Les exportations mondiales de biens intermédiaires réalisent une croissance soutenue

Les exportations mondiales de biens intermédiaires réalisent une croissance soutenue

Les exportations de biens intermédiaires ont affiché une croissance soutenue au titre du deuxième trimestre de l’année 2022, a annoncé l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Les données disponibles font ressortir qu’elles ont augmenté de 4% en glissement annuel au deuxième trimestre de 2022, pour atteindre 2500 milliards de dollars EU, a annoncé l’organisation internationale établissant les règles régissant le commerce mondial entre les pays. Cette évolution est portée par l’augmentation des expéditions de produits alimentaires intermédiaires, selon les données recueillies par l’OMC au cours de cette période. « Bien que plus lente que l’augmentation enregistrée pendant la même période un an plus tôt, la croissance globale continue d’indiquer une activité stable dans les chaînes d’approvisionnement mondiales », a constaté l’organisation dans un communiqué. Dans le détail, « la part des biens intermédiaires dans les échanges totaux (hors carburants) est restée à 50% au deuxième trimestre 2022, un ratio qui est resté constant au cours de la dernière décennie », a noté l’OMC. Par catégorie, il ressort des données recueillies que les exportations des produits alimentaires intermédiaires ont maintenu une forte croissance au cours du premier semestre 2022. Avec une croissance de 20% en glissement annuel au deuxième trimestre 2022, évaluée à plus de 120 milliards de dollars US, cette catégorie de produits a largement contribué à la croissance du commerce au sein des chaînes d’approvisionnement. Couvrant une large gamme d’intrants manufacturiers tels que les structures métalliques, les conducteurs électriques et les produits médicaux, les exportations mondiales d’autres fournitures industrielles  ont pour leur part augmenté de 9 %. Toujours selon l’organisation internationale, les données indiquent que les exportations de pièces et accessoires de transport ont augmenté de 1% en glissement annuel ; tandis que celles de pièces de fabrication et accessoires (hors matériel de transport) ont reculé de 1%. Quant aux exportations mondiales de minerais, pierres précieuses et terres rares, l’OMC souligne qu’elles ont accusé une baisse de 11% en glissement annuel au deuxième trimestre 2022, suite notamment à la baisse des prix du minerai de fer observée depuis mars. A ce propos, précisons que « les importations de minerais de fer en provenance d’Australie figurent parmi les principales baisses (-25 %). A rappeler qu’en raison des exportations saisonnières massives de soja du Brésil, principalement vers la Chine, «l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont enregistré la plus forte croissance des exportations de biens intermédiaires au deuxième trimestre, à 22%», affirme l’OMC relevant que le Brésil s’est classé au 13e rang des exportateurs, derrière la Chine à la première place. En hausse de 9%, la croissance enregistrée en Amérique du Nord est attribuée à l’augmentation de 74% des exportations d’or des Etats-Unis, en particulier vers l’Europe et l’Asie, selon les explications de l’organisation. Dans son analyse, l’OMC fait remarquer que « les exportations africaines de biens intermédiaires vers l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont augmenté le plus parmi tous les flux interrégionaux (100 % d’une année sur l’autre) ». D’après l’organisation, ce flux commercial bilatéral comprenait des exportations d’urée et d’ammonium de l’Afrique vers l’industrie des engrais au Brésil. L’OMC ajoute par ailleurs que « les exportations régionales de biens intermédiaires destinées à l’Afrique ont été parmi les plus fortes augmentations ». En parallèle, des baisses ont été observées dans certaines régions du monde. En effet, comme le relève l’organisation, « les exportations européennes de biens intermédiaires vers l’Asie ont diminué de 11% tandis que les exportations nord-américaines de biens intermédiaires vers l’Asie ont chuté de 4%. Soulignons enfin que les exportations africaines de biens intermédiaires vers l’Amérique du Nord ont également diminué de 4 %. Alain Bouithy

