Tunisie: Le Palmarès officiel des Journées cinématographiques de Carthage 2019

Les Journées cinématographiques de Carthage tenues du 26 octobre au 2 novembre 2019 ont énoncé leur palmarès pour l’édition JCC 2019 (Session Néjib Ayed). Après délibérations des différents jury, les Prix ont été décernés comme suit : LES TANITSLongs-métrages de fiction : Tanit d’or : « Noura Rêve » de Hinde Boujemaa (Tunisie) Tanit d’argent : « Atlantique » de Mati Diop (Sénégal) Tanit de bronze : « Scales » de Shahad Ameen (Arabie Saoudite) Courts-métrages de fiction: Tanit d’or : « True Story » de Amine Lakhnech (Tunisie) Tanit d’argent: « Charter « de Sabry Bouzid (Tunisie). Tanit de bronze: « Mthunzi de Tebogo Malebogo (Afrique du Sud) Longs Métrages Documentaires: Tanit d’or: « Talking Aboout Tre » de Suhaib Gacem El Bari (Soudan) Tanit d’argent: « For Sama » de Waad el khateab et Edououard Watts (Syrie) Tanit de bronze: « L’Abscence » de Fatma Riahi (Tunisie) La Mention Spéciale du Jury à: « Pas d’or pour Kalsaka » de Michel Zongo (Burkina Faso) Courts Métrages Documentaires: Tanit d’or: « All Come from Dust » de Younes Ben Slimen (Tunisie) Tanit d’argent: « Pacific de Angie Obeid ( Liban) Tanit de bronze: « Cinq Etoiles » de Mame Woury Thioubou (Sénégal). LES AUTRES PRIX OFFICIELS: Prix du meilleur scénario: Amjad Abou Alala pour « You will die at Twenty » Prix du meilleur scénario décerné pour un Long Métrage participant à la compétition officielle: Amjad Abou Alala pour « You will die at Twenty » (Soudan) Prix d’interprétation décerné à la meilleure comédienne des films participant à la compétition officielle : Hend sabri pour son rôle dans « Noura Rêve » Prix d’Interprétation décerné au meilleur comédien des films participants à la compétition officielle : Elyes Salem dans « Abou Leila » (Algérie) Prix de la meilleure musique originale : Fatima Kedaïri pour le film « Atlantique » (Sénégal) Prix de la meilleure image: Virginie Surdej pour le film « Adam » ( Maroc) Prix du meilleur montage : Julie Naas poue le film « Adam » ( Maroc) Tanit d’or pour la meilleure 1ère œuvre de Long Métrage (Prix Tahar Cheriaa) : « You will die at Twenty » Amjad Abou Alala (Soudan) Le Prix TV5 Monde : « Khartoum off side » de Marwa ZEIN – ( Soudan) La Mention Spéciale du Jury revient à « Un fils » de Mehdi M Barsaoui (Tunisie) Le Prix du Public revient à « Entre deux fréres » de Joud Said(Syrie).
Les Journées cinématographiques de Carthage: Regards sur le film tunisien

