Burkina Faso/Journée internationale de la Jeunesse : le Chef de l’Etat invite les jeunes à participer activement au développement du pays

Burkina Faso/Journée internationale de la Jeunesse : le Chef de l’Etat invite les jeunes à participer activement au développement du pays

Le Président de la Transition, Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE a présidé la cérémonie commémorative de la Journée internationale de la Jeunesse (JIJ) ce samedi à Ouagadougou en présence des représentants des jeunes des treize régions du pays. Cette JIJ a été une occasion pour les jeunes venus des treize régions du Burkina Faso d’avoir des échanges directs avec le Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim TRAORE dans un franc parler. Très attaché aux questions touchant les jeunes, le Président de la Transition a un regard sur les défis à relever pour leur épanouissement. Il a invité la jeunesse à s’engager davantage, à travers des initiatives innovantes, pour le développement du Burkina Faso. Pour ce faire « nous pensons beaucoup à la formation professionnelle », a souligné le Chef de l’État qui a rappelé qu’il ne s’agit pas de se former pour des diplômes mais d’apprendre des métiers et d’exercer. Au-delà de la sécurisation du pays, pour laquelle le Capitaine Ibrahim TRAORE a rendu un hommage aux jeunes qui se sont engagés comme VDP, les jeunes doivent accompagner, par leurs initiatives et leurs actions, le développement de notre pays. Les jeunes disent reconnaitre les efforts engagés par le Président de la Transition pour la sécurisation du pays et pour l’épanouissement de la jeunesse. Ils ont réaffirmé leur engagement à accompagner la Transition à relever les défis actuels. Ils ont saisi l’occasion pour égrener leurs préoccupations qui tournent autour de l’employabilité, de la formation professionnelle, de l’accès aux marchés publics et aux financements pour la mise en œuvre de leurs projets. La question sécuritaire et celle liée à l’état des infrastructures routières sont aussi des préoccupations communes des représentants des jeunes de l’ensemble des régions du Burkina Faso. A ces préoccupations, le Chef de l’État a donné des réponses en appelant les jeunes à plus de responsabilité et de discernement. Les solutions viendront de façon progressive et en fonction des possibilités selon le Capitaine Ibrahim TRAORE.

Centrafrique : une vidéo sextape, impliquant des jeunes en tenue scolaire, suscite l’indignation

Centrafrique : une vidéo sextape, impliquant des jeunes en tenue scolaire, suscite l’indignation

Alors que l’année scolaire 2022-2023 tire à sa fin en République centrafricaine, une nouvelle vidéo sextape, impliquant de jeunes dont certains avec des tenues scolaires, circule sur les réseaux sociaux. La publication de ces images suscite une vague de réactions à travers le pays. Inquiète, la société civile interpelle les parents sur leurs responsabilités. Les différentes séquences, qui sont partagées de nombreuses fois dans des messageries comme WhatsApp et Messenger, présentent de jeunes filles et garçons en plein ébats sexuels. Ces jeunes, dont certains semblent être des mineurs, se filment à l’aide de leurs smartphones. Visage découvert avec leurs tenues scolaires, ces  derniers, autour des bouteilles de liqueurs, se donnent des baisers et se livrent à des actes sexuels. Les images ont choqué de nombreux Centrafricains. Certains y voient une montée en puissance de la dépravation des mœurs. « Qu’ils soient punis sévèrement par la loi » « Ce qu’ils ont fait ne reflète pas l’identité de la jeunesse centrafricaine. Il est important que les auteurs et coauteurs de ces actes soient identifiés. Qu’ils soient punis sévèrement par la loi », réagit Gypson Elphège Ngonzo, un jeune centrafricain. Du côté de la société civile, c’est un sentiment de frustration et de honte. D’où cet appel à l’endroit des parents. « Quel déshonneur ! » C’est une sorte de dépravation qui ne dit pas son nom. Aujourd’hui, nos enfants s’adonnent à la pornographie. Les images, à visage découvert, défilent sur les réseaux sociaux. Quel déshonneur ! J’interpelle les parents à surveiller davantage leurs enfants », s’indignent Chantal Touabéna, coordonnatrice du Réseau des femmes leaders de Centrafrique. Le ministère de la Jeunesse et de l’Education civique se dit déterminé à démanteler le réseau qui encourage ces jeunes. « Nous allons démanteler ce réseau » « Nous allons travailler en étroite collaboration avec nos collègues du ministère de la Sécurité publique pour mettre la main sur ces jeunes. Nous allons démanteler ce réseau afin que tous les membres soient arrêtés », avertit Florence Flore Fally, directrice générale de la Jeunesse au ministère de la Jeunesse et de l’Education civique. Ce n’est pas la première fois qu’une vidéo sextape, impliquant des élèves, circule sur les réseaux sociaux en République centrafricaine. Depuis près de 5 ans, la dépravation des mœurs et l’incivisme se répandent au sein de la jeunesse. Face à la vulnérabilité de la population juvénile, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les autorités à prendre des mesures drastiques afin de protéger la jeunesse.