Les restrictions au commerce s’accentuent à l’échelle internationale

Les restrictions au commerce s’accentuent à l’échelle internationale

Dans son dernier rapport de suivi du commerce, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) annonce avoir constaté une augmentation des restrictions au commerce mondial. D’après le document présenté mardi 6 décembre, à une réunion de l’Organe d’examen des politiques commerciales, des restrictions ont été introduites à un rythme accéléré dans un contexte d’incertitude économique exacerbée par la pandémie de Covid-19, la guerre en Ukraine et la crise de la sécurité alimentaire. L’augmentation des restrictions a été observée au niveau notamment des produits alimentaires, des aliments pour animaux et des engrais, a indiqué l’organisation internationale indiquant que le nombre de restrictions à l’importation en vigueur continue lui aussi de croître. Selon la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, des membres de cette institution  définissant les règles régissant les échanges mondiaux, ont de plus en plus mis en place de nouvelles restrictions commerciales. Le recours à cette mesure a été observé « en particulier du côté des exportations, d’abord dans le contexte de la pandémie et plus récemment dans le contexte de la guerre en Ukraine et de la crise de la sécurité alimentaire », a-t-elle fait savoir. Bien que certaines de ces restrictions à l’exportation aient été levées, de nombreuses autres persistent, a déploré la DG de l’organisation internationale affirmant que «sur les 78 mesures restrictives à l’exportation de denrées alimentaires, d’aliments pour animaux et d’engrais introduites depuis le début de la guerre fin février, 58 sont toujours en place, couvrant environ 56,6 milliards de dollars de commerce». La situation est d’autant plus préoccupante que ces chiffres ont augmenté depuis la mi-octobre, a fait savoir Ngozi Okonjo-Iweala estimant que « la levée de ces restrictions à l’exportation est fondamentale pour réduire les flambées de prix et la volatilité et pour permettre aux marchandises d’arriver là où elles sont nécessaires de toute urgence ». Elle a ainsi invité les membres de l’OMC à s’abstenir d’adopter de nouvelles mesures restrictives pour le commerce, en particulier des restrictions à l’exportation, susceptibles de contribuer davantage à la détérioration des perspectives économiques mondiales. La DG de l’OMC les a par la suite exhortés à coopérer pour maintenir les marchés ouverts et prévisibles afin de permettre aux marchandises de se déplacer dans le monde entier là où elles sont nécessaires. Rappelons qu’au cours de la période d’examen du rapport, de la mi-octobre 2021 à la mi-octobre 2022, les membres de l’OMC étaient parvenus pourtant à introduire plus de mesures de facilitation des échanges (376) que de mesures restrictives pour le commerce (214) sur les marchandises (sans rapport avec la pandémie). Le nombre moyen des mesures de facilitation des échanges par mois avait alors atteint son plus haut niveau depuis 2012. Comme le rappelle l’OMC sur son site Internet officiel, la plupart des mesures de facilitation s’étaient produites du côté des importations tandis que la plupart des restrictions avaient concerné les exportations. Il se trouve que, pour la première fois depuis le début de l’exercice de suivi en 2009, le nombre de restrictions à l’exportation a dépassé celui des restrictions à l’importation. Selon l’OMS, à la mi-octobre 2022, « plus de 9% des importations mondiales continuent d’être affectées par les restrictions à l’importation mises en place depuis 2009 et qui sont toujours en vigueur ». Toujours à la mi-octobre 2022, « 79,2% des restrictions commerciales liées à la Covid-19 avaient été abrogées, laissant en place 27 restrictions à l’exportation et 14 restrictions à l’importation », a poursuivi l’OMC estimant qu’en dépit de la baisse du nombre de restrictions commerciales liées à la pandémie encore en place, leur couverture commerciale reste importante à 134,6 milliards USD. Alain Bouithy

Ralentissement attendu de la croissance du commerce mondial pendant les derniers mois de 2022

Ralentissement attendu de la croissance du commerce mondial pendant les derniers mois de 2022

