Orange Afrique Moyen Orient : la langue Pulaar ou Fulfulde victime de ségrégation

TRIBUNE. C’est terrible et tout le monde en parle. La frustration est à son comble. On est tenté de penser que la compagnie Orange, est parmi les compagnies qui sont les plus réfractaires à la langue des Fulbé au monde. De quoi s’agit-il ? Si vous êtes un client de cette compagnie et que vous demandez à parler à quelqu’un du service à la clientèle, capable de s’exprimer en Pulaar/ Fulfulde, vous allez malheureusement attendre plus de 6 minutes. Dans bien des cas, il peut arriver qu’on vous néglige et qu’on vous coupe la ligne. Pour quoi ? par ce que la compagnie a délibérément et arbitrairement choisi le wolof et le français pour ses produits et services, dans le cas du Sénégal. Ailleurs en Afrique, par exemple au Mali, la compagnie a déjà signifié aux appelants que les langues de service (serveurs et autres) sont seulement le Français et la langue locale choyée par l’ancienne puissance coloniale. Le Pulaar / Fulfulde est toujours discriminé, exclus et marginalisé dans la communication de cette multinationale. C’est une situation d’embargo linguistique et elle est totalement inacceptable. Et pourtant, les clients s’exprimant dans cette langue sont, de loin, les plus nombreux et ce sont eux qui apportent le plus d’argent que n’importe quel autre groupe linguistique à cette multinationale française. Le constat est là, amer : Orange que nous nourrissions, blanchissons et arrosons avec une pluie de milliards d’euros, complote contre notre langue et la fait mourir à petit feu, sur le sol africain. Ainsi, appelons-nous, partout à travers le monde, les Fulbe, et toute personne éprise de paix et de justice, à signer la présente pétition (voir le lien en bas) qui ne demande rien d’autre que l’introduction de la langue Fulfulde/Pulaar dans tous les produits et services d’Orange. En effet, La langue Fulfulde (Pulaar) est parlée dans toutes les régions du Sénégal et dans plusieurs pays d’Afrique (Mauritanie, Mali, Gambie, Guinée-Bissau, Guinée-Conakry, Cameroun, Niger, Burkina Faso, Nigéria, Tchad, Ethiopie, etc.). Malgré cela, Orange ignore totalement les locutrices et les locuteurs de cette langue aussi bien dans ses produits marketing que dans ses différents services. Nous, pulaarophones, venons, solennellement, demander à Orange de respecter nos droits en tant que clients. Plus qu’une demande, nous en faisons une exigence et nous mènerons le combat jusqu’au rétablissement de notre droit de nous exprimer dans notre langue. Mieux, la majorité des usagers de cette importante communauté Fulfulde ne parle ni le français ni le wolof (au Sénégal), les deux langues officialisées par Orange A ce titre, nous ne ménagerons aucun effort, ce en usant de toutes les voies égales ; n’excluant pas une action en Justice. Mais avant d’en arriver là, nous userons de toutes les stratégies et de tous les moyens possibles pour obtenir gain de cause, espérant qu’Orange prêtera une oreille attentive à notre cri de cœur qui est un cri de colère totalement justifié et justifiable. Nous tenons à témoin l’opinion nationale et internationale et les organismes de défense des droits et des libertés. Enfin, nous vous remercions de votre contribution et votre collaboration en signant cette pétition et en la faisant circuler partout à travers le monde. Nous vous invitons également à nous rejoindre dans ce combat pour la justice des peuples. C’est aussi un combat contre l’oppression, contre également l’exploitation de l’homme par des multinationales étrangères qui sèment la zizanie et la division des peuples qui sont sur leurs territoires légués par leurs ancêtres. Lien de la pétition :
Sénégal : de Dakar Dem Dikk à FOUTA YA NGARTA, le syndicat en ordre de bataille pour combattre la langue Pulaar

