JEAN-SERGE ESSOUS : Combien de compositions a-t-il produit dans l’OK JAZZ ?

Premier chef de l’orchestre OK JAZZ de juin à décembre 1956, Jean-Serge ESSOUS a produit 06 chansons, soit 03 disques aux éditions Loningisa: 18/05/56 : « Alice » et « Chérie atiki ngai » 05/12/56 : « Lina » et « Se pamba « 01 disque réalisé en 1956, sorti en 1957 : « Seraphie » et « Bonne année « . Une chanson a battu tous les records de ventes et de popularité » SE PAMBA » – Avec ce titre ESSOUS s’était imposé comme le plus littéraire des musiciens de la Rumba. Clément Ossinondé
Souvenons-nous de Jean-Serge ESSOUS

Souvenons-nous de lui. De Jean-Serge Essous, premier chef des orchestres « OK Jazz » (6 juin 1956 au Bar « Homes de Mulâtre »- rue Ruakadingi à Léopoldville-Kinshasa) et Bantous (15 août 1959 au Bar Chez Faignond – rue Mbaka à Brazzaville) – « Artiste de l’Unesco pour la paix »(11 octobre 2006 à Paris). Le mercredi 25 novembre 2009 disparaissait à 15 h à l’Hôpital des Armées à Brazzaville, à l’âge de 74 ans, ce géant de la rumba et de la salsa qu’on surnommait affectueusement « Trois S » ESSOUS est mort, mais il est vivant dans la cité de la grâce et de la beauté. Nul ne pourra retirer dans nos mémoires le beau présent de son talent protéiforme qui fit de la Rumba une musique à part, une musique singulière, parce que célébrant en l’Homme Kongo et Africain ce qu’il a de meilleur émotionnellement. Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge Essous occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant. Mossendjo Cité mémorable Jean Serge Essous est né le 15 Janvier 1935 à Mossendjo (département du Niari – Congo). De père François Kitsoukou (un des premiers infirmiers de la fonction publique coloniale) et de mère Adelaïde Matsanga “Mama Adèle” (griotte). Essous est l’ainé d’un cadet né en 1937 à Brazzaville : Jean-François Essous (plus tard clarinettiste et cofondateur du groupe Ryco-Jazz d’Henri Bowane en 1958, puis musicien au Sénégal et en Gambie où il a trouvé la mort en 2001). Cursus scolaire – Connaissance avec Diaboua De l’école Saint Vincent de Poto-Poto (CP1/CP2 – 1942-1943), il passe à l’école primaire de Mvounvou à Pointe-Noire, avant de revenir à Brazzaville et à l’école officielle de Ouénzé (actuellement Leheyet Gaboka). C’est dans cette école qu’Essous fait la connaissance de Marie-Isidore Diaboua “Lièvre”, chef de “Scout de France” et flutiste. Essous est son adjoint. Tous les deux obtiennent le Certificat d’études primaires en 1949. De l’école officielle de Ouénzé, Essous est admis au concours d’entrée au Collège Raymond Paillet de Dolisie (MBounda) où il fréquente jusqu’en classe de 4ème. Evolution professionnelle De retour à Brazzaville en 1953, sa mère est répudiée par son père. Essous est contraint d’abandonner ses études et trouver du travail pour venir en aide à sa mère. Il est embauché à la CCSO (Compagnie Commerciale Sangha-Oubangui) et affecté dans le département Electricité et Froid, ce qui lui vaudra la formation d’électricien. Mais pas pour longtemps, car il obtient un très bon contrat à la Société IBM France (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) Il n’a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1953 où il y trouve Marie Isidore Diaboua et Jacques Pella « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens l‘ont toujours attiré, Essous, tient à tout pris d’être des leurs avant de s’initier à la flûte. Carrière musicale C’est donc grâce à Marie Isidore Diaboua que Jean Serge Essous est plongé très tôt et à partir de 1949 dans l’univers de la musique folk-rumba. Il suivra depuis Dolisie la création en 1951 du Ballet “Kongo dia Ntotela” (plus tard Ballets Diaboua) avec comme musiciens : Liberlin de Shoriba Diop, Jacques Pella « Lamontha », Albert Loubélo « Beaufort », Mboto Jocker, Yves Mpoua et tant d’autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C’est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo. Janvier 1952, Diaboua qui tient toujours à l’éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son œuvre, par la création d’une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : Pella «Lamontha », Mboto « Jocker » qui constitueront, avec l’arrivée d’Essous en 1953, le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA à Léopoldville: « Kinialala tsula » et « Z’entendis la nuit » 1954/1955 – Du CDJ (Diaboua) au Negro Jazz de Brazzaville (Séjour à Léopoldville sous la houlette d’ Henri Bowane) 1954 – C’est encore Marie Isidore Diaboua qui donne l’occasion à Jean Serge Essous de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps Essous maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le Negro Jazz dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri Bowane (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti– et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au Negro Jazz la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». Essous y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art. 1955/1956 – Les éditions Loningisa et l’OK Jazz En 1956, Essous est devenu un des musiciens des éditions Loningisa qu’on ne présente plus. Son départ du Negro Jazz au cours de l’année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec Luambo Franco et Lando « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d’un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing “Chez Cassien”(OK Bar) de son propriétaire Cassien Germain Gaston (Oscar Kashama), lequel donne naissance à la formation de l’OK Jazz, le vendredi 6 juin 1956 au bar dancing “Homes de Mulâtre”. Essous en devient facilement le chef d’orchestre, et sous lui entre Juin et Décembre 1956 : Luambo « Franco », Lando « Rossignol », Longomba « Vicky », Augustin Moniania “Roitelet” Loubélo « De la lune », Saturnin Pandi et Bosuma « Dessoin » (pour ne pas citer Diaboua, Pella Lamontha, Liberlin De Shoriba Diop, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création
Il y a 09 ans disparaissait Jean-Serge Essous, le phénix de la rumba, la salsa et la Biguine

Il y a 09 ans s’est éteint le mercredi 25 Novembre 2009 à 15 h à l’Hôpital des Armées à Brazzaville, à l’âge de 74 ans, le légendaire saxophoniste Jean-Serge Essous. Musicien d’expérience, de souvenir, de synthèse, en un mot musicien de grand talent, Jean Serge Essous occupe une place importante dans l’histoire de la musique congolaise. Arrangeur à la plume alerte et inspirée, il est demeuré un clarinettiste, flûtiste, saxophoniste et chanteur dont on appréciait le goût très sûr, la pensée remarquablement organisée et surtout la maîtrise instrumentale qui lui permettait d’improviser avec désinvolture dans le registre divertissant. Mossendjo Cité historique Jean Serge Essous est né le 15 Janvier 1935 à Mossendjo (département du Niari, Congo). De père François Kitsoukou (un des premiers infirmiers de la fonction publique coloniale) et de mère Adelaïde Matsanga « Mama Adèle »(griotte). Essous est l’ainé d’un cadet né en 1937 à Brazzaville : Jean-François Essous (plus tard clarinettiste et cofondateur du groupe Ryco-Jazz d’Henri Bowane en 1958, puis musicien au Sénégal et en Gambie où il a trouvé la mort en 2001). Cursus scolaire De l’école Saint Vincent de Poto-Poto (CP1/CP2), il passe à l’école primaire de Mvounvou à Pointe-Noire, avant de revenir à Brazzaville et à l’école officielle de Ouénzé (actuellement Leheyet Gaboka). C’est dans cette école qu’Essous fait la connaissance de Marie-Isidore Diaboua « Lièvre », chef de « Scout de France » et flutiste. Essous est son adjoint. Tous les deux obtiennent le Certificat d’études primaires en 1949. De l’école officielle de Ouénzé, Essous est admis au concours d’entrée au Collège Raymond Paillet de Dolisie (MBounda) où il fréquente jusqu’en classe de 4ème. Evolution professionnelle De retour à Brazzaville en 1953, sa mère est répudiée par son père. Essous est contraint d’abandonner ses études et trouver du travail pour venir en aide à sa mère. Il est embauché à la CCSO (Compagnie Commerciale Sangha-Oubangui) et affecté dans le département Electricité et Froid, ce qui lui vaudra la formation d’électricien. Mais pas pour longtemps, car il obtient un très bon contrat à la Société IBM France (une des premières sociétés de mécanographie installée à Brazzaville) Il n’a donc pas beaucoup de peine