Égypte : Deux joueurs du Zamalek en détention à Abou Dhabi

SPORT. Le Zamalek, en déplacement aux Émirats Arabes Unis pour la Supercoupe d’Égypte, fait face à une crise extra-sportive. Deux de ses joueurs, ainsi que le directeur sportif, ont été placés en détention lundi à Abou Dhabi à la suite d’une plainte pour agression déposée par un agent de sécurité. Le club des Chevaliers Blancs est en pleine tourmente. Mostafa Shalaby et Nabil Emad Dunga, joueurs du Zamalek, ainsi que le directeur sportif Abdelwahid El-Sayed, ont été arrêtés à Abou Dhabi. L’incident serait survenu dimanche 20 octobre lors de la demi-finale de la Supercoupe d’Égypte contre Pyramids FC (match nul 1-1, victoire du Zamalek 5-4 aux tirs au but). Retour sur les faits D’après le média égyptien KingFut, une altercation serait à l’origine de cette détention. Le milieu de terrain Nabil Emad, blessé et forfait pour le match contre Pyramids, aurait tenté de descendre sur le terrain depuis les tribunes. Cette initiative a été interrompue par un agent de sécurité posté à cet endroit. Emad aurait refusé de se conformer aux instructions de l’agent, et l’intervention de Shalaby et El-Sayed, venus s’enquérir de la situation, aurait dégénéré. Une plainte pour agression a été déposée contre eux, entraînant leur arrestation lundi pour un interrogatoire. Depuis, le silence entoure leur sort, ce qui inquiète les responsables du club, qui envisagent de quitter les Émirats. Vers un boycott de la finale ? En remportant la demi-finale aux tirs au but face à Pyramids, le Zamalek a gagné sa place pour la finale de la Supercoupe d’Égypte, prévue ce jeudi 24 octobre à Abou Dhabi contre Al Ahly. Cependant, la détention de trois membres de la délégation pousse le club à envisager de boycotter la finale et de retourner en Égypte. « Une réunion urgente se tient actuellement entre le président du club, Hussein Labeeb, et le trésorier Hossam El Mandouh, également chef de la délégation, pour discuter d’un possible retrait de la Supercoupe d’Égypte. Nous envisageons de rentrer au Caire dès que possible en raison des pressions insoutenables auxquelles nous sommes confrontés. Le président et le chef de la délégation sont présents au commissariat depuis tôt ce matin suite à la décision des autorités d’arrêter certains joueurs, et l’administration maintient fermement sa volonté de les soutenir », a déclaré Ahmed Salem, porte-parole du Zamalek, sur les réseaux sociaux. Ya Willy.
Kinshasa : libération de Jean-Bosco Bahala après près de deux mois de détention

Jean-Bosco Bahala, ancien coordonnateur national du Programme désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRCS) et l’un de ses collaborateurs, ont été libérés le mardi 8 octobre dans la soirée. Selon des sources dignes de foi, cette libération intervient après près de deux mois de détention dans le cachot des services de renseignement militaires (DEMIAP). En rection, le consortium des ONG des droits de l’homme qui, à l’époque, avait qualifié cette arrestation d’injuste et d’illégale, se réjouit de cette libération. Dans une déclaration à la presse mercredi 9 octobre, Dieudonné Mushagakusa, porte-parole de ces organisations, rappelle qu’il n’y a pas de charges qui pèsent sur l’ancien coordonnateur national du PDDRCS. Par conséquent, ajoute-il, Jean Bosco Bahala doit être réhabilité dans ses fonctions. Arrêté mardi 23 juillet dernier, à sa descente d’avion à l’aéroport international de N’djili, l’ancien coordonnateur national du PDDRCS, venait de participer à une rencontre à Entebbe, en Ouganda. Ce qui lui a valu une révocation, sur décision du Président de la République, rendue publique à travers une ordonnance lue à la Radiotélévision nationale Congolaise, en début d’après-midi du 23 juillet dernier. Peu avant sa révocation, l’abbé Jean-Bosco Bahala avait publié un communiqué expliquant qu’il était en mission à Kampala, en Ouganda, dans le but, selon lui, d’engager des discussions avec les autorités ougandaises en vue d’obtenir le rapatriement des enfants congolais libérés par les rebelles de la LRA en République centrafricaine. Des affirmations rejetées par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya. « Aucune personne n’a été mandatée par le Gouvernement pour une quelconque forme de discussion avec les terroristes du M23 à Kampala », avait démenti M. Muyaya. Radio Okapi
Détention de Stanis Bujakera en RDC: «La situation des journalistes ne s’est jamais améliorée sous le régime de Félix Tshisekedi»
Stanis Bujakera est depuis plusieurs jours à la prison de Makala. Le journaliste est poursuivi pour propagation de faux bruits et de diffusion de fausses informations pour un article publié par Jeune Afrique mettant en cause les renseignements militaires dans l’assassinat de l’ancien ministre Chérubin Okende, alors qu’il n’est pas l’auteur de l’article. Après avoir été auditionné à trois reprises, il a été transféré au parquet général de Kinshasa Gombe et placé sous mandat d’arrêt provisoire. Depuis son arrestation, de nombreuses voix venues des médias, de responsables politiques, de défenseurs des droits de l’homme ou encore de chancelleries occidentales se sont exprimées notamment pour demander sa libération immédiate. C’est le cas d’Amnesty International. Jean-Mobert Senga, chercheur pour l’organisation, a été joint par Paulina Zidi de la rédaction Afrique… Lire la suite sur RFI