Maroc. L’horizon s’assombrit pour les jeunes, les diplômés et les femmes

Maroc. L’horizon s’assombrit pour les jeunes, les diplômés et les femmes

La situation du marché du travail s’est détériorée au premier trimestre de 2022, selon le Haut-commissariat au plan confirmant si besoin est que l’emploi demeure une denrée rare pour bon nombre de Marocains. La légère embellie constatée sur le front de l’emploi au terme de l’année 2022 semble n’avoir été qu’un leurre voire une illusion, éclipsée par les derniers chiffres publiés par l’organisme public. D’après ces données, la détérioration du marché du travail s’est traduite par une hausse du nombre de chômeurs de 83.000 personnes entre le premier trimestre de l’année 2022 et celui de 2023. Il est ainsi passé de 1.466.000 à 1.549.000 chômeurs, ce qui correspond à une augmentation de 6%. A en croire les explications du Haut-commissariat, chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, « cette hausse est le résultat d’une augmentation de 67.000 chômeurs en milieu urbain et de 16.000 en milieu rural ». La dégradation est telle que « le taux de chômage s’est accru de 0,8 point entre les premiers trimestres de 2022 et de 2023, passant de 12,1% à 12,9%, de 16,3% à 17,1% en milieu urbain et de 5,1% à 5,7% en milieu rural », a indiqué le HCP dans sa note d’information relative à la situation du marché du travail au premier trimestre de 2023. Le chômage gagne du terrain à peu près partout Selon une analyse plus détaillée, il a également enregistré une hausse aussi bien parmi les hommes, de 10,5% à 11,5% que parmi les femmes, de 17,3% à 18,1%. Les données recueillies suggèrent en outre qu’il « a connu une forte hausse de 1,9 point parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, passant de 33,4% à 35,3% et parmi les personnes âgées de 25 à 35 ans, de 19,2% à 20,9%(+1,7 point) ». Elles montrent par ailleurs que le taux de chômage des diplômés a enregistré une hausse de 0,9 point, passant de 18,9% à 19,8%. Précisons que « cette hausse est plus prononcée parmi les détenteurs de diplômes et certificats de l’enseignement primaire et secondaire collégial (+2,2 points et un taux de 15,2%), et de diplômes de l’enseignement secondaire qualifiant (+1,1 point et un taux de 22,6%) », comme le souligne le HCP dans sa note. A noter que l’évolution du marché du travail s’est accompagnée d’une augmentation du sous-emploi. Les chiffres montrent en effet que «le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a augmenté de 88.000 personnes, entre le premier trimestre de 2022 et la même période de 2023 ». D’après le Haut-commissariat, il est passé de 987.000 à 1.075.000 personnes au niveau national, de 521.000à 573.000 personnes dans les villes et de 466.000 à 502.000 dans la campagne. Le taux de sous-emploi est passé de 9,2% à 10,3% au niveau national Ainsi que le fait remarquer l’institution publique dans sa note, « le taux de sous-emploi est passé de 9,2% à 10,3% au niveau national, de 8,3% à 9,1% en milieu urbain et de 10,6% à 12,1% en milieu rural ». De son côté, le volume de la population active occupée en situation de sous-emploi en termes de nombred’heures travaillées est passé de 485.000 à 513.000 personnes au niveau national, poursuit le HCP indiquant que le taux correspondant s’est accru de 4,5% à 4,9%. Quant à la population active occupée en situation de sous-emploi en termes d’insuffisance du revenu oud’inadéquation entre formation et emploi exercé, le Haut-commissariat affirme qu’elle est passée de 502.000 à562.000 personnes au niveau national et que le taux correspondant est passé de 4,7% à 5,4%. L’analyse des données sur ce volet suggère que la hausse du sous-emploi a été plus importante dans les secteurs des BTP avec 2,2 points (de 18,1% à 20,4%) ; de l’agriculture, forêt et pêche avec 1,4 point (de 10,3% à 11,7%) ; les services avec 0,8 point (de 7 à 7,8%) et l’industrie (y compris l’artisanat) avec 0,5 point (de 6,6% à 7,1%). L’économie nationale a perdu 280.000 postes d’emploi, entre le premier trimestre de 2022 et la même période de 2023 Des mêmes données, il ressort que la situation du marché du travail a été marquée parla baisse des taux d’activité et d’emploi au premier trimestre de 2023. Selon le HCP, «la population en âge d’activité (15 ans ou plus) s’est accrue de 1,4%, par rapport au premiertrimestre de 2022, contre une régression de la population active de 1,6%». En fin de compte, « le taux d’activité a reculé de 44,5% à 43,1% entre les deux périodes, de 41,9% à 41,2%en milieu urbain et de 49,3% à 47% en milieu rural », selon l’organisme relevant que le taux d’emploi a connu, de son côté, une baisse de 39,1% à 37,6%, au niveau national (-1,5 point) et reculé de 46,8% à 44,3% en milieu rural, de 35,1% à 34,1% en milieu urbain. Alain Bouithy