La croissance du commerce des marchandises devrait ralentir pendant les derniers mois de l’année en cours et au début de l’année prochaine, a annoncé l’Organisation mondiale du commerce (OMC). En effet, selon les prévisions de l’OMC, qui se base sur les enseignements tirés du  dernier baromètre du commerce des marchandises de l’OMC publié le 28 novembre, « la croissance du commerce devrait ralentir pendant les derniers mois de 2022 et au début de 2023 », a-t-elle indiqué rappelant que l’économie mondiale continue de traverser de fortes turbulences. Des récentes statistiques publiées par l’OMC, il ressort que « le niveau actuel du baromètre – de 96,2 – est inférieur à la fois à la valeur de base de l’indice et au niveau de 100,0 enregistré précédemment, sous l’effet d’un fléchissement de la demande des marchandises échangées». Pour les experts de l’organisation internationale, la baisse du baromètre des marchandises est conforme aux prévisions commerciales de l’OMC du 5 octobre. Lesquelles prévisions prévoyaient une croissance du volume du commerce des marchandises de 3,5% au terme de 2022 et de 1% en 2023, rappelle-t-on dans un communiqué. Cette diminution serait due à plusieurs chocs connexes : la guerre en Ukraine, les prix élevés de l’énergie et la crise monétaire ainsi que le durcissement observé dans les grandes économies, entre autres. Pour rappel, le baromètre du commerce des marchandises est un indicateur composite avancé du commerce mondial qui fournit des informations en temps réel sur la trajectoire du commerce des marchandises par rapport aux tendances récentes. Comme l’explique l’organisation sur son site Internet officiel, « les valeurs supérieures à 100 signalent une expansion supérieure à la tendance, tandis que les valeurs inférieures à 100 indiquent une croissance inférieure à la tendance ». Après analyse des dernières variations, force est donc de constater que « l’indice du baromètre est tombé en dessous de l’indice du volume du commerce des marchandises, qui montre l’évolution réelle du commerce au cours du deuxième trimestre », a fait remarquer l’OMC. L’organisation, qui s’occupe des règles régissant le commerce international entre les pays, est en outre persuadée que ce dernier devrait à terme suivre l’indice du baromètre à la baisse une fois que les statistiques commerciales trimestrielles du second semestre 2022 seront disponibles. Par ailleurs, explique-t-elle, la divergence récente entre les indices, comme on l’a vu en 2021 et 2022, pourrait s’expliquer par des expéditions retardées de marchandises résultant de perturbations de la chaîne d’approvisionnement depuis la pandémie. On retiendra toutefois que le commerce de marchandises a enregistré une hausse de 4,7% en glissement annuel au deuxième trimestre après une croissance de 4,8 % au premier trimestre. Pour que la prévision se réalise, l’Organisation mondiale du commerce estime que « la croissance du commerce devrait s’établir en moyenne autour de 2,4% en glissement annuel au second semestre 2022 ». Autres enseignements : l’indice du baromètre a été pesé par des lectures négatives dans les sous-indices représentant les commandes à l’exportation (91,7), le fret aérien (93,3) et les composants électroniques (91,0). Pris ensemble, « ces éléments suggèrent un refroidissement de la confiance des entreprises et une demande mondiale d’importation plus faible », a commenté l’OMC. Si les statistiques montrent que les indices du transport par conteneurs (99,3) et des matières premières (97,6) n’ont de leur côté terminé que légèrement en dessous de la tendance, l’organisation constate toutefois qu’ils «ont perdu de leur élan ». Soulignons enfin que la principale exception a été observée du côté de l’indice des produits automobiles (103,8). Selon les données recueillies, il a dépassé la tendance en raison de l’augmentation des ventes de véhicules aux Etats-Unis et de l’augmentation des exportations du Japon alors que les conditions d’approvisionnement s’amélioraient et que le yen continuait de se déprécier, a expliqué l’OMC. Alain Bouithy

Le commerce mondial, un levier essentiel pour placer la planète sur une trajectoire durable

Le commerce mondial, un levier essentiel pour placer la planète sur une trajectoire durable

