
L’Affaire Abdoul Madjid Traoré continue d’énerver les pharmaciens qui menacent de mettre les clefs au repos dans ce qui s’appelle l’affaire Madjid Traoré qui a fait l’objet d’une assemblée générale extraordinaire, le 7 décembre 2022 à Brazzaville.
Autour de ce seul point à l’ordre du jour, le Syndicat national des pharmaciens du Congo a posé un préalable que le gouvernement devrait respecter au risque le lancer un mouvement de grève dans sept jours.
Le communiqué de presse lu à la fin de leurs travaux précise que les pharmaciens du Congo exigent l’annulation pure et simple de l’autorisation n°00117MSP/CAB/DGMPN/DMP-17 du 5 juin 2017 délivrée à M. Abdoul Madjid Traoré ne répondant pas aux critères édictés par la loi ». Les pharmaciens ont décidé d’accorder un délai ultime de sept jours aux autorités compétentes, faute de quoi un mouvement de grève sera observé sur toute l’étendue du territoire national.
Le syndicat des pharmaciens est, par ailleurs, revenu sur la loi 012/92 du 29 avril portant création et organisation de l’Ordre national des pharmaciens du Congo qui stipule en son article 29, qui souligne en substance qu’aucun pharmacien ne peut prétendre exercer son art s’il n’est inscrit à l’un des tableaux de cet Ordre. Selon les pharmaciens, Abdoul Madjid Traoré ne remplit aucun critère et ne respecte pas la procédure.
Il est à souligner que le 15 février 2019, les pharmaciens avaient obtenu un accord avec le ministère en charge de la santé sur l’annulation de cette autorisation et avaient décidé de suspendre le préavis de grève émis à l’époque.
Florent Sogni Zaou