Maroc. L’horizon demeure sombre pour les jeunes et diplômés

Maroc. L’horizon demeure sombre pour les jeunes et diplômés

Le chômage a légèrement reflué en 2022. Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), le nombre total de chômeurs a reculé de 66.000 au niveau national. Il a baissé de 4% pour s’établir à 1.442.000 chômeurs au lieu de 1.508.000 un an auparavant. Ce recul est le résultat d’une baisse de 70.000 chômeurs en milieu urbain et d’une hausse de 4.000 en milieu rural, a indiqué l’institution publique dans une note d’information relative à la situation du marché du travail en 2022. « Le taux de chômage est passé de 12,3% à 11,8% au niveau national, de 16,9% à 15,8%  en milieu urbain et de 5% à 5,2% en milieu rural », a ainsi affirmé le Haut-commissariat relevant toutefois qu’il reste plus élevé parmi les jeunes de 15 à 24 ans (32,7%), les diplômés (18,6%) et les femmes (17,2%). En effet, « le taux de chômage a connu une hausse de 0,9 point parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, passant de 31,8% à 32,7% et une baisse parmi les autres catégories d’âge », a indiqué l’organisme public dans sa note d’information. Selon le Haut-commissariat, il est passé de 19,6% à 19,2% pour les personnes âgées de 25 à 34 ans (-0,4 point), de 7% à 6,4%pour celles de 35 à 44 ans (-0,6) et de 3,8% à 3,3% pour celles de 45 ans et plus (-0,5). Dans sa note d’information, il ressort également que « le taux de chômage a augmenté de 0,4 point pour les femmes, passant de 16,8% à 17,2% et a baissé de 0,6 point pour les hommes, passant de 10,9% à 10,3% », comme l’a relevé le HCP. En outre, l’analyse des chiffres suggère que le taux de chômage a enregistré une baisse d’un point parmi les diplômés (il est passé de 19,6% à 18,6%) et de 0,4 point parmi les personnes n’ayant aucun diplôme, passant de 4,6% à 4,2%, toujours selon le HCP. Les chiffres publiés par le HCP montrent par ailleurs que  « 5 régions concentrent 71,4% des chômeurs, au niveau national. La région de Casablanca-Settat vient en première position avec 25,9%, suivie de Fès-Meknès (13,2%), de Rabat-Salé-Kénitra (12,7%), de Tanger-Tétouan-Al Hoceima (9,8%) et de l’Oriental (9,8%) », a poursuivi l’organisme. Dans ce volet, les taux de chômage les plus élevés sont observés dans les 3 régions du Sud (20,1%) et dans la région de l’Oriental (17,4%). Les régions de Casablanca-Settat et Fès-Meknès, une acuité moindre, franchissent la moyenne nationale de 11,8%,  enregistrant respectivement 13,8% et 13,5%. Avec respectivement 6,9%, 9,7% et 9,7%, les régions de Marrakech-Safi, de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma et de Drâa-Tafilalet enregistrent les taux les plus bas, a fait savoir le Haut-commissariat. L’économie nationale a perdu au total 24.000 postes d’emploi au cours de l’année écoulée En ce qui concerne la perte d’emplois, et après une création de 230.000 postes d’emploi une année auparavant, le HCP annonce une perte de  24.000 postes au titre de l’année écoulée.Selon les explications de l’institution publique, ce recul résulte d’une création de 150.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 174.000 en milieu rural. Dans cette même rubrique, il ressort que, « par type d’emploi, 136.000 postes d’emplois rémunérés ont été créés, résultat d’une création de 161.000 postes en milieu urbain et d’une perte de 25.000 en milieu rural ». Quant à l’emploi non rémunéré, les chiffres suggèrent qu’il a accusé une baisse de 160.000 postes, suite essentiellement au recul de ce type d’emploi en milieu rural de 150.000 postes.Selon une analyse du HCP, les secteurs des services et de l’« agriculture, forêt et pêche » demeurent les premiers pourvoyeurs d’emploi au terme de l’année 2022. En effet, comme le fait remarquer le HCP dan sa note d’information, le secteur des services a contribué à la création de 164.000 postes d’emploi, celui de l’« industrie y compris l’artisanat » 28.000 postes, alors que l’« agriculture, forêt et pêche » a détruit 215.000 et les BTP 1.000. Soulignons enfin que le taux de sous-emploi a reculé de 9,3% à 9% au niveau national, de 8,8% à 8,1% en milieu urbain et de 10% à 10,4% en milieu rural, a conclu le HCP indiquant que « le volume du sous-emploi est passé entre 2021 et 2022 de 1.003.000 à 972.000 personnes, de 550.000 à 520.000 en milieu urbain et de 453.000 à 452.000 en milieu rural ». Alain Bouithy

Le Fonds pour les changements climatiques en Afrique lance un projet d’entrepreneuriat pour les femmes et les jeunes

Le Fonds pour les changements climatiques en Afrique lance un projet d’entrepreneuriat pour les femmes et les jeunes

