Maroc. Le recul du taux de chômage à 11,4% sans grand impact

A 1.378.000, le nombre de chômeurs a baissé de 70.000 personnes au troisième trimestre 2022. D’après le Haut-Commissariat au plan (HCP), cela correspond à une baisse de 5%, résultant d’une diminution de 62.000 chômeurs en milieu urbain et de 8.000 en milieu rural. Le taux de chômage est ainsi passé de 11,8% à 11,4% (-0,4 point), de 16 % à 15% en milieu urbain (-1 point) et a stagné à 5,2% en milieu rural, a indiqué l’organisme public. Dans sa note d’information relative à la situation du marché du travail au troisième trimestre de 2022, le Haut-commissariat précise que « le taux de chômage a baissé de 0,9 point parmi les hommes, passant de 10,4% à 9,5%, contre une augmentation parmi les femmes, passant de 16,5% à 17,8% ». Dans le même temps, une baisse a également été observée chez les diplômés où ce taux est passé de 18,7% à 17,7%, les non diplômés (4,4% à 4,1%), les personnes âgées de 45 ans et plus (3,7% à 3,1%) et les personnes âgées de 25 à 34 ans (18,8% à 18,4%). La tendance était plutôt à la hausse chez « les jeunes âgés de 15 à 24 ans qui ont vu, par contre, leur taux de chômage augmenter, passant de 31% à 31,7% », a souligné le Haut-Commissariat dans sa note d’information. De plus, toujours selon le HCP, le taux d’activité a baissé de 45,1% à 44% au niveau national, entre le troisième trimestre de 2021 et la même période de 2022. Sur la même période, « il a baissé de 50,3% à 48,1% en milieu rural et de 42,4% à 41,9% en milieu urbain », a poursuivi le Haut-commissariat indiquant que l’écart entre hommes et femmes a atteint 50,2 points, avec des taux d’activité respectifs de 69,5% et de 19,3%. Bien qu’il ait baissé de 39,8% à 39% au niveau national, le taux d’emploi a toutefois connu une légère hausse de 0,1 point en milieu urbain (de 35,6% à 35,7%), alors qu’il a perdu 2,2 points en milieu rural (de 47,7% à 45,5%). De l’analyse du HCP, il ressort que « l’écart entre hommes et femmes a atteint 47 points avec des taux d’emploi respectifs de 62,9% et de 15,9% ». Comme le rappelle l’organisme public dans sa note d’information, ces taux étaient de 63,1% et de 17,1%, une année auparavant. Selon le Haut-Commissariat, « le volume de l’emploi a baissé de 58.000 postes au troisième trimestre de 2022, suite à une perte de 194.000 postes en milieu rural et une création de 136.000 postes en milieu urbain ». Par type d’emploi, il ressort des données collectées que 210.000 emplois non rémunérés ont été perdus, suite à une perte de 212.000 en milieu rural et une création de 2.000 en milieu urbain ; tandis que l’emploi rémunéré s’est accru de 152.000 postes, après une création de 134.000 emplois en zone urbaine et de 18.000 en zone rurale. L’analyse de ces données montre que le secteur de l’ »agriculture forêt et pêche » a perdu 237.000 postes d’emploi (-7%), entre le troisième trimestre de 2021 et celui de 2022, résultat d’une baisse de 233.000 en milieu rural et de 4.000 en milieu urbain. Durant la même période, « le secteur des BTP a perdu 38.000 postes, 34.000 en milieu rural et 4.000 en milieu urbain, ce qui correspond à une baisse de 3% du volume de l’emploi dans ce secteur », a fait savoir le HCP. Au niveau du secteur des « services », le Haut-Commissariat indique qu’il a été créé 189.000 postes d’emploi à l’échelle nationale (151.000 en milieu urbain et 37.000 en milieu rural). Le secteur a ainsi enregistré une hausse de 4% de l’emploi au cours de la même période. Résultat d’une création de 36.000 postes en milieu rural et d’une baisse de 6.000 en milieu urbain, le secteur de « l’industrie » a pour sa part enregistré une hausse de 2% du volume d’emploi après la création de 29.000 postes d’emploi. Alain Bouithy
Maroc. Le HCP s’attend à une croissance de 1,4% au quatrième trimestre

