Economie : Le Congo pourrait engranger plus de 749 milliards FCFA de recettes en 2018

Le pays s’attend en 2018 à une production de 117 millions de barils de pétrole brut, selon les prévisions budgétaires du gouvernement, a annoncé le 12 janvier dernier, une source proche du ministère des Finances.

Une source proche du ministère des hydrocarbures a récemment annoncé à Brazzaville que le Congo pourrait engranger en 2018 des recettes pétrolières de plus de 749 milliards de FCFA avec une production estimée à 117 millions de barils et 60 USD du prix du brut congolais.

La source précise que ces recettes pétrolières sont en nette augmentation de quelque 357 milliards de FCFA par rapport à l’année 2017 qui a enregistré de faibles recettes de l’ordre de 391 milliards de FCFA.

Elles représentent 2/3 du PIB national soit 75% des recettes publiques et 90% des recettes d’exportation. Le pétrole est la première source de revenu du Congo qui, avec une production d’environ 350.000 barils de brut par jour, s’est hissé au 4ème rang des producteurs africains subsahariens.

La chute du prix du baril sur le marché international depuis 2014 a plongé le Congo dans une crise socio-économique profonde.

La décision du Congo d’intégrer l’OPEP

Un communiqué signé du ministre d’Etat, directeur de cabinet du chef de l’Etat congolais, Denis Sassou N’Guesso, a annoncé les intentions du Congo de faire partie de l’Organisation des pays producteurs et exportateurs de pétrole (OPEP). Cette décision est justifiée par la volonté de l’exécutif d’élever le Congo au rang des leaders mondiaux, porteurs de propositions dans les négociations internationales.

Selon le communiqué, cette approche permettra en outre au pays de “se donner les moyens de prendre sa place dans la définition des politiques et la prise de décisions au sein de cette organisation”, ajoute le texte qui souligne le soutien de l’Arabie saoudite, membre influent du cartel.

Pour peser de tout son poids dans l’organisation, le 4e producteur africain subsaharien entend dès lors doper sa production pétrolière et atteindre les 300 000 barils par jour en 2018, contre 250 000 en 2016, a récemment expliqué le ministre des Hydrocarbures, Jean Marc Thystère Tchicaya.

Un défi qui prend tout son sens dans la mise en production du champ pétrolier Moho Nord, au large de Pointe-Noire. Ce projet, le plus important jamais réalisé au Congo et porté par la compagnie française Total, devrait permettre une production de 100 000 barils par jour.

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