Les Journées cinématographiques de Carthage consacrent une place importantes naturelle au cinéma Tunisien. Elles en sont la plus belle vitrine et proposent chaque année le meilleur de la production nationale. La section “Regards sur le film tunisien” est une section parallèle qui propose pour l’édition JCC 2019 (session Néjib Ayed) 9 films tunisiens longs et courts métrage de fictions et documentaires de production récente (2018-2019). “Fataria”, premier long-métrage de Walid Tayaa, met en lumière avec un humour grinçant une époque contrastée, celle du règne de Ben Ali à son apogée 2004, dans un Tunis sous extrême tension, et la veille de l’organisation d’un Sommet Arabe où quatre personnages se débattent avec la vie malgré la censure, malgré la dictature policière et la dichotomie ambiante. “130 Years of Alawists” de Mohamed Jamel Nefzi (2019) est un documentaire qui retrace l’histoire de l’éducation en Tunisie à travers l’histoire du lycée Alaoui fondé en 1884 et l’un des plus anciens établissements scolaires modernes en Tunisie. Pendant longtemps ce lycée considéré comme l’un des fleurons de l’enseignement tunisien avec une tradition d’excellence qui a fait de Tunis un centre d’enseignement national et régional…mais les choses ont changé depuis. “L’homme qui est devenu musée”, premier long-documentaire du réalisateur plasticien Marwen Trabelsi “ raconte l’histoire de” Aly Issa” artiste solitaire collectionneur et de son univers muséal. Plongée dans un univers extraordinaire d’ un personnage hors norme obsédé par la collection d’objet au point de développer un rapport particulier aux objets, considérant chacune comme une pièce d’art qu’il ajoute à sa collection pour devenir lui même un musée. “Le trésor argentique” de Mounir Baaziz. est un long métrage documentaire produit en 2018 qui retrace la vie et l’œuvre de Béchir Manoubi reporter et photographe sportif tunisien à travers des interviews et des témoignages de proches. Le réalisateur trace le portrait de Béchir Manoubi, figure emblématique de la photographie en Tunisie, en se posant la question sur la trace qu’ il a laissé et le legs d’une incroyable collection de photos. Un voyage dans le temps et dans la mémoire argentique tunisienne. Le documentaire intitulé “Non/Oui” de Mahmoud Jemni(2019) aborde la question du racisme ,un mal latent dans la société tunisienne à travers le quotidien d’une jeune femme noire originaire de Gabès qui rentre en Tunisie en 2011 pour “servir son pays” mais se trouve confrontée à des pratiques discriminatoires et racistes. Parmi cette sélection “Regards sur le Film Tunisien ”on compte 4 courts métrages de fiction. “Bariza” de Slim Zahra- Slown(2019) raconte l’histoire d’une jeune femme qui vit une double vie, serveuse dans un café le jour, et prostituée la nuit. Une vie pleine de chagrin et d’illusions perdues. “Split” de Ghassen Mejri ( 2018) est le portrait d’une déchéance, d’un homme qui se retrouve seul, après une expérience de vie douloureuse à l’issue de laquelle il est agent municipal. Tout en nettoyant les rues de Tunis ,il se questionne sur le sens de sa vie. “Fatoum” de Mohamed Ali Nahdi est court métrage de fiction qui raconte l ‘histoire de Nejib, un trentenaire, artiste peintre, qui vit avec sa femme et son fils unique dans la maison familiale dans un quartier populaire de la médina de Tunis. Totalement absorbé par ses toile et sa peinture ,il a pour habitude de s’absenter de longues périodes dans son atelier. Mais de retour chez lui après quelques jours d’absence, une surprise l’attend… Enfin, “La première à gauche” de Wajdi Jhimi raconte le quotidien de Jalel un jeune homme perdu qui passe ses journées dans son quartier avec au fond de lui une cassure, inguérissable.
Journées Cinématographiques de Carthage: découvrir la « Sélection officielle hors compétition» (Tunisie)

La « Sélection officielle hors compétition » des Journées Cinématographiques de Carthage met en lumière chaque année des films africains et arabes de production récentes pour valoriser ces œuvres et révéler les talents du cinéma du sud dans toute sa diversité. Pour cette édition des JCC 2019 ib Ayed la section Hors Compétition a mis en avant le cinéma arabe, maghrébin et tunisien. Ainsi, “Avant qu’il ne soit trop tard”, premier long-métrage de fiction du jeune réalisateur tunisien Majdi Lakhdar, est l’unique film tunisien de cette sélection officielle hors compétition des JCC 2019. Il a été projeté jeudi 31 octobre en première mondiale durant une« séances spéciale ». Le film, raconte l’histoire d’Ali, qui vit avec sa famille dans maison en ruine et qui risque l’effondrement . Lui, consacre ses jours à creuser sous la maison pour chercher un trésor supposé s’y cacher… Mais, la maison qui abrite la famille s’effondre, et Ali se retrouve face à sa réalité, et à la famille qu’il a oublié d’aimer et de sauvegarder. Entre illusion et dure réalité, il devra faire face, « avant qu il ne soit trop tard »à ses vrais problèmes et à sa famille Le seul documentaire de cette sélection est “ Into Studio Masr ”, premier long métrage documentaire de la réalisatrice égyptienne Mona Assaad réalisé et produit en 2019. Projeté dimanche 27, mardi 29 et jeudi 31 octobre, il retrace le combat d’un groupe jeune cinéphile qui décident en 2000 de racheter et moderniser les mythiques “Studio Masr” temple du cinéma égyptien mis en ventre en 2000. Retour sur une aventure qui a duré 15 ans. Un film riche en histoire et en passion pour le cinéma. “ Les égaré de Said Khallaf ” (Maroc-2019) est un film qui raconte à travers l’histoire de Mourad, plusieurs aspects de la société marocaine actuelle: injustice sociale, inégalité de la répartition des richesses. Mourad victime d’un accident se trouve démuni et sa “masculinité “ tout comme son pouvoir est remis en question… Cette production a été projetée mardi 29, mercredi 30 et jeudi 31 octobre. Quant au film “when we are Born “ de Tamer Ezzat (Égypte 2019), il s’agit d’une fiction composée de trois histoires parallèles, ou dans chacune le personnage principal se trouve face à des difficultés subies et non consenties. Chacun face à son propre défi et sa propre histoire mais tous unis par cet “empêchement” social et culturel… Les histoires se croisent en chansons qui expriment la bataille interne de chacune, et celle de tous pour se libérer et exister. Le film a été projeté dimanche 27, lundi 28 et mardi 29 octobre.
Journées Cinématographiques de Carthage : projection en avant-première mondiale du film « Oloture » dans le cadre de la section « Focus Nigeria »

