Banque mondiale : des réformes sont nécessaires pour stimuler la croissance, créer des emplois et réduire la pauvreté dans la CEMAC

Banque mondiale : des réformes sont nécessaires pour stimuler la croissance, créer des emplois et réduire la pauvreté dans la CEMAC

La région de la CEMAC a connu une croissance économique plus forte en 2024, avec un taux de 3,0 % contre 2,0 % en 2023. La huitième édition du Baromètre économique de la CEMAC souligne cependant que la croissance régionale reste modeste et fortement dépendante du secteur pétrolier et des autres matières premières. Ces secteurs ne créant pas suffisamment d’emplois pour la population en croissance rapide au sein de la région, de nombreux jeunes sont en situation de chômage. Selon le rapport, en 2024, les réserves, la situation budgétaire et la balance commerciale de la région se sont détériorées en raison de la baisse des prix du pétrole, ce qui souligne la forte exposition de la CEMAC à la volatilité des marchés des hydrocarbures, le pétrole représentant plus des deux tiers du total des biens exportés par la région. Les pressions inflationnistes ont continué à diminuer progressivement, mais le niveau élevé de chômage et le manque de croissance et d’opportunités économiques continuent d’aggraver la pauvreté. Selon les estimations de la Banque mondiale, un tiers de la population de la CEMAC était en situation d’extrême pauvreté en 2024, soit environ 22 millions de personnes vivant avec moins de 2,15 dollars par jour (en parité de pouvoir d’achat de 2017). La croissance régionale devrait rester modérée, à 2,9 % sur 2025-2027. La CEMAC est riche en ressources minérales, en hydrocarbures, en bois et possède un grand potentiel agricole. Conjugués à une population jeune et à un niveau élevé d’urbanisation, ces facteurs pourraient constituer la base d’une croissance économique accélérée et d’une création plus forte d’emplois si des réformes étaient adoptées et mises en œuvre pour renforcer les infrastructures et créer un environnement plus attrayant pour les investissements du secteur privé. Les pays de la région sont confrontés à des risques importants, notamment des chocs commerciaux mondiaux, une demande atone de produits de base, des coupes dans l’aide au développement, des coûts élevés du service de la dette et d’autres fortes pressions sur les dépenses publiques. « Pour favoriser une croissance plus robuste, créer plus d’emplois, développer le commerce intrarégional et mondial et sortir davantage de personnes de la pauvreté, les pays de la CEMAC doivent créer de meilleures conditions pour que les entreprises locales puissent se développer, investir et embaucher davantage de personnes, ainsi que développer leurs exportations », déclare Robert Utz, économiste principal pour la CEMAC à la Banque mondiale et auteur principal du rapport. « Il serait essentiel que les pays de la CEMAC accélèrent les réformes prévues dans les plans économiques régionaux, y compris le Programme de réformes économiques et financières de la CEMAC (PREF-CEMAC II) et le prochain Programme économique régional », explique Cheick Fantamady Kanté, directeur de division pour le Cameroun, le Congo, le Gabon, la République centrafricaine et la Guinée équatoriale à la Banque mondiale. Alors que la CEMAC fait face aux incertitudes qui pèsent sur l’environnement commercial et financier mondial, il serait essentiel d’accélérer les réformes pour tirer le meilleur parti possible des ressources naturelles, renforcer la gestion des finances publiques, créer de meilleures conditions pour les entreprises et soutenir les plus vulnérables pour s’engager sur une trajectoire de développement plus solide, bénéficiant à l’ensemble des populations de la région. BM

USA-FRANCE-FMI : une crise de confiance aux portes des dictateurs de la CEMAC (lecture 5 minutes)

USA-FRANCE-FMI : une crise de confiance aux portes des dictateurs de la CEMAC (lecture 5 minutes)

