La chute du commerce mondial des marchandises devrait être brutale au premier semestre

La chute du commerce mondial des marchandises devrait être brutale au premier semestre

«Le volume du commerce mondial des marchandises devrait chuter brutalement au premier semestre de 2020 alors que la pandémie de Covid-19 perturbe l’économie mondiale », a prévenu l’Organisation mondiale du commerce (OMC). D’après le nouveau baromètre du commerce des marchandises de l’OMC, publié mercredi 20 mai dernier, « l’indice se situe actuellement à 87,6, ce qui est bien en dessous de la valeur de référence de 100 et dénote une forte contraction du commerce mondial qui se poursuit au deuxième trimestre », a souligné l’organisation. Pour l’OMC, dont la principale fonction est de favoriser autant que possible la bonne marche, la prévisibilité et la liberté des échanges, « il s’agit de la valeur la plus basse enregistrée depuis que l’indicateur a vu le jour en juillet 2016 ». Une tendance on ne peut plus conforme aux prévisions de l’OMC qui prédisait en avril dernier un repli du commerce mondial des marchandises compris entre 13% à 32% cette année. Il est à noter que tous les indices des composants du baromètre du commerce des marchandises, qui fournit des informations en temps réel sur la trajectoire du commerce mondial des marchandises par rapport aux tendances récentes, sont actuellement bien en dessous de la tendance. C’est le cas pour l’indice des produits automobiles (79,7) qui était le plus faible de tous, en raison de l’effondrement de la production et des ventes de voitures dans les principales économies. Soulignons aussi la forte baisse de l’indice prospectif des commandes à l’exportation (83,3) qui suggère que la faiblesse du commerce persistera à court terme. Dans un communiqué publié mercredi 20 dernier, l’organisation a également relevé la baisse des indices du transport par conteneurs (88,5) et du fret aérien (88,0) expliquant qu’« elle reflète la faiblesse de la demande de biens échangés ainsi que les contraintes du côté de l’offre résultant des efforts de suppression du Covid-19 ». Bien qu’ils restent eux aussi inférieurs à la tendance, les données statistiques recueillies par l’OMC relèvent que les indices des composants électroniques (94,0) et des matières premières agricoles (95,7) sont les seuls à montrer des signes de stabilité. Pour une meilleure lecture de ces indices, il est important de noter que « les lectures de 100 indiquent une croissance conforme aux tendances à moyen terme; des valeurs supérieures à 100 suggèrent une croissance supérieure à la tendance, tandis que celles inférieures à 100 désignent une croissance inférieure à la tendance, comme le souligne l’OMC. Comme l’a rappelé l’organisation dans son communiqué, le commerce avait déjà ralenti en 2019 avant la pandémie, pénalisé par des tensions commerciales persistantes et un ralentissement de la croissance économique. En effet, après analyse des statistiques commerciales de l’organisation, il avait été constaté que « le volume du commerce mondial des marchandises a diminué de 0,1% en 2019, marquant la première baisse annuelle depuis 2009, pendant la crise financière mondiale ». Ajoutons également que le commerce était relativement faible au dernier trimestre de 2019, mais il est peu probable qu’il ait été influencé par le Covid-19, qui a été détecté pour la première fois très tard dans l’année. En février dernier, le baromètre des marchandises tablait sur un nouvel affaiblissement du commerce au cours du premier trimestre de 2020. L’OMC avait prévenu que la croissance du commerce mondial des marchandises devrait rester faible au début de 2020. « La mesure en temps réel des tendances du commerce affiche maintenant une valeur de 95,5 – soit moins que les 96,6 enregistrés en novembre dernier, et bien moins que la valeur de référence de l’indice (100) », avait alors alerté l’organisation anticipant que ce résultat inférieur à la tendance pourrait être encore détérioré par une nouvelle menace sanitaire mondiale. Rappelons enfin que le baromètre du commerce des marchandises vise à mesurer la dynamique et à identifier les points tournants de la croissance du commerce mondial et qu’à ce titre « il complète les statistiques commerciales et les prévisions de l’OMC et d’autres organisations ». Alain Bouithy

Chute brutale attendue du commerce mondial de l’électronique et des produits automobiles

Chute brutale attendue du commerce mondial de l’électronique et des produits automobiles