La croissance de l’économie nationale devrait s’établir à +1,4% au quatrième trimestre 2022, selon les récentes projections du Haut-commissariat au plan (HCP) qui prévoit un recul de 15,8% de la valeur ajoutée agricole, en rythme annuel. «Avec une hausse de l’activité hors agriculture de 3,3%, la croissance de l’économie nationale s’établirait à +1,4% au quatrième trimestre 2022», a indiqué l’organisme public dans sa note de conjoncture du troisième trimestre 2022 et perspectives pour le quatrième trimestre. Au troisième trimestre 2022, le Haut-commissariat annonce que l’activité économique nationale aurait progressé de 1,8% au lieu de 2% au trimestre précédent, dans un contexte de repli de 15,2% de la valeur ajoutée agricole. Dans sa note de conjoncture, le HCP note qu’«hors agriculture, l’activité aurait légèrement ralenti, affichant un accroissement de 3,7%, au lieu de 4,2% un trimestre plus tôt, attribuable, en grande partie, à la décélération de la valeur ajoutée des branches secondaires». Selon la même source, au troisième trimestre 2022, les volumes des exportations et des importations nationales de biens et services auraient affiché des hausses de 20,1% et 21,9% respectivement, en variations annuelles. Portée par un affermissement de 6,8% de la consommation des administrations publiques, la demande intérieure aurait de son côté continué de soutenir la croissance économique, a indiqué le HCP. La consommation des ménages, en volume, se serait pour sa part accrue de 2,9%, contribuant pour environ +1,7 point à la croissance globale du PIB. Ce, en dépit de l’accélération des prix à la consommation, notamment ceux de l’alimentaire. Au cours de la même période, les prix à la consommation se seraient accélérés passant de +6,3% au trimestre précédent à 7,8% au troisième trimestre, et +1,4% au cours de la même période de 2021. Des explications du HCP, il ressort que «cette progression serait due à une envolée de 13% des prix des produits alimentaires et à un accroissement de 4,5% de ceux des produits non alimentaires». Selon le HCP, et malgré le recul des cours internationaux de certaines matières premières amorcé en juillet 2022, «les tensions sur les prix des produits importés se seraient maintenues, dans un contexte d’appréciation du dollar». Ce qui a pour conséquence d’entraîner des niveaux plus élevés des prix intérieurs, en particulier ceux de l’alimentation et des carburants. «Au troisième trimestre 2022, les pressions inflationnistes importées auraient porté la contribution des prix des produits hors frais à 3,8 points et de l’énergie à 1,5 point, soit près de 70% de la hausse de l’indice global », a-t-il déduit. Alain Bouithy
Maroc. Le port de Jorf Lasfar confirme sa première place

Au terme de l’année 2021, les ports de Jorf Lasfar et de Casablanca ont capté 70,5% du trafic global des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP). Ces deux ports ont assuré le transit de 64,1 millions de tonnes (MT), selon les indicateurs relevés récemment par le régulateur portuaire dans une note synthétisant l’ensemble de son activité au titre de l’année qui vient de s’écouler. Avec une quote-part d’environ 39% du trafic global, le port de Jorf Lasfar a assuré le transit d’environ 35,1 millions de tonnes au terme de l’année 2021, confirmant ainsi la première place de ce port situé à 17 km d’El Jadida et à 120 km de Casablanca. Dans sa note, l’Agence indique que, comparé à l’année précédente, ce port à vocation minéralière et conventionnelle a enregistré une baisse de 5,4% des volumes manipulés. Cette variation est attribuée essentiellement à la baisse observée au niveau du trafic des engrais (-8,8%), du charbon (-3,3%), du soufre (-9,1%), des céréales (-16,5%) et de l’ammoniac (-12,9%), a expliqué l’agence dans sa note. Selon la même source, les exportations de l’acide phosphorique ont en revanche marqué une hausse de 19,4% avec un volume d’environ 1,9 million de tonnes. C’est le même constat en ce qui concerne le trafic du gasoil qui a pour sa part enregistré une hausse de 10,5%, totalisant un volume de 2,1 millions de tonnes, a fait savoir l’agence nationale. S’étendant sur 450 ha, dont 256 ha de terre-pleins et offrant plus de 8 km linéaires de quai, le port de Casablanca a de son côté représenté environ 32% du trafic global. Situé au centre de la côte marocaine atlantique au fond d’une rade très peu abritée entre les pointes rocheuses d’El Hank à l’ouest, et d’Oukacha à l’est, cet important port a assuré le transit de 29 MT au douzième mois de l’année dernière, selon les données recueillies par l’ANP. En comparaison avec la même période de l’année précédente, il « a enregistré une baisse de 4,3%, qui s’explique principalement par la forte baisse des importations des céréales (-21,5%), des phosphates (-5,3%) et des aliments de bétail (-18,2%) », a relevé l’Agence de même source. Selon