RD Congo : un ambassadeur tué ce matin près de Goma…

RD Congo : un ambassadeur tué ce matin près de Goma…

Un drame s’est produit ce matin dans les environs de Goma ce lundi 22 février 2021. L’ambassadeur d’Italie Luca Attanasio gravement blessé par balles à l’abdomen est décédé de ses blessures, suite à l’attaque d’un convoi du Programme alimentaire (PAM) près de Goma. Son chauffeur et son garde du corps sont également décédés. Les motifs de ce meurtre crapuleux ne sont pas encore connus. Est-ce une piraterie pour s’approprier des réserves alimentaires destinées aux camps des réfugiés ou un chantage contre quiconque ose fouler ses pieds sur une zone considérée comme sûre occupée par d’autres forces militaro-politiques? Ou bien est-ce l’exécution d’un plan délibéré d’éliminer tout témoin gênant capable de dévoiler la vérité sur le véritable cours des événements politiques à l’Est du Congo? L’on ne sait encore rien dire à l’étape actuelle. En attendant les résultats d’enquête, nous présentons nos sincères condoléances autant à la veuve et aux trois petits orphelins de l’illustre disparu qu’au gouvernement italien dont il est resté un fidèle serviteur. Paix à l’âme de trois victimes! Par Germain Nzinga

Congo/Etats Unis : Un million USD pour une assistance alimentaire aux populations de la Likouala

Congo/Etats Unis : Un million USD pour une assistance alimentaire aux populations de la Likouala

Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) a fait, le 18 août 2020 à Brazzaville, un don d’un million de dollars US du fonds USAID en vue de poursuivre l’assistance alimentaire aux populations vulnérables dans le département de la Likouala. Ce don va permettre d’assister près de 7.000 ménages vulnérables, soit 36.000 personnes dans les districts de Bétou, Dongou, Epena et Impfondo. Chaque bénéficiaire recevra 10.800 Fcfa via le système des transferts monétaires Scope pour effectuer des achats alimentaires dans les boutiques partenaires du Pam. S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique (Usa) en République du Congo, M. Todd Haskell a fait remarquer que dans les moments difficiles, les défis auxquels sont confrontés les plus vulnérables sont souvent oubliés ajoutant que les victimes des inondations de l’année dernière sont toujours confrontées à diverses difficultés, luttant toujours chaque jour. «En tant que véritables partenaires, nous nous engageons à soutenir le Congo et les Congolais lorsqu’ils sont dans le besoin», a-t-il souligné. Depuis plusieurs mois, les populations de la Likouala font face à trois facteurs de vulnérabilité, à savoir, les inondations d’octobre 2019 à janvier 2020, qui ont détruit les maisons, les champs (70% des récoltes perdues selon les services techniques locaux et une prochaine grande récolte possible seulement en fin d’année 2020) ; la résurgence du virus Ebola dans la province voisine de l’Equateur, en République démocratique du Congo (Rdc), qui a entraîné la fermeture des frontières, alors que les échanges commerciaux sont fréquents entre les deux zones, et la crise sanitaire de la Covid-19 qui affecte l’ensemble de la population congolaise et mondiale. Ces facteurs ont eu un impact majeur sur le prix et la disponibilité des produits alimentaires dans ladite zone et un impact sur la sécurité alimentaire et nutritionnel des populations. Par exemple, selon une enquête du Pam, en juin 2020, le prix au kilo du foufou était de 25% plus élevé que la moyenne annuelle au marché de Liranga. Réagissant à un appel des autorités congolaises, lancé en novembre 2019, le PAM a apporté une assistance à plus de 130.000 personnes affectées par les inondations dans le nord et le centre du pays. Le représentant de cette institution onusienne en République du Congo, M. Jean-Martin Bauer, a indiqué qu’en cette période instable due à la crise sanitaire de la Covid-19, il est essentiel de soutenir les populations locales encore fragilisées par les évènements climatiques d’octobre et de novembre derniers. Ainsi, il s’est dit content de voir les Usa soutenir leur action d’assistance dans cette période de crise sanitaire. Les priorités du PAM en République du Congo pour la période 2019-2023 sont la réponse aux situations d’urgence, l’alimentaire scolaire, le soutien aux petits exploitants et le renforcement des capacités.    Florent Sogni Zaou

