudre entièrement, le plus important est de toujours continuer à travailler. Si le Maroc a enregistré des avancées importantes dans l’industrie et le commerce, il lui reste encore des défis à relever au niveau de l’enseignement moyen et supérieur qui sont d’ailleurs les mêmes que les nôtres. Je pense également que

Partenariat : Fond de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF)-Association Marocaine pour l’Ecotourisme et la Protection de la Nature

Partenariat : Fond de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF)-Association Marocaine pour l’Ecotourisme et la Protection de la Nature

La présentation du programme de conservation de la biodiversité du Parc National d’Ifrane, à travers la promotion de l’éducation environnementale et de la sensibilisation et la projection du film documentaire relatif à la biodiversité dans le Moyen Atlas a été tenue le mercredi 25 janvier 2017 à Rabat. Cette rencontre a vu la participation de plusieurs intervenants dans le domaine de l’environnement et de la préservation de l’écosystème : les acteurs du tourisme autour des zones humides du Parc National d’Ifrane, les associations locales, les partenaires du Parc National, les Médias et les Représentants d’administrations concernées. Les discussions ont été axées sur les thématiques suivantes : –  »Après la COP22, quelle action pour le futur ? : cas du Parc National d’Ifrane’. – présentation du programme conservation de la biodiversité du Parc National à travers la promotion de l’éducation environnementale et de la sensibilisation portée par l’Association Marocaine pour l’Ecotourisme et la Protection de la Nature et de ses partenaires institutionnels. Les intervenants ont relevé que, pour notre planète, les changements climatiques sont une réalité et que le réchauffement climatique multiplie les phénomènes météorologiques extrêmes, qui bouleversent la vie sur terre. Cyclones, ouragans, sécheresse, canicule, inondations, tempêtes, ont vu leur nombre et leur intensité progresser de façon alarmante. Des catastrophes au coût terrible : 1,6% du PIB mondial entre les années 2012/2013. A ce rythme, ce coût pourrait aisément atteindre 4 à 5%, en 2025, et 20% en 2050. En Afrique, les secteurs les plus vulnérables comprennent l’agriculture, l’alimentation et l’eau. L’Afrique souffre des effets du changement climatique, et ce, non seulement sur les plans de la réduction de sa productivité agricole et de l’augmentation de son insécurité hydrique, mais aussi par une exposition accrue aux anomalies naturelles, facteur aggravant la précarité de sa population. Au Maroc, Une vulnérabilité naturelle est aggravée par le mode de gestion de ses ressources par la raréfaction des ressources en eau, la désertification, les incendies, la déforestation, les inondations et la pollution. Le film documentaire projeté à cette occasion relève que l’eau est source de vie et que l’Atlas marocain tente d’en assurer le renouvellement, de part la quantité de neige et de précipitations qu’il reçoit chaque année. Elle alimente ainsi nos lacs, nos rivières et favorise la naissance d’une biodiversité remarquable : de forêts, d’écosystèmes et de paysages naturels de qualité. C’est le cas du Parc National d’Ifrane, une aire protégée créée en 2004 au cœur du Moyen Atlas sur une superficie de 125 000 Hectares, pour conserver et valoriser ce patrimoine naturel qui contient la plus grande forêt de Cèdre en méditerranée. Ecosystème précieux, il abrite le plus grand nombre d’espèces de faune et de flore du pays, et trois lacs d’importance