  Le commerce international et le renforcement de la coopération peuvent amplifier l’action menée à l’échelle mondiale pour faire face au changement climatique et mettre la planète sur une trajectoire durable, affirme l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Dans son Rapport sur le commerce mondial-Edition 2022, rendu public en début de semaine – en marge de la 27ème Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP27), tenue à Charm el-Cheikh (Égypte), l’Organisation internationale estime que le commerce mondial doit être une pierre angulaire de l’action climatique. La publication phare de l’OMC, qui explore les différentes facettes de la relation entre le commerce international et le changement climatique, souligne l’OMC, «  soutient que le commerce est une force positive pour le climat et une partie de la solution pour parvenir à une transition à faible émission de carbone, résiliente et juste », souligne la Directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. « Il examine comment le commerce international est susceptible d’exacerber le changement climatique, comment les conséquences du changement climatique pourraient modifier la structure des échanges et les relations commerciales, et comment le commerce pourrait servir de catalyseur à la réponse mondiale à la crise climatique », explique l’Organisation internationale. S’il considère le commerce comme étant un levier essentiel pour transformer l’économie mondiale et placer la planète sur une trajectoire durable, le Rapport sur le commerce mondial s’articule autour de quatre messages principaux. Le premier message rappelle que le changement climatique est une menace majeure pour la croissance et la prospérité futures en raison des pertes de productivité potentielles, des pénuries de production, des infrastructures de transport endommagées et des perturbations de la chaîne d’approvisionnement. Il soutient, en outre, que « sans réductions significatives des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES), de nombreux pays verront probablement leurs avantages comparatifs changer, l’agriculture, le tourisme et certains secteurs manufacturiers étant particulièrement vulnérables aux impacts climatiques ». Le deuxième message sous-tend que le commerce est un multiplicateur de force pour les efforts d’adaptation des pays face aux perturbations climatiques, réduisant les coûts des technologies et des biens et services essentiels. L’OMC est certaine qu’ « à plus long terme, des marchés internationaux ouverts aideraient les pays à réaliser les ajustements économiques et la réaffectation des ressources nécessaires », notamment pour les économies les plus vulnérables – les pays les moins avancés, les petits États insulaires en développement et les pays en développement sans littoral. Le troisième message soutient que le commerce peut réduire le coût de l’atténuation du changement climatique – en soutenant la réduction ou la prévention des émissions de GES – et accélérer la transition vers une économie à faible émission de carbone et la création d’emplois verts. En effet, comme l’explique l’Organisation dans un communiqué, « les simulations de l’OMC présentées dans le rapport suggèrent que l’élimination des droits de douane et la réduction des mesures non tarifaires sur un sous-ensemble de biens environnementaux liés à l’énergie pourraient stimuler les exportations de 5 % d’ici 2030, tandis que les augmentations de l’efficacité énergétique et de l’adoption des énergies renouvelables qui en résulteraient réduiraient les émissions mondiales de 0,6% ». A retenir également, le quatrième message qui soutient que la coopération internationale sur les aspects commerciaux de la politique climatique est essentielle pour rendre les actions climatiques plus efficaces et la transition bas carbone plus juste, en minimisant les frictions commerciales et l’incertitude des investisseurs. Les auteurs du rapport sont persuadés que le monde n’atteindra pas l’objectif de l’Accord de Paris de limiter la hausse de la température mondiale bien en dessous de 2 degrés Celsius sans coopération mondiale autour de politiques climatiques ambitieuses. Alain Bouithy

Les exportations mondiales de biens intermédiaires restent sur une tendance haussière

Les exportations mondiales de biens intermédiaires restent sur une tendance haussière