Le secrétariat du Fonds pour les changements climatiques en Afrique (ACCF) a lancé un projet visant à soutenir les mécanismes de financement de l’adaptation aux changements climatiques pour les entrepreneuses et les jeunes. Ce programme, baptisé « YouthADAPT : Empowering Women and Youth for Entrepreneurship and Job Creation in Climate Adaptation and Resilience » (YouthADAPT : Autonomisation des femmes et des jeunes pour l’entrepreneuriat et la création d’emplois dans le cadre de l’adaptation et de la résilience aux changements climatiques), permettra de développer des projets bancables innovants et transformateurs en matière de résilience aux changements climatiques, qui seront en adéquation avec les Contributions déterminées au niveau national des pays africains. YouthADAPT est un programme phare du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique (AAAP), qui permet de libérer le potentiel inexploité des jeunes en Afrique afin de stimuler la résilience et les entreprises vertes. Le lancement en ligne a fait suite à l’approbation par les partenaires au développement du Fonds d’un don d’un million de dollars pour le projet. L’événement a rassemblé les parties prenantes, notamment l’équipe du projet, des experts en contrôle de qualité, en adaptation, en égalité des genres et en communication, ainsi que des experts en changements climatiques et en croissance verte, afin de partager leurs expériences. La coordinatrice du Fonds, Rita Effah, et la responsable du portefeuille, Lucy Debrion, en ont présenté les lignes directrices opérationnelles pour les projets mis en œuvre par la Banque.  Edith Ofwona Adera, coordinatrice de l’AAAP et chargée principale du changement climatique, a déclaré : « La jeunesse africaine montre la voie, non pas en paroles, mais en actions concrètes en faveur du climat, en étant des agents du changement, des innovateurs et des entrepreneurs ». Elle a déclaré que le programme soutiendrait les entreprises locales dirigées par des femmes et promouvant des solutions d’adaptation aux changements climatiques afin de créer des emplois supplémentaires. Mme Adera a remercié l’ACCF d’avoir collaboré à ces projets. Elle a également salué le Fonds pour son rôle dans la facilitation de la production de propositions. « Cela facilite notre travail », a-t-elle ajouté. À la suite de ce lancement, le secrétariat du Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique s’entretiendra régulièrement avec le secrétariat du Fonds sur les étapes importantes du projet afin de s’assurer que l’objectif est pleinement atteint. Depuis 2017, les comités directeurs du Fonds pour les changements climatiques en Afrique ont approuvé 26 projets estimés à 15,87 millions de dollars. Le Programme d’accélération de l’adaptation en Afrique se chargera de la mise en œuvre du projet.

Burundi : plus de 20 millions de dollars du Groupe de la Banque africaine de développement pour développer le secteur agro-pastoral en faveur des jeunes et des femmes

Burundi : plus de 20 millions de dollars du Groupe de la Banque africaine de développement pour développer le secteur agro-pastoral en faveur des jeunes et des femmes