toujours la même note, « les trafics des conteneurs et du sucre ont marqué des hausses respectives de +4,7% et +12,2%, avec des volumes respectifs de 1,1 MEVP et 1,5 MT », peut-on lire. Si les ports de Jorf Lasfar et de Casablanca ont une fois encore capté l’essentielle du trafic des ports gérés par l’Agence nationale des ports, il est important d’attirer l’attention ici sur les données relatives à l’activité du port de Mohammedia qui, pour la première fois depuis 2017, a été marquée par « un renversement de la tendance baissière ayant caractérisé les volumes transitant par ce port ». En effet, après analyse des données statistiques rendues publiques par l’Agence, il ressort que l’activité de ce port, situé sur la côte Atlantique à 23 km de celui de Casablanca, « a enregistré un rebond de 4,9% au titre de l’année 2021, induite essentiellement par la hausse des importations du gasoil de 12,4%, totalisant un volume de 2,3 millions de tonnes. Les mêmes données montrent cependant que le trafic du butane a marqué une baisse de 2,7%, avec un volume de 1,3 MT au niveau de ce port en eau profonde sans problématiques sédimentaires. Pour rappel, l’activité portuaire a dans son ensemble accusé un léger recul en 2021. En dépit de cette baisse, les flux des marchandises ayant transité par les ports gérés par l’ANP ont affiché une hausse de 3,5 % par rapport à 2019, avec un volume global de 91 MT. Alain Bouithy
Maroc. Liste des membres du nouveau gouvernement selon l’appartenance politique

Le nouveau gouvernement, nommé, jeudi (7 octobre, Dnr), par SM le Roi Mohammed VI, compte 24 ministres et ministres délégués, dont 18 sont issus des trois partis politiques composant la majorité gouvernementale et six sans appartenance politique (SAP).Outre le poste du Chef de gouvernement, le Rassemblement National des Indépendants (RNI) a hérité de 7 portefeuilles ministériels au même titre que son allié le Parti Authenticité et Modernité (PAM), alors que le Parti de l’Istiqlal (PI) s’est vu confier 4 départements. Voici la liste des membres du gouvernement selon l’appartenance politique :. -Aziz Akhannouch: Chef du gouvernement (RNI). – Abdelouafi Laftit : Ministre de l’Intérieur (SAP). – Nasser Bourita: Ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger (SAP). – Abdellatif Ouahbi : Ministre de la Justice (PAM). – Ahmed Toufiq: Ministre des Habous et des Affaires islamiques (SAP). – Mohamed Hajoui : Secrétaire général de gouvernement (SAP). – Nadia Fettah Alaoui, ministre de l’Economie et des Finances (RNI). – Nizar Baraka, ministre de l’Equipement et de l’Eau (PI). – Chakib Benmoussa : ministre de l’Education nationale, du Préscolaire et des Sports (RNI). – Nabila Rmili : ministre de la Santé et de la Protection sociale (RNI). – Fatima Ezzahra El Mansouri : ministre de l’Aménagement du territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la ville (PAM). – Mohamed Sadiki : ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts (RNI). – Younes Sekkouri : ministre de l’Inclusion économique, de la Petite entreprise, de l’Emploi et des Compétences (PAM). – Ryad Mezzour : ministre de l’Industrie et du Commerce (PI). – Fatim-Zahra Ammor : ministre du Tourisme, de l’Artisanat et de l’Economie sociale et solidaire (RNI). – Abdellatif Miraoui : ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche scientifique et de l’innovation (PAM). – Leila Benali : ministre de la Transition énergétique et du Développement durable (PAM). – Mohamed Abdeljalil : ministre du Transport et de la Logistique (PI). – Mohamed Mehdi Bensaid : ministre de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication (PAM). – Aouatif Hayar : ministre de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille (PI). – Abdellatif Loudiyi : ministre délégué auprès du Chef du gouvernement chargé de l’administration de la Défense nationale (SAP). – Mohcine Jazouli : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’évaluation des Politiques publiques (RNI). – Faouzi Lekjaa, ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du Budget (SAP). – Mustapha Baitas : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé des Relations avec le parlement, Porte-parole du gouvernement (RNI) – Ghita Mezzour : ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de la Transition numérique et de la Réforme administrative (PAM).