TRIBUNE. En effet, on n’y comprend rien de l’attitude du syndicat de notre société nationale de transport (DDD) même si la promotion des langues nationales est actuellement en vigueur au pays. Ce dernier est récemment monté au créneau pour en fait ne rien dire ou soulevant des doléances qui ne sont pas d’actualité. La seule explication logique de la mauvaise humeur de ce syndicat est l’introduction du Pulaar, qui est la langue des FULBES, dans l’appellation des bus devant servir les populations du Fouta, terre du saint et vénéré, El hadj Omar Tall. Par la présente, nous rappelons au secrétaire général de cette corporation que le wolof n’a pas et ne doit pas avoir le monopole linguistique sur le Sénégal. De ce fait, nous l’invitons à reconnaitre le bienfait de l’introduction de nos langues nationales dans nos sociétés d’état qui appartiennent à tous les sénégalais de toutes les races. Poser un faux débat dans le but de créer une zizanie, ne devrait pas être le rôle d’un syndicat qui regroupe toutes les couches ethniques en son sein. Par ailleurs, le secrétaire général devrait encourager son monde, à s’exprimer chacun dans sa langue maternelle au lieu d’instaurer une tribune où on ne parle que le français et le wolof. En bref, on lui demande de revenir à la raison sinon on va se dresser sur son chemin comme un seul homme. Ainsi donc, nous adressons nos sincères félicitations aux messieurs Moussa Diop et Maham Diallo respectivement directeur général et président du conseil d’administration de DDD, pour la création de la ligne FOUTA YA NGARTA. Ces innovations qui vont dans le sens de l’intégration de nos langues nationales dans les services publics sont vivement appréciées du peuple sénégalais dans son ensemble. D’autres parties du Sénégal comme le Boundou, le Djoloff, le Ferlo, le Fouladou etc attendent de voir des bus porter les noms de leurs coins de pays. Sénégal YA NGARTA pourrait également convenir à certaines zones où la population est mixte. Nous leurs disons bonne continuation et au plaisir de leurs bonnes nouvelles. Gondiel Ka – Chroniqueur, Montréal, Canada. Et ses collaborateurs de Dental Fulbé Canada, Kisal Deeyirde Pulaagu, Tabital Pulaguu Allemagne et Kibaaruji Pulagu International
Sénégal : Journée d’élevage, encore une journée de massacre et d’enterrement de la langue Pulaar ?

TRIBUNE. On ne peut parler de l’élevage au Sénégal sans faire mention des peuls ou fulbés. Ces derniers sont traditionnellement des éleveurs de pères en fils depuis des siècles. Il est certain que l’écrasante majorité des éleveurs du pays sont de l’ethnie des peuls. Des dérives graves seraient notées lors des journées précédentes de ce secteur d’activité. Les organisateurs et certains orateurs pendant ces événements, ne s’exprimaient pas en Poular, ignorant de facto le public venu les écouter. Ceux qui venaient à ces cérémonies, rentrer chez eux bredouilles car ils ne récoltaient aucune promesse sérieuse des gouvernants. De plus, ils avaient l’impression d’assister à une oraison funèbre du Pulaar (fulfulde) car les gens qui s’adressaient à eux ne leurs parlaient pas dans leur langue, malgré leur pluralité et leur multitude incontestables sur les autres. D’aucuns disent que certains cadres peuls sont devenus des valets et des complexés qui auraient honte de s’exprimer publiquement dans leur langue maternelle. Qu’en est-il réellement ? La mort programmée de la langue des peuls ou fulbés au Sénégal La situation est catastrophique pour la langue Pulaar au Sénégal et tous les signaux sont au rouge. L’une des plus vieilles langues est presque absente de toutes les sphères de l’état du pays. On n’y comprend rien de ce fait accompli. Tel semble être la triste et absurde réalité du Sénégal. Beaucoup de cadres de ce groupe ethnique ne disent rien. D’autres plus vaillants en font peu, mais pestent à longueurs de journées dans leurs salons et retombent vite dans leur léthargie après leur amertume. On n’entend nulle part les nombreux organismes et leurs affiliés défendre leur langue. On ne fait ni manifestation de protestation, ni