Le commerce mondial des marchandises, qui avait déjà ralenti de 0,1% en volume en 2019, devrait afficher un recul de 13% à 32% en 2020 du fait de la pandémie du Covid‑19, a annoncé l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Alors qu’elle posait déjà problème lorsque le coronavirus était essentiellement limité à la Chine, la perturbation des chaînes de valeur « reste un facteur dominant aujourd’hui que la maladie est largement répandue », a constaté l’organisation. Ainsi, « il est probable que la baisse du commerce sera plus forte dans les secteurs caractérisés par des chaînes de valeur complexes, notamment ceux de l’électronique et des produits automobiles », a-t-elle prévenu dans un communiqué annonçant les prévisions commerciales et publié récemment. La chute annoncée du commerce de l’électronique et des produits automobiles ne devrait pas laisser indifférent le Maroc qui a fait de ces deux secteurs des segments stratégiques de sa politique industrielle. Situé en amont des industries aéronautique, automobile et ferroviaire, ainsi que des domaines de la défense et de la sécurité, le secteur de l’électronique a connu ces dernières années un développement soutenu au Maroc, relève le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et numérique sur son site Internet. Cette évolution s’est faite avec des opportunités grandissantes, telles que « le développement de plus en plus de produits à forte valeur ajoutée ; l’émergence de sous-traitants mieux intégrés ; l’augmentation de la part de l’électronique dans l’automobile, l’aéronautique, le ferroviaire, les énergies renouvelables et la défense… », écrit-il sur son site web. Pour atteindre le plein potentiel du Maroc dans l’électronique, le ministère rappelle en outre que l’Etat a mis en place une offre axée sur le développement de l’électronique de spécialité. Ce qui, souligne-t-il, a permis « au pays de devenir une plateforme de production et d’exportation vers l’Europe ». Cependant, à fin février 2020, l’Office des changes a relevé une baisse des exportations du secteur de l’électronique à 1.126MDH contre 1.428MDH à la même période de 2019. Ce qui correspond à -21,1% ou -302MDH. Notons qu’au niveau mondial, et selon la base de données sur le commerce en valeur ajoutée (TiVa) de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « la part de la valeur ajoutée étrangère dans les exportations de produits électroniques était d’environ 10% pour les Etats-Unis, 25% pour la Chine, plus de 30% pour la Corée, plus de 40% pour Singapour et plus de 50% pour le Mexique, la Malaisie et le Vietnam », selon l’OMC. Hissée à des niveaux de croissance soutenus au cours des dix dernières années, l’industrie automobile marocaine (premier secteur exportateur du Maroc) a de son côté connu une performance particulièrement remarquable à l’export et en termes de création d’emplois (116.000 postes entre 2014 et 2018). En détail, soulignons que le positionnement du Maroc en tant que plateforme de production et d’exportation d’équipements et de véhicules automobiles a été conforté par les implantations de groupes étrangers de renom tels que RENAULT, SNOP, GMD, BAMESA, DELPHI, YAZAKI, SEWS, SAINT-GOBAIN et plus récemment PSA Peugeot Citroën, rappelle là aussi le ministère de l’Industrie. A noter qu’à fin février 2020, les exportations du secteur ont enregistré un accroissement à 13.919MDH contre 13.462MDH au même mois de l’année écoulée (+3,4% ou +457MDH). Selon l’Office, cette hausse résulte essentiellement de la progression des ventes du câblage (5.847MDH au lieu de 5.646MDH une année auparavant, soit +3,6% ou +201MDH) et dans une moindre mesure de l’intérieur véhicules et sièges (956MDH contre 821MDH, soit +16,4% ou +135MDH). La part de ce secteur dans le total des exportations s’élève, ainsi, à 28,9% contre 28,2% un an auparavant. Revenons au niveau mondial pour dire que « la perturbation des chaînes d’approvisionnement complexes peut aussi résulter de catastrophes localisées telles que les ouragans et les tsunamis et d’autres perturbations économiques », a mis en garde l’OMC. Par ailleurs, l’organisation écrit : « Il se pourrait que le commerce des services soit la composante du commerce mondial la plus directement touchée par le Covid-19 en raison des restrictions imposées dans les domaines des transports et des voyages et de la fermeture de nombreux établissements de vente au détail et d’hébergement ». S’ils ne sont pas inclus dans les prévisions de l’OMC relatives au commerce des marchandises, l’organisation a estimé que l’essentiel du commerce des marchandises serait impossible sans eux, citant en exemple les transports.Par ailleurs, « les services sont également interconnectés, avec des transports aériens qui maintiennent un écosystème d’autres activités culturelles, sportives et récréatives », a fait remarquer l’organisation. Quoi qu’il en soit, à l’OMC on est persuadé que certains services pourraient toutefois retirer des bénéfices de la crise. « C’est le cas des services informatiques, dont la demande a explosé du fait que les entreprises s’efforcent de permettre à leurs employés de travailler chez eux et que la socialisation se fait à distance », a-t-elle expliqué. « Le large éventail de possibilités liées à la baisse prévue s’explique par la nature sans précédent de cette crise sanitaire et par l’incertitude quant à son impact économique précis », selon les économistes de l’OMC qui pensent que cette baisse sera probablement supérieure à la contraction du commerce causée par la crise financière mondiale de 2008-2009. S’il est indéniable que les chiffres sont mauvais, le directeur général de l’OMC assure qu’une relance rapide et vigoureuse est possible, soulignant que « les décisions prises aujourd’hui détermineront la forme de la reprise et les perspectives de croissance mondiale ». Pour Roberto Azevêdo, « nous devons poser les fondements d’une reprise forte, soutenue et socialement inclusive. Le commerce sera un ingrédient important en la matière, associé aux politiques budgétaires et monétaires », a-t-il poursuivi. Pour stimuler les investissements renouvelés dont aura besoin le commerce mondial, il a estimé « essentiel de maintenir l’ouverture et la prévisibilité des marchés, ainsi que de favoriser un environnement économique plus généralement favorable ». Et de conclure : « Si les pays travaillent la main dans la main, nous aurons une croissance beaucoup plus rapide que si