mondiale, dont le lac d’Affenourir, connu par la présence de la Tadorne Casarca, le Canard Col Vert et de nombreux rapaces. La biodiversité aquatique est favorisée grâce aux quantités d’eau permanentes du Moyen Atlas, où vivent les espèces de poissons telle que la Truite Fario, une espèce endémique de la région. Les grands mammifères sont représentés par une espèce spectaculaire : le singe Magot qui s’épanouit entre les arbres majestueux de la Cédraie de l’Atlas. Malheureusement, la beauté de ces paysages naturels et la quiétude de ces espèces ne sont plus à l’abri des nuisances humaines ; les coupes illégales, le braconnage et le surpâturage sont devenus quasi quotidiennes et la dégradation ne cesse de prendre de l’ampleur, atteignant des phases préoccupantes. Le risque de l’irréversibilité devient sérieux, surtout que la question du changement climatique vient amplifier le déséquilibre écologique. Ce sont les raisons qui ont motivé les membres de l’Association Marocaine pour l’Ecotourisme et la Protection de la Nature pour agir et tirer la sonnette d’alarme, et grâce à la subvention du Fond de Partenariat pour les Ecosystèmes Critiques (CEPF), l’Association a pu mettre en place un projet et mobiliser les principaux acteurs locaux et nationaux, dont le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts, le Ministère de l’Education Nationale et la Fédération des Associations de Pêcheurs. La cadence alarmante de dégradation des ressources piscicoles a poussé l’Association à restructurer la Fédération Marocaine de Pêche de Loisir, qui, en si peu de temps s’est vue octroyer : un siège, une administration, un équipement adéquat et des sessions de formation accélérées sur le management associatif, la réglementation et la communication. Les résultats n’ont pas tardé à venir ; le nombre d’associations formant la Fédération est passé de 11 associations en 2013 à 52 associations en 2016. Les manifestations de la pêche écologique se multiplient, le concept de pêche « No Kill » fait son apparition et la sensibilisation sont désormais des actions centrales de la Fédération. Pour lutter contre le braconnage, la Fédération a engagé des gardes fédéraux : des bénévoles reconnus par l’Etat marocain et appuyés par le Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts. Le nombre des gardes bénévoles est passé de 15 en 2013 à 73 actuellement. En effet, entre 2014 et en 2016, plus de 2 100 sorties de contrôle ont été effectuées par les gardes bénévoles, enregistrant des résultats très satisfaisants. Le 2ème axe de ce projet est l’éducation à l’environnement pour investir dans les générations futures et les préparer aux défis de l’avenir. Le film documentaire relève que le programme éducatif qui est mis en place depuis septembre 2013, ciblant les 38 écoles rurales du Parc National d’Ifrane profite à plus de 5 000 élèves ont déjà bénéficié de sorties pédagogiques, à travers lesquelles les enfants découvrent la face cachée de la forêt et surtout prennent conscience de l’impact de l’homme sur sa pérennité. Le programme éducatif vise à inculquer la fibre écologique aux jeunes riverains du Parc National d’Ifrane, en d’autres termes, là où la dégradation des écosystèmes naturels menace l’équilibre de toute une région. Grâce à l’appui précieux du Haut-Commissariat aux Eaux et Forêts, l’Association a réalisé l’Ecole de l’Education Environnementale et de l’Ecotourisme, une structure d’accueil dont la mission est de rappeler au quotidien la nécessité de préserver l’environnement naturel et aussi d’offrir un