sit-in, ni conférence de presse. C’est le climat tombal. La population les décrit également comme des organismes mendiants et corrompus, et les soupçonnent de connivence avec les politiciens pour tuer, dépecer et enterrer définitivement la langue Pulaar au Sénégal. Les redoutables mauvaises langues africaines pensent qu’ils reçoivent de l’argent des gouvernements pour se taire et ne rien faire comme ailleurs en Afrique. Une chose est certaine, le manque de défenseurs de la langue Pulaar est frappant sur le sol sénégalais. Les intellectuels et les syndicalistes de l’élevage souvent très prompts à revendiquer au nom de leurs membres sont également sourds et muets sur la défense du patrimoine des mbimi et des mbidone. On les a vus récemment au foirail ou DRAL de Rufisque emmerdant, insultant et énervant leur assistance en s’exprimant dans une autre langue que leur Pulaar maternel. Cet évènement fâcheux, désagréable, préjudiciable, désastreux et pitoyable a fait le tour le du monde et tous les réseaux sociaux s’en ont régalé à cœur joie. Toutes sortes d’insultes ont été dites sur les organisateurs de cette journée durant laquelle un représentant de l’état était présent. Pourtant nos producteurs laitiers ont énormément de difficultés. Pendant l’hivernage, ces derniers n’arrivent pas à écouler leurs produits et c’est beaucoup de lait perdu dans l’ensemble du pays. L’absence d’usine de lait dans le pays pour collecter notre produit national et le revendre à la population est un sérieux problème. Ainsi, nous rappelons aux officiels du gouvernement que les éleveurs attendent encore, entre autres, leurs usines de lait pour pouvoir vivre aisément de leur cheptel. Ils demandent à ces derniers de mettre fin à l’importation de lait que certains médias européens qualifient de danger pour la santé publique. La santé animale, la rareté de l’eau pendant la période sèche et la transhumance sont parmi les problèmes que rencontrent cet important d’activité de notre pays. Pire encore, une certaine classe de soi-disant religieux sont entrés, depuis un certain temps dans la danse funèbre du Pulaar et préfère s’exprimer publiquement dans une autre langue que celle des fulbés. D’autres la crient de façon sournoise et inaudible. On sent qu’ils ont honte de s’exprimer dans langue maternelle. Beaucoup pensent que la puissance de l’argent est passée par là. Ces vendus et corrompus de pieux ou de prieurs pensent qu’ils auraient moins de sous s’ils s’expriment seulement dans leur langue maternelle. Donc ils ne pensent qu’à la richesse et ils sont prêts à tout pour enterrer vivant leur patrimoine peul. Un appel solennel au maire de la commune de Kael, monsieur El haj Ba et aux organisateurs afin de sauver le Pulaar. Les sénégalais de l’intérieur comme de l’extérieur sont très inquiets du sort réservé à leur langue maternelle et ils n’entendent plus se taire. Ils seront présents dans toutes les tribunes à la rescousse et à la défense de leur patrimoine culturel. Beaucoup d’entre eux pensent qu’il est grand temps de s’impliquer afin de contrer et de freiner les mauvaises dérives que le Sénégal est en train d’emprunter surtout dans le domaine linguistique. Nous restons très mobilisés et nous sommes sur le qui-vive pour défendre nos intérêts culturels. Nous ne saurions assister sans le moindre mot à l’abattage de notre communauté, au massacre de notre particularité et enfin au vol de notre identité. Nous disons non au pillage à grandes échelles de notre uniformité. Ainsi, nous demandons à monsieur El haj Ba, maire de Kael Samba N’doungou (Woura Penda Madam Youmbel) et aux organisateurs de la journée de l’élevage, de réserver, plus 80% de la programmation à la langue Pulaar. Gondiel Ka Secrétaire administratif et membre de Kisal Deeyirde Pulaagu, Tabital Pulaguu Allemagne et Kibaaruji Pulagu International Montréal, Canada.
L’UNESCO serait-il complice de la mort programmée de la langue PULAAR au Sénégal ?

