Le Jour des Morts, une tradition mexicaine qui transcende le temps

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Source: Ambassade du Mexique (Maroc)

AMBASSADE DU MEXIQUE. Dans le cadre de la célébration de la traditionnelle Fête des Morts et de ses activités culturelles, l’Ambassade ouvrira ses portes à Rabat pour présenter au public un autel dédié à María Félix, María Bonita, l’actrice préférée de l’âge d’or du cinéma mexicain.

Maria, femme intrépide en avance sur son temps. Une figure qui a rompu avec le stéréotype de la femme altruiste et soumise et qui a été un modèle pour de nombreuses femmes mexicaines de son temps.

A cette occasion, nous nous souvenons d’elle avec son mari Jorge Negrete, l’un des acteurs mexicains les plus importants du cinéma mexicain. María et Jorge formaient un couple adoré et envié à leur époque, un couple dont tout le monde parlait et que tout le monde voulait connaître. Dans l’autel que nous avons monté, nous avons placé des photographies et des éléments qui commémorent cette union.

A l’époque préhispanique, le culte de la mort était l’un des éléments de base de la culture, quand quelqu’un mourait, il était enterré et ses proches organisaient une fête afin de le guider sur son chemin vers « Mictlán » (le lieu des morts dans le mythologie aztèque).

L’origine du Jour des Morts se situe dans l’harmonie entre la célébration des rituels religieux catholiques apportés au Mexique par les Espagnols et la commémoration du jour des morts que les indigènes effectuaient depuis l’époque préhispanique, les anciens Mexicains, Mixtèques, Zapotèques et autres peuples indigènes, ont transféré la vénération de leurs morts au calendrier chrétien, qui a coïncidé avec la fin du cycle agricole du maïs, la principale culture vivrière du Mexique.

Le Jour des Morts dans la vision indigène implique le retour transitoire des âmes des défunts, qui retournent chez eux, dans le monde des vivants, pour vivre avec leurs familles et se nourrir de l’essence de la nourriture qui est offerte aux sur les autels placés en son honneur.

Ainsi, la mort ne représente pas une absence mais une présence vivante ; la mort est un symbole de vie qui se matérialise sur l’autel offert. Dans ce sens, il s’agit d’une célébration qui a une grande signification populaire.

En 2008, l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), a déclaré la « Fête des Morts » comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité, en raison de son importance et de sa signification car il s’agit d’une expression traditionnelle et contemporaine. À la fois, inclusif, représentatif et communautaire.

La célébration du Jour des Morts a lieu le 1er et 2 novembre. Selon le calendrier catholique, le 1er novembre correspond à la Toussaint, journée dédiée aux « petits morts » ou enfants, et le 2 novembre aux fidèles défunts, c’est-à-dire aux adultes.

Le Jour des Morts revêt un caractère et des traditions très festifs.  Ainsi chaque année, de nombreuses familles placent des offrandes et des autels décorés de fleurs de souci, de papel picado, de crânes en sucre, de pan de muerto (« pain de morts »), de mole ou de quelque plat que leurs proches aimaient à qui l’offrande est dédiée, et comme à l’époque préhispanique, de l’encens est placé pour aromatiser le lieu. De même, les festivités comprennent la décoration des tombes avec des fleurs et à plusieurs reprises la fabrication d’autels sur les pierres tombales, ce qui, à l’époque indigène, avait une grande importance car on pensait que cela aidait les âmes à parcourir un bon chemin après la mort.

L’autel dédié à Maria Félix et à Jorge Negrete peut être visité à l’Ambassade, du lundi au vendredi de 12h30 à 16h30, du 1er au 12 novembre. Porter de masques est obligatoire à l’intérieur de l’Ambassade.

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