Ce jeudi 31 octobre sera projeté le film « Oloture » en première mondiale au 4ème art à 18h dans le cadre du « Focus Nigeria », la section parallèle dédiée au cinéma du Niger qui a été lancée lundi soir à la salle Africa. Rappelons que cette section des Journées Cinématographiques de Carthage 2019 (session Nejib Ayed) a choisi de rendre hommage au cinéma nigérian à travers une sélection de neuf films et en présence de deux cinéastes invités ‘Abba Makama avec son film « Green White Green » et C. J. Fiery Obasi venu avec son court métrage Hello, Rain et son long métrage « Ojuju ». A souligner aussi que la cérémonie d’ouverture du Focus Nigeria s’est déroulée en présence d’un public de cinéphile, journalistes, et passionnés ou curieux de ce cinéma en plein essor Nollywood avec en film d’ouverture « Mokalik » (Mechanic) du réalisateur Kunle Afolayann. Khalil Salem qui dirige le Focus Nigeria, s’est félicité de ce grand retour du cinéma nigérian sur les écrans Tunisiens après une longue absence. Il a ajouté que le Focus Nigeria est une occasion pour que le public découvre ou redécouvre le cinéma nigérian, qui occupe le deuxième rang mondial des industries cinématographique. La sélection de focus Nigeria se compose de neuf films, courts et longs métrages parmi lesquels: « Ezra » de Newton Aduaka, Green White Green d’Abba Makama, « Octobre 1 » et « Mokalik » de Kunle Afolayan, « Ojuju « et « Hello Rain » de C. J. Fiery Obasi « The Delivery Boy » d’Adekunle Adejuyigbe, « Taxi Driver: Oko Ashewo » de Daniel Emeke Oriahi, et ,« Òlòtūré »de Kenneth Gyang.
Tunisie: Les journées cinématographiques de Carthage dans les régions

Depuis plusieurs années, les Journées Cinématographiques de Carthage ont amorcé une décentralisation dans plusieurs villes à travers Les JCC dans les régions. Cette manifestation qui a pour but de rapprocher le cinéma du public partout en Tunisie a eu des débuts hésitants et pertinents. Partant de ce constat la direction des journées cinématographiques de Carthage a amorcé depuis l édition JCC 2017 une réhabilitation de ce concept en mettant en place un projet cohérent et pérenne. En effet depuis 2017, plusieurs villes ont vu naitre les JCC dans les régions :Menzel Bourguiba, Kairouan Monastir, Djerba suivies en 2018 par les villes de Sfax, Nabeul, Siliana et kasserine. Cette année les Journée Cinématographique de Carthage 2019 Edition Nejib Ayed poursuivent le même èlan de décentralisation en implantant le festival dans les villes de Bizerte, Jendouba, Mahdia et Gafsa. Quatres villes aux quatres coins de la Tunisie vivront au rythme du cinéma arabe africain et tunisien avec une programmation intense et riche. Du 28 au 30 octobre le public Bizertin vivra au rythme du cinéma .A Jendouba du 29 octobre et durant 3 jours les JCC s installent sur les hauteurs de Jendouba. La ville de Mahdia accueillera cette année l’édition Nejib Ayed des JCC dans les régions dés le 6 novembre et la ville de Gafsa sera la dernière étape de ce périple cinématographique durant trois jours du 8 au 10 novembre 2019. Cette édition marque un tournant pour les JCC dans les régions, avec une programmation riche et un plan élaboré et une vision ambitieuse pour faire de cette manifestation une institution viable et pérenne.
JCC 2019: voici la liste des films tunisiens sélectionnés