TRIBUNE. En effet, la semaine nationale de l’alphabétisation est en cours et elle bat son plein. Déjà ouverte à Mbour, elle va se terminer à Dakar ce samedi 14 septembre 2019 devant plusieurs personnalités. En ce moment, la souffrance extrême de la langue Pulaar dans les services publics est un fait à remarquer et à déplorer. Cette langue de l’ethnie des fulbés, majoritaire au Sénégal et dans la sous-région est victime de toutes de formes d’assauts et de privations dans beaucoup de secteurs d’activités. Que faut-il faire et qu’attend l’UNESCO pour dénoncer cette situation catastrophique de l’une des plus vieilles langues du monde ? La mauvaise posture de la langue Pulaar dans les services publics. Elle est partout malmenée, rejetée, mise au rancart et aux oubliettes de Dakar Dem Dikk jusqu’à la SENELEC avec son WOYOFAL. Et l’état ne semble pas vouloir mettre un frein à cet embargo. Le programme de la Lecture Pour Tous (LPT) instauré par l’état est une hécatombe pour la culture et la langue des fulbés. En effet, leurs enfants sont actuellement alphabétisés dans d’autres langues autre que leur langue maternelle. Ce nettoyage culturelle et linguistique est présentement en cours, dans les départements de Dagana, Gossas, Koungueul, Linguère, Louga et M’backé. C’est tout simplement une tragédie et une insulte à leur identité qu’ils veulent conserver à tout prix. Aussi, Cette langue est presque absente dans les médias publics et privés ayant les plus grands cotes d’écoute. Certaines émissions en Pulaar se font la nuit pendant que tous les êtres humains dorment. Le temps d’antenne pour cette langue est de 12 minutes par jour à la télévision nationale. C’est inqualifiable et beaucoup de nos compatriotes pensent que c’est du sabotage. La compagnie nationale d’aviation refuse même d’utiliser cette langue alors que le nombre de voyageurs fulbés serait supérieur aux autres nationalités pris individuellement selon plusieurs sources. Cette inadmissible situation serait-elle contraire au code de sécurité de l’organisation civile internationale(OACI) ? On la demande de clarifier dans les meilleurs délais. Les fulbés seraient également les plus nombreux clients de la compagnie Orange Afrique et Moyen-Orient mais leur langue y est victime d’embargo linguistique. Le mécontentement contre cette multinationale est à son comble. Un appel à un boycott sous régional serait imminent. C’est ce jeudi 28 février 2019 que le juge Demba Kandji imposa un diktat linguistique en annonçant les résultats de la présidentielle en français et dans une autre langue, privant ainsi plusieurs millions de ses compatriotes le droit à l’information dans leurs langues maternelles et /ou de préférence. Aurait-il relu les lois de la constitution sur les langues nationales avant de s’adonner à cet exercice pendant lequel beaucoup de nos compatriotes se sont sentis exclus ? Il n’y a pas un secteur de l’administration où le Pulaar est respecté. Elle est partout froissée et jetée aux rebus et aux oubliettes alors nous représentons beaucoup plus que 30% de la population de la population sénégalaise. Plusieurs lettres ont été envoyées aux autorités pour qu’ils apportent des corrections. Mais jusqu’à présent, aucune réponse ne nous est parvenue. Un appel pressant à l’UNESCO On en appelle à la vigilance de cette organisation des Nations-Unies pour qu’elle prête une oreille attentive sur le sort de cette langue qui est un patrimoine mondial. Cette situation ne peut pas continuer car elle fragilise la stabilité du pays. On ne saurait accepter la situation actuelle où une ou plusieurs langues sont mises au-dessus des autres. Nous disons NON à l’apartheid linguistique en cours au Sénégal ! Gondiel Ka (Secrétaire administratif Kisal Deeyirde Pulaagu – Montréal Canada)
Sénégal : La compagnie d’aviation, Air Sénégal refuse d’utiliser la langue Pulaar dans ses services aux voyageurs.