Les exportations mondiales de biens intermédiaires sont restées sur une tendance haussière au quatrième trimestre de 2021, a souligné l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans un récent rapport. Selon le document rendu public récemment, au terme des trois derniers mois de l’année écoulée, les exportations de biens intermédiaires à l’échelle mondiale ont connu une progression de 21% d’une année sur l’autre. «Les exportations mondiales de biens intermédiaires ont augmenté de 21% en glissement annuel au quatrième trimestre 2021, poursuivant la tendance à la hausse observée tout au long de l’année», a ainsi relevé l’OMC dans son rapport. Mais comme l’a également relevé cette institution internationale édictant les règles qui régissent les échanges mondiaux, «la croissance a été plus lente que les 27% enregistrés au troisième trimestre et les 47% enregistrés au deuxième trimestre». A titre de rappel, et comme l’a relevé l’organisation dans un communiqué, «le rythme du commerce des biens intermédiaires, qui vont des cultures utilisées dans la production alimentaire aux textiles et métaux nécessaires à la production de biens, est un indicateur du niveau d’activité dans les chaînes d’approvisionnement. Après analyse des données recueillies par l’OMC, il apparaît que la catégorie « Autres fournitures industrielles », qui comprend les intrants manufacturiers tels que les structures métalliques, les conducteurs électriques et les produits médicaux et pharmaceutiques, a enregistré une augmentation de 31% en glissement annuel au cours du quatrième trimestre de l’année précédente. Elle reste ainsi le principal moteur de croissance, selon les auteurs dudit rapport. En affichant une croissance de 23% au quatrième trimestre, contre 28% au troisième trimestre, les exportations mondiales de produits alimentaires et de boissons ont légèrement moins augmenté durant la même période. S’agissant des exportations des minerais et pierres précieuses, il ressort qu’elles ont enregistré une croissance de 10% au cours du dernier trimestre 2021, contre 13% au troisième trimestre et 40% au deuxième trimestre. Selon l’organisation, cette variation s’explique principalement par la baisse persistante des prix du minerai de fer. Il est à noter que les exportations asiatiques et africaines d’intrants industriels vers les chaînes d’approvisionnement ont augmenté de plus de 24% en glissement annuel au quatrième trimestre, tandis que les exportations européennes d’intrants ont augmenté de 18%. Soulignons également que les exportations des biens intermédiaires de l’Amérique du Nord ont augmenté de 14,5%, en grande partie grâce aux exportations de soja vers la Chine, d’après les données recueillies. Ces mêmes données montrent cependant que «l’Amérique du Sud et l’Amérique centrale ont vu leurs exportations de biens intermédiaires diminuer de 12%, principalement en raison d’une réduction des exportations brésiliennes de minerais de fer et de soja vers la Chine», a constaté l’organisation dans son rapport. Le document note en outre que la Chine est restée le premier exportateur des biens intermédiaires au quatrième trimestre en termes de valeur. Ses exportations ont représenté une valeur de 418 milliards de dollars américains, d’après le rapport. Selon les chiffres, la Belgique a enregistré la croissance la plus forte, avec une augmentation des exportations de biens intermédiaires de 39% au quatrième trimestre, après une augmentation de 46% observée au cours du troisième trimestre de l’année dernière. Elle est suivie du Royaume-Uni dont les exportations ont progressé de 34%.  Les mêmes chiffres révèlent que la Malaisie a enregistré une croissance annuelle de 28 % durant la même période. Ils montrent également que les trois quarts des intrants produits dans le pays, qui a rejoint la liste des 15 premiers exportateurs, sont expédiés à des partenaires asiatiques. Ajoutons qu’en termes de valeur, les principaux pays importateurs des biens intermédiaires, ont été la Chine (439 milliards de dollars) et les Etats-Unis (268 milliards de dollars) et que la palme de la plus forte croissance (42%) revient à l’Inde. Enfin, on retiendra par ailleurs de ce rapport que l’Amérique du Nord a intensifié ses exportations vers l’Afrique de 43% en glissement annuel au cours du dernier trimestre 2021. Selon l’OMC, ses exportations de soja vers le continent africain ont été multipliées par vingt et celles de vaccins par quatre ; tandis que les exportations de l’Afrique vers l’Asie poursuivaient parallèlement leur progression rapide, en bondissant de 45% au quatrième trimestre. Alain Bouithy

