En toute responsabilité, promouvoir les secteurs régulés*

En toute responsabilité, promouvoir les secteurs régulés*

CONGO. Depuis le 1er août dernier, les tarifs des produits et services des Communications électroniques sont revenus à la normale, dans le but de relancer les revenus de ce secteur qui, en 3 ans, ont baissé de 42%, dont 18% pour le seul premier trimestre 2018. En effet, à la suite d’un audit tarifaire lancé en 2016 et qui a révélé un risque d’effondrement du marché de la téléphonie mobile au Congo, dû à une pratique abusive des tarifs promotionnels et, dans une certaine mesure, aux effets de la crise économique, l’Agence de Régulation des Postes et des Communications électroniques se devait de prendre des mesures courageuses pour sauver le secteur. C’est ainsi que dans un esprit de responsabilité, nous avons procédé à l’établissement des prix planchers en deçà desquels les opérateurs ne peuvent vendre. Et, sur environ 50 forfaits par opérateur, 7 ont connu des hausses conséquentes d’environ 25% à 60% et d’autres ont été supprimées. Mais la majorité des forfaits data n’ont connu qu’une légère variation d’environ 5% due à l’application de la loi des finances 2018. Les forfaits prisés par plus de 60% des abonnés des deux opérateurs dominants sont restés intacts, à savoir : le forfait de 20 Mb à 100 F par jour de Airtel et le forfait 24Mb à 125 F par jour pour MTN. Au regard du remous consécutif à la décision de l’ARPCE concernant la suppression des certaines offres promotionnelles, notamment celle de 1GB à 1000 FCFA /Jour, nous avons initié une campagne d’information et d’explication qui a permis au Régulateur d’échanger avec les usagers de la téléphonie mobile, les journalistes et les associations des consommateurs sur le bienfondé des décisions prises. Ainsi, chacune des parties a pu saisir la pleine mesure des défis auxquels fait face le secteur des Communications Electroniques et l’urgence pour le Régulateur de prendre des mesures adéquates afin de redresser la tendance baissière du marché. Le but pour l’ARPCE étant de permettre aux opérateurs de poursuivre leur politique d’investissement afin d’offrir aux usagers des services de qualité sur un marché prospère. Yves Castanou Directeur Général /CEO ARPCE. *Bulletin interne du Régulateur

Rexa Mopenza : Le dynamisme et la détermination au service des autres

Rexa Mopenza : Le dynamisme et la détermination au service des autres

Fervente chrétienne, qui passe le plus clair de son temps à la lecture et la méditation de la Parole de Dieu, Rexa Mopenza, 1m 65 pour 76 kgs, est « la Voix » du support informatique de l’ARPCE. Assistante technique au Service informatique de l’Agence de régulation des postes et communications électroniques, cette passionnée de la technique depuis sa tendre enfance, répond avec bonne humeur à toutes les sollicitations de ses collègues. Mère de trois merveilleuses filles, Rexa a un penchant pour la couleur verte, ce qui explique certainement pourquoi le saka-saka est en-tête de liste de ses plats favoris, suivi du poisson d’eau douce. Pour la petite histoire, c’est en 2002 que Rexa Mopenza, ainée d’une famille de 5 enfants, obtient son Baccalauréat en Science (Bac C) et s’inscrit l’année suivante à la Faculté des Sciences de l’Université Marien Ngouabi, option Physique et Chimie. Au bout de deux ans de formation, précisément en 2005, une opportunité s’offre à notre jeune étudiante. Elle décide donc de s’installer à Douala au Cameroun où elle suit une formation en Informatique à l’institut supérieur des technologies et du design industriel (ISTDI). Au bout de trois années de formation, Rexa obtient son diplôme d’Etudes professionnelles en maintenance des systèmes informatiques. Rentrée au pays, elle intègre le monde professionnel en 2009 en qualité d’opératrice du trafic téléphonique au Centre de supervision et gestion du trafic (NOC) de la (DGACPT). A la dissolution de cette administration, suite à la mise en place de l’ARPCE, Rexa Mopenza, comme bon nombre d’autres agents de la DGACPT, est reversée de droit dans la nouvelle structure. Sa rigueur professionnelle et son sens du devoir vont tout de suite la distinguer. L’équipe dirigeante de l’ARPCE va la muter au Service informatique où elle renoue avec l’informatique et retrouve sa passion d’enfance : la technique. Au sein de son nouveau service, Rexa se sent « comme un poisson dans l’eau », malgré les nombreux défis qu’elle doit relever au quotidien. « Etre au Support technique d’une structure comme la nôtre, est un grand challenge car nous devons nous assurer de la disponibilité et de la qualité du matériel de travail des tous les agents. Ce n’est pas chose facile. Une chance pour moi, j’aime les challenges. Ils me poussent à me surpasser et m’aident à me perfectionner tous les jours pour être à la hauteur des attentes de ma hiérarchie», confie-t-elle, joyeuse comme à l’accoutumée, à la Rédaction de L’Actu du Régulateur. La plus grande joie de Rexa, c’est un retour de satisfaction des utilisateurs après une intervention bien accomplie. « Je place mon dynamisme et ma détermination au service des autres », souligne-t-elle. Très optimiste, Rexa Mopendza encourage vivement les femmes à se lancer sans hésitation dans les Télécoms qui est un secteur très innovant et pourvoyeur d’emplois. « Il n’est pas nécessaire d’avoir de « gros bras » pour être technicienne. Ce métier inclut de la réflexion, un savoir-faire technique qui fait appel à la dextérité manuelle et non à un exercice de force pur et dur. J’invite celles qui sont attirées par la technique à oser tout simplement. Le slogan est : « Tous les métiers à la portée des femmes ». Actu du Régulateur (ARPCE)