Malgré les tentatives de préservation de sa stabilité monétaire face à des chocs exogènes persistants, la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) est dans le collimateur de la diplomatie américaine qui a lancé le projet de loi « CEMAC Act » et, en même temps, dans le viseur de la France qui vient de convoquer ses sujets ce 17 avril à Paris. Le dépôt au Congrès des États-Unis du projet de loi “CEMAC Act” révèle un malaise grandissant autour de la gouvernance des réserves de change de cette institution et de sa relation avec le FMI. Cette séquence diplomatique met en lumière un jeu d’équilibre fragile entre orthodoxie monétaire, pressions extérieures et souverainetés nationales, avec des implications profondes pour les pays les plus vulnérables de la sous-région. Au premier rang desquels le Congo-Brazzaville. La ‘‘CEMAC Act’’ : une interpellation américaine sur la transparence financière Le projet de loi déposé en mars 2025 par le représentant républicain Bill Huizenga — surnommé CEMAC Act — propose de suspendre l’appui des États-Unis aux décisions du FMI impliquant la CEMAC, tant que cette dernière n’aura pas procédé à une évaluation complète et vérifiable de ses réserves de change brutes. Officiellement, ce texte exige plus de transparence. Mais en réalité, il cible la BEAC, accusée d’opacité dans la gestion des fonds de restauration environnementale imposés depuis 2018 aux multinationales pétrolières opérant dans la sous-région. Lesdits fonds destinés à financer la réhabilitation des sites d’extraction sont placés sous le contrôle de la BEAC, qui entend les inclure dans les réserves officielles de la zone. Pour les initiateurs du projet de loi, cette démarche va à l’encontre des standards du FMI, lesquels stipulent qu’une réserve de change doit être “disponible rapidement” et “effectivement contrôlée” par l’État. À leurs yeux, la BEAC ne remplit pas ces conditions, tout en refusant de lever son immunité souveraine, ce qui soulève des inquiétudes juridiques et financières à l’international. Ce projet de loi américain et la gestion des finances des pays de la CEMAC ont fait réagir Paris qui a illico convoqué les ministres des finances et de l’économie de la zone CEMAC pour un conciabule dont nous vous livrerons la teneur très bientôt. Une orthodoxie monétaire défensive risque d’asphyxier la croissance Face à ces accusations, la BEAC affiche sa volonté de rester fidèle à son mandat fondamental : garantir la stabilité extérieure de la monnaie régionale dans un contexte post-pandémique marqué par des vulnérabilités persistantes. En mars 2025, la couverture des importations dans la CEMAC est tombée à 4,8 mois, en dessous du seuil minimal recommandé par le FMI (cinq mois). En réponse, la BEAC a durci sa politique de réserves obligatoires et imposé aux IOC une date limite — le 30 avril 2025 — pour signer un accord sur la gestion des fonds environnementaux, avec à la clé des pénalités pouvant atteindre 150 % des montants dus. Dans le même temps, le FMI reste prudent. Tout en saluant la stabilisation apparente des réserves (estimées à 7 584,9 milliards FCFA), il appelle à maintenir des taux d’intérêt élevés pour juguler l’inflation. Cette stratégie, bien qu’efficace sur le papier, risque de pénaliser la reprise économique dans plusieurs pays membres. En effet, les économies les plus fragiles, à faible diversification structurelle, subissent de plein fouet le renchérissement du crédit et la contraction de la liquidité bancaire. Le Congo en dissidence silencieuse : entre contournement du franc CFA et « révolte » de souveraineté Dans cette configuration tendue, le Congo se démarque. Confronté à des contraintes budgétaires structurelles, à une dette publique encore élevée et à une forte dépendance aux exportations pétrolières, le pays semble avoir pris ses distances vis-à-vis de la discipline monétaire régionale depuis le règne de Gilbert Ondongo. Au terme d’un accord conclu avec la BSCA Bank, établissement congolais à capitaux mixtes (54 milliards de capital) dont 50% détenus par la Banque agricole de Chine (ABC) ayant pour PCA, M. Gu Shu qui a effectué le déplacement de Brazzaville en septembre 2023. Une partie des réserves stratégiques de change du Congo est désormais domiciliée en Chine, en dehors du traditionnel Compte d’Opérations du Trésor Français. En clair, les 2200 milliards/an en moyenne planqués par les entreprises du fameux contenu local (dont nous avons déjà parlé) sont « exfiltrés » du Congo par cette voie. Le Congo coincé Selon certaines indiscrétions, quand la crise s’installe, le Congo est dans l’impossibilité de payer des salaires, absence de trésorerie, etc. Obligé, de « rapatrier » une infime partie de ce trésor de guerre avec la complicité de certains responsables de la BEAC (à confirmer). Pourtant cette pratique est strictement interdite. Ce choix, hautement symbolique et politique, marque une tentative de desserrement du carcan du franc CFA français, dont la gestion centralisée à Paris via le Compte d’Opérations reste un sujet de débat international. En optant pour une domiciliation alternative, le pouvoir congolais réaffirme ses ambitions à une gestion autonome de ses actifs stratégiques, tout en s’alignant discrètement sur une logique de rééquilibrage géopolitique vers l’Asie, en particulier la Chine et les Emirats Arabes Unis (EAU) qui viennent de recevoir M. Sassou pour la énième fois. Mais cette dissidence silencieuse soulève des questions. Peut-on durablement participer à une union monétaire tout en contournant ses principes fondateurs ? Quelle crédibilité accordée à une convergence régionale fondée sur des règles que certains États jugent pénalisantes ? Le CEMAC Act, en mettant à jour ces failles, offre une opportunité rare : réinterroger la gouvernance monétaire de la CEMAC, afin d’y intégrer plus de différenciation, de transparence et d’équité. D’ailleurs le Secrétaire Permanent actuel du Groupe d’Action contre le Blanchiment d’argent en Afrique Centrale (GABAC), M. André KANGA, parent de M. Sassou de Likendze (Loukolela), précédemment Directeur Général de l’Agence Nationale d’Investigation Financière (ANIF), organe central de la lutte contre le Blanchiment de Capitaux et le Financement du Terrorisme et la prolifération des armes de destruction massive (LBC/FT) au Congo. A ce titre, aurait couvert de nombreuses enquêtes graves au sujet de crimes et délits économiques de haut