Le rythme de croissance du commerce mondial des marchandises reste lent

Le rythme de croissance du commerce mondial des marchandises reste lent

Le rythme de croissance du commerce des marchandises est resté lent à l’échelle mondiale, a indiqué l’Organisation mondiale du commerce (OMC) dans un nouveau rapport rendu public récemment. « Le conflit en Ukraine et les récents confinements en Chine liés à la pandémie semblent freiner les échanges mondiaux de marchandises au premier semestre 2022 », a estimé l’institution internationale chargée de définir les règles régissant le commerce des marchandises, des services, des biens agricoles et industriels et de la propriété intellectuelle entre les  pays. Selon les dernières données du baromètre du commerce des marchandises de l’OMC, un indicateur avancé composite qui fournit des renseignements en temps réel sur l’évolution du commerce des marchandises par rapport aux tendances récentes, « la valeur actuelle de 99,0 est légèrement inférieure à la valeur de référence de l’indice (100), qui se compose d’indicateurs avancés en temps réel, ce qui indique que le rythme de croissance du commerce des marchandises reste lent », a constaté l’OMC dans son rapport. Après analyses des données recueillies par l’organisation, il apparait clairement que « les dernières perspectives sont moins optimistes que celles affichées par le baromètre en février, qui donnaient à penser que le commerce était peut-être sur le point de connaître un tournant, avec une croissance plus forte attendue dans un avenir proche ». Comme l’explique l’organisation dans son rapport, tout porte à croire que « la reprise attendue pourrait avoir été court-circuitée par le conflit en Ukraine, qui a débuté fin février et a déclenché de fortes hausses des prix des denrées alimentaires et de l’énergie, qui ont tendance à réduire les revenus réels et à freiner la croissance économique ». Autre raison justifiant cette situation, « l’imposition par la Chine d’importantes mesures de confinement pour lutter contre une nouvelle flambée du Covid-19 a encore perturbé le commerce et la production », a estimé l’OMC. Dans son rapport, l’OMC a toutefois assuré que la progression de l’indice du baromètre aurait pu être supérieure à la tendance si certaines des données sous-jacentes de ses éléments constitutifs n’avaient pas baissé en mars et en avril.  L’organisation rappelle à ce propos que « les indices constitutifs du baromètre sont lissés pour minimiser l’influence des valeurs extrêmes, mais cela peut masquer des changements soudains dans les derniers mois ».  Par ailleurs, a-t-elle poursuivi, la plupart des indices constitutifs du baromètre sont proches ou au-dessus de leur valeur de base de 100, par exemple les commandes à l’exportation (101,2), les produits de l’industrie automobile (101,5), le fret aérien (99,9), les composants électroniques (103,8) et les matières premières (99,5). Dans ce tableau, il ressort que seul le transport maritime de conteneurs demeure nettement en dessous de la tendance (95,0), a-t-elle fait savoir. Il est important de préciser que les données non lissées concernant les commandes à l’exportation et le fret aérien sont passées d’un niveau supérieur à la tendance au cours d’une période à un niveau inférieur à la tendance au cours de la période suivante. Pour l’organisation, cela laisse présager une baisse plus marquée. L’OMC prévient cependant : « Si la crise ukrainienne et les confinements en Chine persistent, leur incidence pourrait se voir plus nettement dans le prochain communiqué ». Souvenons-nous qu’en avril dernier, l’OMC avait tablé sur une croissance du volume du commerce mondial des marchandises de 3% en 2022, alors qu’elle prévoyait une croissance de 4,7% en octobre dernier.  A bien voir, il se trouve que la valeur actuelle du baromètre est globalement conforme à la projection d’avril, tandis que « les prévisions sont moins sûres actuellement et doivent être interprétées avec précaution », a relevé l’organisation. Alain Bouithy

Les gouvernements appelés à clarifier et renforcer les disciplines internationales concernant les subventions

Les gouvernements appelés à clarifier et renforcer les disciplines internationales concernant les subventions