La croissance du commerce mondial des marchandises devrait rester faible

La croissance du commerce mondial des marchandises devrait rester faible

Selon les pronostics de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), dont la vocation est de s’occuper des règles régissant le commerce international entre les pays, la croissance du commerce mondial des marchandises devrait rester faible au début de 2020. «La mesure en temps réel des tendances du commerce affiche maintenant une valeur de 95,5 – soit moins que les 96,6 enregistrés en novembre dernier, et bien moins que la valeur de référence de l’indice (100) », a constaté l’organisation internationale soulignant que ce résultat inférieur à la tendance pourrait être encore détérioré par une nouvelle menace sanitaire mondiale. D’après les données statistiques fournies par le Baromètre du commerce des marchandises de l’OMC, qui fournit des renseignements sur l’évolution actuelle des échanges mondiaux de marchandises par rapport aux tendances récentes sur la base des meilleures données prévisionnelles disponibles, «le volume des échanges mondiaux de marchandises a diminué de 0,2% au troisième trimestre de 2019 par rapport à l’année précédente», a récemment relevé l’OMC. A en croire l’organisation, «si les chiffres de la croissance en glissement annuel pour le quatrième trimestre pourraient connaître une légère amélioration, les dernières valeurs données par le Baromètre ne laissent pas présager de reprise durable», a-t-elle fait savoir dans un communiqué. En effet, bien que les statistiques officielles susceptibles de confirmer cette tendance ne seront disponibles qu’en juin prochain, l’organisation internationale a d’ores et déjà prévenu que « la croissance commerciale en glissement annuel pourrait retomber au premier trimestre de 2020 ». Toujours selon l’analyse de l’OMC, « le fléchissement des valeurs enregistrées par le Baromètre depuis novembre s’explique, en outre, par la baisse des indices du transport par conteneurs (94,8) et des matières premières agricoles (90,9), et par la stagnation de l’indice des produits automobiles (100,0)». Quand bien même les indices des commandes à l’exportation (98,5), du fret aérien (94,6) et des composants électroniques (92,8) se situeraient tous en deçà de la valeur de référence, l’organisation a fait remarquer qu’ils semblent s’être stabilisés et devraient normalement connaître une progression ces prochains mois. L’OMC a, cependant, insisté sur le fait que «tous les indices qui composent le Baromètre du commerce des marchandises seront influencés par l’incidence économique du virus COVID-19 et l’efficacité des mesures prises pour endiguer et traiter la maladie ». Anciennement indicateur des perspectives du commerce mondial, le Baromètre du commerce des marchandises vise à évaluer la dynamique et à identifier les points d’inflexion de la croissance du commerce mondial. S’il complète ainsi les statistiques et les prévisions commerciales de l’OMC et d’autres organisations, l’organisation assure sur son site Internet qu’il ne tient pas compte des évolutions récentes, telles que la flambée du nouveau coronavirus (COVID-19), qui pourraient toutefois affaiblir encore davantage les perspectives commerciales. Concernant les données fournies par le Baromètre du commerce de marchandises de l’OMC, précisons qu’elles sont analysées en partant du chiffre de 100 qui indique que la croissance du commerce suit les tendances à moyen terme. Ainsi, «un chiffre supérieur à 100 indique que la croissance est supérieure à la tendance, tandis qu’un chiffre inférieur à 100 indique une croissance inférieure à la tendance», selon les explications de l’OMC. Alain Bouithy

