RD Congo. Le Président Félix Tshisekedi a honoré la mémoire du Maréchal Mobutu

DISPARITION. Le Chef de l’État Félix Tshisekedi a assisté, ce jeudi en la cathédrale Notre Dame du Congo, à la messe organisée en hommage au Maréchal Mobutu, ancien président de la République Démocratique du Congo ( de 1965 à 1997). Placée sous le signe de l’unité des cœurs comme l’a évoqué dans son homélie l’officiant du jour, l’abbé Yves Koko, cette célébration eucharistique qui marque les 26 ans de la disparition du Maréchal Mobutu a connu la participation de nombreuses personnalités politiques toutes tendances confondues et religieuses, ainsi que des membres de la famille biologique et idéologique du défunt. « Votre présence ici montre votre promptitude à être proche des autres à des moments de peine comme de joie », a déclaré l’abbé Koko s’adressant au Président Tshisekedi. Depuis son élection à la présidence de la République en 2018, le Président Félix Tshisekedi a multiplié les actions d’hommages aux anciens chefs d’État et autres personnalités ayant marqué l’histoire du pays . A la faveur d’une mission d’itinérance dans la province de l’Equateur, le président Tshisekedi avait fait part de son intention d’organiser au pays des funérailles nationales pour le président Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Zabanga et une sépulture digne de son rang de Chef d’État comme il l’a fait pour Patrice Lumumba, le premier Premier Ministre de la RDC. Le Maréchal Mobutu est décédé le 7 septembre 1997 à Rabat, au Maroc, où il résidait depuis son départ du pouvoir le 16 mai de la même année. Il était le deuxième Président de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre)
Coopération Burkina Faso-République du Mali : des émissaires du Président Assimi GOÏTA reçus par le Chef de l’Etat

Le Président de la Transition, Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE a reçu en audience, ce lundi dans la matinée, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, le Lieutenant-colonel Abdoulaye MAÏGA. A la tête d’une délégation, le ministre Abdoulaye MAÏGA est porteur d’un message du Président de la République du Mali, le Colonel Assimi GOÏTA à son homologue burkinabè, le Capitaine Ibrahim TRAORE. « Le Mali et le Burkina Faso ont des défis communs aussi bien sur le plan sécuritaire que sur le plan sociopolitique et économique, et cela nécessite une concertation permanente », a soutenu le chef de la délégation malienne à l’issue de l’entretien avec le Président de la Transition. Selon le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation du Mali, « le Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim TRAORE, à l’occasion de l’audience, nous a prodigué de sages conseils pour maintenir le cap et relever ces défis qui se posent à nous au bénéfice de nos populations ».
Congo Brazzaville/Terre des Légendes et des Lumières. Adieu Benjamin