Les gouvernements du monde devraient œuvrer rapidement pour clarifier et renforcer les disciplines internationales concernant les subventions, selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), le Fonds monétaire international (FMI), l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et la Banque mondiale (BM). Une plus grande coopération internationale est nécessaire en ce qui concerne les données, l’analyse et la réforme des subventions, ont estimé ces quatre institutions internationales dans un rapport conjoint rendu public récemment, rappelant le bien-fondé des subventions bien conçues et les rôles importants qu’elles peuvent jouer dans certaines circonstances. L’intensification de la coopération internationale « est nécessaire pour améliorer les informations et analyses concernant les subventions et leurs incidences, lesquelles permettront, à leur tour, d’éclairer les efforts déployés pour renforcer les disciplines relatives aux subventions et réduire les frictions commerciales découlant de leur utilisation », souligne le rapport intitulé “Subsidies, Trade, and International Cooperation” (Subventions, commerce et coopération internationale). En d’autres termes, une large coopération internationale permettra d’accroître la transparence, l’ouverture et la prévisibilité du commerce mondial, ont soutenu les auteurs dudit rapport. Car, selon certaines observations relevées dans ce rapport, « les subventions semblent être largement répandues, en augmentation et souvent mal ciblées par rapport aux objectifs de politique générale visés ». Mais, ce n’est pas le seul écueil relevé dans ce document. Outre les préoccupations en matière d’efficacité économique, le rapport note que « cette situation incite à recourir à des mesures unilatérales de défense commerciale, ce qui érode le soutien public en faveur d’un commerce ouvert et contribue à des tensions commerciales sérieuses qui entravent les progrès concernant d’autres priorités commerciales mondiales ». On peut dès lors estimer qu’« en construisant une large coalition d’intérêts au-delà des frontières, il devrait être possible d’améliorer l’efficacité des subventions et de limiter les retombées internationales négatives de leur utilisation », a soutenu la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. Car, si les subventions peuvent clairement être un outil important pour remédier aux défaillances du marché, la patronne de l’OMC rappelle que « les exemples abondent où les subventions ne font pas grand-chose pour atteindre l’objectif visé, ou le font à un coût inutilement élevé, au niveau national, à l’étranger ou en ce qui concerne l’indivis mondial ». Tout ceci pour dire qu’« une meilleure compréhension de la prévalence des programmes de subventions et de leurs effets peut aider à développer et à façonner les règles nécessaires », a-t-elle fait savoir. Insistant sur les bonnes raisons d’intensifier la coopération internationale, notamment à l’heure actuelle, les équipes de l’OMC, du FMI, de l’OCDE et de la Banque mondiale expliquent qu’avec l’augmentation de la fréquence et de la complexité des subventions ayant des effets de distorsion, alors même que la nécessité de politiques actives pour faire face à l’urgence en matière de climat, de santé, d’alimentation et autre s’accroît, les subventions et le débat sur les subventions ont entraîné d’importantes dissensions au sein du système commercial. S’il est admis que les renseignements sur les subventions sont insuffisants d’une manière générale, comme semble clairement le monter ledit rapport, tout porte à croire qu’un secteur fait exception : l’agriculture. A l’exception de ce secteur, le rapport constate que « la plupart des données disponibles pour un large éventail de pays et de secteurs présentent des lacunes importantes ». Selon les équipes des organismes cités dans ce document, les éléments d’information sur la portée et l’ampleur du soutien des pouvoirs publics dans les secteurs industriels en particulier « restent relativement rares ». D’après ces dernières, quand bien même il existe de nombreux programmes de subventions liés aux services, force est de constater que les « données complètes sur leur nature et leur ampleur font défaut ». Alain Bouithy