TRIBUNE. Malheureusement seuls l’anglais, le français et le wolof seraient les seules langues de communication de la compagnie Air Sénégal, selon plusieurs voyageurs qui ont déjà pris leurs avions. Ainsi, beaucoup de plaintes ont été faites suite au constat de l’absence de l’utilisation du Pulaar, dans les services aux voyageurs de cette compagnie nationale d’aviation. Mais jusqu’à présent, rien n’est encore fait pour l’intégrer le Pulaar, afin de mieux assister, réconforter et représenter cette clientèle spécifique. On ne comprend pas pourquoi notre société nationale nous refuse ce à quoi on a droit. Beaucoup de voyageurs partout à travers le monde sont mis à l’aise dans leurs langues maternelles et/ou de préférence. Pourquoi pas nous ? sommes-nous des moins que rien dans notre propre pays ? Aperçu de la langue Pulaar dans les services publics La langue des fulbés serait présente dans 28 pays et elle occuperait la deuxième place parmi celles qui sont les plus parlées en Afrique selon plusieurs sources concordantes. Elle est incontestablement une langue nationale, sous régionale, continentale et internationale. Le Pulaar a toujours été marginalisé depuis l’indépendance du pays en 1960 et même bien avant. Leur proximité avec l’une des religions de l’Orient, leurs a valu une forte méfiance des pouvoirs de l’époque. Ils auraient même été combattus plus férocement et seraient aussi plus persécutés que d’autres groupes ethniques africains. Beaucoup de sociétés d’état du Sénégal dans leur communication refusent d’utiliser notre langue pour nous accommoder alors que nous sommes des citoyennes et citoyens à part entière. L’exclusivité du français et du wolof dans les services publics est une forme de discrimination envers les autres langues et les autres ethnies du pays. Et on peut dire sans risque de se tromper, que ce fait viole les lois de la constitution du pays. En refusant l’utilisation du Pulaar dans sa communication, Air Sénégal renie notre citoyenneté sénégalaise. Pourtant la ligne Dakar- Paris compterait plus de voyageurs s’expliquant en Pulaar que d’autres clients s’exprimant dans d’autres langues pris individuellement. Ce trajet serait alimenté par une forte présence d’immigrés sénégalais dans cette partie de l’Europe plus particulièrement en France et en Italie. D’ailleurs, la plupart des expatriés vivant en France s’exprimeraient dans la langue des mbimis. La très pauvre prestation linguistique de cette société ainsi que d’autres griefs liés à son centre d’appel, prouvent à suffisance que cette compagnie nationale n’offre pas de bons services. Ayant flairé une belle opportunité d’affaire, la compagnie Air France aurait commencé à servir ses clients dans cette belle et agréable langue qu’est le Pulaar. Si les citoyens à l’intérieur du pays acceptent cette situation comme telle avec beaucoup d’amertume, par contre ceux de la diaspora sont extrêmement mécontents et ne laisseront pas cette situation indécente persister. Il faudra remarquer que c’est parmi nous qu’on trouve les plus grands voyageurs. Ne pas tirer profit de cette langue tue notre sentiment d’appartenance nationale. Un plan d’action est en train d’être concocté. Beaucoup de gens sont unanimes à dire qu’ils ne dépenseront pas leur sous pour soutenir une compagnie d’aviation qui n’a aucun respect pour eux et qui contribue à tuer leur langue maternelle. On nous ignore royalement alors nous sommes parmi les contribuables de cette compagnie d’aviation qui est en même temps la nôtre mais qui nous rejette. Que faire ? une campagne internationale de boycott comme solution. C’est notre dernier appel (Last Call) à la direction générale pour que la langue Pulaar soit utilisée à l’instar des autres langues à l’intérieur de cette compagnie comme à l’extérieur. Nous lancerons une campagne internationale de boycott contre cette compagnie qui viole bien des lois de notre pays car elle traite les sénégalaises et les sénégalais de manière discriminatoire. Nous demanderons à nos compatriotes et à nos souteneurs, de ne plus dépenser leur argent pour soutenir une compagnie qui ne respecte pas notre langue et notre culture. Cette bataille continuera jusqu’à la satisfaction de nos droits linguistiques. D’ici là, on s’attend à ce que les autorités fassent des changements pour nous satisfaire. Le Pulaar doit être une des langues de communication d’Air Sénégal, un point c’est tout et c’est non négociable. Gondiel Ka Chroniqueur Secrétaire administratif Kisal Deeyirde Pulaagu Montréal Canada