Maroc: Baisse de l’indice des prix à la consommation à fin décembre

Maroc: Baisse de l’indice des prix à la consommation à fin décembre

Hausse de l’IPC annuel de 1,6% et de l’indicateur annuel d’inflation sous-jacente de 1,3% En décembre 2016, l’indice des prix à la consommation (IPC) s’est replié de 0,1% sur un mois et a été en hausse de 1,6% sur un an, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP) dans une note d’information rendue publique récemment. L’indicateur annuel d’inflation sous-jacente a progressé de 1,3%, a-t-il indiqué. « L’IPC du mois de décembre 2016 a connu une baisse de 0,1% par rapport au mois précédent ; au terme de l’année 2016, l’IPC annuel moyen aura progressé de 1,6% et l’indicateur annuel d’inflation sous-jacente de 1,3% », a indiqué le HPC dans ce document relatif à l’indice des prix à la consommation (IPC) de l’année 2016. La baisse constatée de l’indice des prix à la consommation au cours du mois de décembre 2016 s’explique essentiellement par la baisse de 0,2% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires, a indiqué le HCP. Selon les données statistiques analysées par le Haut-commissariat, les baisses des produits alimentaires observées entre novembre et décembre 2016 ont concerné principalement les « fruits » avec 4,9%, les « légumes » avec 1,6% et le « café, thé et cacao » avec 0,1%. En revanche, les prix ont augmenté de 1,5% pour les « huiles et graisses », de 0,8% pour le « lait, fromage et œufs », de 0,7% pour les « poissons et fruits de mer » et de 0,3% pour les « viandes ». Dans ces conditions, a indiqué le HCP «l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu une hausse de 0,2% au cours du mois de décembre 2016 par rapport au mois précédent ». A en croire les analystes du HCP, la hausse de l’IPC annuel moyen au terme de l’année 2016 a concerné aussi bien les produits alimentaires que ceux non alimentaires. Leurs indices auraient ainsi progressé respectivement de 2,7% et de 0,7%. Ces derniers ont également observé que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires sont allées d’une baisse de 0,2% pour la «communication» à une hausse de 2,5% pour les «restaurants et hôtels». C’est ainsi que « l’indicateur d’inflation sous-jacente aurait connu une hausse de 1,3% au cours de l’année 2016 par rapport à l’année 2015 », ont-ils expliqué. En ce qui concerne l’évolution des prix par ville, il ressort des données du HCP que la hausse la plus importante de l’IPC annuel a été enregistrée à Al-Hoceima avec 2,3%. D’autres hausses tout aussi importantes ont été relevées à Settat avec 2,1% et à Béni-Mellal avec 2,0%. Cette même tendance a également été observée à Agadir, Dakhla, Meknès et Rabat où la hausse de l’IPC oscillait autour de 1,9% ainsi qu’à Tanger avec 1,8%. En revanche, les hausses les moins importantes de l’IPC annuel ont été enregistrées au niveau des villes d’Oujda et Safi (1,0%), Laâyoune et Kénitra (1,2%) et Guelmim (1,3%). La ville de Casablanca figure également sur la liste des cités ayant connu une baisse remarquée de l’IPC avec 1,4%.