Le comité directeur des Journées Cinématographiques de Carthage 2019, Session « Néjib Ayed », annonce que la liste des films tunisiens sélectionnés par des comités indépendants pour participer aux compétitions officielles de la prochaine session Longs Métrages de fiction Noura rêve / نورا تحلم de Hind BOUJEMAA production PROPAGANDA UN FILS/ بيك نعيش de M.Mehdi BARSAOUI production CINETELEFILMS GUIRRA / قيرة de Fadhel JAZIRI production NOUVEAU FILM Courts Métrages de Fiction CHARTER de Sabry BOUZID production BAHAMUT FILMS True Story de Amine Lakhnech production ULYSSON et ANTWORKS HOUROUB/ هروب de Youeb Dachraoui production GODOLPHIN FILMS MIRAGE/ سراب de Faten JAZIRI production AUDIMAGE Longs Métrages Documentaires -Sur la transversale / على العارضة de Sami TLILI production NOMADIS IMAGES et MILLE ET UNE PRODUCTIONS -Fathallah TV, 10 ans et une révolution plus tard de Wided ZOGHLAMI production ULYSSON -A haunted Past de Fatma RIAHI production Al Jazeera Documentary Courts Métrages Documentaires – All come from Dust / من طين de Younes BEN SLIMEN production CINE Par’Court -les compagnons de la cave / أهل الكهف de FAKHRI EL GHEZAL production ROSA LUXEMBURG STIFTUNG Ces films ont été sélectionnés parmi 40 films, longs métrages et courts métrages, fictions et documentaires présentés au festival. Les autres films de la sélection officielle seront annoncés à une date ultérieure pour les différentes autres sections : Compétitions, hors compétition, soirées spéciales et la section panorama du cinéma tunisien. Comité de visionnage et de sélection des films de fiction Anissa Barrak – Emna El Golli – Karim Hamouda – Hamadi Arafa – Khemais Khayati Comité de visionnage et de sélection des films documentaires Mohamed Haddad – Mohsen Frigi – Khaled Agrebi – Olfa Chakroun – Amin Boukhris.
Les Journées Cinématographiques de Carthage 2019 présentées à Cannes

Mercredi 22 mai a eu lieu sur le pavillon du cinéma Tunisien au festival de Cannes, la conférence de presse des Journées Cinématographiques de Carthage. Présidée par Néjib Ayed, directeur général du festival, la conférence a présenté la session 2019 à un public de journalistes, de critiques de cinéma et de professionnels de l’industrie du cinéma, présents au plus grand festival de film du monde. Les sujets débattus ont englobé les orientations générales du festival qui se veulent toujours aussi militantes et engagées que lors des premières sessions, souligne-t-on dans un communiqué. En plus de la sélection officielle qui sera sans nul doute exceptionnelle, au vu de la production arabe et africaine très riche de l’année 2019, la conférence a présenté les activités à venir pour la plateforme professionnelle Carthage Pro. Avec les ateliers de coproduction Chabaka, de films en finition Takmil, les panels de discussion Carthage Talks proposeront aux professionnelles des sujets d’actualité, alors que les Masterclass inviteront trois grands noms du cinéma pour parler de leur art à un public d’étudiants en cinéma et de jeunes professionnels. Enfin la grande conférence internationale portera sur les droits d’auteurs. La section FOCUS des JCC aura quatre pays invités d’honneur, la Liban pour le monde arabe, le Nigeria pour l‘Afrique subsaharienne, le Chili pour l’Amérique latine et le Japon pour l’Asie. Pour rappel, la prochaine session des JCC se tiendra du 26 octobre au 2 novembre 2019.