Le Groupe de la Banque africaine de développement nomme Akinsola Babalola au poste d’assistant spécial du président Adesina

Le Groupe de la Banque africaine de développement nomme Akinsola Babalola au poste d’assistant spécial du président Adesina

Le Groupe de la Banque africaine de développement a nommé M. Akinsola Babalola, spécialiste de la gestion bancaire et financière, au poste d’assistant spécial du président Akinwumi Adesina. De nationalité nigériane, M. Babalola a plus de vingt ans d’expérience professionnelle en Afrique subsaharienne. Avant de rejoindre la Banque, il était vice-président adjoint de la banque régionale Ecobank Transnational Incorporated à Lomé, au Togo, où il a occupé diverses fonctions stratégiques pendant onze ans. De 2012 à 2017, il a travaillé au cabinet du directeur général adjoint en qualité de chef de la gestion des performances commerciales, supervisant les performances financières des filiales d’Ecobank dans plus de 30 pays. De 2017 à 2018, M. Babalola était vice-président adjoint d’Ecobank, chargé du contrôle de la conformité réglementaire, poste sur lequel il a contribué à renforcer les contrôles à l’échelle de l’entreprise par l’évaluation des risques de conformité et la mise en œuvre des changements réglementaires dans l’ensemble des filiales du groupe Ecobank. Il a exercé les fonctions de chef de cabinet du directeur général pour les opérations et la technologie de 2018 à 2021. À ce titre, il a joué un rôle clé dans la coordination et l’exécution des activités essentielles de la plus grande division du groupe Ecobank afin d’assurer la cohérence des opérations, conformément aux objectifs stratégiques de l’institution. M. Babalola s’est fait le champion des réformes organisationnelles et de la mise en œuvre de diverses initiatives en matière de systèmes bancaires et financiers. Il a notamment piloté l’équipe qui a centralisé et virtualisé les activités opérationnelles interfonctionnelles au sein du groupe Ecobank, et créé les opérations de paiement du groupe face à une forte concurrence pour l’efficacité des solutions de paiement dans toute l’Afrique subsaharienne. Jusqu’à récemment, M. Babalola dirigeait les deux centres de traitement régionaux basés à Lagos et à Abidjan, gérant les activités bancaires opérationnelles pour les filiales d’Ecobank. Il était également à la tête du Centre des opérations de paiement du groupe, qui supervise l’ensemble des transactions numériques. En 2008, M. Babalola a travaillé brièvement pour Shell International Petroleum Company Limited au Royaume-Uni, où il évaluait les débouchés stratégiques sur les marchés de la transformation du gaz en liquide. II y a développé un modèle de positionnement concurrentiel pour quatre créneaux d’application. M. Babalola est docteur en administration des affaires à l’université de Manchester (Royaume-Uni, 2022) et titulaire d’une maîtrise dans la même spécialité à l’université d’Oxford (Royaume-Uni, 2008). Il a obtenu une maîtrise de psychologie managériale à l’université nigériane d’Ibadan en 2006 et une licence de psychologie dans la même université en 1998. Il est membre de l’Association des comptables agréés (Association of Certified Chartered Accountants) du Royaume-Uni. S’exprimant sur sa nomination, M. Babalola a remercié le président Adesina de lui avoir offert cette opportunité. « Je suis profondément touché et honoré. Je m’engage à servir cette grande institution et Monsieur le président dans la mise en œuvre de sa vision louable de transformation de la Banque et du continent africain. » « J’ai le plaisir de nommer M. Akinsola Babalola au poste d’assistant spécial à la présidence du Groupe de la Banque. Akinsola est un banquier respecté, doté d’une connaissance et d’une expérience solides dans le secteur des banques commerciales, qui vient avec une grande expertise et un engagement en matière de gestion, de stratégie et de mise en œuvre. Il apportera un soutien stratégique au président à tous les niveaux de la Banque, tant en externe qu’en interne, notamment auprès des conseils d’administration, de la haute direction et du personnel », a déclaré Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement.