Afrique : La législation américaine cherche à réviser les politiques de change de la Banque des États d’Afrique centrale qui réduisent les investissements de la Central African Economic and Monetary Community de 45 milliards de dollars

Afrique : La législation américaine cherche à réviser les politiques de change de la Banque des États d’Afrique centrale qui réduisent les investissements de la Central African Economic and Monetary Community de 45 milliards de dollars

La Chambre africaine de l’énergie soutient la loi américaine CEMAC, qu’elle considère comme une étape cruciale pour forcer la Banque des États d’Afrique centrale à réformer ses politiques de change L’AEC a toujours adopté une position ferme contre les réglementations de change imposées par la BEAC, qualifiant ces politiques d’« absurdes », d’« hostiles aux investisseurs étrangers » et d’incompatibles avec les normes financières mondiales. En restreignant les flux de devises étrangères dans la région, ces réglementations sapent la confiance des investisseurs, retardent les paiements aux entrepreneurs, empêchent le rapatriement des capitaux et introduisent des risques inutiles dans les projets énergétiques. La réglementation devrait réduire les investissements étrangers dans la région de la CEMAC de 45 milliards de dollars d’ici 2050, tout en réduisant les recettes publiques des pays de la CEMAC de 86 milliards de dollars. Les conséquences de cette situation ne peuvent être surestimées. Riche en pétrole et en gaz, la région de la CEMAC a le potentiel d’exploiter ses ressources naturelles pour une croissance économique à grande échelle et à long terme. Les opérateurs américains, forts de leur expertise et de leur forte présence dans la région, joueraient un rôle déterminant dans la réalisation de cet objectif. Il s’agit notamment de grandes entreprises du secteur de l’énergie telles que Chevron, ExxonMobil, Vaalco Energy et bien d’autres. Outre les entreprises américaines, d’autres acteurs majeurs tels que TotalEnergies, Trident Energy, BW Offshore, Eni et Perenco pourraient freiner les investissements, ce qui aurait un impact significatif sur l’avenir énergétique de la région. Sans ces entreprises, la région risque de perdre des projets majeurs. Le méga-hub gazier de Guinée équatoriale, par exemple, permettra de monétiser les ressources gazières de la région. Dirigé par Chevron et Marathon Oil, le projet traite le gaz du champ d’Alba dans l’usine de GNL de Punta Europa. L’accord pour la deuxième phase, qui relierait le champ d’Aseng, a déjà été signé, tandis que des accords d’importation de gaz avec le Cameroun et le Nigeria voisins sont en place. Le Cameroun fait des progrès pour valoriser ses ressources gazières sous-développées, tandis que le Gabon fait avancer un projet de FLNG qui produirait 700 000 tonnes par an de GNL et 25 000 tonnes de GPL. Développé par Perenco, le projet devrait démarrer en 2026. La République du Congo augmente sa capacité de GNL dans le cadre du projet Congo LNG dirigé par Eni. La société vise 3 millions de tonnes par an en 2025. Parallèlement, conformément aux objectifs nationaux visant à porter la production de pétrole à 500 000 barils par jour, TotalEnergies investit 600 millions de dollars dans le champ pétrolifère de Moho Nord. Toutefois, ces efforts ne porteront leurs fruits que si la BEAC crée un environnement monétaire plus transparent et plus stable. L’introduction de la loi CEMAC marque un changement significatif dans la façon dont la communauté internationale perçoit les politiques de la BEAC. Les législateurs américains, reflétant les points de vue de l’AEC et de nombreux chefs d’entreprise africains, prennent des mesures décisives là où les gouvernements africains auraient dû agir depuis longtemps. Les entreprises africaines soutiennent massivement cette législation car elle tient la BEAC pour responsable et impose des réformes indispensables. Depuis des années, l’AEC appelle les dirigeants africains à pousser la BEAC à adopter des politiques plus transparentes et plus favorables aux investisseurs. Maintenant que les États-Unis interviennent, la BEAC est sous pression. En refusant de soutenir les actions du FMI, le projet de loi signale que ces politiques monétaires ont sapé la confiance mondiale et présentent désormais un risque pour le système financier international, ce qui pourrait avoir un effet domino sur le financement du développement, les efforts de restructuration de la dette et les futurs programmes du FMI. « Nous avons toujours appelé la BEAC à se comporter de manière raisonnable et à rechercher ce qui est dans le meilleur intérêt des Africains, et non à subir les pressions du FMI qui détruisent l’emploi et les investissements, dissuadent les investisseurs et conduisent les pays de la CEMAC à des sanctions ou à des restrictions commerciales qui plongent leurs citoyens dans une pauvreté encore plus grande. La BEAC doit mieux agir et c’est un signal d’alarme pour nous faire comprendre que les investisseurs qui investissent dans la région ne peuvent plus être traités d’une manière qui ne soit pas dans l’intérêt des citoyens et des investisseurs. Ils ont une nouvelle occasion de revenir à la table des négociations et de faire ce qu’il faut en se débarrassant de ces réglementations qui maintiennent notre région à la traîne. À l’AEC, nous comprenons la position du Congrès américain et, en tant que personnes qui ont toujours appelé à une approche pragmatique et sensée de ces questions, nous pensons que nous avons l’obligation de protéger les investisseurs tout en encourageant la croissance, l’emploi et les opportunités pour les pays de la CEMAC », déclare NJ Ayuk, président exécutif de l’AEC. L’AEC s’engage à soutenir le dialogue et la collaboration entre les acteurs des secteurs public et privé afin de garantir que ces changements essentiels soient apportés. C’est clair : les politiques de change obsolètes de la BEAC ne sont plus acceptables et une réforme est urgente. L’adoption potentielle de la loi CEMAC est un signal d’alarme, et l’AEC exhorte la BEAC et les décideurs politiques d’Afrique centrale à y voir une opportunité de créer un écosystème financier plus juste et plus fonctionnel qui attirera les capitaux internationaux et soutiendra les ambitions industrielles de la région. La transition énergétique de l’Afrique centrale, son avenir économique et sa capacité à être compétitive sur la scène mondiale sont en jeu. En réformant le mandat de la BEAC et en alignant ses politiques sur les normes mondiales, la région peut instaurer la confiance et la stabilité dont elle a besoin pour attirer les investissements essentiels à sa prospérité à long terme. African Energy Chamber.