Maroc. Le secteur de l’énergie électrique retrouve son dynamisme

Le secteur de l’énergie électrique a renoué avec sa dynamique d’avant-crise, a constaté la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration. Selon la DEPF, en glissement annuel, la production nationale de l’énergie électrique s’est renforcée de 6,9% au terme des sept premiers mois de 2021, après une baisse de 6,2% un an auparavant. Elle a ainsi dépassé légèrement son niveau d’avant-crise, soit +0,2% par rapport à fin juillet 2019. « Cette performance est attribuable au raffermissement de la production privée (+5,9%), de celle de l’ONEE (+10%) et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 (+9,5%) », a-t-elle expliqué dans sa note de conjoncture du mois de septembre 2021 (N°295). La même source indique que la consommation de l’énergie électrique s’est, quant à elle, accrue, en glissement annuel, de 6,1% à fin juillet 2021, après un retrait de 4,1% un an plus tôt. Si l’on en croit la DEPF, cette évolution est liée à la hausse des ventes de l’énergie de « très haute, haute et moyenne tension, hors distributeurs » qui a progressé de +11,9%, de celles destinées aux distributeurs (+4,6%) et de celles destinées aux ménages (+2,1%). Comparativement à son niveau d’avant-crise, il ressort des données recueillies par la Direction que la consommation de l’énergie électrique a connu une augmenté de 1,8%. Dans cette même note de conjoncture, la DEPF a noté que l’énergie nette appelée s’est accrue de 6,2% à fin juillet 2021, après une baisse de 3% un an auparavant. Dans son analyse de l’évolution de cette branche, la DEPF attribue cette évolution à la « baisse du volume importé de l’énergie électrique de 6,7%, après une augmentation de 69,5% l’année précédente, contre une hausse du volume exporté de 50,7% après un repli de 67,3% il y a une année ». A titre de rappel, la DEPF avait fait état dans sa précédente note de conjoncture (du mois d’août, N°294) d’une progression soutenue de la production et de la consommation de l’énergie électrique. Dans cette note, il ressortait que les indicateurs de l’activité du secteur de l’énergie électrique avaient enregistré un raffermissement notable au cours du deuxième trimestre 2021. « La production de l’énergie électrique s’est renforcée de 15,5% au deuxième trimestre 2021 après +0,7% au T1-2021 et -11,7% au deuxième trimestre 2020, pour clôturer le premier semestre 2021 sur une hausse de 7,9% après une baisse de 7,4% à fin juin 2020 », avait alors écrit la DEPF. Elle avait attribué cette évolution à la hausse de la production privée de 7,2%, de celle de l’ONEE de 11,3% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 6,6%. « Dans un contexte de hausse de l’énergie nette appelée de 6,9% à fin juin 2021, après -4% un an plus tôt, le volume des importations de l’énergie électrique s’est replié de 26,9% à fin juin 2021 (après +76,8% l’année précédente), alors que le volume exporté s’est accru de 51,3% (après -68,4% un an auparavant) », avait ajouté la DEPF. Dans sa note de conjoncture du mois d’août, il était ressorti également que la consommation de l’énergie électrique s’était favorablement comportée au deuxième trimestre 2021, enregistrant une hausse de 16,6% après -1% au premier trimestre 2021 et -11,3% au deuxième trimestre 2020, pour se solder sur une augmentation de 7,4% au terme du premier semestre 2021 après un retrait de 4,9% un an auparavant. Pour la DEPF, « cette évolution a été impulsée, particulièrement, par la bonne tenue des ventes de l’énergie de «très haute, haute et moyenne tension» (+9,2%) et de celles de basse tension (+2,5%) », avait-elle expliqué. Alain Bouithy
Maroc. Le Parti de l’action accorde la priorité à la qualification de l’élément humain