Téléphonie mobile : la nouvelle tarification Voix et Data vise à stabiliser le revenu du secteur et assurer sa relance, selon l’Arpce

Téléphonie mobile : la nouvelle tarification Voix et Data vise à stabiliser le revenu du secteur et assurer sa relance, selon l’Arpce

L’augmentation constaté sur certaines offres des opérateurs sur la data est liée à plusieurs facteurs notamment l’encadrement tarifaire réalisé par le régulateur, l’implémentation de la nouvelle loi de finances 2018 à travers la nouvelle taxe sur les communications électroniques et la nécessité de faire face à l’impact négatif des OTT sur les revenus des opérateurs, a souligné dernièrement l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (Arpce). S’exprimant lors d’une rencontre tenue le mardi 12 juin à Brazzaville, le Directeur général de l’Arpce, Yves Castanou, a expliqué que le Régulateur se devait de procéder à un encadrement tarifaire pour stabiliser le revenu du secteur et assurer sa relance. Au cours de cette rencontre, qui visait à éclairer l’opinion publique sur la nouvelle tarification voix et Data pour les opérateurs MTN et Airtel, il a, en outre, expliqué que « l’offre toxique de 1 GB, qui fait couler tant d’encre, était une promotion des opérateurs et devait être arrêté au risque de causer des conséquences extrêmement néfaste pour le secteur ». Poursuivant ses explications, Yves Castanou a également indiqué que « ces promotions ont tiré le marché beaucoup trop bas au point que les opérateurs ce sont eux-mêmes mis en difficultés ». C’est ainsi que le Régulateur a décidé d’arrêter ces offres toxiques et a demandé aux opérateurs de remonter légèrement de 1 francs ces tarifs tout en veillant à ne pas asphyxier les consommateurs, a-t-il laissé entendre. Intervenant à cette même occasion, Cheria Ngakosso, responsable du service consommateurs à l’ARPCE, a pour sa part insisté sur l’évolution des tarifs depuis 2016, rappelant que l’offre qui était à 5000 F en 2016, est passée à 2500 en 2017 puis 2500 en 2018 après promotion. Ce qui, a-t-il fait remarquer, correspond à une augmentation de 0%. Quant à l’offre de 2500 MB, qui coûtait 8500 en 2016 puis 4000 en 2017, elle coûte désormais 5000 en 2018, ce qui représente une hausse de 25%. Alors que le prix moyen du MB a connu, de son côté, une augmentation de 14%. L’encadrement tarifaire initié par l’ARPCE a permis de baisser le coût des appels voix en On-Net, a indiqué le DG de l’Arpce, affirmant que « les appels d’un opérateur vers un autre vont baisser de 25% ». Soulignons que plusieurs autres points ont été évoqué lors de cette rencontre. En effet, au cours de son exposé, le patron de l’Arpce s’est aussi focalisé sur la concurrence accrue que livrent les fournisseurs de contenus OTT (WhatsApp, Skype, Facebook Messenger…) aux opérateurs. L’occasion de rapper qu’aucun revenu n’est généré par ces derniers à partir de la consommation des services OTT en dehors de ceux débités des frais d’accès à internet, lit-on sur le site web de l’Agence. Martin Kam avec Arpce