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a donné son feu vert, jeudi 6 octobre 2022 à Abidjan, pour un don de 23,26 millions de dollars américains au Burundi pour mettre en œuvre le Projet d’entreprenariat agro-pastoral et de perfectionnement professionnel des jeunes et des femmes.   Le projet d’un coût total de 23,26 millions de dollars est financé par le Groupe de la Banque à hauteur de 87,9% et par le gouvernement du Burundi qui apporte une contrepartie de 12,1%, soit 2,81 millions de dollars. Le financement a été accordé par le Fonds africain de développement (12,20 millions de dollars), et la Facilité d’appui à la transition (8,25 millions de dollars). Le projet sera mis en œuvre sur une période de 5 ans, entre 2022 et 2027 par le ministère des Affaires de la communauté Est-Africaine, de la Jeunesse, des Sports et de la Culture. L’objectif global du projet est d’accroître la production agro-pastorale en vue d’améliorer la contribution des filières sélectionnées à la croissance du produit intérieur brut (PIB) pour une transformation structurelle de l’économie burundaise. Les objectifs spécifiques poursuivis sont, notamment, l’amélioration des compétences techniques et professionnelles des jeunes et des femmes pour une meilleure employabilité, la contribution à l’amélioration de l’écosystème entrepreneurial pour la création d’opportunités d’emplois et d’exportations en faveur des jeunes et des femmes. Les objectifs visent également le renforcement de la digitalisation et des compétences numériques des jeunes et des femmes, l’appui institutionnel et le renforcement des capacités des acteurs. Le projet aura une couverture nationale bien que les deux principaux sites d’investissement soient le centre régional de formation de Rusi et le site de l’ISABU Gisozi pour l’irrigation. Les bénéficiaires du projet sont variés et comprennent, entre autres, les étudiants en situation de chômage lauréats des universités et des humanités générales ou post-fondamentales, les coopératives et groupements de jeunes et femmes dans les chaînes de valeur du secteur agro-pastoral ciblées par le projet. Les bénéficiaires sont également les PME des jeunes et des femmes de l’agro-industrie et du secteur pastoral, les enseignants du centre de RUSI, les institutions de financements des jeunes et des femmes y compris le Programme d’autonomisation économique des jeunes diplômes (PAEEJ), mais aussi les investisseurs privés ou la diaspora, intéressés par les investissements dans les chaines de valeurs ciblées. Le centre régional de RUSI constitue le principal bénéficiaire, au niveau de la formation professionnelle, et recevra des appuis multiformes. Quelque 2000 étudiants (dont 30% de filles) vont bénéficier de formations certifiantes ou diplômantes et environ 3 000 coopératives pour un total de 15 000 personnes (dont 50% de femmes) vont bénéficier de renforcement de capacités. Au total ; le projet pourra créer 10 000 emplois dont 3 000 directs et 7000 indirects. Au 30 août 2022, le portefeuille actif de la Banque africaine de développement au Burundi comprend 16 projets du secteur public totalisant un engagement de 247,14 millions d’UC (environ 321 millions de dollars), et un projet du secteur privé. Il couvre les domaines de l’énergie (46%), du transport (39%), de l’agriculture (11%), du social (3%) et du multi-secteur (1%).