La Banque africaine de développement nomme Desiré Jean-Marie Vencatachellum au poste de directeur principal du Département des économies pays

La Banque africaine de développement nomme Desiré Jean-Marie Vencatachellum au poste de directeur principal du Département des économies pays

La Banque africaine de développement a nommé Desiré Jean-Marie Vencatachellum, directeur principal du Département des économies pays, à compter du 1er novembre 2023. De nationalité mauricienne et banquier de développement chevronné, M. Vencatachellum totalise plus de trente ans d’expérience en matière de leadership stratégique sur les questions économiques et financières du développement, en particulier en Afrique. Il a excellé dans la direction d’équipes diversifiées et de grande taille, qui interagissent avec des parties prenantes de haut niveau pour exécuter des mandats à enjeux élevés dans des délais courts. Il est également reconnu comme leader en matière de mobilisation et de gestion de capitaux au service du développement. M. Vencatachellum a rejoint le Groupe de la Banque africaine de développement en 2005 en tant qu’économiste de recherche principal et a occupé depuis 2011 des postes de direction, notamment en qualité de directeur de la recherche (2011-2012), de directeur des politiques opérationnelles (2012-2013) et de directeur du Département de mobilisation des ressources et des partenariats de 2013 jusqu’à la date de la présente nomination. En 2020, il a reçu le prix du meilleur mentor décerné par le Conseil du personnel du Groupe de la Banque africaine de développement, en reconnaissance des conseils en carrière et en orientation professionnelle qu’il a toujours su prodiguer à ses collègues et à ses équipes. Au cours des dix dernières années, Vencatachellum a joué un rôle clé dans la mobilisation des ressources et le partenariat. Sous sa direction, la 16e reconstitution des ressources du Fonds africain de développement (FAD), le guichet concessionnel du Groupe de la Banque africaine de développement pour les 37 pays africains à faible revenu, a atteint en décembre 2022 le niveau le plus élevé jamais enregistré, totalisant 8,9 milliards de dollars. La reconstitution a reçu des contributions de 31 donateurs. Il a également dirigé la reconstitution des ressources du FAD-15, dont les ressources ont augmenté de 32 %. M. Vencatachellum a dirigé, administré et supervisé des fonds fiduciaires et des fonds spéciaux, et a lancé de nombreuses innovations. Il a été le chef de file de l’élaboration de la Politique en matière de fonds fiduciaires 2021 du Groupe de la Banque africaine de développement, laquelle a donné la priorité aux fonds fiduciaires multidonateurs et veillé à ce que tous les fonds fiduciaires soient pleinement alignés sur les priorités stratégiques de la Banque. Il a été à l’origine d’un certain nombre de premières, telles que la création du premier fonds fiduciaire de la Banque avec une fondation, le Fonds fiduciaire Bill et Melinda Gates, et des accords-cadres avec la Commission européenne qui, depuis 2015, ont conduit à l’approbation par la Commission européenne de projets cofinancés et d’accords de garantie d’une valeur de plus d’un milliard d’euros. En tant que directeur du Département de la recherche, M. Vencatachellum a élargi le champ de couverture des Perspectives économiques en Afrique à l’ensemble des pays africains. Il a constitué et dirigé l’équipe qui a mis en œuvre l’évaluation ex ante de l’additionnalité et des résultats en matière de développement (ADOA) de toutes les opérations non souveraines de la Banque africaine de développement. Il a mis en œuvre des politiques opérationnelles à fort impact, dont la politique de crédit de la Banque telle que modifiée et la politique énergétique du Groupe de la Banque. Avant de rejoindre le Groupe de la Banque africaine de développement, M. Vencatachellum a travaillé à HEC Montréal, à l’université de Montréal. Il a publié de nombreux articles dans des revues scientifiques à comité de lecture sur le développement économique, l’histoire économique, l’économétrie ainsi que la recherche et le développement. Il est titulaire d’un doctorat en économie (de l’université Queen’s, au Canada) et d’un magistère ingénieur économiste (université d’Aix-Marseille II, en France). Commentant sa nomination, M. Vencatachellum a déclaré : « Je tiens à remercier M. [Akinwumi] Adesina de m’avoir nommé à ce poste. Je vois là une occasion extraordinaire de renforcer la position de la première institution de financement du développement en Afrique en tant que fournisseur de solutions fondées sur la connaissance pour une Afrique durable, inclusive et prospère. Je me réjouis de travailler avec la haute direction, des collègues talentueux et dévoués, et toutes les parties prenantes pour aider à mettre en œuvre la vision inspirante du président pour la Banque et pour l’Afrique. » Le président de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, a déclaré : « Je suis heureux de nommer M. Vencatachellum au poste de directeur principal du Département des économies pays. M. Vencatachellum a fait un excellent travail de mobilisation de capitaux pour le développement pour le compte de la Banque africaine de développement. Son expertise couvre l’économie du développement, la politique économique et le dialogue sur les politiques, les études au niveau des pays, la mobilisation des ressources, le financement de projets et l’efficacité du développement. Je suis convaincu qu’il mettra à profit cette expérience mixte et étendue pour renforcer l’analyse économique par pays qui sous-tend l’appui de la Banque aux réformes économiques entreprises dans les pays africains, en vue d’améliorer l’impact de cet appui sur le développement. »