Le sud de Madagascar continue d’être affecté par la sécheresse

Le sud de Madagascar continue d’être affecté par la sécheresse

La directrice régionale du Programme Alimentaire Mondial (PAM) pour les pays du sud de l’Afrique, Lola Castro, était en visite officielle à Madagascar du 26 au 31 août 2018, afin de rencontrer les partenaires clés pour lutter contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans le pays. « Ma visite à Madagascar a permis de réitérer l’engagement du PAM auprès du Gouvernement Malagasy pour les accompagner dans la lutte contre l’insécurité alimentaire qui touche plus de 1,2 million de personnes. Avec 75% de probabilité que le phénomène climatique El Nino se reproduise, nous devons agir immédiatement pour éviter une situation d’urgence humanitaire comme en 2016 », souligne Lola Castro. A Antananarivo, une rencontre a eu lieu avec le premier ministre Monsieur Christian Ntsay ainsi que les ministres en charge de l’Economie et du Plan, de l’Agriculture et de l’Elevage, de l’Education nationale, de la Population, la Protection sociale et la Promotion de la femme, ainsi qu’avec les autorités en charge de la lutte contre la malnutrition et la prévention gestion des risques et catastrophes. Ces rencontres avec les autorités Malagasy ont été l’occasion de discuter des priorités et de renforcer le soutien du PAM au Gouvernement de Madagascar dans le combat contre l’insécurité alimentaire et la malnutrition dans le pays. Elle a également rencontré les donateurs du PAM, l’équipe en charge de la mise en œuvre de la stratégie Faim Zéro à Madagascar ainsi que le coordonnateur et les chefs d’agences des Nations Unies afin de discuter de la collaboration et des défis à relever pour l’année à venir. Au cours de sa visite dans le sud de Madagascar, Lola Castro accompagnée de la Coordinatrice Résidente du Système des Nations Unies Violet Kakyomya, de la directrice adjointe du PAM à Madagascar Fatimata Sow Sidibe, et du nouveau Représentant de l’Unicef Michel Saint-Lot, s’est rendue sur les sites de plusieurs projets du PAM menés avec ses partenaires, notamment, les projets conjoints avec les autres agences des Nations Unies. Dans les régions du Sud et Sud-est du pays, les séquelles de la sècheresse, des cyclones et inondations mettent à mal les moyens de subsistance des communautés. Selon le Cadre Intégré de Classification de la Sécurité Alimentaire (IPC), plus de 1,2 millions de personnes n’ont pas accès à la nourriture parmi lesquelles environ 400 000 ont besoin d’assistance humanitaire immédiate. En appui au Gouvernement, et si les financements sont disponibles, le PAM en collaboration avec ses partenaires fournira une assistance alimentaire à 850 000 personnes de septembre 2018 à mars 2019. Cette aide combinera plusieurs activités telles que l’alimentation scolaire, l’appui nutritionnel, le soutien aux petits producteurs ainsi que la création d’actifs communautaires. Cette approche intégrée contribue à renforcer la capacité des communautés à faire face aux chocs à répétition, et à améliorer leur résilience. CP

RDC: le PAM et la FAO lancent projet innovant de soutien agricole et d’autonomisation des femmes dans l’est du pays

RDC: le PAM et la FAO lancent projet innovant de soutien agricole et d’autonomisation des femmes dans l’est du pays