POLITIQUE. Le programme électoral du Parti de l’action (PA) au titre des échéances de septembre prochain accorde la priorité à la qualification de l’élément humain, a souligné, samedi à Marrakech, le Secrétaire général de cette formation politique, M. Mohammed Drissi.« La priorité doit être donnée à l’axe portant sur la qualification de l’élément humain et du capital immatériel en tant que pilier fondamental du développement socioéconomique et volet essentiel garantissant la réussite des programmes économiques et stratégies nationaux », a-t-il relevé lors d’une rencontre de communication autour du programme politique du PA pour les prochaines échéances électorales de septembre 2021. Dans ce cadre, M. Drissi a souligné que son parti propose de s’intéresser davantage à l’enseignement primaire pour lutter contre la déperdition scolaire et éduquer les nouvelles générations aux valeurs de citoyenneté, ajoutant que le PA préconise une école alliant le théorique et la pratique et l’intégration de la formation professionnelle dans les écoles primaires afin de détecter prématurément les talents et les aptitudes cognitives et sportives des élèves et leur assurer ainsi une meilleure orientation. « Le PA appelle aussi à garantir une adéquation entre la formation académique et professionnelles et les besoins des entreprises marocaines, qui sont le pilier de l’économie et de la stabilité sociale », a-t-il enchaîné. M. Drissi a, par ailleurs, insisté sur le principe de bonne gouvernance qui requiert une clarté en termes de répartition des rôles et des responsabilités, la corrélation entre responsabilité et reddition des comptes, la mise en œuvre de la régionalisation et la promotion de la digitalisation, et l’association des partenaires politiques, sociaux, la société civile, les représentations des entreprises et les chambres professionnelles. Sur un autre registre, M. Drissi a mis en lumière les réalisations ainsi que la mobilisation et l’adhésion des composantes du PA dans le processus de développement, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI. Dans la même lignée, il a mis en avant les grands succès engrangés par la diplomatie marocaine, sous l’impulsion de SM le Roi Mohammed VI ayant permis de mettre en échec les manœuvres ourdies par les ennemis de l’intégrité territoriale du Royaume. De son côté, la militante du Parti, Mme Nouhaila Lahnine s’est attardée sur la participation politique de la femme, notamment son adhésion au processus de construction du Maroc moderne sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, qui ne cesse depuis Son accession au Trône de Ses Glorieux Ancêtres de promouvoir les droits des femmes et de consolider l’égalité Homme-Femme dans tous les domaines se rapportant à la gestion de la chose publique. Au nom de la Jeunesse du Parti, Mme Samira Ait Lhaj a émis le souhait que les politiques publiques, les programmes et les plans gouvernementaux prennent en considération les attentes des jeunes et leurs aspirations à une vie digne et leur droit à un travail décent et à un enseignement utile, réaffirmant l’engagement et l’adhésion des jeunes militants du parti en faveur d’une forte participation aux élections de septembre prochain.
Maroc. Les principaux secteurs de l’économie nationale accusent le coup de la pandémie

La crise sanitaire liée à la pandémie de coronavirus (Covid-19) a eu un impact important sur le commerce extérieur du Maroc qui s’est traduit par une baisse des importations et des exportations de marchandises respectivement de 21.865 MDH et 20.000 MDH à fin avril 2020. En glissement annuel, les importations et les exportations de marchandises ont enregistré des baisses respectives de 12,6% et de 19,7%. Tandis qu’en glissement trimestriel (comparaison entre les trois derniers mois et les trois mois d’avant), elles ont été de 13,2% et de 18%. Selon les récentes données de l’Office des changes, le déficit commercial a ainsi enregistré une baisse de 1,9% équivalant à 1.292 MDH alors que le taux de couverture a perdu 4,8 points. Comme l’ont souligné les analystes de l’Office, la baisse des exportations enregistrée au titre des quatre premiers mois de 2020 s’explique par le repli des ventes de la majorité des secteurs. C’est le cas des secteurs de l’« Automobile » dont les ventes ont atteint 17.227 MDH contre 28.234 MDH à fin avril 2019, soit une régression de 39% équivalant à 11.007 MDH ; du « Textile et cuir » (9.125 MDH contre 12.727 MDH à