DISPARITION. Le Vice Président du Conseil Economique, Social et Environnemental, ancien Ministre des Affaires Etrangères, M. Benjamin Bounkoulou s’en est allé, le 23 août 2023, à Paris. Avec cette disparition, le Congo Brazzaville perd l’un de ses meilleurs cadres des Affaires Etrangères. De par sa formation de diplomate, M. Benjamin Bounkoulou était une personnalité ouverte au dialogue, avec un bel esprit d’analyse et de synthèse, attachée aux résolutions prises d’accord parties. Par ailleurs, adroit, fin négociateur, ayant une bonne capacité de communication. Toujours élégamment habillé. La connaissance du monde était sa permanente recherche, ce qui en faisait un homme très cultivé. Dans la vie de tous les jours, M. Benjamin Bounkoulou était du genre réservé, stable, aimable, d’un sens aigu des responsabilités et de pragmatisme. Hanté par le souci de la qualité de son hygiène de vie et des tâches qu’il exécutait. Ma relation avec M. Benjamin Bounkoulou date des années 81-82. Nous nous rencontrons, pour la première fois, au Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération où M. Pierre Nzé en était le Ministre en chaire. J’y assumais le rôle de Directeur du Département Afrique, parallèlement aux charges d’intérim du Secrétaire Général aux Affaires Etrangères dont M. Jerôme Ollandet, appelé à assurer la Coordination des affaires des Pays des Grands Lacs, en était le titulaire. M. Benjamin Bounkoulou était en poste, à l’étranger, dans une mission diplomatique congolaise. Il m’appelait Youssouff, transcription du prénom arabe qui correspond dans la Bible à Joseph. Je le désignais, à mon tour, par Benjamin. Nos chemins se sont par la suite séparés. Les années s’écoulant, j’ai retrouvé M. Benjamin Bounkoulou, siégeant au Gouvernement, dès l’arrivée du Président Pascal Lissouba, à la tête du Congo. Nos itinéraires ont encore divergé. Enfin, en avril 2009, je me rapproche de M. Benjamin Bounkoulou pour lui proposer une adhésion qu’il a accepté à l’Association des Anciens Ministres de la République. Une association que le Ministre Martial De Paul Ikounga et moi venions de créer. Devenu membre de cette formation, le Ministre Benjamin Bounkoulou s’y est bien distingué par sa disposition de caractère qui porte à prendre des décisions avec fermeté et à les conduire à terme sans faiblesse, en surmontant les obstacles. Avant le rapatriement sur Brazzaville de la dépouille du Ministre Benjamin Bounkoulou, le 12 septembre 2023, la levée du corps se déroule, le 11 septembre 2023, à 13h30, au Funérarium de Joncherolles, 95 rue Marcel Semba 93430 Villetaneuse, en région parisienne. En ces moments de dure épreuve pour la famille et d’autres proches du Ministre Benjamin Bounkoulou, qu’ils trouvent ici mes condoléances les plus attristées. Je partage leur peine, mes pensées les accompagnant dans leur souffrance. J’exprime, en outre, ma solidarité avec les membres du Conseil Economique, Social et Environnemental, particulièrement avec leur Présidente, Mme Emilienne Raoul dont les souvenirs du travail d’équipe avec son Vice Président, M. Benjamin Bounkoulou, ne s’effaceront pas de sitôt. Je savais le Ministre Benjamin Bounkoulou croyant. Que là-bas, à l’éternel infini, Le Tout Puissant lui accorde sa bénédiction et que son âme repose en paix. Adieu Benjamin Ouabari Mariotti Paris 10 septembre 2023
Maroc. Le taux de croissance devrait se situer à 3,4% en 2023 et 3,7% en 2024

Après une évolution modérée de 1,3% en 2022, le taux de croissance économique devrait se situer à 3,4% en 2023 et 3,7% en 2024, selon les estimations contenues dans le Projet de Loi de Finances (PLF) au titre de l’exercice 2024. Elaborée au mois de juillet dernier, « les prévisions pour l’année 2024 reposent sur un ensemble d’hypothèses concernant l’environnent national et international », indique le rapport d’exécution budgétaire et de cadrage macroéconomique triennal 2024-2026. Une légère hausse qui traduit l’effet de la consolidation de la croissance de la valeur ajoutée non agricole et le maintien de la croissance du secteur agricole Selon le document que vient de rendre public le ministère de l’Economie et des Finances, ces pronostics se basent sur une croissance de la demande étrangère adressée au Maroc de 2,9% (après 2,7% en 2023 et 5,6% en 2022), un cours moyen de baril de Brent à 79,8 dollars, un taux de change Euro contre le Dirham de 10,70 et un taux de change du Dollar contre le Dirham de 9,80. Il est à préciser que les perspectives de l’économie nationale pour l’année prochaine tiennent également compte de l’hypothèse d’une campagne agricole de 75 millions de quintaux, comme le relève le document estimant ainsi que la valeur ajoutée agricole devrait légèrement augmenter pour enregistrer une croissance de 5,9%. Selon ces projections, «la valeur ajoutée non agricole devrait maintenir sa cadence de croissance à un rythme proche de celui de l’année précédente, puisqu’elle devrait se situer à 3,4% en 2024 après 3,3% en 2023». S’agissant de la demande étrangère adressée au Maroc, il ressort du rapport qu’elle devrait continuer à croitre au même rythme modéré de l’année 2023. Ce qui, estime le document, devrait induire une légère accélération de la croissance des exportations de 6,4% après 5,6% en 2023 ; tandis que la croissance des importations devrait de son côté se situer à 5,9% après 5,3% en 2023. La légère croissance attendue de l’économie nationale au titre de l’année 2024 «traduit l’effet de la consolidation de la croissance de la valeur ajoutée non agricole et le maintien de la croissance du secteur agricole», explique-t-on dans le rapport. Ainsi, poursuit le document, les activités primaires devraient voir leur valeur ajoutée augmenter de 5,9% en conséquence de l’hypothèse d’une campagne agricole moyenne.Quant aux secteurs secondaire et tertiaire, ils « devraient consolider leurs taux de croissance et poursuivre leur amélioration pour atteindre 2,6% et 3,8% respectivement en 2024 ». Toujours selon les estimations rapportées dans ce rapport, « la croissance de la demande devrait être portée par une contribution des exportations qui devrait s’élever à 2,9 points de pourcentage, mais qui sera totalement absorbée par la croissance des importations dont la contribution devrait s’élever à -3,5 points de pourcentage ». Ce qui, in fine, aboutirait à une contribution des échanges extérieurs à la croissance du PIB légèrement négative de l’ordre de -0,5 point de pourcentage, souligne le rapport.D’après le document, la demande de consommation finale devrait contribuer à hauteur de 3 points de pourcentage. Cette progresse devrait être « portée presque à égalité par la contribution de la croissance de la consommation des ménages qui devrait contribuer à hauteur de 1,4 points de pourcentage à la croissance et celle de la consommation des administrations publiques dont la contribution serait de 1,7 point de pourcentage». Il ressort enfin de ces prévisions que la formation brute de capital fixe devrait pour sa part contribuer à la croissance à hauteur de 1,1 point de pourcentage. Alain Bouithy
Football. Jenni Hermoso dépose une plainte dans l’affaire Rubiales