ADDENDUM : affaire Henri Bouka et dévaluation du FCFA zone CEMAC (lecture 3 mn )

ADDENDUM : affaire Henri Bouka et dévaluation du FCFA zone CEMAC (lecture 3 mn )

TRIBUNE. Suite au brouhaha qui entoure la justice et notamment au sujet de l’âge de Henri Bouka et autres, vous trouvez dans la livraison de ce jour des détails précis issus des archives du journal officiel paru le 01 janvier 1965 disponible sur le site du gouvernement : www.sgg.cg. Dans la chute de l’article, un regard sur la dévaluation du fcfa qui plane au-dessus de la CEMAC. Mise au point . Dans notre parution intitulée  » Justice congolaise : de la méritocratie à la parentocratie et la médiocratie jusqu’à… » nous écrivions :  » Dans le même temps, le 8 novembre 1964, M. Henri Bouka était élu au conseil local de la Confédération Syndicale Congolaise à Makoua, sous les auspices de Julien Boukambou (CGAT), Maurice Ognamy (CCSL), Antoine Mouloki (CF)… Puis, par décret n°80-167 du 12 avril 1980 portant intégration dans la magistrature congolaise, il est intégré comme magistrat. De 1980 à 2025, 45 ans se sont écoulés. Si on remonte plus haut… 2025-1964 = 61 ans ont passé. S’il était mineur émancipé (pour diminuer le temps), cela fait 61 ans + 15 ans = 76 ans au minimum à la date présente. Étonnant qu’il ait eu le culot de taxer ses anciens de « vieux ». CEA lui n’avait que 70 ans à son départ. 1er véhicule: les règles de l’émancipation sont précisées aux articles 413-1 et suivants du Code civil, modifiés notamment par la loi du 5 juillet 1974, qui a abaissé l’âge de la majorité de 21 à 18 ans, influant par là même sur les règles de l’émancipation. Il vient qu’en 1964, la république du Congo appliquant intégralement le code civil français, établissait la majorité à 21 ans. 2ème véhicule : de 2025 à 1964, ce sont 61 années auxquelles on rajoute les 21 ans incompressibles. 61 + 21 = 82 ans. Ça pourrait être l’âge réelle du Sieur Henri Bouka. 3ème véhicule : le changement frauduleux d’âge sur les actes d’état civil constitue une infraction pénale qualifiée de faux en écriture publique ou authentique. Cette infraction est prévue et réprimée par l’article 441-4 du Code pénal français (autrefois applicable). Elle relève du faux et usage de faux, particulièrement aggravé lorsqu’il s’agit d’actes authentiques ou publics comme les actes d’état civil. Éléments constitutifs du délit: 1.Élément matériel : 1.1 Altération volontaire des mentions d’un acte d’état civil (modification de date de naissance, falsification de documents officiels, etc.). 1.2 Production ou usage du faux acte ainsi modifié. 2.Élément moral : 2.1 Intention frauduleuse (volonté consciente de tromper). Sanction pénale : ce délit est puni d’une peine maximale de 10 ans d’emprisonnement et de 150 000 euros d’amende (art. 441-4 du Code pénal). Changer frauduleusement son âge sur des actes civils est donc qualifié pénalement comme un « faux en écriture publique authentique » aggravé par l’usage frauduleux du faux. Nul ne peut se prévaloir de sa propre turpitude. Les temps sont arrivés où parler d’entrelacs relèvera de pure spéculation. Ci-joint, le Journal Officiel du 1er janvier 1965 P. 9 La dévaluation suspendue sur la CEMAC A Brazzaville, les ennemis des Congolais encouragent les mafieux vers un nouvel Eurobonds prétextant que les signaux ne sont pas au rouge. Or, si on remonte à la réunion des Chefs d’États de la CEMAC de Yaoundé 2017 ainsi qu’à celle de 2024, force est de se rendre à l’évidence que la menace de la dévaluation n’a jamais quitté la région CEMAC. L’article intitulé : « La dévaluation du fcfa« , dans lequel il est précisé dès le départ avec de forts détails que la dévaluation arriverait « si rien ne change ». Dommage de ne pas utiliser le français facile. Pas loin de Brazzaville, le Gabon s’emploie à assainir son environnement économique depuis l’arrivée de Guy Brice Clotaire Oligui Nguema jusqu’à payer récemment ses arriérés de dette à la Banque mondiale. Qu’a donc fait le Congo qui pourrait avoir pour conséquence la précipitation de toute l’Afrique centrale dans la gadoue ?( Nous y reviendrons). Hauts les cœurs aux hommes de bonne volonté. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Congo-CEMAC : vers une dévaluation du fcfa si rien ne change et qu’un nouvel Eurobonds est engagé ( lecture 4 min )

