Visa For Music : la RDC portée par l’engagement de Déborah Lomboto Mongoo (INTERVIEW)

Visa For Music : la RDC portée par l’engagement de Déborah Lomboto Mongoo (INTERVIEW)

Assistante exécutive au sein de l’ONG Kongo River depuis cinq ans, Déborah Lomboto Mongoo est également, depuis cette année, la représentante de Visa For Music (VFM) en République démocratique du Congo (RDC). Elle a répondu aux questions de Pagesafrik.com à l’issue de la 12e édition du festival Visa For Music, organisé du 19 au 22 novembre 2025 à Rabat. PAGESAFRIK.COM : Vous avez été nommée cette année représentante de Visa For Music en RDC. Qu’est-ce que cela représente pour vous et quelles sont vos missions ? Déborah Lomboto Mongoo : C’est un véritable honneur. Je remercie Visa For Music pour la confiance qu’ils ont accordée à ma modeste personne.Dans ce rôle, je suis chargée d’identifier les talents de mon pays, de faciliter leur participation au festival et de porter haut la création congolaise sur les scènes africaine et internationale. J’assure également le lien entre les acteurs des industries culturelles et j’œuvre à sensibiliser sur les enjeux de mobilité, de formation et de structuration du secteur. En parallèle, vous occupez une fonction clé au sein de l’ONG Kongo River. Pouvez-vous nous présenter cette organisation ? Avec plaisir ! Kongo River organise chaque année le Festival du même nom, considéré comme le premier rendez-vous touristique en RDC. L’ONG défend la mise en valeur et la préservation du fleuve Congo, de son bassin versant et de ses écosystèmes, tout en soutenant les communautés qui en dépendent.Nous nous appuyons sur l’art, la culture, les échanges scientifiques et le tourisme pour sensibiliser et transmettre. Comment conciliez-vous ces responsabilités ? Les deux engagements sont à temps partiel, ce qui me permet de les exercer simultanément et sereinement. La présence de Kongo River a été très remarquée lors de cette 12ᵉ édition de VFM. Comment comptez-vous capitaliser sur cette visibilité pour l’édition 2026 ? Nous sommes heureux de cet engouement. Visa For Music est une plateforme unique pour les musiques d’Afrique et du Moyen-Orient. Elle favorise les rencontres professionnelles, encourage les coopérations et participe à structurer les filières artistiques.Pour nous, cet événement est l’occasion de créer une dynamique commune entre créateurs et acteurs du secteur autour d’une démarche écologique : « Créer pour protéger ». La culture devient un outil puissant de développement durable et de valorisation du bassin du Congo, deuxième poumon écologique de la planète. Quelles actions avez-vous déjà menées pour sensibiliser à la protection du fleuve Congo et de son bassin ? Plusieurs initiatives ont été déployées, notamment : Nous préparons également pour 2026 un nouveau programme intitulé « Héritage », dédié à la sauvegarde du bassin du Congo, avec l’appui d’Africalia et d’Enabel. Quel message souhaitez-vous adresser aux artistes, aux partenaires et au public en vue de la prochaine édition ?Je vous remercie pour cet échange. J’encourage les créateurs et les professionnels à mettre l’art et la culture au service de notre continent et de notre planète. Ensemble, nous formons une force immense ! Propos recueillis par Fred Gunther Mbemba.

Les challenges de l’inclusion financière rurale aujourd’hui en Afrique et comment les dépasser

Les challenges de l’inclusion financière rurale aujourd’hui en Afrique et comment les dépasser