Le Kenya et le Groupe de la Banque africaine de développement signent un protocole d’accord pour accueillir les Assemblées annuelles 2024 à Nairobi

Le Kenya et le Groupe de la Banque africaine de développement signent un protocole d’accord pour accueillir les Assemblées annuelles 2024 à Nairobi

Le gouvernement du Kenya et le Groupe de la Banque africaine de développement ont signé, vendredi 6 octobre 2023, un protocole d’accord pour accueillir les Assemblées annuelles 2024 du Groupe de la Banque au Kenya, pays d’Afrique de l’Est. L’évènement, qui comprend la tenue de la 59e Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement et de la 50e Assemblée du Fonds africain de développement – le guichet concessionnel du Groupe de la Banque pour les pays à faible revenu – se tiendront du 27 au 31 mai 2024 à Nairobi, la capitale du Kenya. Les Assemblées annuelles, qui constituent chaque année le plus grand événement statutaire du Groupe de la Banque, sont l’occasion, pour ses Conseils des gouverneurs et sa direction, de passer en revue les activités de l’institution au cours de l’année précédente et d’adopter des résolutions sur des décisions clés visant à faire avancer les programmes de développement en Afrique. Les réunions de 2024 permettront également aux dirigeants de discuter des progrès réalisés en matière de développement socioéconomique de l’Afrique. Le secrétaire d’État au Trésor et à la Planification nationale du Kenya, Njuguna Ndung’u, président en exercice du Conseil des gouverneurs de la Banque, a signé le protocole d’accord au nom de son pays. Le secrétaire général du Groupe de la Banque africaine de développement, Vincent O. Nmehielle, a signé au nom de l’institution. Environ 4 000 participants sont attendus aux Assemblées annuelles 2024 du Groupe de la Banque : les gouverneurs et administrateurs de l’institution, les représentants des partenaires du développement, des institutions universitaires et de recherche, de la société civile, des secteurs public et privé, ainsi que les membres de la direction et le personnel de la Banque. « Le gouvernement du Kenya est pleinement engagé et dévoué à soutenir la vision et la stratégie de la Banque africaine de développement, en particulier dans la préparation des Assemblées annuelles 2024 », a déclaré Njuguna Ndung’u à l’occasion de la signature du protocole d’accord. « Nous sommes très satisfaits de l’état d’avancement des préparatifs des Assemblées annuelles 2024 et souhaitons faire part de notre sincère reconnaissance au gouvernement du Kenya pour l’hospitalité accordée à l’équipe de la Banque lors de cette première mission préparatoire », a souligné, pour sa part, Vincent O. Nmehielle, ajoutant que la signature du protocole d’accord ouvrait la voie à la planification de l’événement  La valeur du portefeuille de la Banque au Kenya a grimpé de 37,2% au cours des cinq dernières années, passant de 2,88 milliards de dollars en 2018 à près de 4 milliards de dollars en septembre 2023, a-t-il noté. Le Groupe de la Banque africaine de développement, dont le Kenya est un membre fondateur, a investi dans le pays depuis 1964. Le 30 septembre 2023, le portefeuille de l’institution, d’environ 3,98 milliards de dollars, comprenait 51 opérations, dont 37 souveraines et 14 non souveraines, réparties dans les secteurs du transport, de l’eau et de l’assainissement, de l’énergie, de la finance, de l’agriculture, du social et du multisectoriel, de la gouvernance. « Cela témoigne des liens étroits qui unissent le Kenya et la Banque, à l’instar de l’intérêt manifesté par le Kenya pour accueillir les Assemblées annuelles de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement en 2024 », a salué M. Nhemielle. Au nom du président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, Vincent O. Nmehielle a remercié le président du Kenya, William Ruto, pour « son soutien indéfectible à la Banque africaine de développement dans ses efforts pour favoriser le développement économique durable et le progrès social de ses pays membres régionaux ». Il a rappelé que le président Ruto avait soutenu les efforts de M. Adesina appelant à la réorientation des droits de tirage spéciaux (DTS) du Fonds monétaire international vers les pays en développement par l’intermédiaire des banques multilatérales de développement. « Ce mécanisme de financement innovant renforcera la capacité de notre institution à mobiliser des ressources supplémentaires pour aider à relever les défis du développement en Afrique liés aux déficits d’infrastructure, à l’insécurité alimentaire, à la hausse du chômage des jeunes et au défi mondial posé par le changement climatique », a déclaré le secrétaire général du Groupe de la Banque. M. Nhemielle a affiché sa confiance quant à l’organisation de l’événement. « Je n’ai aucun doute sur le fait que les Assemblées annuelles 2024 seront un succès », a-t-il conclu.