Sur instructions du Roi Mohammed VI, le Maroc apporte une assistance médicale concrète au peuple du sud-soudan

Sur instructions du Roi Mohammed VI, le Maroc apporte une assistance médicale concrète au peuple du sud-soudan

Face à un désintérêt total et extrêmement décevant de la communauté internationale sur la gravité de la situation sanitaire et alimentaire qui touche des millions de sud-soudanais, le Roi du Maroc a ordonné, le 21 janvier 2017, aux Services de Santé des Forces Armées Royales marocaines le déploiement à Juba d’un hôpital de campagne et ce, à partir du 23 janvier 2013. Cet hôpital de campagne multi-spécialités est d’une capacité de 30 lits extensibles à 60. Il comprend 20 médecins spécialistes, 18 infirmiers et réalisera des prestations médicales dans différentes spécialités dont la pédiatrie, la médecine interne, la chirurgie, la cardiologie, la traumatologie, la médecine dentaire, l’ophtalmologie et la médecine ORL. L’hôpital disposera aussi d’un laboratoire d’analyses médicales et d’une pharmacie dotée de lots de médicaments variés. La mise en place de cet structure militaire médicale marocaine en République du Sud-Soudan est la parfaite illustration de la grande sollicitude du Souverain marocain envers le peuple sud-soudanais pour leur porter assistance et leur prodiguer les soins nécessaires et constitue également un acte exemplaire de solidarité du Maroc avec les sud-soudanais. Nul ne peut ignorer que des millions de sud-soudanais n’ont pas accès à des infrastructures sanitaires et à l’eau potable engendrant épidémie de choléra et insécurité alimentaire entre autres conséquences d’une guerre civile inutile et néfaste pour la sécurité de ce jeune pays africain Cette action s’inscrit dans la tradition humanitaire panafricaine du Royaume du Maroc et constitue la preuve irréfutable de sa volonté à contribuer à la défense des nobles valeurs humaines universelles et à soutenir le dialogue, la réconciliation nationale et le développement en allégeant les souffrances d’une population victime d’une guerre civile stérile. Pour rappel, les Forces Armées Royales marocaines ont déjà fait montre depuis de nombreuses années de sa haute compétence en matière de logistique, de secours et d’assistance médicale et chirurgicale, une expérience qui se déploie sur le terrain, particulièrement en Afrique et au Moyen-Orient. Ce nouvel hôpital militaire de campagne sera fortement apprécié par les autorités et le peuple soudanais et constituera un témoignage émouvant des relations fraternelles entre le Royaume du Maroc et la République du Sud-Soudan. Le Maroc et ses plus hautes autorités n’ont pas pour habitude de se pavaner dans les enceintes ou forums internationaux promettant monts et merveilles ou faisant des promesses sans suite. Ils passent à l’acte !