Congo-CEMAC : vers une dévaluation du fcfa si rien ne change et qu’un nouvel Eurobonds est engagé ( lecture 4 min )

PARLONS-EN. Les voyants économiques de la république du Congo, déjà au rouge, masquent mal la brutale dégradation des termes de l’échange qui devrait intervenir aux appels de marge du second trimestre (fin juin). Elle entrainera la CEMAC toute entière dans sa chute si rien n’est entrepris. L’économie de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) traverse une phase critique marquée par des tensions budgétaires, un resserrement monétaire de la BEAC, des réserves de change en baisse, et une faible diversification économique. En 2023, la croissance du PIB régional s’est ralentie à 2,5%, en raison de la baisse des revenus pétroliers et d’une conjoncture économique mondiale défavorable (FMI, 2025). L’un des facteurs les plus préoccupants reste le système bancaire de la CEMAC, qui subit une rareté des liquidités due aux restrictions monétaires imposées par la BEAC. Cette politique, bien que nécessaire pour contenir l’inflation (4,3 % en septembre 2024), complique l’accès au crédit et freine l’investissement, aggravant ainsi la crise de liquidité dans la région CEMAC. Les États membres peinent à lever des fonds sur le marché financier régional. La dette publique représente 50,9% du PIB en 2024, avec une pression accrue sur les finances publiques, rendant le refinancement plus coûteux et augmentant la perception du risque souverain. Dans ce contexte, les réserves de change ont chuté à 4,43 milliards d’euros, menaçant la stabilité monétaire et ravivant les spéculations sur une dévaluation du FCFA CEMAC. Cette incertitude affaiblit la confiance des investisseurs, entraîne une fuite des capitaux et augmente le risque systémique dans la région. Une restructuration budgétaire et un engagement plus ferme en faveur de la diversification économique sont nécessaires pour stabiliser la CEMAC et éviter une nouvelle crise financière. Le Congo : une économie en surendettement et vulnérable à la dévaluation La République du Congo est l’un des pays les plus affectés par cette situation macroéconomique instable. Son économie, fortement dépendante des hydrocarbures (80% des recettes d’exportation), subit une pression budgétaire croissante en raison de la volatilité des prix du pétrole et d’une mauvaise gestion des finances publiques. Trois aspects sont à distinguer : A. Une dette publique exorbitante et des difficultés de financement Le FMI (2023) classe le Congo parmi les pays en détresse de la dette, avec un taux d’endettement de 92,5 % du PIB en 2022, bien que légèrement réduit par rapport aux 98% de 2021. Cette dette, majoritairement libellée en devises étrangères, représente un fardeau financier important, d’autant plus que le pays rencontre des difficultés croissantes de paiement de ses arriérés extérieurs. Le Congo a dû restructurer plusieurs emprunts, notamment son eurobond de 477,79 millions de dollars à échéance 2029, ce qui démontre la frilosité des marchés financiers internationaux à accorder des financements au pays. En conséquence, les marges de manœuvre budgétaires se réduisent, accentuant la dépendance aux prêts concessionnels et aux appuis budgétaires multilatéraux. Les critères de premier rang (principaux) de convergence par rapport à la CEMAC établissaient i) le solde budgétaire de base (hors pétrole) rapporté au PIB nominal à -3,4% du PIB en 2023 ; ii) le Taux d’inflation annuel moyen établi à 4,3 % en 2023 (supérieur à 3%) ; iii) l’encours de la dette publique intérieure et extérieure rapporté au PIB nominal a atteint 98,4% du PIB en 2023, bien au-delà du critère de convergence de la CEMAC fixé à 70% ; l’absence d’arriérés de paiements intérieurs et extérieurs étaient estimés à 123 milliards de FCFA (soit 1,0 % du PIB) à fin 2023. Tous ces indicateurs ont explosés en 2024 et 2025, aggravant les anticipations au désastre à venir. B. L’impact potentiel d’une dévaluation du FCFA L’hypothèse d’une dévaluation du FCFA a refait surface avec la détérioration des réserves de change et la perte de compétitivité des économies de la CEMAC. Pour le Congo, un tel ajustement monétaire aurait des conséquences incalculables : i) Un coût accru du service de la dette extérieure car une dévaluation augmenterait mécaniquement la valeur en FCFA des dettes en dollars et en euros, aggravant les difficultés de remboursement et réduisant la solvabilité de l’État ; ii) Une Inflation avec pression sur le pouvoir d’achat car la République du Congo importe une grande partie de ses biens de consommation et équipements médicaux. Une dévaluation provoquerait une hausse du coût des importations, accélérant l’inflation et affectant les ménages les plus vulnérables ; iii) Un effet positif sur les exportations, mais à impact limité car l’économie du Congo repose principalement sur les hydrocarbures libellés en dollars. C. Les tensions sur le secteur bancaire et l’accès au crédit Le secteur bancaire congolais est plus ou moins en crise sérieuse, avec une accumulation des créances douteuses, un manque de liquidités, et une offre de crédit réduite en raison du resserrement monétaire de la BEAC. Cette situation limite le financement du secteur privé et freine la diversification économique. Dans ce contexte, la levée annoncée d’un nouvel Eurobonds de 500 millions d’euros va définitivement plomber la capacité d’endettement du Congo d’autant plus que cette dette sera immédiatement revendue sur le marché des junk bonds (créances pourries) et racheté ipso facto par les fonds vautours en mal de revanche contre le pouvoir de Brazzaville. La pondération du PNOT sur les bilans des banques congolaises va fermer le petit flux résiduel de financement encore disponible. La profusion de sociétés de Bourses actuelles qui sont de réelles lessiveuses à argent frauduleux sont devenues un danger pour la survie du pays (nous y reviendrons). Un Pays à la croisée des chemins Le Congo fait face à une situation économique complexe, exacerbée par une dette publique élevée, une forte dépendance aux hydrocarbures, et une instabilité du secteur bancaire. La perspective d’une dévaluation du FCFA ajoute une incertitude supplémentaire, avec un risque d’inflation accrue et une hausse du coût de la dette extérieure. Seule une réforme structurelle ambitieuse, combinant discipline budgétaire, diversification économique et renforcement du secteur bancaire, permettra de stabiliser l’économie et d’assurer une croissance durable. Pour sortir de la difficulté, il faut des patriotes et utiliser des cerveaux gris abandonnés au