La Banque africaine de développement et Interpeace s’associent pour promouvoir le financement de la paix en Afrique

La Banque africaine de développement et Interpeace s’associent pour promouvoir le financement de la paix en Afrique

La Banque africaine de développement et l’organisation internationale Interpeace ont signé, mardi 3 octobre à Abidjan, un protocole d’accord visant à promouvoir conjointement les investissements économiques et le développement social ayant un impact positif sur la paix. Ce protocole d’accord contient un plan de travail pratique avec des objectifs et résultats à atteindre, soulignant le partenariat novateur entre la première institution de financement du développement en Afrique et l’initiative « Finance for Peace » d’Interpeace, organisme de consolidation de la paix basé à Genève, en Suisse. La cérémonie de signature s’est tenue à l’occasion du Forum pour la résilience en Afrique, qui s’est ouvert mardi 3 octobre à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Le protocole d’accord a été signé par Marie-Laure Akin-Olugbade, vice-présidente du Groupe de la Banque africaine de développement chargée du Développement régional, de l’Intégration et de la Prestation de services, et par Elhadj As Sy, membre du Conseil d’administration d’Interpeace. L’ambassadrice Deike Potzel, cheffe de la division de prévention des crises au ministère fédéral allemand des Affaires étrangères, qui soutient l’initiative « Finance for Peace », assistait à la cérémonie. Mme Akin-Olugbade a souligné l’importance de poursuivre des approches innovantes pour soutenir la paix et la sécurité en Afrique. « La Banque africaine de développement est à l’avant-garde de ces efforts par le biais de l’Initiative des obligations d’investissement indexées sur la sécurité (SIIB), approuvée lors du Sommet des chefs d’État de l’Union africaine en février 2022 », a-t-elle déclaré. Elle a ajouté que les obligations proposées visaient à lever des financements supplémentaires à grande échelle, notamment par le biais des marchés de capitaux, pour atténuer les facteurs structurels de la violence et des conflits. L’initiative vise également à compenser les implications budgétaires de l’augmentation des dépenses de sécurité. « L’initiative Finance for Peace, mise en œuvre par Interpeace et soutenue par l’Allemagne, vient compléter les efforts de la Banque dans ce domaine, car elle vise à développer des protocoles et des projets pilotes autour du financement de la paix, notamment pour une classe d’actifs d’obligations relatives à la paix », a ajouté Mme Akin-Olugbade. « Interpeace se réjouit d’officialiser son partenariat avec la Banque africaine de développement par le biais de ce protocole d’accord », a déclaré Elhadj As Sy. « Cette étroite collaboration entre la Banque et notre organisation affirme notre engagement commun à catalyser les capitaux privés et publics pour œuvrer en faveur d’un monde plus inclusif, plus équitable et plus pacifique. Ce partenariat démontrera à l’ensemble du système multilatéral et international de financement du développement la nécessité, les avantages, le potentiel et le caractère pratique des approches de financement de la paix sur le continent et au-delà. Il fera croître le financement de la paix comme approche d’investissement thématique en développant rapidement et avec succès des filières de financement de la paix, et en promouvant les réseaux et les capacités de financement de la paix sur le terrain en Afrique », a poursuivi Elhadj As Sy. Les domaines de collaboration décrits dans le protocole d’accord, conformément aux mandats des parties, sont les suivants : Dans le cadre de ce partenariat, un projet de recherche commun sur les opportunités d’investissement favorables à la paix au Mozambique a été lancé récemment par les deux organisations.

