ARPCE: Airtel et MTN perdent une année sur leurs licences 2G et 3G au Congo

Pour cause de mauvaise qualité des réseaux et services, l’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE) a décidé de sanctionner MTN et Airtel. « Les deux opérateurs de téléphonie mobile dominants du Congo, à savoir MTN et Airtel, perdent chacun une année de leurs licences 2 G et 3G », a indiqué, jeudi 6, un communiqué de l’Autorité de régularisation. L’ARPCE explique que cette sanction est motivée par les résultats insatisfaisants des différentes missions des tests de contrôle effectuées par ses équipes sur l’ensemble du territoire national en vue d’évaluer le travail fait par les deux sociétés. C’est ainsi qu’elle « a décidé d’infliger la sanction la plus forte avant un éventuel retrait de licence, à savoir la réduction de la durée des licences 2G et 3G des opérateurs Airtel Congo et MTN Congo, pour une période d’une année » A propos des sanctions, le communiqué rappelle que pour les mêmes faits, les deux opérateurs avaient écopé d’une sanction pécuniaire, il y a plus d’un an, équivalant à 1% de leur chiffre d’affaires annuels. Et qu’ « à la suite de cette pénalité, les deux opérateurs s’étaient engagés à se conformer, dans un délai de six mois, à la réglementation en vigueur en matière des indicateurs de qualité de réseaux et service de télécommunications », peut-on lire. L’ARPCE rappelle également qu’elle leur avait accordé lors de la réunion d’évaluation des travaux, un délai supplémentaire de six mois, ce jusqu’en fin juin 2015. Notons que les opérateurs Airtel et MTN n’étaient pas les seuls dans le viseur de l’Autorité de régularisation qui a décidé, par ailleurs, de servir une mise en demeure à la société Equateur Télécom Congo, opérant sous la marque commerciale Azur, en raison d’une dégradation notoire de son réseau constatée suite aux résultats des tests de contrôle dans le pays. « Cette société qui n’avait pas fait l’objet d’une mise en demeure préalable, est désormais tenue de se conformer dans un délai de six mois à la réglementation en vigueur en matière de qualité de réseaux et services », précise l’ARPCE. Si la qualité du réseau de cet opérateur ne s’améliore pas au terme de ce délai, l’Autorité de régularisation prévient qu’elle lui infligera une sanction.
ARPCE: démantèlement à Brazzaville d’un cinquième réseau téléphonique installé frauduleusement

L’Agence de régulation des postes et des communications électroniques (ARPCE), en collaboration avec les services de la Gendarmerie nationale, a annoncé avoir procédé récemment au démantèlement d’un réseau de fraudeurs sur le trafic téléphonique. « Ce démantèlement, le cinquième du genre, fait suite à un constat des services techniques de l’ARPCE, de l’exploitation d’un réseau illicitement installé à Brazzaville », a indiqué l’agence dans un communiqué. D’après cette institution publique, chargée, entre autres, de lutter contre la fraude sur le trafic téléphonique, des réseaux pirates se seraient implantés sans autorisation, détournant le trafic téléphonique. Des pratiques qui, déplore-t-elle, « font perdre des centaines de millions à l’Etat congolais et aux opérateurs régulièrement installés ». La même source ajoute que « ces réseaux illégaux consistent à transformer des appels internationaux en appels locaux, créant ainsi une confusion et un climat d’insécurité pour les abonnés qui reçoivent ce type d’appels ». Pour mettre terme à ces agissements et rendre inopérant ces réseaux, l’Autorité de Régulation indique ainsi avoir saisi, le vendredi 22 mai dernier, « les services de Gendarmerie, lesquels ont mené une opération qui a abouti au démantèlement, le mardi 26 mai 2015, dudit réseau installé dans un appartement loué à cet effet par les fraudeurs, dans un quartier de Brazzaville ». C’est ainsi que, explique l’ARPCE, « les investigations menées par les services de Gendarmerie dans cette enquête les ont conduits à interpeller puis à mettre aux arrêts les auteurs de ces actes, qui naturellement ont été déférés, par les officiers de Police Judiciaire en charge de ce dossier, devant le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Brazzaville, le 29 mai dernier ». Enfin, l’ARPCE rappelle que dans le cadre de la lutte contre la fraude téléphonique, elle « s’est dotée d’équipements performants qui lui permettent en temps réel, de tracer et de traquer tout réseau illicitement installé en quelque lieu que ce soit du territoire national ». Et que toutes ces dispositions visent à « protéger les investissements des opérateurs régulièrement installés dans notre pays et garantir ainsi les revenus de l’Etat congolais dans le secteur des télécommunications ».