Les finances publiques congolaises mal en point comme prédit !

Les finances publiques congolaises mal en point comme prédit !

TRIBUNE. La course à l’endettement a repris de plus belle. En dépit des accords conclus et avenir avec le FMI, aucune réforme structurelle sérieuse ne pointe à l’horizon en République du Congo où les voyants des finances publiques passent déjà au rouge écarlate ! La fin de l’année 2024 aura été chaotique en matière de finances publiques. Le répit apparent né du réaménagement gouvernemental s’annonce être un leurre ! Les finances publiques sont en train de faire pschiit comme aurait dit Jacques Chirac. Une hirondelle n’a jamais fait le printemps. Il en est de même pour le nouveau Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Public, Christian Yoka. La cause est structurelle et les réponses doivent l’être également. Il faut tout casser et tout changer, radicalement ! Dans son édition du 10 février 2025, Africa intelligence titre sur le sauvetage de la SNPC par Trafigura devant la pression de Glencore. Ces deux multinationales suisses de négoce sont au cœur de l’endettement gigantesque de la République du Congo qui a menacé la stabilité économique de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) durant le mois de décembre. Le sommet extraordinaire de la CEMAC tenu le 17 décembre 2024 dernier à Yaoundé s’explique en grande partie par cet endettement prohibitif, voire impossible à rembourser pour la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) en raison de la baisse sévère des réserves de change de la CEMAC passées sous les 2 mois d’importation. Le chaos a été tel qu’une menace de dévaluation a été écartée de justesse par MM. Paul Biya et Téodoro Obiang Nguéma Bazogo. Mais les voyous financiers sont têtus. Les délinquants financiers à l’œuvre En ayant recours à Trafigura et Glencore notamment pour payer les salaires et protéger le train de vie de l’État contre mise en gage d’une partie de sa production pétrolière, le Congo s’est acheminé vers un double étranglement à la fois par la dette privée de ces Traders (732 millions de dollars pour Glencore, en plus des 538 millions de dollars d’arriérés ; à 966 millions de dollars et 965 millions de dollars d’arriérés pour Trafigura, soit un total de 2080 milliards de FCFA !) et la dette publique de l’État d’environ 8000 milliards. Un accord avait finalement été trouvé en 2021 entre Brazzaville (la SNPC) et les traders suisses. Mais c’était mal connaître Raoul Ominga. Tel que son maître Jean Jacques Bouya, ce pseudo Kani de Bokouélé s’est avéré incapable de tenir ses engagements face à Glencore. Échaudé par ses déboires depuis le 5 août 2024 dernier, face au Ministère public de la Confédération Suisse (MPC) qui a retenu sa responsabilité pénale pour ne pas avoir pris toutes les mesures nécessaires afin d’empêcher la corruption d’agents publics étrangers (art. 102 al. 2 CP au sens de l’art. 322 septies CP) en lien avec des transactions minières en République démocratique du Congo (RDC), Glencore a été condamnée à une amende de 2 millions de francs suisses et à une créance compensatrice de 150 millions de dollars US. D’où son agressivité vis-à-vis de Raoul Ominga, menaçant de paralysie l’ensemble des transactions financières du Congo. Face à ce défi, Raoul Ominga n’a trouvé comme solution que de substituer Trafigura à Glencore moyennant une compensation financière hors de prix. Les 349 millions de dollars restant à payer (soit 226,8 milliards de francs) à Glencore ont été donc avancés par Trafigura contre un endettement de 300 milliards de FCFA en cours d’émission sur la place financière de la BVMAC. C’est l’objet de l’opération de charme sur l’emprunt obligataire lancé par la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) « SNPC 6,5% Net 2024- 2029 » qui a débuté le 8 février pour s’achever le 12 février avec une première tranche de 100 milliards. Étonnant pour une société dont le seul capital social est de 81,33 milliards ! D’ailleurs, les arrangeurs sont des sociétés dont les réels boss seraient : LCB Capital (Hubert Pendino), BGFI Bourse (Jean Dominique Okemba), Premium Capital Securities (Omar Denis Bongo Ondimba), EDC Investment Corporation (Bruno Jean Richard Itoua)… Dans le même temps, le Directeur général du Trésor Public, M. Ngondo a lancé une émission en Bons du trésor CG1200001473 BTA-26 de 25 milliards de FCFA devant être remboursés le 24 juillet 2025. Une fois encore, on recourt à la trésorerie pour financier les dépenses courantes, car il n’y a pas eu assez d’entrées fiscales pour payer les salaires de l’État. C’est structurel et non conjoncturel. Seuls les policiers et les militaires sont privilégiés (fonction publique) pour éviter un soulèvement populaire. Mais dans le contexte actuel de la RDC, le mois de mars s’annonce crucial pour la survie du pouvoir. D’ici-là, Christian Yoka avec son réseau de l’AFD soutenu par des sangsues ( Mathieu Pigasse de l’ex banque Lazare, Dominique, Strauss-Khan et Cie ) et l’action amorcé par Jean Baptiste Ondaye, vont se ruer à la banque Rothschild pour endetter le Congo à hauteur de 500 milliards à des taux prohibitifs. Alors que le Congo n’a pas de problèmes d’argent mais, de gouvernance économique, d’égoïsme et de patriotisme. Témoins , l’émission lancée par Ngondo qui sent une opération de blanchiment des dignitaires qui peinent à injecter les fonds dans les tuyaux. Ghys Fortuné BEMBA DOMBE

Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

Congo : le piège se referme sur MM. Sassou, Bouya et Cie avec le casse du siècle au GUP de la BPC et…