La victoire de l’Espagne à la Coupe du monde féminine de football a été entachée par une controverse majeure impliquant Luis Rubiales, le président de la RFEF. Il avait embrassé la joueuse Jenni Hermoso, une image qui a rapidement fait le tour du monde, d’autant plus que la joueuse n’avait pas donné son consentement. Cette situation a déclenché une vive polémique en Espagne, avec de nombreuses personnalités du football espagnol réclamant la démission de Rubiales. Mercredi dernier, Jenni Hermoso a pris la décision de déposer une plainte, comme l’a révélé une source judiciaire de l’AFP. Cette plainte était nécessaire pour permettre au parquet espagnol d’engager des poursuites contre Luis Rubiales. Il convient de rappeler que le parquet avait ouvert une enquête préliminaire il y a plusieurs jours contre le président de la RFEF pour « agression sexuelle ». Le parquet a également précisé que les poursuites judiciaires seront engagées « dans les plus brefs délais ». Ya Willy.
Le séisme marocain équivaut à la puissance de 25 bombes nucléaires, selon un sismologue
Le tremblement de terre au Maroc, dont le bilan ne cesse de s’alourdir, va changer les théories des scientifiques sur la région, a estimé auprès de Sputnik un sismologue jordanien. Auparavant, personne ne s’attendait à un séisme d’une telle puissance dans cette zone. Le tremblement de Terre ayant emporté à cette heure la vie de plus d’un millier de personnes au Maroc, a été « dévastateur », a déclaré à Sputnik Arabic le Dr. Iyd al-Tarazi, sismologue de l’Université hachémite. Selon lui, sa puissance était égale à celle de 25 bombes nucléaires. Quant à l’impact du séisme sur les pays voisins, l’expert a exclu qu’il puisse avoir un fort effet stimulant sur la croûte terrestre dans la région environnante, notamment en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient… Lire la suite sur Sputniknews
RD Congo/Le Maréchal Mobutu : 26 ans plus tard

RETRO. Le 7 septembre 1997 décédait le président-Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu wa Za Banga, après 32 ans à la tête du Zaïre, devenu la République à démocratiser du Congo (RDC). 26 ans plus tard, la RDC se cherche toujours un destin. Nombreux sont les Congolais qui s’accordent à dire que personne, mais alors personne parmi les successeurs du Maréchal, n’a été capable de relever le défi de faire prospérer le pays de Lumumba. Personne n’a été à la hauteur de la mission. Malgré ses imperfections, le Maréchal Mobutu reste le plus grand dirigeant que la RDC ait connu, n’en déplaise à ceux qui ont appris l’histoire du Congo en piochant dans la marmite des Colette Braeckman de ce monde. Si la République à démocratiser a résisté jusqu’à présent à toutes les tentatives de balkanisation, c’est en grande partie grâce à cet homme. Il a su inculquer à tous les Congolais l’amour de leur patrie. Avec lui, le tribalisme, qui est aujourd’hui devenu un mode de gouvernance au Congo, était quasiment inexistant et le Congolais était respecté à travers le monde. Le pays avait ses problèmes, mais nous étions fiers d’être Zaïrois. Qu’en est-il aujourd’hui ? J’ai personnellement HONTE. Honte d’appartenir à un pays qui glorifie la médiocrité; honte d’être associé à un pays où les idiots, les cancres, les sans-desseins, les délinquants et les vauriens sont appelés « honorables », « excellences » et j’en passe. Honte parce que tout ce qui est bon, beau et bien est méprisé au profit de ce qui est infect, vilain et mauvais. S’il y a une chose que tout Congolais digne et fier doit absolument regretter, c’est le triomphe des antivaleurs et de la médiocrité qui gangrène cette République poubelle. Les digues ont cédé à tous les niveaux. À raison ou à raison, personne ne respecte plus les institutions et leurs animateurs, pour la plupart un ramassis d’énergumènes et d’aventuriers sortis d’on ne sait quel abysse. Et pourtant, il fut un temps où les « commissaires du peuple » inspiraient le respect; les institutions étaient sacrées et les délinquants se tenaient loin de celles-ci. Hélas ! Les temps ont vraiment changé. N’importe qui peut devenir ministre, député, gouverneur, haut cadre dans une entreprise publique, et j’en passe. L’époque de Mobutu avait ses problèmes et ses tares. C’est un fait. Mais jamais je n’aurais pensé, même dans mes rêves les plus cauchemardesques, vivre ce que vit la RDC aujourd’hui. Par moment, je me surprends à mépriser les gens de ce pays clochardisé, avant de me ressaisir en disant : il faut faire quelque chose avant qu’il ne soit trop tard. De là où tu observes ton pays non sans grande peine, Paix à ton âme, Maréchal… Par Patrick Mbeko
RD Congo. Un Ministre de devrait pas dire ça…