La croissance de l’économie marocaine devrait s’établir à 3,6% en 2017

La croissance de l’économie marocaine devrait s’établir à 3,6% en 2017

Le HCP reste prudent et optimiste concernant les perspectives pour l’année en cours L’économie nationale devrait atteindre une croissance de 3,6 selon le Haut-commissaire au plan, Ahmed Lahlimi Alami, qui a présenté, mardi 17, le dernier bilan des perspectives de l’économie nationale au titre de l’année en cours. Il s’agit d’un chiffre modeste comparé à ceux annoncés dernièrement par la Banque mondiale et le Centre marocain de conjoncture (CMC) qui tablaient respectivement sur un taux de croissance de 4% et 4,1%. Compte tenu de la campagne agricole 2016-2017 qui s’annonce prometteuse et dans la perspective d’une production des céréales de 70 millions de quintaux et d’une consolidation des réalisations des autres cultures industrielles, de l’élevage et de la pêche maritime, le Haut-commissariat au plan (HCP) a indiqué que le secteur primaire devrait dégager une valeur ajoutée en hausse de 9,7% au lieu d’une baisse de 9,8% estimée pour 2016. Soutenu par la consolidation de la demande intérieure et par l’amélioration de la demande extérieure, le secteur secondaire connaîtrait, de son côté, une hausse de son rythme de croissance de 2,5% contre 1,9% l’année dernière, a relevé Ahmed Lahlimi Alami lors de cette rencontre tenue à Casablanca. Des estimations et projections du HCP, il ressort aussi que le secteur tertiaire devrait consolider sa légère reprise amorcée en 2015 pour afficher une croissance de 2,4% alors que « les services non marchands dégageraient une valeur ajoutée en hausse de 2,2%, en raison d’une éventuelle augmentation de la masse salariale dans les administrations sous l’effet du recrutement anticipé pour l’année 2017 », a-t-on appris. Ainsi, les activités non agricoles devraient dégager une valeur ajoutée en amélioration de 2,4% au lieu de 2,2% en 2016, a relevé le HCP. Dans son exposé, Ahmed Lahlimi Alami a également indiqué que le PIB devrait enregistrer une hausse de 3,6% en 2017 au lieu de 1,1% estimé pour 2016 et signalé, par ailleurs, que « l’augmentation prévue des prix à l’importation, associée à une demande intérieure en amélioration en 2017, devrait induire une légère hausse de l’inflation ». Ainsi, a-t-il soutenu, l’accroissement du niveau général des prix serait de 2,1% au lieu de 1,7% en 2016. Selon les prévisions du HCP, la demande intérieure devrait consolider sa légère reprise observée en 2016; la consommation des administrations publiques devrait augmenter de 2,7% au lieu de 1,3% en 2016, suite à l’accroissement des dépenses budgétaires de fonctionnement non-salariés; alors que la formation brute de capital fixe (FBCF) devrait connaître une hausse de 3% en volume en 2017. Bien que prudent, le Haut commissaire a indiqué que la demande intérieure en volume devrait maintenir son rythme de croissance à 3,6%, et sa contribution à 3,9 points à la croissance économique en 2017. A propos des échanges extérieurs de biens et services, il a noté que « les exportations devraient s’accroître de 6,2% en volume au lieu de 4,5% en 2016, alors que les importations devraient progresser de 5,4% au lieu de 10,2% ». Quant aux exportations de biens et services, elles devraient connaître une hausse de 5,9% en 2017 au lieu de 2,5% en 2016, alors que les importations devraient enregistrer un rythme d’accroissement en ralentissement à 4,8% au lieu de 8,3% en 2016. Le HCP en conclut que le déficit des échanges extérieurs nets serait ainsi en légère baisse, passant de 10% du PIB en 2016 à 9,6% en 2017. Sur le financement de l’économie, le patron du HCP a indiqué que « les finances publiques devraient continuer de poursuivre le processus de rationalisation des dépenses budgétaires et du renforcement de la collecte des recettes, notamment fiscales ». Lequel processus devrait permettre la maîtrise du déficit budgétaire à un niveau tolérable qui se situerait, alors, à 3,5% du PIB en 2017, contre 4% l’année précédente. Comme l’a souligné le Haut-commissaire, il est à noter que toutes ces perspectives prennent en compte les dispositions fiscales et budgétaires annoncées dans le projet de loi de Finances 2017 et supposent également la réalisation d’une production agricole légèrement supérieure à la moyenne durant la campagne 2016/2017. A propos de l’évolution de l’économie nationale en 2016 qui se serait établie à 1,1%, contre 4,5% en 2015, le HCP a estimé qu’elle aurait été marquée par la forte baisse de la production agricole et les faibles capacités des activités non agricoles à en atténuer les effets négatifs sur le rythme de la croissance économique nationale. « Le ralentissement net de la demande adressée au Maroc ainsi que de la consommation finale nationale, conjuguée à une forte pénétration des importations dans le marché local, sont à l’origine de cette situation », a expliqué cette institution.