Afin de reconstruire les moyens d’existence dévastés par les conflits et soutenir la paix dans les Kivus, un projet innovant de soutien agricole et d’autonomisation des femmes a été lancé jeudi 19 dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Financé par l’Allemagne à hauteur de 35 million d’euros, le projet est une initiative du Programme alimentaire mondial des Nations Unies (PAM) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Il vise également l’instauration de la paix entre les communautés. « Le volet agricole a une approche qui va vraiment d’un bout à l’autre de la chaine de production », a expliqué le PAM dans un entretien accordé à ONU Info. Selon le PAM, les petits paysans qui ont vécu six mois, un an ou plus dans des sites de déplacés, perdent souvent « leur savoir-faire et leurs outils ». Les deux agences onusiennes comptent ainsi former les petits agriculteurs ruraux, retournant dans leurs villages après avoir été forcés de fuir en raison des conflits, aux meilleures pratiques agricoles y compris les techniques de séchage, de stockage, de mouture de leurs grains mais aussi à la commercialisation de leurs produits, afin que ceux -ci leur rapportent davantage de revenus. Le volet d’autonomisation des femmes du projet propose des microfinancements ainsi que des cours d’alphabétisation et de calcul, pour permettre aux femmes de « jouer leur plein rôle » dans leurs communautés. Le projet compte apporter des cours destinés à familiariser les populations avec des outils de prévention face aux conflits afin de leur offrir un meilleur avenir dans l’une des régions les plus instables au monde. Les deux agences onusiennes souhaitent ainsi renforcer la cohésion sociale et apporter « espoir et perspectives» à des gens qui ont traversé des situations très difficiles. « Dans les zones de post conflit, les personnes rentrant chez elles font face à des difficultés énormes. Une pénurie de ressources et d’opportunités économiques alimente souvent les frustrations qui peuvent déclencher de nouvelles violences dans une région où des millions de personnes sont déjà mortes lors de vagues de violence successives », a affirmé le PAM. Avec ONU

Lutte contre la faim au Grand Kasaï : la FAO et le PAM unissent leurs efforts pour atténuer les effets du conflit

Lutte contre la faim au Grand Kasaï : la FAO et le PAM unissent leurs efforts pour atténuer les effets du conflit

L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM) intensifient la lutte contre la faim dans le Grand Kasaï, afin d’atténuer certains des effets du conflit dans cette province de la République démocratique du Congo. « Les deux agences des Nations Unies peuvent compter sur un financement de 10 millions de dollars du gouvernement belge pour améliorer l’accès à la nourriture de plus de 100 000 personnes », a annoncé les deux agences onusiennes dans un communiqué. Cette initiative conjointe, qui s’effectuera en partenariat avec le Ministère de l’agriculture de la RDC et des ONG locales, bénéficiera aussi à quelque 18 000 ménages dont des déplacés, des rapatriés ou des familles d’accueil. Grâce à cette importante contribution, le Représentant de la FAO par intérim, Alexis Bonte, a affirmé que «nous sommes en mesure de redoubler d’efforts et de travailler ensemble en étroite collaboration pour empêcher les populations, et notamment les enfants, de mourir de faim et de malnutrition». Pour sa part, le Représentant du PAM en RDC, Claude Jibidar a déclaré que «ces interventions protégeront non seulement les personnes vulnérables, mais aideront aussi à relancer la production agricole et renforceront la cohésion sociale dans les communautés touchées par la crise». Dans un communiqué, il est expliqué que le PAM distribuera de la farine de maïs enrichie, des légumineuses, de l’huile végétale enrichie et du sel iodé, ainsi que de l’argent. Les enfants âgés de 6 à 59 mois, ainsi que les femmes enceintes et allaitantes, seront pris en charge pendant trois mois avec des suppléments nutritifs spéciaux. Alors que la FAO fournira des kits pour cultiver des légumes (houe, râteau, pelle, arrosoir, semences de légumes et de fruits) qui permettront à chaque famille de manger à sa faim pendant deux mois et de vendre le surplus. Selon la même source, « le projet prévoit des formations en élevage de cochons d’Inde comme source de protéines et en traitement et commercialisation du bambou comme bois de chauffage, ustensiles de cuisine, paniers, canoës, matériel de pêche et clôtures ». En outre, les jardins potagers à proximité des centres de santé et des associations de femmes fourniront, quant à eux, des micronutriments, tels que le fer et le zinc, aux enfants souffrant de malnutrition et aux femmes enceintes et allaitantes, a-t-on précisé. Pour rappel, le conflit au Kasaï a forcé un million de personnes à quitter leurs foyers et à abandonner leurs terres. Près de 3,2 millions de personnes souffrent actuellement de faim aiguë et la malnutrition infantile est largement répandue.