TRIBUNE. Commentant le tout récent carnage de Goma, Patrick Muyaya, le Ministre de l’Information et Porte-parole du gouvernement congolais s’est exprimé en ces termes : « Lorsqu’un militaire américain prend son fusil et tire une dizaine de personnes dans un camp ou dans une école, je n’entends pas des gens dire qu’il a reçu un ordre quelconque pour un cas de dérapage”. Ce parallélisme est très malsain pour la simple raison qu’aux Etats-Unis où les militaires n’ont pas l’autorisation de se promener avec des armes, il s’agit là d’une bavure policière, je dis bien « POLICIÈRE», agissant seul et sous le coup d’une panique pathologique d’un psychopathe qui tire individuellement sur la masse. Ce qui s’est passé à Goma n’est pas une bavure policière mais le résultat d’une opération MILITAIRE bien planifiée. D’après l’hebdomadaire Jeune Afrique, « Une source proche du renseignement militaire pointe la responsabilité du gouverneur du Nord-Kivu, le lieutenant-général Constant Ndima Kongba, qui depuis l’état d’urgence, assure la direction du commandement des opérations militaires dans la province. Mais certains proches du gouverneur assurent qu’il n’a pas eu la main. Dans la nuit du 30 août, il a reçu un appel du colonel Mike, qui dirige la GR à Goma. Ce dernier lui a expliqué que le général Kabi avait décidé que le 13e régiment serait déployé pour encadrer la manifestation « Tout le narratif officiel débité au lendemain du carnage par le porte-parole du gouvernement était un tissu de mensonges. Un correspondant C.T. sur place à Goma dont je masque le nom et qui a vécu en direct ce sinistre événement donne une autre version des faits : « Moi je suis à goma, écrit-il, la manifestation n’a pas eu lieu,un jour avant,les services de sécurité ont encerclé le lieu la nuit (l’église et la radio), à 4 h ils ont commencé par tuer la journaliste et ses invités faisant 6 morts, après ils ont brûlé l’église avec les fidèles dedans,les gens voulant se sauver,chacun de son côté recevait une balle. Ceci est la version réelle. » En scrutant le témoignage de C.T., l’on comprend clairement que la tuerie était bien coordonnée dans l’espace et dans le temps. Quelqu’un a dû donner l’ordre d’attaquer et il s’agit d’identifier dans la chaîne de commandement d’où provenait l’ordre de tuer et de piller les biens de l’église comme on le voit dans les images. Est inacceptable toute analogie entre un policier psychopathe américain en rupture avec la société et qui tue en masse ses propres concitiyens avec un escadron des militaires qui agissent dans une opération commandée par la hiérarchie. Sans le savoir peut-être, le porte-parole du gouvernement congolais est en train de remuer le couteau dans la plaie béante des familles qui ont perdu les leurs et dans la douleur de tout un peuple qui a le net sentiment d’être mis en insécurité par ses propres mandataires publics. En croyant défendre le gouvernement et le chef de l’Etat, il enfonce un peu plus ce dernier dont dépend directement le commandement de la Garde Républicaine. Un ministre responsable ne devrait jamais parler avec un tel degré de légèreté sur un sujet brûlant qui concerne l’assassinat lâche de centaines de vies congolaises. Cette autorité a juste perdu une occasion de se taire. Par Germain Nzinga