L’OMC revoit à la baisse ses projections sur le commerce mondial de marchandises

L’OMC revoit à la baisse ses projections sur le commerce mondial de marchandises

L’Organisation mondiale du commerce (OMC) a revu à la baisse ses prévisions sur le commerce des marchandises mondial, en raison de l’incertitude concernant l’évolution du conflit en Ukraine. Ainsi, selon les derniers chiffres publiés par l’organisme international, le volume du commerce des marchandises mondial devrait croître de 3% en 2022 contre 4,7% auparavant. Il devrait se situer autour de 3,4% en 2023, ajoute l’OMC précisant cependant que ces chiffres pourraient être revus en raison du conflit entre la Russie et l’Ukraine qui met en péril la reprise fragile du commerce mondial. Comme s’y attendaient de nombreux observateurs et économistes à l’échelle internationale, l’impact économique le plus immédiat de la crise a été une forte hausse des prix des produits de base. Il faut dire qu’en dépit de «leurs faibles parts dans le commerce et la production au niveau mondial, la Russie et l’Ukraine sont des fournisseurs majeurs de produits essentiels, y compris les produits alimentaires, l’énergie et les engrais, dont l’approvisionnement est maintenant menacé par la guerre», a fait savoir l’organisation. Rappelons à ce propos que «les expéditions de céréales via les ports de la mer Noire ont déjà été stoppées, ce qui pourrait avoir des conséquences désastreuses sur la sécurité alimentaire dans les pays pauvres», selon l’OMC. Mais pour l’organisation, la guerre n’est pas le seul facteur qui pèse sur le commerce mondial actuellement. Explications : «Les confinements en Chine, destinés à empêcher la propagation de la Covid-19, perturbent de nouveau le commerce maritime, à un moment où les pressions dans les chaînes d’approvisionnement semblaient s’atténuer». Les économistes de l’OMC craignent que cela conduise à de nouvelles pénuries d’intrants manufacturiers et à une inflation plus élevée. En plus  d’engendrer d’immenses souffrances humaines, la guerre en Ukraine a également endommagé l’économie mondiale à un moment critique, a déploré la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala. «Son impact se fera sentir dans le monde entier, en particulier dans les pays à faible revenu, où les produits alimentaires représentent une large proportion des dépenses des ménages”, selon elle. C’est dire qu’«une offre plus faible et des prix plus élevés pour les produits alimentaires pourraient signifier que les populations pauvres du monde soient contraintes de faire sans». Il se trouve que dans une crise comme celle que l’on vit actuellement, «plus de commerce est nécessaire pour garantir un accès stable et équitable aux produits de première nécessité», a-t-elle soutenu. Il ne fait ainsi pas de doute qu’une restriction des échanges «mettra en péril le bien-être des familles et la prospérité des entreprises et rendra plus ardue la tâche qui consiste à instaurer une reprise économique durable après la Covid‑19», a conclu la DG de l’OMC. Avant d’exhorter  les gouvernements et les organisations multilatérales à travailler ensemble pour faciliter les échanges à un moment où de fortes pressions inflationnistes sur les approvisionnements en produits essentiels augmentaient les pressions sur les chaînes d’approvisionnement. Bien qu’il existe peu de données solides sur l’impact économique du conflit, les simulations des économistes de l’organisation font ressortir plusieurs scénarios. Selon ces derniers, le PIB mondial aux taux de change du marché devrait augmenter de 2,8% en 2022, soit une baisse de 1,3 point de pourcentage par rapport aux prévisions précédentes, à savoir 4,1%. Selon l’OMC, «la croissance devrait atteindre 3,2% en 2023, soit un niveau proche du taux moyen de 3% entre 2010 et 2019. La production dans la région de la CEI – qui exclut l’Ukraine – devrait connaître une forte baisse, de 7,9%, ce qui devrait entraîner une contraction des importations de la région de 12%». A titre de rappel, le volume du commerce des marchandises a connu une augmentation de 9,8% au titre de l’année 2021. «La valeur en dollars EU de celui-ci a augmenté de 26%, représentant 22.400 milliards de dollars EU. La valeur du commerce des services commerciaux a également augmenté de 15% en 2021 pour atteindre 5.700 milliards de dollars EU», selon l’OMC. Quant au commerce des services, l’Organisation mondiale du commerce prévient qu’«il sera également affecté par le conflit en Ukraine, y compris dans le secteur des transports, qui comprend le transport de conteneurs et le transport de passagers par voie aérienne». Alain Bouithy