Les mesures restrictives prennent de l’ ampleur au niveau du commerce mondial

Les mesures restrictives prennent de l’ ampleur au niveau du commerce mondial

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a indiqué récemment que les restrictions commerciales appliquées par ses membres sont restées à des niveaux historiquement élevés. Entre mi-octobre 2018 et mi-octobre 2019, le montant des échanges visés par les mesures restrictives à l’importation appliquées par ces derniers était estimé à 747 milliards de dollars, a relevé l’organisation dans un nouveau rapport. Ce montant est le plus élevé enregistré depuis octobre 2012 etreprésente une augmentation de 27% par rapport à celui enregistré dansle rapport annuel précédent (588 milliards de dollars), a constaté le directeur général de l’OMC, Roberto Azevêdo, lors d’une réunion de l’Organe d’examen des politiques commerciales tenue récemment. « Les conclusions du rapport devraient être très préoccupantes pour lesmembres de l’OMCet la communauté internationale dans son ensemble », a déclaré Roberto Azevêdo. D’autant plus que, comme le relève le rapport, de nouvelles restrictions commerciales et les tensions commerciales croissantess’ajoutent à l’incertitude concernant le commerce international et l’économiemondiale. Selon l’organisation, 102 nouvelles mesures restrictives pour le commerce ont été mises en place par les membres au cours de la période considérée, notamment des augmentations tarifaires, des restrictions quantitatives, des procédures douanières plus strictes et l’imposition de taxes à l’importation et de droits d’exportation. Dans un communiqué rendu public jeudi 12 dernier, l’OMC indique que les principaux secteurs visés par les nouvelles restrictions à l’importation étaient les minéraux et les mazouts (17,7%), les machines et appareils mécaniques (13%), les machines électriques et leurs parties (11,7%) et les métaux précieux (6%). La forte augmentation des niveaux des mesures restrictives commerciales « nuisent à la croissance, à la création d’emplois et au pouvoir d’achat dans le monde », a prévenu Roberto Azevêdo. Soulignons que ces mesures commerciales s’accumulent avec le temps. Ce qui n’a rien de réjouissant d’autant plus que, selon les estimations du Secrétariat de l’OMC, « le stock accumulé de restrictions à l’importation introduites depuis 2009, et toujours en vigueur, affecte actuellement 7,5% des importations mondiales ». L’évolution de l’environnement commercial a de quoi vraiment inquiéter. L’OMC en veut pour preuve qu’à la fin de 2018, 1.500 milliards de dollars sur un total de 19.500 milliards de dollars d’importations mondiales étaient affectés par les restrictions à l’importation mises en place par les membres de l’OMC au cours de la dernière décennie. Précisons que le stock de restrictions à l’importation a continué de croître puisque cette couverture commerciale était estimée à 1,7 billion USD à la mi-octobre 2019. Pour Roberto Azevêdo, seul« un leadership collectif solide de la part des membres apporterait une contribution importante à accroître la certitude, à encourager l’investissement et à soutenir le commerce et la croissance économique », a-t-ilsoutenu affirmant que « les tendances défavorables pourraient empirer » la situation. Soulignons toutefois qu’au cours de la même période d’examen, les membres de l’OMC sont tout de même parvenus à mettre en œuvre 120 nouvelles mesures visant à faciliter le commerce, notamment la réduction ou l’élimination des tarifs, des droits d’exportation et des taxes à l’importation. L’organisation s’en presse d’ailleurs de relayer la bonne nouvelle en rappelant que « la couverture commerciale des mesures de facilitation des importations mises en œuvre au cours de la période considérée a été estimée à 545 milliards de dollars, le deuxième chiffre le plus élevé pour ce type demesures depuis octobre 2012 ». L’autre bonne nouvelle relevée dans son communiqué, c’est que « la libéralisation associée à l’élargissement en 2015 de l’Accord sur les technologies de l’information (ATI) de l’OMC continue de jouer un rôle important dans la facilitation des échanges ». Selon les estimations préliminaires de l’organisation, la couverture commerciale des mesures de facilitation desimportationsmises enœuvre au cours de la période de réexamen associée à l’ATI s’élevait à 705 milliards de dollars, souligne la même source ajoutant que lamoyennemensuelle des ouvertures demesures correctives commerciales par les membres de l’OMCest dansl’ensemble restée stable parrapport à l’année précédente. A noter que le rapport fournit également des preuves de l’augmentation continue des problèmes commerciaux et des préoccupations exprimées dans un pluslarge éventail d’organes de l’OMC au cours de la période considérée. Ainsi, il apparaît qu’environ 230 problèmes commerciaux ont été soulevés lors de 28 réunions formelles d’organes de l’OMC autres que le Comité des mesures sanitaires et phytosanitaires et le Comité des obstacles techniques au commerce, ce qui représente une augmentation de 8% par réunion par rapport au précédent aperçu annuel. Autant dire que la situation demeure finalement préoccupante à bien des niveaux. Alain Bouithy