fin avril 2019, correspondant à un recul de 28,3% ou -3.602 MDH) et de l’« Aéronautique » (3.675 MDH contre 5.560 MDH à fin avril, soit une baisse de 33,9% ou -1.885 MDH). Dans son dernier bulletin sur les indicateurs du commerce extérieur, l’Office a indiqué que la baisse des ventes a été aussi enregistrée au niveau des secteurs « Agriculture et agro-alimentaire » (24.835 MDH contre 26.695 MDH à fin avril 2019, soit -7% ou -1.860 MDH) ; « Autres extractions minières » (933 MDH contre 1.333 MDH, soit -30% ou -400 MDH) ; « Electronique et électricité » (3.228 MDH contre 3.291 MDH, soit -1,9% ou -63 MDH) et « Autres industries » (6.559MDH contre 7.776MDH, soit -15,7% ou -1.217MDH). En détail, il apparaît que la baisse des exportations du secteur automobile observée à fin avril dernier est liée essentiellement au « recul des ventes à la fois de la construction (6.649 MDH au lieu de 12.242 MDH une année auparavant, soit -45,7% ou -5.593 MDH) et du câblage (6.279 MDH au lieu de 11.355 MDH à fin avril 2019, soit -44,7% ou -5.076 MDH) », a expliqué l’Office des changes. Après analyse des données recueillies, il ressort aussi que les ventes de l’intérieur véhicules et sièges ont en parallèle baissé de 33,6% ; la part de ce secteur dans le total des exportations s’est ainsi élevée à 21,1% contre 27,8% un an auparavant. Commentant la baisse des ventes du secteur textile et cuir observé au titre des quatre premiers mois de l’année, les analystes de l’Office expliquent qu’elle est due au recul de 2.647 MDH des ventes des vêtements confectionnés et de 744 MDH des articles de bonneterie. En chute de 33,9% à 3,67 MMDH, les exportations du secteur de l’« Aéronautique » ont reculé en raison de la diminution de 33,1% de celles de l’assemblage qui sont passées de 2.998 MDH à 2.036 MDH (soit -962 MDH) et de 36,4% de celles du système d’interconnexion du câblage électrique (EWIS) qui ont baissé de 2.535 MDH à 1.612 MDH (soit – 923 MDH). De son côté, la baisse des exportations du secteur « Agriculture et agro-alimentaire » est attribuée à celles de l’« Agriculture, sylviculture, chasse » dont les ventes sont passées de 14.023 MDH à 13.214 MDH (5,8%, soit -809 MDH) et de l’« Industrie alimentaire » qui a reculé de 7,4% (11.191 MDH contre 12.082 MDH à fin avril 2019, soit -891 MDH). En recul de 30%, les exportations des « Autres extractions minières » ont baissé de 400 MDH suite à la baisse de 10% (24 MDH) du « Minerai de cuivre » (216 MDH contre 240 MDH à fin avril 2019) et 50,8% (187 MDH) du « Sulfate de baryum » (181 MDH contre 368 MDH à fin avril 2019). En dépit de la hausse de 60,9% des exportations des « Fils, câbles pour l’électricité », qui ont connu une amélioration en passant de 717 MDH à 1.154 MDH (+437 MDH), celles du secteur « Electronique et électricité » ont enregistré un repli de 63 MDH (1,9%), en raison de la baisse de 31,4% des exportations des « Composants électroniques » (1023 MDH contre 1.492 MDH à fin avril 2019). Du côté des « Autres industries », l’Office a justifié le recul des exportations à celles des « Métallurgie et travail des métaux » (1.717 MDH contre 2.041 MDH à fin avril 2019, soit -15,9%) et des « Industries pharmaceutiques » (301 MDH contre 433 MDH à fin avril 2019, soit -30,5%). Soulignons que la hausse de 14,4% des exportations dans l’«Industrie du plastique et du caoutchouc », qui ont grimpé de 528 MDH à 604 MDH à fin avril 2019, n’a pu empêcher la dégringolade des exportations. Quant aux exportations de phosphates et dérivés, les indicateurs du commerce extérieur laissent apparaître qu’elles ont en revanche enregistré une légère hausse de 0,2% (34 MDH) à fin avril 2020. A en croire l’Office des changes, « cette évolution provient de la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+1.971MDH) et celles des phosphates (+44 MDH), atténuée toutefois par la baisse des ventes de l’acide phosphorique (-1.981 MDH) », a-t-il expliqué soulignant que la part de ce secteur dans le total des exportations est passée de 15,6% à fin avril 2019 à 19,5 à fin avril 2020. Ce qui correspond à un gain de 3,9 points. Alain Bouithy