a exercer ce métier en 1953 où il y trouve Marie Isidore Diaboua et Jacques Pella « Lamontha », tous deux grands mécanographes. Ces derniers sont également des musiciens de ballet et comme les musiciens l‘ont toujours attiré, Essous, tient à tout pris d’être des leurs avant de s’initier à la flûte. Carrière musicale C’est donc grâce à Marie Isidore Diaboua que Jean Serge Essous est plongé très tôt et à partir de 1949 dans l’univers de la musique folk-rumba. Il suivra depuis Dolisie la création en 1951 du Ballet « Kongo dia Ntotela » (plus tard Ballets Diaboua) avec comme musiciens : Liberlin de Shoriba Diop, Jacques Pella « Lamontha », Albert Loubélo « Beaufort », Mboto Jocker, Yves Mpoua et tant d’autres. Les actions du groupe traditionnel rentrent en perpétuelle mutation. C’est ainsi que le mouvement des ballets était né au Congo. Janvier 1952, Diaboua qui tient toujours à l’éclosion des nouveaux talents apporte un sang nouveau à son œuvre, par la création d’une nouvelle formation musicale moderne « C.D.J. » (les compagnons de joie). Cette formation fait appel à des chanteurs, percussionnistes, sansistes, mais surtout aux flûtistes : Pella «Lamontha », Mboto « Jocker » qui constitueront avec l’arrivée d’Essous en 1953, le trio choc. Le CDJ aura surtout le mérite de graver son premier disque en 1953 aux éditions CEFA à Léopoldville: « Kinialala tsula » et « Z’entendis la nuit » 1954/1955 -Du CDJ (Diaboua) au Negro Jazz (de Brazzaville à Léopoldville – Henri Bowane) 1954 – C’est encore Marie Isidore Diaboua qui donne l’occasion à Jean Serge Essous de passer de la flûte à la clarinette. En très peu de temps Essous maîtrise déjà si bien la clarinette que des sollicitations de quelques groupes lui sont destinées. Il choisi le Negro Jazz dont il fait partie sous la direction du guitariste Joseph KABA et avec qui il fait en Janvier 1955 le voyage à Léopoldville. Voyage au cours duquel Henri Bowane (ce grand impresario, de père congolais de Brazzaville-Sibiti– et de mère congolaise de Kinshasa-Bandaka -) assure donc au Negro Jazz la gloire au Parc de Boeck et au grand dancing kinois « Air France ». Essous y déploie une grande vitalité, car il se révèle dans une forme éblouissante, faisant scintiller les nombreuses facettes de son art. 1955/1956 – Les éditions Loningisa et l’OK Jazz En 1956, Essous est devenu un des musiciens des éditions Loningisa qu’on ne présente plus. Son départ du Negro Jazz au cours de l’année 1955, le place parmi les grands requins de studio, qui avec Luambo Franco et Lando « Rossignol » vont travailler sur la recherche des sensibilités musicales dans le cadre d’un groupe expérimental basé dans le célèbre bar-dancing « Chez Cassien »(OK Bar) de son propriétaire Cassien Germain Gaston (Oscar Kashama), lequel donne naissance à la formation de l’OK Jazz, le vendredi 6 juin 1956 au bar dancing « Homes de Mulâtre ». Essous en devient facilement le chef d’orchestre, et sous lui entre Juin et Décembre 1956 : Luambo « Franco », Lando « Rossignol », Longomba « Vicky », Augustin Moniania « Roitelet » Loubélo « De la lune », Saturnin Pandi et Bosuma « Dessoin » (pour ne pas citer Diaboua, Pella Lamontha, Liberlin De Shoriba Diop, percussionnistes aux éditions Loningisa et qui ont pris une part active à la création de l’OK Jazz). Dans l’OK Jazz, on compte Essous parmi les meilleurs compositeurs dont l’inspiration principale est demeurée sans conteste. Prodigieuses, des chansons comme « Chérie akei atiki ngai« , « Alice », « Se pamba », « Lina « , etc qui ont défrayé la chronique à cette époque. 27 Décembre 1956 – Défection d’Essous au sein de l’OK Jazz et des éditions « Loningisa » pour les Editions Esengo (Rock-A-Mambo) Décembre 1956, Le travail de l’impresario et talentueux musicien Henri Bowane aux éditions Loningisa, ne correspond plus à ses conceptions. Il pense qu’Essous, Lando « Rossignol », Saturnin Pandi, Nino Malapet sont les
Jean-Serge ESSOUS dans une étude fouillée et attachante d’E.Goma-Thethet et Roger Byhamot