Le commerce mondial des marchandises pique du nez au troisième trimestre

Le commerce mondial des marchandises pique du nez au troisième trimestre

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) s’attend à un nouvel affaiblissement du commerce mondial des marchandises au troisième trimestre de 2019, la dernière valeur donnée par le Baromètre (95,7) étant inférieure à la valeur précédente (96,3). L’atonie du commerce mondial devrait ainsi se poursuivre, comme tend à le confirmer l’indicateur du commerce remanié de cette organisation internationale chargée d’élaborer les règles régissant le commerce international des marchandises, des services et des biens. D’après les chiffres du Baromètre du commerce des marchandises de l’OMC, lancé le 15 août 2019 en remplacement de l’Indicateur des perspectives du commerce mondial (WTOI), la croissance du volume du commerce mondial des marchandises devrait rester faible au troisième trimestre de 2019. Des données analysées, il apparait que « le renforcement de la croissance du commerce n’est pas encore en vue », a relevé l’OMC dans un communiqué d’autant plus que la dernière lecture continue de tomber bien en dessous de la valeur de référence de 100 pour l’indice du baromètre renommé. Ce qui indique une poursuite de la baisse de la croissance du commerce au troisième trimestre de 2019. A ce propos, l’organisation a rappelé que la perte de dynamisme dans le commerce des biens avait déjà été confirmée lors des trimestres précédents tout en soulignant que la faiblesse soutenue de l’indice du baromètre a été provoquée par des valeurs inférieures à la tendance au niveau de tous les indices composant l’indicateur. En effet, « les indices du fret aérien international (91,4) et des composants électroniques (90,7) ont montré les écarts les plus marqués par rapport à la tendance, avec des valeurs bien inférieures aux publications précédentes », a noté l’organisation. De leur côté, « les indices des commandes à l’exportation (97,5), de la production et des ventes d’automobiles (93,5) et des matières premières agricoles (97,1) sont tous restés en deçà de la tendance, même s’ils montrent des signes de creux », a fait savoir l’OMC notant que seul l’indice de transport par conteneur (99,0) était proche de la valeur de référence de 100. Il est à préciser que des lectures de 100 indiquent une croissance conforme aux tendances à moyen terme; des valeurs supérieures à 100 une croissance supérieure à la tendance, tandis que celles inférieures à 100 révèlent une croissance inférieure à la tendance, comme l’a expliqué l’OMC sur son site web. Par ailleurs, souvenons-nous que le rapport de mi-exercice du directeur général de l’organisation soulignait le mois dernier que les flux commerciaux frappés par de nouvelles restrictions sont restés à des niveaux historiquement élevés entre la mi-octobre 2018 et la mi-mai 2019. Sachant que les tensions entraînent une hausse des barrières commerciales et une plus grande incertitude, l’on craint que tout cela engendre d’importants risques à la baisse. Ainsi que l’a rappelé l’organisation, le baromètre du commerce des marchandises fournit des informations «en temps réel» sur la trajectoire du commerce mondial par rapport aux tendances récentes. «Son objectif est d’identifier les points de retournement et de mesurer la dynamique de la croissance du commerce mondial. A ce titre, il complète les statistiques commerciales et les prévisions de l’OMC et d’autres organisations», a-t-elle précisé. Alain Bouithy