TRIBUNE. A la recherche d’un bilan de fin de mandat, le président Sassou est chaque jour enfoncé par son entourage. Entre la stratégie de conservation du pouvoir, la guerre de succession à la primature, voire à la présidence de la République, la gestion orthodoxe des finances publiques, le régime de Mpila se cherche. De la conservation du pouvoir Depuis 1997, M. Sassou et son clan ont conçu des méthodes de conservation du pouvoir : le clanisme, le déni, la dictature, le vol et l’impunité. La preuve, au lieu de se préoccuper du chômage des jeunes, des hôpitaux qui ferment, des universités en faillite, des pénuries de toute genre, le PCT se précipite à lancer les précampagnes de la présidentielle de mars 2026 avec la nomination des commissaires politiques (directeurs de campagne) et parle de bonne gouvernance du Congo par des dirigeants actuels. A beau mentir qui vient de loin. L’humiliation du PCT et de son chef Sassou, causée par son gouvernement Pour la petite histoire, le 4 novembre 2021 a été réalisé un « casse » curieux à la Banque Postale du Congo (BPC) : le système informatique de la BPC a été hacké par des Camerounais en complicité des agents internes occasionnant une perte de plusieurs milliards XAF. Les enquêtes menées par la Centrale de Documentation et d’Information (CID) sous l’autorité du Sérénissime Grand Maître du Grand Orient et Loges Associées du Congo (GOLAC), le Général de Brigade de Police Philippe Obara, fraîchement nommé, n’ont donné aucune suite publique. Et pour cause ! Plusieurs grands pontes des finances publiques du Congo étaient largement impliqués dans cette affaire sombre et scabreuse. Le 10 mai 2021 lorsque le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille Publique d’alors, Calixte Nganongo signe une prétendue Convention n°0320/MEF-CAB portant « Mandat de Gestion du Guichet Unique de Paiement(GUP) entre le Ministère des Finances et la Banque Postale » au mépris des accords avec le FMI et la Banque Mondiale, de la Directive de la CEMAC N°01/11 du 19 décembre 2011, en son article 67, ainsi qu’à la Loi organique congolaise n°36/2017 du 9 octobre 2017, relative aux Lois de finances, en son article 80, alinéa 2. L’ensemble de ce cadre juridique, y compris les Lois des finances votées pour les cinq dernières années ont établi le Trésor Public comme exclusif gestionnaire des fonds publics à travers un « Compte Unique du Trésor ! » (CUT). Depuis ce 27 décembre 2024 tout cela explose en une seule gigantesque déflagration… Rappelons que ce document nommé « Convention » constitue déjà un précédent juridique inconcevable : un Ministère ne peut signer un acte réglementaire « enregistré » (c’est-à-dire authentifié) par le DGIDD et valant mandat synallagmatique entre la BPC et lui-même alors que ce premier relève réglementairement lui… Où est la réciprocité ici ? Roger Rigobert Andely porte ici une responsabilité historique car il est le premier à avoir créé et eu recours à ce type de stratagème en 2004 avec Gabriel Bopounza alors Directeur général de la COFIPA Investment Bank détentrice des fonds transférés d’Alassane