La Banque africaine de développement exclut, pour quinze mois, la société Joycot General Contractors Limited pour pratiques frauduleuses

La Banque africaine de développement exclut, pour quinze mois, la société Joycot General Contractors Limited pour pratiques frauduleuses

Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé, le 25 septembre 2023 à Abidjan, avoir exclu de ses appels d’offres la société Joycot General Contractors Limited pour une durée de quinze mois, à compter du 8 septembre 2023, pour pratiques frauduleuses. Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption du Groupe de la Banque (PIAC) a établi que Joycot General Contractors Limited, une société à responsabilité limitée enregistrée au Kenya, s’était livrée à des pratiques frauduleuses lors d’un appel d’offres pour la construction de réseaux d’égouts de distribution à Kahawa West, Kahawa Sukari, dans le cadre du projet d’amélioration des égouts Phase II, au Kenya. Le Programme de réhabilitation et de restauration du bassin des fleuves de Nairobi visait à améliorer l’accès, la qualité, la disponibilité et la durabilité des services d’assainissement dans la capitale du Kenya, Nairobi. Durant la période d’exclusion, la société Joycot General Contractors Limited et ses filiales seront interdites de participer à des appels d’offres pour des projets financés par le Groupe de la Banque africaine de développement. À l’expiration de la période d’exclusion, Joycot General Contractors Limited ne pourra à nouveau être éligible à participer à des appels d’offres pour des projets financés par le Groupe de la Banque qu’après avoir mis en œuvre un programme de conformité à l’intégrité en accord avec les directives de la Banque.

L’architecture financière mondiale freine le développement de l’Afrique

L’architecture financière mondiale freine le développement de l’Afrique

La Banque africaine de développement (BAD) plaide de nouveau pour une architecture financière internationale plus équitable et propice au développement de l’Afrique. S’exprimant dans le cadre d’une table ronde de haut niveau, tenue en marge de la 78e Assemblée générale des Nations unies, le président de la Banque africaine, Akinwumi Adesina, a déclaré que l’actuelle architecture financière mondiale constituait un frein au développement de l’Afrique. L’ampleur des ressources fournies par l’architecture financière internationale n’est pas suffisante pour permettre à l’Afrique de réaliser ses priorités en matière de croissance et de développement, a-t-il déclaré lors de cette rencontre placée sous le thème « Vers une architecture financière internationale équitable ». Lors de sa communication, Akinwumi Adesina a précisé que l’Afrique est confrontée à un déficit de financement de 1.200 milliards de dollars à l’horizon 2030 pour financer ses objectifs de développement durable. En outre, le président de l’institution panafricaine estime que l’architecture financière internationale actuelle ne fournit pas un financement climatique à l’échelle nécessaire pour permettre à l’Afrique de s’adapter au changement climatique. Et ce dernier de rappeler : « L’Afrique ne contribue qu’à hauteur de 3% aux émissions mondiales et souffre de manière disproportionnée du changement climatique, perdant 7 à 15 milliards de dollars par an. Ce chiffre devrait atteindre 50 milliards de dollars d’ici 2030. Pourtant, l’Afrique est confrontée à un déficit de financement climatique de 213 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 ». Autre constat relevé lors de cette table ronde : l’architecture financière internationale actuelle rend la restructuration de la dette africaine trop complexe à réaliser, dans la mesure où cette dernière est désordonnée, longue et coûteuse. Selon les explications du président Akinwumi Adesina, cet état de fait pose des risques sérieux pour les pays africains confrontés au surendettement. Ce n’est pas tout. Le patron de la banque africaine estime, par ailleurs que l’architecture financière mondiale telle qu’elle se présente aujourd’hui biaise également la répartition des ressources financières internationales d’urgence en faveur des pays les plus riches qui en ont le moins besoin. Argument à l’appui : sur les 650 milliards de dollars de droits de tirage spéciaux (DTS) émis par le Fonds monétaire international (FMI), l’Afrique n’avait reçu que 33 milliards de dollars, soit 4,5%, a-t-il noté. Enfin, la même architecture financière apporte des réponses budgétaires inégales aux pays en développement en période de chocs mondiaux. Il se trouve que l’Afrique n’a reçu que 89 milliards de dollars (représentant 0,5% de la valeur mondiale) alors que le montant total des mesures budgétaires prises pour lutter contre la pandémie de Covid-19 s’est élevé à 17.000 milliards de dollars, soit 19% du PIB mondial. Pour  rendre l’architecture financière mondiale plus équitable, Akinwumi Adesina propose cinq solutions. La première : les banques multilatérales de développement doivent déployer des instruments d’atténuation des risques, y compris l’atténuation des risques de change, pour tirer parti des quelque 145.000 milliards de dollars d’actifs gérés par des investisseurs institutionnels pour des projets liés au climat. La deuxième solution vise la simplification de l’architecture mondiale du financement climatique, en améliorant sa coordination, et à renforcer la capacité des pays africains à accéder aux fonds climatiques. Dans ce cadre, il estime que les prêts doivent contenir des clauses d’urgence exonérant les pays de les rembourser lorsqu’ils font face à des chocs climatiques. La troisième solution consiste à exhorter les banques multilatérales de développement à modifier leurs modèles économiques afin de fournir aux pays africains des volumes plus importants de financements concessionnels. Pour le président de la Banque africaine de développement, il est nécessaire d’accélérer la mise en œuvre du cadre commun du G20 pour le traitement de la dette afin d’accélérer la restructuration et la résolution de la dette. L’autre solution, la quatrième, vise l’amélioration de la capitalisation des banques multilatérales de développement. Ce qui va nécessiter une augmentation de leur base de capital, en particulier par le biais de fortes augmentations du capital versé, ce qui est nécessaire pour obtenir davantage de financement. Quant à la cinquième solution, le président de la BAD propose de canaliser vers les banques multilatérales de développement une partie des droits de tirage spéciaux (DTS) du FMI provenant des pays donateurs de DTS. Le président Akinwumi Adesina a saisi cette occasion pour rappeler que la BAD et la Banque interaméricaine de développement avaient mis au point un modèle qui permettrait de multiplier par trois ou quatre l’effet de levier des DTS, tout en préservant la qualité de leurs actifs de réserve. Alain Bouithy