CAN 2017 : victoire d’entrée de jeu des Léopards de la RDC face aux Lions de l’Atlas du Maroc (1-0)

CAN 2017 : victoire d’entrée de jeu des Léopards de la RDC face aux Lions de l’Atlas du Maroc (1-0)

Junior Kabananga, unique butteur du match La République démocratique du Congo a pris la tête du groupe C, lundi 16 janvier à Oyem au Gabon, en enregistrant d’entrée de jeu sa première victoire face au Maroc. Sur le score d’un but à zéro (1-0), les Léopards de la RDC ont battu les Lions de l’Atlas du Maroc à l’occasion de la première journée de la phase finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2017. Les poulains de Florent Ibenge l’emportent grâce à l’unique but de Junior Kabananga. Un peu plus tôt, les équipes nationales du Togo et de la Côte d’Ivoire se sont séparées sur un score nul et vierge (0-0).

Création des chaires Graciela Hierro à l’Université Mohammed V et Fatima Mernissi à l’Université nationale autonome du Mexique

Création des chaires Graciela Hierro à l’Université Mohammed V et Fatima Mernissi à l’Université nationale autonome du Mexique

Renforcement de la coopération maroco-mexicaine L’Université Mohammed V de Rabat (UM5) et l’Université nationale autonome du Mexique (UNAM) ont procédé, mardi 3 janvier courant, à la signature d’un accord pour la création des chaires d’études sur les droits de l’Homme, la parité et l’immigration Graciela Hierro à Rabat et Fatima Mernissi à Mexico. L’accord a été signé par le président de l’Université Mohammed V de Rabat, Pr Saaïd Amzazi, et son homologue de l’UNAM, Pr Enrique Graue Wiechers, en présence de l’ambassadeur du Mexique au Maroc, Andrés Ordonez et de nombreux invités dont des spécialistes des relations maroco-latino-américaines. L’objectif de cet accord est d’offrir un environnement idéal pour l’enrichissement et la diversification des activités d’enseignement, d’intégration et de rayonnement universitaire, ont indiqué les deux parties signataires. Cet accord permettra également aux deux institutions universitaires de mener conjointement plusieurs activités dont des conférences, des cours, des séjours de recherche et des forums de discussion afin d’approfondir l’étude des problématiques et des alternatives portant sur des thématiques essentielles aux sociétés contemporaines. Les deux parties s’engagent à promouvoir, planifier et mettre en œuvre de manière coordonnée les activités universitaires et les mécanismes opérationnels de coopération nécessaires à l’exécution de cet accord. Autonome depuis 1928, l’UNAM est considérée comme la plus grande institution universitaire du Mexique, du monde latino-américain et même hispanique, avec presque 400.000 étudiants et enseignants et 24 musées. Source de production d’idées et de propositions, elle constitue un véritable poumon social, scientifique et culturel du Mexique. A noter que la signature dudit accord a été le point d’orgue d’une rencontre organisée à la Faculté de médecine dentaire et animée par le professeur Enrique Graue Wiechers sur le thème «Le rôle social de l’université dans les pays émergents et les opportunités qu’elle offre au dialogue et à la coopération Sud-Sud». Ils ont dit Dr Alberto Vital Diaz, coordinateur des sciences humaines de l’UNAM Dans le sous-système des sciences humaines, nous avons des programmes de droits de l’Homme dont a la charge le Dr Luis de la Barreta et un Centre de recherche sur la parité et l’équité dans tous les domaines. Ce sont là des espaces qui pourront accueillir les chaires. En outre, des commissions spécifiques ont été établies à Mexico et Rabat pour gérer les deux chaires qui ont été pensées d’une façon transversale pour impliquer tout ce qui peut l’être dans les domaines des droits de l’Homme, la parité, l’immigration, le cinéma, la science sociale et la littérature, entre autres. Dr David Romero, directeur du Centre des sciences génomique (CCG) L’Université nationale autonome de Mexico détient depuis 13 ans une licence en science génomique. Nous allons travailler ensemble avec l’Université Mohammed V de Rabat en vue de son adaptation et son établissement au Maroc. Le projet consiste à établir un programme qui soit compatible et permette la migration des étudiants entre le Mexique et le Maroc et éventuellement la double titularisation. Nous comptons aussi faire de la recherche dans des domaines de la science génomique et probablement encadrer une autre chaire avec des mécanismes de motivation sur de nouvelles recherches. Dr Luis de la Barreta, Centre d’études des droits humains Nous avons à l’UNAM un programme de préservation avec plusieurs spécialisations dont une porte sur les droits de l’Homme, un sujet placé au niveau des licences et des spécialisations en droit. Notre programme compte parmi les plus récents de l’université et dispose d’un magazine publié mensuellement. Nous développons aussi des recherches sur des thèmes très sensibles tels que les droits de l’Homme et l’émigration. Nous disposons d’une clinique juridique qui s’intéresse à ces problématiques et dont la collaboration des étudiants en fin d’études demeure importante. Qu’il s’agisse de différentes recherches et des supports de la clinique, nous serons très intéressés de recevoir des académiciens et des étudiants de l’Université Mohammed V. Propos recueillis par Alain Bouithy

L’économie marocaine atteindrait un taux de croissance de 4,1%, selon le CMC

L’économie marocaine atteindrait un taux de croissance de 4,1%, selon le CMC

Les principaux facteurs d’anticipation de l’activité économique permettent d’envisager un redressement du cycle des affaires Le taux de croissance de l’économie marocaine devrait s’établir à 4,1% en 2017, soit légèrement au-dessus de 4% annoncé par la Banque mondiale, a relevé le Centre marocain de conjoncture (CMC). Le CMC se base sur les hypothèses portant sur les principaux facteurs d’anticipation de l’activité économique relevant aussi bien de l’environnement interne qu’externe. Ces facteurs présentent des «configurations en constante amélioration», a-t-il noté dans son dernier numéro d’Info-CMC. Cette perspective implique une nette inflexion dans le sentier de croissance par comparaison à la situation de baisse d’activité qui a marqué l’exercice précédent, ont indiqué les analystes du CMC. Dans ce numéro, intitulé «Perspectives de reprise du cycle de production en 2017, hausse prévisible du PIB de 4,1%», ces derniers ont également indiqué que l’année 2016 devrait enregistrer l’une des plus faibles performances au cours des dernières années tant au niveau de la production que de la demande et des revenus avec un taux de croissance qui ne dépasserait guère 1,2%. A propos des perspectives de l’année 2017, il ressort que la configuration sectorielle de la nouvelle dynamique de croissance fait apparaître une contribution assez différenciée selon les branches d’activité. Ainsi, selon les prévisions du CMS, la valeur ajoutée agricole afficherait sur la base d’une récolte céréalière atteignant le niveau moyen des cinq dernières années une progression estimée à 7,6 % en termes réels. De son côté, le secteur des industries manufacturières progresserait à un rythme légèrement plus soutenu que celui de l’exercice précédent, soit un taux de croissance en volume de 3,2 %. Les activités du bâtiment et travaux publics devraient consolider la dynamique de reprise engagée ces derniers mois avec la reprise de l’habitat social et la poursuite des programmes d’investissements en matière d’infrastructures de base. «La valeur ajoutée de ces activités devrait enregistrer une progression de 2% au terme de l’année 2017. Il en est de même des secteurs du transport, des télécommunications et des autres services marchands dont les niveaux d’activité seraient tirés par une demande de consommation plus vigoureuse ainsi que par le développement des activités des industries de transformation, du bâtiment et du tourisme », a précisé le CMC. Selon toute vraisemblance, le secteur du commerce devrait évoluer au cours de l’année 2017 dans des conditions plus favorables et réaliser une croissance de 5,3%. Le CMS a aussi relevé un dynamisme accru des principales composantes de la demande, indiquant que l’investissement augmenterait en valeurs nominales de 4,8% à la faveur d’une reprise prévisible des flux de capitaux étrangers doublée de la tendance au redressement de l’investissement privé et de certains programmes d’équipements publics. La consommation des ménages montrerait plus de vigueur en enregistrant un accroissement en valeurs courantes de 2,8%. Cette progression se traduirait, compte tenu d’une évolution des prix qui demeure encore modérée, par une progression de la consommation réelle de 2%. Dans la même perspective, le CMC a estimé que les échanges extérieurs devraient contribuer positivement à la croissance. « Les flux des importations poursuivraient selon toute probabilité leur évolution tendancielle; le taux d’accroissement de cet agrégat en valeurs courantes escompté pour l’année 2017 serait de l’ordre de 4,1 %. Les exportations connaîtraient, quant à elles, un léger redressement à la faveur de la reprise de l’activité économique dans les principaux pays partenaires du Maroc ». ainsi, poursuit-il, le taux de progression des exportations en valeurs nominales pourrait atteindre 6,2% environ au terme de l’année 2017. Les prix à la consommation devraient connaître un accroissement plus soutenu que l’exercice précédent avec un taux d’inflation de l’ordre de 1,9%. Ces développements conjoncturels devraient par conséquent induire une certaine détente sur le marché du travail sans pour autant traduire une inversion même temporaire de la courbe du chômage. «Le redressement de l’activité résultant principalement d’une reprise des activités primaires, dominées par le secteur agricole, se révèlerait d’un faible impact sur l’emploi», précise le CMC. A l’échelon international, le CMC note que l’activité économique ne cesse d’afficher des signes de consolidation pour le troisième trimestre consécutif, soulignant que la croissance de l’économie mondiale devrait connaître un raffermissement sensible pour atteindre un taux moyen de 3,4% au terme de l’année 2017, selon les dernières projections du FMI. Ce qui représente une hausse de 0,3 point par rapport à l’exercice précédent. «Cette perspective résulterait d’un redressement du cycle conjoncturel dans la plupart des pays industrialisés, que ce soit aux Etats-Unis, en Europe ou au Japon», a expliqué le CMC ajoutant que le redressement progressif de la situation économique serait, par ailleurs, soutenu par la consolidation attendue du rythme de croissance dans les pays émergents. En l’occurrence, le groupe de pays les plus dynamiques en Asie, en Amérique latine et en Afrique. «L’amélioration prévisible de la croissance à l’échelon international devrait par ailleurs induire une intensification des échanges commerciaux dont le volume global enregistrerait une progression pouvant atteindre 3,8% au terme de l’année qui commence».