Aide pour le commerce: l’initiative doit continuer de s’adapter aux changements économiques, selon l’OMC

Aide pour le commerce: l’initiative doit continuer de s’adapter aux changements économiques, selon l’OMC

Les participants au septième Examen global de l’Aide pour le commerce qui s’est achevé vendredi 5 dernier se sont dits très satisfaits des débats constructifs sur la contribution du commerce à la promotion du développement. Lors de la clôture de l’événement de trois jours, placé sous le signe “Soutenir la diversification et l’autonomisation économiques”, le Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevêdo s’est félicité du haut niveau d’engagement constaté. Le patron de cette institution a également préconisé que l’initiative Aide pour le commerce continue de s’adapter aux changements économiques, de façon à continuer d’apporter une contribution significative sur le terrain, souligne un communiqué de l’organisation. Martin Kam

Subventions à la pêche: création d’un nouveau fonds pour aider les PMA à participer aux négociations

Subventions à la pêche: création d’un nouveau fonds pour aider les PMA à participer aux négociations

Le Directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), Roberto Azevêdo, a annoncé la création d’un nouveau fonds d’affectation spéciale destiné à aider les pays les moins avancés à participer aux négociations sur les subventions à la pêche dans les prochains mois. « J’ai le plaisir d’annoncer que le Fonds d’affectation spéciale pour les pêches de l’OMC a été créé en réponse à une demande des PMA », a-t-il déclaré lors d’une réunion de l’ensemble des Membres de l’Organisation, le vendredi 3 mai. « Ce fonds aidera les PMA à faire venir leurs délégations basées à Genève dans les capitales pour participer aux réunions des groupes de travail sur les subventions aux pêcheries. en 2019 », a indiqué Roberto Azevêdo, remerciant la Norvège qui s’est engagée à faire don d’un million de couronnes norvégiennes. Ce qui représente environ 110 000 francs suisses. Martin KAm

Le Mécanisme d’examen des politiques commerciales de l’OMC fête ses 30 ans

Le Mécanisme d’examen des politiques commerciales de l’OMC fête ses 30 ans

Le 12 avril, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a célébré le 30ème anniversaire du Mécanisme d’examen des politiques commerciales (MEPC) qui, au cours des trois dernières décennies, a contribué à assurer et à faciliter le bon fonctionnement du système commercial multilatéral en améliorant la transparence des politiques commerciales des Membres de l’OMC. « Il y a 30 ans aujourd’hui, les parties contractantes à l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce ont pris la décision sans précédent de soumettre leurs politiques commerciales nationales à un système de contrôle collectif », a déclaré le Directeur général, Roberto Azevêdo, à l’occasion de l’anniversaire du TPRM. « Depuis lors, ce mécanisme a énormément contribué à la transparence des politiques et pratiques commerciales du GATT et des membres de l’OMC grâce à un processus de réexamens et de contrôles réguliers, élément central de tout ce que nous faisons en tant qu’organisation. nos membres, et pour la prévisibilité et la stabilité du commerce mondial « . Pour rappel, le 12 avril 1989, le Conseil du GATT (prédécesseur de l’OMC) a adopté une décision établissant provisoirement le MEPC. Un accord sur l’établissement du MEPC était l’un des principaux résultats de la réussite de l’examen à mi-parcours du Cycle d’Uruguay. L’annexe 3 de l’Accord de Marrakech, approuvée par les ministres en avril 1994, a finalement inscrit le MEPC en tant que nouvelle fonction essentielle de l’OMC et, avec l’entrée en vigueur de cette dernière en 1995, le mandat du MEPC. a été élargi aux services commerciaux et à la propriété intellectuelle. Avec CP