Maroc. Diplômés ou pas, les jeunes face aux affres du chômage

Maroc. Diplômés ou pas, les jeunes face aux affres du chômage

REPORTAGE. L’heure n’est pas du tout à la détente, entre les jeunes Marocains en quête d’emplois et le marché du travail dont la situation n’a quasiment pas connu de véritable amélioration. Le taux de chômage n’ayant toujours pas nettement reculé, plusieurs d’entre eux sont désormais persuadés que le sort s’acharne contre eux. Il faut dire que les statistiques du marché de l’emploi, publiées au fil des derniers mois par les institutions publiques nationales sont loin de les avoir réconfortés ; d’autant plus qu’elles continuent de les ranger dans la catégorie de la population la plus durement touchée. Le 8 août dernier, en présentant sa note d’information sur la situation du marché du travail au titre du deuxième trimestre de 2022, le Haut-commissariat au plan (HCP) avait annoncé un taux de chômage à 11,2% au niveau national, de 18,2% à 15,5% en milieu urbain et de 4,8% à 4,2% en milieu rural. La même note précisait qu’«il est plus élevé parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (30,2%), les diplômés (18%) et les femmes (15,1%)». Moins d’une semaine après, à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse, célébrée le 12 août dernier, l’organisme public dévoilait dans une nouvelle note que «près de 3 chômeurs sur 10 (29,7%) sont des jeunes. Près de 3 jeunes chômeurs sur 4 (75,8%) résident en milieu urbain ; 67,3% sont des hommes et 90,1% sont diplômés». Des chiffres qui font froid dans le dos des jeunes, qu’ils occupent déjà un emploi, soient au chômage ou hors de la main-d’œuvre, et les affectent à bien des égards. C’est le cas de Youssef, jeune diplômé de l’hôtellerie, «persuadé que le marché n’absorbera pas d’aussitôt la masse de jeunes chômeurs et de nouveaux demandeurs d’emplois». Un pessimisme qui s’est d’ailleurs installé dans de nombreux foyers marocains, comme le suggéraient il y a peu les résultats de l’enquête de conjoncture réalisée par le HCP auprès des ménages au deuxième trimestre de l’année 2022. En effet, selon cette étude, 86% des ménages sondés s’attendent à une hausse du chômage au cours des 12 prochains mois. Enquête qui conclura ainsi que «le solde d’opinion est resté négatif à moins 81,1 points contre moins 82,8 points un trimestre auparavant et moins 69,8 points un an auparavant». Quand bien même l’insertion des jeunes diplômés sur le marché du travail serait fragilisée par la crise sanitaire, comme l’a relevé récemment un rapport de l’OIT sur les tendances mondiales de l’emploi des jeunes 2022, «le gouvernement ne devrait pas prendre cette réalité comme un prétexte pour camoufler ses difficultés à résoudre durablement ce problème», estime Ali. Il est important de rappeler que «le taux de chômage a atteint, au niveau national, 31,8% pour les jeunes âgés de 15 à 24 ans contre 13,7% pour les personnes âgées de 25 à 44 ans et 3,8% pour les personnes âgées de 45 ans ou plus», selon toujours la note d’information du Haut-commissariat, publiée à l’occasion de la Journée internationale de la jeunesse. La même source ajoutait : le taux de chômage des jeunes de 15 à 24 ans titulaires d’un diplôme de niveau supérieur s’élève à 61,2% et qu’il est de 30,4% pour les jeunes détenteurs d’un diplôme de niveau moyen et de 12,9% pour ceux n’ayant aucun diplôme. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient Toutes ces données tendent à montrer que l’arrivée du gouvernement actuel, formé au lendemain des élections législatives, n’a vraisemblablement pas permis d’espérer une nette et durable amélioration du marché de l’emploi, déplorent bon nombre de jeunes. En dépit de quelques initiatives, au demeurant louables mais visiblement peu convaincantes à leurs yeux, tel que le programme «Awrach», ils sont de plus en plus nombreux à scruter l’horizon avec appréhension et amertume. Que l’on ait affirmé que ce programme offrira quelque 250.000 opportunités de travail dans des chantiers publics, ce qui devrait permettre de booster l’emploi des jeunes, ces derniers ne se font pas d’illusion. Samira est convaincue que «les programmes du gouvernement mis en place dans l’optique de créer de l’emploi  et d’encourager ces derniers à créer leurs propres projets manquent de sens et de cohérence». En fait, si la fragilité des emplois proposés dans le cadre dudit programme est évidente, les jeunes restent persuadés que ceux-ci ne sont qu’un accessoire pour se laisser convaincre que les choses bougent sur le terrain et qu’elles vont s’améliorer. Plus d’un an après la mise en place du gouvernement, certains laissent éclater leur colère et ne sont pas loin de penser qu’ils n’ont été que des marchepieds pour les dirigeants actuels. D’autres s’interrogent avec insistance sur leur avenir, persuadés que les préoccupations qui ont marqué autrefois leurs aînés sont restées d’actualité. «Pour combattre un tant soit peu le chômage au demeurant endémique, les autorités doivent d’abord apprendre à descendre de leur piédestal et rencontrer sur le terrain ce qu’endurent au quotidien les jeunes, particulièrement les lauréats », estime Nadia, une infographe de formation qui s’est convertie dans la photographie pour échapper à l’oisiveté. «Je pense que les difficultés pour les plus de trente ans dans ce pays sont dues uniquement aux entreprises et à leur mode de fonctionnement vis-à-vis des seniors. Ceux-ci se retrouvent trop souvent sur la touche après avoir été licencié», affirme Sofiane. Selon lui, «les managers optent souvent pour les juniors. Ou que les cadres âgés sont dépassés et coûtent, accessoirement, trop cher. Je n’en sais rien. En tout cas, c’est ce dont je souffre depuis pratiquement 5 ans», rumine-t-il. Autre préoccupation évoquée par les jeunes, l’information autour et sur ces questions, «A mon avis, une des principales causes du chômage chez les jeunes, c’est le manque d’informations. On ne sait plus quelle formation suivre pour répondre aux attentes du marché !», fustige Nawel. Se retirer complètement du marché du travail Convaincu que l’Etat ne parvient pas à assurer leur insertion sur le marché du travail, plusieurs jeunes choisissent désormais de se retirer complètement du marché du travail. «La plupart des jeunes, issus notamment de la classe moyenne voire plus bas,

Mali/Sport pour la paix : Le football unit les jeunes d’Aguelhok et de Tessaalit

Mali/Sport pour la paix : Le football unit les jeunes d’Aguelhok et de Tessaalit

Les jeunes d’Aguelhok et de Tessalit ont organisé, le 6 août 2022, un match de football amical dans la ville d’Aguelhok pour davantage promouvoir le dialogue, la réconciliation et les échanges de longue date entre les communautés des deux localités. Le match entre les équipes de Tessalit et d’Aguelhok s’est soldé par une victoire de 1-0 pour Tessalit. Pour les joueurs des deux équipes, le match a aidé les jeunes à engager le dialogue sur leurs préoccupations actuelles comme l’emploi et la sécurité. Devant le succès remporté par cette première rencontre sportive, un tournoi de football est prévu en septembre 2022. Les équipes de Kidal et de Ménaka y participeront aussi aux cotés de celles d’Aguelhok et de Tessalit. Preuve de leur engagement, afin d’organiser cette rencontre sportive, les jeunes des villages de Tessalit et d’Aguelhok ont levé des fonds grâce à une campagne au niveau communautaire. Forts de ce premier pactole, ils ont aussi obtenu le soutien financier de la MINUSMA par l’intermédiaire des éléments du contingent du Tchad basés à Aguelhok. Pour l’équipe de Tessalit, « l’organisation de ce match prouve que les efforts de la jeunesse ont leur importance pour promouvoir la paix et renforcer la cohésion sociale. Les rencontres sportives et culturelles sont de meilleurs canaux de rapprochement des communautés, surtout pour nous les jeunes ». Un membre de la société civile d’Aguelhok se réjouit également de cette réunion des cœurs grâce au football. « Cet évènement est une lueur d’espoir. 30 jeunes de Tessalit ont fait plus de 90 km pour rencontrer leurs frères d’Aguelhok dans un match, devenu l’occasion pour toute la population meurtrie par les conflits, de supporter les retrouvailles de leurs enfants avec leurs frères. Cela confirme que l’espoir n’a pas besoin de grands moyens pour illuminer les cœurs, » a-t-il indiqué avec satisfaction. Même satisfecit chez un autre jeune d’Aguelhok qui estime que « cette activité apporte une plus-value aux efforts de paix, de cohésion sociale et de vivre ensemble dans la commune d’Aguelhok et dans le cercle de Tessalit en général ». La tenue de ce match à Aguelhok a été rendue possible grâce à l’amélioration sensible de la situation sécuritaire, à travers des patrouilles quotidiennes, l’installation de postes de sécurité avancés et des opérations de fouille et bouclage afin de prévenir l’entrée d’armes prohibées dans la ville. Elle reflète aussi l’aboutissement des efforts de rapprochement et de renforcement de la confiance entre la MINUSMA et les communautés. « C’était important pour nous de soutenir cette initiative. Nous avons tout mis en œuvre pour garantir la sécurité de tous, en conformité avec le mandat qui est le nôtre au quotidien, en ce qui concerne la protection des civils, » a déclaré le chef du détachement tchadien à Aguelhok, le Commandant Yacoub Hadre Djougounda. « Aujourd’hui, la sérénité est visible à Aguelhok, la population est revenue en ville et la cohabitation entre les Casques bleus et les communautés est effective. Notre appui à la population vient donc du fond du cœur, » a-t-il renchérit. Cette initiative rejoint les objectifs de la résolution 2250 qui place la jeunesse au centre des processus et des politiques de développement durable, de paix et de sécurité. En effet, grâce aux sports, à l’art, le plaidoyer, le dialogue et l’autonomisation, cette résolution historique incite les jeunes à mobiliser leurs pairs et d’autres membres de la communauté pour trouver des moyens pacifiques de résolution des conflits locaux. Minusma