Séisme d’Al Haouz/Akinwumi Adesina: la Banque africaine de développement bien préparée à apporter le soutien dont le Maroc a tant besoin

Séisme d’Al Haouz/Akinwumi Adesina: la Banque africaine de développement bien préparée à apporter le soutien dont le Maroc a tant besoin

TREMBLEMENT DE TERRE. « La Banque africaine de développement est solidaire du peuple du Royaume du Maroc, bien préparée à lui apporter le soutien dont il a tant besoin », a annoncé le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, à la suite du tremblement de terre dévastateur survenu au Maroc dans la nuit du vendredi 8 septembre 2023. Ci-dessous sa déclaration: « Le tremblement de terre qui a frappé le Maroc dans la soirée du vendredi 8 septembre 2023 a été particulièrement dévastateur. Avec plus de deux mille morts et des milliers de blessés, il a plongé dans le chagrin et des difficultés indicibles de nombreuses familles qui ont perdu leurs proches. Il a plongé la nation et le peuple marocains dans une grande tristesse. Les images bouleversantes provenant d’Al Haouz, de Taroudant, de Chichaoua, de Ouarzazate, de Marrakech, d’Azilal et d’Agadir ont touché le cœur des populations du monde entier. Je suis choqué et profondément bouleversé par les lourdes pertes en vies humaines de cette tragédie, qui a également laissé dans son sillage d’énormes destructions de maisons, de bureaux, de routes, d’hôpitaux et d’écoles. Au nom du Groupe de la Banque africaine de développement, je présente mes condoléances les plus attristées à Sa Majesté le Roi Mohamed VI, au gouvernement du Royaume du Maroc et à toutes les familles affectées. Les mots ne suffisent pas à exprimer notre sentiment partagé de chagrin et de perte. Avec notre équipe sur le terrain, la Banque africaine de développement est solidaire du peuple du Royaume du Maroc, bien préparée à lui apporter le soutien dont il a tant besoin. Compte tenu de l’éloignement de l’épicentre du tremblement de terre, la Banque africaine de développement centre ses priorités sur l’appui aux efforts de protection des établissements de santé et sur l’’approvisionnement en eau potable, afin d’éviter de nouvelles difficultés. Je tiens à assurer à Sa Majesté le Roi Mohamed VI et au peuple du Royaume du Maroc que le Groupe de la Banque africaine de développement est prêt à engager ses ressources et son expertise pour aider à reconstruire les infrastructures des communautés affectées. Que les âmes des défunts reposent en paix. Que Dieu tout-puissant réconforte toutes les familles endeuillées et la nation entière. Nous souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés ».