Cémac : les experts recommandent l’informatisation des étapes de la procédure douanière

Les participants au séminaire régional venus de neuf administrations douanières de la Cémac, à savoir, de la RDC, du Burundi et de Sao Tomé et Principe, ainsi que de la commission de la Cémac. Elle s’est inscrite dans l’agenda des activités du département des finances publiques du FMI, sur la poursuite des réformes d’administration douanière dans les pays de la Cémac, ont recommandé, entre autres, le 17 février 2017, à Brazzaville, l’informatisation de toutes les étapes de la procédure douanière liée à l’importation par les douaniers du système informatique. Il s’est agi aussi de suivre le respect des délais légaux fixés pour l’accomplissement des formalités douanières, de la mise en œuvre des contrôles pertinents à travers la gestion des risques. Les participants au séminaire ont également retenu l’envoi préalable des manifestes électroniques, les envois à risque sur la base des manifestes et aussi le renforcement des capacités en matière d’évaluation en douane. Ils ont aussi pensé à l’institution et le développement des renseignements contraignants en matière tarifaire et d’origine, le renforcement de la gestion des exonérations, l’identification et le traitement des opérations à risque en matière de transit, le développement des applications de gestion informatisée du contentieux. Les participants ont également soutenu qu’au titre de l’organisation des services impliqués dans les procédures, d’élaborer et de diffuser des instructions cadres sur la répartition des rôles dans le traitement et le suivi de la prise en charge et des déclarations ; des manuels de procédures pour assurer la mise en œuvre des changements organisationnels, élaborer un barème progressif d’amendes sur les infractions, de renforcer le contrôle interne. Abordant la question du renforcement de l’informatisation à l’appui de procédures et des contrôles, les participants ont décidé d’élaborer un plan d’actions prioritaires de réformes nécessitant un appui informatique et de mettre en place des équipes de projets dirigés par des fonctionnels et comprenant des informaticiens. De la poursuite des projets de réforme S’agissant de la poursuite des projets de réforme engagés au cours du précédent programme régional, les experts envisagent de moderniser le cadre législatif et de renforcer la coopération et le partenariat entre les administrations douanières. «Notre adversaire à tous, c’est la crise économique qui entraine des déséquilibres économiques dans nos pays et au seuil de cette parole, je mesure les défis auxquels nos pays sont confrontés», a dit en substance le Conseiller à la fiscalité et à la douane du ministère des Finances, Guénolé Mbongo Koumou,
Les 193 milliards FCFA collectés lors de l’emprunt obligataire pour le financement de projets

Le ministre des finances et du budget, M. Calixte Nganongo, a rendu publiques, le 19 janvier 2017 à Brazzaville, les affectations financières allouées aux différents projets retenus pour l’utilisation des 193 milliards de FCFA obtenus à la suite de l’emprunt obligataire lancé par le Congo en décembre 2016, sur le marché financier de la zone Cémac. Le ministère de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux obtient la plus grande part. Les 68 milliards de FCFA qui lui ont été affectés permettront de poursuivre les travaux en cours, en initier d’autres et coordonner les chantiers sélectionnés dans les départements ministériels. Outre les Grands travaux, le gouvernement prévoit de construire avec une partie de cet argent des logements sociaux dans les différentes villes du pays. Le ministère de la Construction bénéficiera à cet effet d’une enveloppe de 14 milliards de FCFA. Il est également prévu une ligne de 54 milliards FCFA pour la construction de la Cité internationale des affaires à Brazzaville. Le gouvernement va consacrer 20 milliards de FCFA pour permettre au ministère de la Santé de poursuivre le programme de construction de douze hôpitaux généraux dans les départements du pays. Ces hôpitaux généraux sont construits par la société brésilienne ASPERBRAS qui avait arrêté certains travaux par défaut de financement. Il est prévu 13 milliards 400 millions de FCFA pour la réhabilitation des routes aménagées pendant que 25 milliards sont dégagés pour la route Dolisie-Brazzaville déjà livrée. Il s’agit d’une dette auprès de la société chinoise ayant exécuté les travaux de cette route. Des secteurs prioritaires comme l’eau et l’électricité ne sont pas en marge du partage des fonds de l’emprunt obligataire dans lesquels 15 milliards sont mis à disposition pour la réalisation de certains projets dont l’électrification du complexe industriel de Maloukou situé à environ 50 Km au nord de Brazzaville. Cette zone industrielle comprend une vingtaine d’unités de production d’où pourront sortir environ 20.000 emplois, selon les autorités. Une somme de 15 milliards est affectée à l’enseignement supérieur. Cette somme servira à l’amélioration les conditions de travail et d’études des enseignants et des étudiants de l’université Marien- Ngouabi. Dans le même prendre d’idée, un enveloppe de 15 milliards de FCFA servira pour le compte des travaux de l’université Denis Sassou- N’Guesso de Kintélé, dans la banlieue nord de Brazzaville. Il sied de rappeler que l’opération de levée de fonds lancée par l’Etat congolais en décembre dernier pour lever 150 milliards FCFA a largement dépassé les attentes. L’emprunt a rapporté 193 milliards FCFA.
Air CEMAC : la fin d’un rêve

Les chefs de l’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEMAC) abandonnent définitivement le projet d’une compagnie aérienne communautaire. Réunis mercredi 6 à Libreville, dans le cadre du 12e Sommet de la CEMAC, ces derniers ont enterré définitivement le projet de création de la compagnie aérienne Air CEMAC. « En matière de transport aérien, au regard des difficultés de démarrage de la Compagnie communautaire Air CEMAC, les Chefs d’État, de gouvernement et de délégation ont décidé de renoncer à ce projet », ont indiqué les chefs de l’Etat de la CEMAC dans un communiqué final. Patricia Engali
CEMAC : Le taux de croissance estimé à 5% en 2015, selon la BEAC

La Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) a annoncé dans un communiqué récemment diffusé que le taux de croissance dans les pays de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) en 2015 sera de 5% et connaîtra une légère hausse contrairement à l’année 2014. La banque rapporte que le taux de croissance sera maintenu autour de 5% grâce au dynamisme du secteur non pétrolier, la baisse des tensions inflationnistes à 2,7%, la stabilisation du taux de couverture extérieure de la monnaie autour de 95,5%, la détérioration du solde budgétaire, base engagement, hors don à moins 3,9% du Produit Intérieur brut et une augmentation du déficit extérieur courant à moins 13,8%. La BEAC avertit toutefois que de nombreux facteurs de risques pourraient en outre influencer ces perspectives, à savoir, une baisse prononcée des cours du pétrole brut, une reprise plus lente dans la zone euro, le ralentissement de la demande des pays émergents, la menace du groupe terroriste Boko Haram à l’extrême Nord du Cameroun et la persistance de la crise centrafricaine. Après examen des différents facteurs influençant la stabilité monétaire et en tenant compte de ces analyses, la BEAC a décidé de maintenir inchangé son principal taux directeur à 2,95%.