Téléphone mobile au Congo: entre baisse des revenus et hausse de nouveaux abonnés

Téléphone mobile au Congo: entre baisse des revenus et hausse de nouveaux abonnés

Le marché de la téléphonie du Congo a perdu prêt de 42% de sa valeur sur les segments Internet et voix entre 2015 et 2018. Pour le compte du premier trimestre 2018, la baisse du revenu est estimé à 22,1% par rapport à 2017, une situation imputable à des applications de transport de flux vidéos, audio ou de données sur Internet sans intervention d’un opérateur, rapporte Africa 24 dans le reportage ci-dessous. Selon la chaîne de télévision d’information internationale, les opérateurs de téléphonie mobile du Congo ont tout de même enregistré une hausse de 10,4% de nouveaux abonnés au premier trimestre 2018, notant que les revenus sur les appels vocaux sont pourtant passés de 50 Fcfa en 2017 à 24 Fcfa cette année. D’après les données publiées par l’Agence de régulation des postes et communications électroniques (ARPCE) et relayées par la chaîne, les opérateurs Airtel, MTN et Azur totalisent 5,2 millions d’abonnés pour un revenu total de 58 millions d’euros. Expert des technologies financières, Sthépahen Ethe estime que « les opérateurs téléphoniques ne peuvent pas réagir tout seuls, c’est-à-dire qu’ils doivent être en accord avec le régulateur national au Congo ». C’est ainsi que, face à cette situation, l’ARPCE a notamment décidé de revoir et harmoniser les coûts de prestations téléphoniques et Internet. En conséquence, Africa 24 fait remarquer que, depuis le début du mois en cours, les appels vocaux ont été fixés à 25 francs Cfa et les data Internet à 4 franc Cfa. Martin Kam

L’Arpce au Salon Osiane: appuyer des initiatives qui contribuent à booster le secteur des TICS

L’Arpce au Salon Osiane: appuyer des initiatives qui contribuent à booster le secteur des TICS

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a participé à la deuxième édition du Salon international des technologies de l’information et de l’innovation (OSIANE) qui s’est tenue du 17 au 19 avril dernier au Palais des Congrès à Brazzaville. La participation de l’ARPCE à ce rendez-vous, organisé à l’initiative de l’Association PRATIC, s’inscrit dans la vision de l’équipe dirigeante de l’autorité de Régulation qui est de faire entrer le Congo dans le top 5 des pays africains leaders dans le secteur des Postes et des communications électroniques, a indiqué l’organisme public. Selon son directeur général, Yves Castanou, même si statutairement l’agence n’est pas obligé d’appuyer de telles initiatives, l’ARPCE y consacre du temps et des ressources « parce qu’elles contribuent à booster le secteur des TICS que nous régulons ». Placée sous le thème « le développement économique et le défi de l’industrie du futur », la deuxième édition du Salon OSIANE a rassemblé cette année près de 3000 participants. Cette édition a mis en lumière pendant trois jours, l’écosystème numérique local et sous régional à travers plusieurs conférences et ateliers au palais des congrès de Brazzaville, souligne un communiqué de l’agence. Soulignons qu’au programme de cette édition figurait un atelier sous régional organisé par l’Union international des télécommunications (UIT) et l’ICANN sur le thème « le défi de la gestion des données et des points d’échange en Afrique ». Présidé par l’Agence, cet atelier a permis la signature d’un mémorandum entre la République du Congo et le Gabon sur l’interconnexion de leur point d’échange visant à favoriser le développement de l’internet en Afrique, explique l’Agence. Il est à souligner que ce salon est organisé avec l’appui de l’ARPCE. Placée sous la tutelle du ministère en charge des Postes et des Communications électroniques, l’ARPCE est l’Autorité congolaise de contrôle, de suivi et de régulation des secteurs des Postes et des communications électroniques. Adrien Thyg

L’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun s’imprègne des bonnes pratiques du Congo

L’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun s’imprègne des bonnes pratiques du Congo