Ouattara. Une lettre d’instruction aurait amplement et simplement suffit sur le principe d’une réquisition par l’autorité administrative moyennant compensation. On est donc entrés depuis 2004 dans un cadre juridique inédit et jamais vu ni pratiqué ailleurs. Les dispositions qui encadrent le fonctionnement du Trésor, domaine souverain de l’État, ne peuvent être subrogées par convention de niveau réglementaire suivant le principe de la hiérarchie des normes et surtout que la souveraineté de la fonction de trésorier de l’état dont les fonds sont insaisissables. Le procureur général près la Cour suprême Théophile Mbitsi aurait dû s’auto-saisir de cette situation pour arrêter ces troubles à l’ordre des finances publiques qui relèvent de la Loi et non du règlement. Par ailleurs, la Cour suprême de Monsieur Henri Bouka en sa qualité de conseil d’État aurait dû dénoncer un dispositif qui n’a jamais été transmis pour conformité a priori, ni même au secrétariat général du gouvernement. Pire qu’une cacophonie, c’est un viol concupiscent des corps de l’état. Ministre d’avril 2016 à mai 2021, Calixte Nganongo avait préparé cet accord depuis le 18 octobre 2016 mais le savait difficile à faire avaler. Son Accident Vasculaire Cérébral a précipité dans le puits des enfers des finances publiques déjà malmenées. Profitant du vide créé, Ludovic Ngatsé alors Ministre délégué aux Finances et Budget s’est engouffré tête baissée dans la brèche pour s’approprier le pouvoir de Grand Argentier du Congo sous l’impulsion de son mentor Jean-Jacques Bouya. Il faut dire que les sectateurs de ce « Club-Clan » ont la suite dans les idées pour préparer le prochain remplacement de Sassou Nguesso le moment opportun. C’est un secret de polichinelle ! C’est donc alors qu’il est encore Gérant Unique de la Société d’audit international Ernst & Young Congo (EY), mandat obtenu grâce à un fameux « rappel de créances perdues et miraculeusement retrouvées » de huit milliards de francs opportunément payés rubis sur ongle par le ministre des finances Pacifique Issoibeka sur la pression de son Dircab Wilfrid Ossié en 2004, que Ludovic Ngatsé a pu ainsi accéder sans coup férir au rang de Partner (actionnaire unique), en évinçant au passage son réel formateur et tuteur Nicéphore Fylla de Saint Eudes, promoteur des métiers d’auditeur, commissaire aux comptes et expert-comptable au Congo entre 1988 et 2007. EY aura été la seule compagnie d’audit international crédible qui aura certifié tous les comptes d’État comme ceux de la SNPC ou d’ECAir, mais aussi la Banque Postale du Congo (cf. Arrêté n° 14093 du MEFBPP du 23 octobre 2012 signé par Gilbert Ondongo nommant EY comme commissaire aux comptes de la BPC). Placé de fait en situation de juge et partie, Ludovic Ngatsé a voulu se soustraire d’une situation qu’il a manipulée en secret, notamment en accélérant le rythme avant la nomination de Roger Rigobert Andely comme remplaçant de Calixte Nganongo. D’ailleurs, les décisions d’éviction de Calixte Médard Tabangoli, directeur général de la BPC et compagnie, étaient préparées et en attente d’exécution