RDC : l’escalade des conflits aggrave l’insécurité alimentaire, selon la FAO et le PAM

RDC : l’escalade des conflits aggrave l’insécurité alimentaire, selon la FAO et le PAM

L’escalade des conflits aggravent l’insécurité alimentaire en République démocratique du Congo, ont déploré l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le Programme alimentaire mondial (PAM). Dans un nouveau rapport publié aujourd’hui, la FAO et le PAM ont indiqué que près de 7,7 millions de personnes sont confrontées à une situation de famine face à la hausse des actes de violences et des déplacements de population, soit 30% de plus que l’année dernière. Selon les deux agences onusienne, entre juin 2016 et juin 2017, le nombre de personnes confrontées à une insécurité alimentaire « d’urgence » et de « crise » (Phase 4 et 3 et de l’IPC), soit les stades précédant celui de famine sur l’échelle de l’IPC et requérant une aide alimentaire et humanitaire d’urgence, a augmenté de 1,8 million, passant de 5,9 à 7,7 millions. Ce qui veut dire que plus d’une personne sur dix vivant en zone rurale souffre de la famine. « Les souffrances liées à la faim sont en hausse en raison de l’escalade des conflits, de sa persistance dans le temps et des déplacements de population dans le centre et l’est de la RDC, principalement dans les régions du Kasaï et du Tanganyika, où les actes de violences se sont généralisés », a souligné la FAO dans un communiqué rappelant que l’année dernière, près de 1,4 million de personnes ont été forcées de quitter leurs maisons. Un malheur n’arrivant jamais seul, le rapport a aussi noté que la situation humanitaire s’était de nouveau détériorée suite aux invasions de chenilles légionnaires et aux épidémies de choléra et de rougeole. Commentant la situation dans les régions touchées par les conflits, la FAO a constaté que plus de 1,5 million de personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire « d’urgence » (Phase 4 de l’IPC). Pour l’organisation, cela « signifie que ces personnes n’ont pas d’autres choix que de vendre tout ce qu’elles possèdent, de sauter des repas ou encore de réduire leurs portions de nourriture ». D’après Alexis Bonte, Représentant par intérim de la FAO en RDC, « les conflits et les invasions de chenilles légionnaires, qui ont détruit plus d’un quart des cultures du territoire national, ont eu un effet catastrophique pour les communautés rurales. La situation est appelée à s’empirer si une aide urgente n’est pas apportée en temps opportun. » A noter que la malnutrition chronique affecte 43 pour cent des enfants âgés de moins de cinq ans, soit plus de 7 millions d’enfants en RDC. Cette situation inquiète naturellement les deux institutions qui appellent à intensifier de manière urgente la fourniture de nourriture vitale et une aide nutritionnelle afin de lutter contre la malnutrition. « Il est nécessaire de distribuer également des semences et des outils afin que les agriculteurs puissent planter de nouveau et rebâtir leurs moyens d’existence », exhortent-elles.

Madagascar: Près de 850 000 personnes en situation de grave insécurité alimentaire.

Madagascar: Près de 850 000 personnes en situation de grave insécurité alimentaire.

Les pertes agricoles que vit le sud de Madagascar font craindre une grave crise alimentaire susceptible de persister jusqu’en 2017. Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’absence de pluies abondantes dans la région d’Androy, dans le sud du pays, a fait chuter la production de maïs de 80% par rapport aux niveaux enregistrés en 2015. Dans un communiqué, l’agence note que « la sécheresse prolongée a également fortement affecté la production d’une autre denrée de base, le manioc, dans la région d’Androy et dans celle d’Atsimo-Andrefana, toujours située dans le sud du pays, où la production de manioc a diminué de près de moitié ». La situation demeure donc préoccupante d’autant plus que les effets de la grave sécheresse, provoquée par le phénomène El Niño, sur la production agricole, menacent près de 850 000 personnes. Lesquelles seraient en situation de grave insécurité alimentaire. Une situation qui devrait vraisemblablement se poursuivre jusqu’en 2017, craint l’organisation. Au total, près de 1,4 million de personnes seraient en situation d’insécurité alimentaire dans les trois régions du sud de Madagascar – Androy, Anosy et Atsimo-Andrefana – en 2016/17. Pour répondre à cette crise, « le PAM et la FAO travaillent ensemble afin de cibler et d’apporter une aide aux ménages en situation de grave insécurité alimentaire et de renforcer leurs moyens d’existence, mais aussi de s’assurer que les ménages les plus vulnérables, ceux à la charge des femmes, des personnes âgées ou encore des personnes ne possédant pas de terres, ne soient pas désavantagés », assurent les deux organisations.