Une délégation de l’Agence de régulation des télécommunications (ART) du Cameroun a séjourné à Brazzaville du 29 au 31 août 2017, dans le cadre d’une rencontre de travail avec les experts de l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) du Congo. Pour le Régulateur camerounais dont la volonté d’améliorer ses différentes prestations et services, ce séjour de travail a permis d’évoquer en profondeur la problématique de la régulation du secteur des télécommunications. Il s’est agi essentiellement de collecter les données portant sur les bonnes pratiques de la Régulation en Afrique, les modalités de suivi des conventions de concessions des opérateurs fixes et mobiles, le contenu de ces concessions ainsi que leur cahier de charges, le suivi des obligations contenues dans les cahiers de charges des concessions octroyées. Les problématiques liées à la planification, à l’assignation, au contrôle et à la tarification des fréquences, ainsi que celles inhérentes à la protection des consommateurs et au traitement de leurs plaintes, sans oublier le modèle de régulation du Mobile Money étaient également au centre de ces échanges. En effet, ces problématiques impactent sur le développement harmonieux des Communications Electroniques et la qualité de services perçue par les abonnés des différents opérateurs de téléphonie mobile au Cameroun. En sa qualité de Régulateur, l’ART doit assurer l’implémentation des innovations contenues dans la loi n° 2010/013 du 21 décembre 2010 régissant les Communications Electroniques au Cameroun, modifiée et complétée par la loi n°2015/006 du 20 Avril 2015 qui permet l’intégration dans le marché national de nouveaux acteurs . C’est ainsi que Madame Nkamsao, Cheffe de délégation, a tenu à préciser que « les innovations doivent être prises en compte par le biais des dispositifs réglementaires adaptés tenant compte des aspects juridiques, économiques et techniques ». Donnant ses impressions sur ce séjour de travail, monsieur Justin Aimé Tsanga Ebode, membre de la délégation de l’ART, a souligné que « Ce séjour de travail avec nos homologues du Congo a été pour nous une expérience très enrichissante, car il nous a permis d’acquérir les bonnes pratiques en ce qui concerne la qualité de services et les appels internationaux entrants ». La délégation camerounaise souhaite vivement s’inspirer des échanges qu’elle a eu avec les experts de l’ARPCE pour booster le secteur des télécommunications au Cameroun. Rappelons qu’en 2014 l’ARPCE Congo avait reçu le prix ATP Awards de la Régulation et Gouvernance en Afrique Centrale.

Congo: Lancement de nouvelles procédures d’importation des équipements terminaux et radioélectriques

Congo: Lancement de nouvelles procédures d’importation des équipements terminaux et radioélectriques

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a organisé récemment une réunion d’information des opérateurs et autres acteurs du secteur des communications électroniques sur le lancement des opérations d’homologation des équipements terminaux radioélectriques entrant dans le pays. La rencontre, qui s’est tenue à son siège à Brazzaville (Congo), était organisée en partenariat avec le Ministère en charge du Commerce et la Direction générale de la douane. L’homologation des équipements terminaux et radioélectriques est d’une importance capitale, a rappelé l’ARPCE dans un communiqué. Et pour cause, cette opération a un impact sur la sécurité des utilisateurs desdits équipements et contribue à garantir également la qualité des réseaux et services, a-t-elle soutenu. « A travers cette initiative, qui s’inscrit dans le cadre de la promotion des droits des consommateurs, l’ARPCE entend assurer aux usagers des équipements terminaux et radioélectriques, à travers tout le pays, un matériel de qualité répondant aux normes internationales », a indiqué le directeur général de l’ARPCE, Yves Castanou. Il est à signaler que les conditions et les modalités d’homologation des équipements terminaux et radioélectriques, de vérification de la conformité et du contrôle technique à l’importation des équipements des communications électroniques sont encadrées par la loi en République du Congo. En effet, « le contrôle technique à l’importation s’effectue aux points d’entrée terrestres, maritimes ou aériens établis aux frontières nationales et pourvus d’un bureau de douane. Les opérations de contrôle sont entreprises au lieu de dédouanement et avant que la douane n’autorise l’enlèvement », stipule l’article 18 du décret n°2015-254 du 19 février. « Si pour des raisons techniques, le contrôle ne peut être effectué au lieu de dédouanement, il peut être opéré dans les dépôts et lieux de stockage de l’importateur. Dans ces conditions, une autorisation provisoire d’enlèvement est délivrée par les services de la douane », a expliqué Yves Castanou. Il sera désormais exigé à tout importateur des équipements terminaux et radioélectriques, avant l’embarquement de la marchandise au pays de départ, un certificat d’homologation délivré par l’ARPCE, puis à l’arrivée, par les services de Douane, un certificat de conformité technique délivré une fois de plus par le Régulateur. A noter que ces nouvelles procédures d’importation des équipements terminaux et radioélectriques seront exigibles à compter du 1er octobre prochain.