“Jean-Serge Essous, clarinettiste, saxophoniste et chanteur congolais » tel est le titre d’un intéressant ouvrage paru à l’Harmattan dans la collection Univers musical, sous les plumes de Joachim E.Goma-Thethet et Roger Byhamot. Très riche en informations, l’ouvrage de 159 pages traite en deux parties, de toute la vie de Jean-Serge Essous dans dix chapitres bien structurés : La jeunesse, Les débuts musicaux, La période léopoldvilloise, Le Trio Beros, Les Bantous de la capitale, La conquête de la France et des Antilles, Le retour au bercail, Les temps de la fin : le jubilé des Bantous et la révérence d’Essous, Quelques élément de la discographie d’Essous, Témoignages sur Essous, et Distinctions. Dans l’introduction, les auteurs décrivent ce livre comme n’étant pas le fruit d’un travail circonstanciel, mais comme étant le résultat d’une longue et franche collaboration entre deux personnes ayant deux passions en partage : l’histoire et la musique. La mort de Jean-Serge Essous, le 25 Novembre 2009, leur a conduits à synthétiser sous forme d’un ouvrage, non pas hagiographique mais scientifique, toutes les informations qu’ils ont collectées, depuis 1998 sur Essous, premier chef du célèbre orchestre brazzavillois, les Bantous. L’idée de rassembler une documentation sur Jean-Serge Essous, leur avait été dictée par la rencontre fortuite qu’il leur avait faite avec ce dernier en avril 1998 à Brazzaville. Son état de santé leur étant apparu préoccupant, ils décidèrent à l’époque de faire rapidement une étude sur le musicien ou tout au moins de réaliser une interview qui pourrait être utilisée par la suite comme une source d’information. S’inscrivant sur le même registre que Joseph Ki-Zerbo qui préconisait une histoire africaine poly-sources et polyvalente, ils ont fait le choix d’une démarche historique qui prenne en compte toutes les traces laissées par nos ancêtres ! Parmi ces nombreuses traces, il leur a semblé que celles laissées par nos musiciens n’ont pas encore été suffisamment exploitées par les chercheurs congolais. En effet, peu de travaux ont été réalisés à ce jour sur l’histoire des loisirs dans notre société sous les périodes coloniales et précoloniale. L’histoire du Congo, n’est pas seulement celle des hommes politiques, mais c’est aussi celle qui a été écrite par ces citoyens qui ont su créer des œuvres de l’esprit qui ont mis du baume au cœur des populations. En suivant l’itinéraire de nos artistes dont les œuvres sont inséparables du contexte dans lequel elles ont été produites, on peut écrire un pan de l’histoire de notre pays. Un peu partout en Afrique et même dans la diaspora en Amérique, des musiciens ont souvent accompagné les mouvements de libération. Et c’est avec raison qu’en 2007, la sixième édition du Festival panafricain de musique (FESPAM) a axé son symposium international sur le thème « Musique d’émancipation et mouvement de libération en Afrique et dans la diaspora » Joachim E.Goma-Thethet et François Roger Byhamot ont donc décidé de faire une biographie de celui qui est considéré comme l’un des précurseurs de la musique populaire congolaise et le premier porte-étendard de la musique congolaise à l’étranger. Cette biographie de Jean-Serge Essous qu’ils ont l’honneur de présenter, est aussi un travail de pionnier. Des études biographiques ont été consacrées à quelques musiciens africains comme Fêla Kuti, Myriam Makeba, Manu Dibango, mais à leur connaissance aucun musicien de ce vaste espace musical constitué par les deux Congos n’a eu ce privilège. La biographie de Jean-Serge Essous est un travail d’historien. Les auteurs ont cherché à retracer la vie et l’œuvre de ce musicien en s’appuyant sur diverses sources qu’ils ont croisées pour la recherche de la vérité : ouvrages (peu nombreux), articles et chroniques parus dans les journaux locaux et étrangers, enquêtes auprès du musicien et des personnes l’ayant connu (parents, amis collègues et mélomanes), œuvres discographiques du musicien, interviews de Jean-Serge Essous, documents audiovisuels divers collectés, sur internet, à la suite de la mort de l’artiste. Cette documentation diverse a permis aux auteurs de bâtir cette étude autour de deux parties qui constituent l’ossature de ce livre : la vie de Jean-Serge Essous et son œuvre – (L’harmattan)