TRIBUNE ECO. A l’échelle du continent, l’agriculture contribue à hauteur de 32 % au PIB africain et emploie 65 % de la main-d’œuvre, selon la Banque mondiale. Pourtant, les acteurs qui soutiennent ce secteur, petits exploitants agricoles, entrepreneurs ruraux et coopératives, comptent parmi les communautés les plus exclues financièrement du continent. Selon les données de l’Union Internationale des Télécommunications (UIT), en 2024, l’usage d’Internet atteignait 57 % dans les zones urbaines africaines, contre seulement 23 % dans les zones rurales, soit le plus grand écart urbain-rural au monde. Cette connectivité limitée, combinée à l’isolement géographique et à une faible littératie financière, se traduit par des millions d’agriculteurs ayant peu ou pas d’accès au crédit formel ou aux services financiers classiques. Faute de crédits abordables et fiables, de nombreux agriculteurs peinent à investir dans l’irrigation, le matériel essentiel, les semences oules fertilisants. Les fluctuations économiques persistantes, notamment une inflation qui renchérit le coût des intrants et la volatilité des prix de vente, érodent davantage des marges déjà très faibles. Et lorsque les capacités locales de transformation sont limitées, les producteurs sont contraints de vendre leurs matières premières à des prix plus bas, perdant ainsi toute la valeur ajoutée. Sans épargne suffisante ni assurance, une seule inondation, une sécheresse ou un choc de prix peut anéantir des années d’efforts, compromettant profondément les moyens de subsistance et le développement rural sur l’ensemble du continent africain. Pour relever ce défi, l’inclusion financière en zones rurales doit aller bien au-delà de l’accès à un compte ou à un crédit. Elle doit avant tout renforcer la résilience des populations. C’est précisément sur cet enjeu que les institutions de microfinance interviennent aujourd’hui, en réinventant l’avenir de l’inclusion financière rurale à travers le continent. Réinventer l’inclusion financière rurale : le cas du modèle High-Tech, High-Touch d’Advans Les banques traditionnelles ont longtemps eu du mal à servir les populations rurales en raison des coûts opérationnels élevés, de l’isolement des communautés et de la nature informelle des revenus agricoles. L’essor de la finance digitale n’a pas fondamentalement changé cette situation, car peu d’agriculteurs disposent encore d’un accès fiable à Internet. Avec une augmentation de 26 % de ses crédits agricoles en seulement un an, Advans, groupe de microfinance de premier plan actif dans plusieurs pays africains, a rapidement pris conscience de ce potentiel et adopté une approche High-Tech, High-Touch en zones rurales. Tout d’abord, en s’associant avec des coopératives et des associations villageoises, Advans a construit un modèle basé sur la proximité et les relations en présentiel, pour informer, éduquer et partager les risques. La technologie a ensuite été introduite progressivement afin de faciliter les transactions et le remboursement des prêts, ainsi que pour proposer des crédits scolaires. Cette expansion est portée par des innovations digitales adaptées aux réalités rurales. Par exemple, au Ghana, Mobibank, une plateforme USSD, est devenue le principal canal de remboursement des crédits ruraux, permettant aux clients d’effectuer des transactions sans accès à Internet. En Côte d’Ivoire, Advans Mobilité propose des fonctionnalités de banque mobile permettant aux agriculteurs de consulter leurs soldes et de gérer leurs finances via des téléphones non connectés comme des GSM. En Afrique rurale, les coopératives se révèlent être les principaux intermédiaires entre les institutions de microfinance, comme Advans, et les communautés. En Côte d’Ivoire, par exemple, les producteurs de cacao peuvent développer leurs plantations grâce à des prêts garantis par leurs coopératives et au soutien d’Advans Côte d’Ivoire. L’histoire d’Hervé l’un de ces agriculteurs, illustre comment les institutions financières peuvent s’appuyer sur des groupes communautaires déjà existants. « À travers les 700 coopératives et associations villageoises (AVEC) avec lesquelles nous collaborons, nous touchons et servons près de 40 000 agriculteurs ; non seulement dans la filière cacao, mais aussi de plus en plus dans des activités agricoles variées telles que le maïs, l’ananas, la mangue ou encore le riz. Nous explorons également d’autres chaînes de valeur », a déclaré Albert Dah, Directeur Agricole chez Advans Côte d’Ivoire. L’impact de cette approche collaborative se constate également au Ghana voisin, où Advans a travaillé avec des coopératives de femmes dans la filière du karité, en offrant à la fois du financement et de l’éducation financière. En deux ans, plus de 2 000 responsables de coopératives ont été formées à la gestion financière et à l’épargne, permettant à leurs membres de réinvestir les bénéfices, de renforcer leurs activités et de gagner en autonomie financière. Face au changement climatique : renforcer la résilience agricole Le défi du développement rural est aujourd’hui indissociable de celui du changement climatique. La hausse des températures, les précipitations imprévisibles et les inondations perturbent la production à travers le continent. En Côte d’Ivoire, premier producteur mondial de cacao, la production de la campagne 2024/25 est estimée à 1,7 million de tonnes en raison du stress thermique, de la sécheresse et des ravageurs. En Tunisie, la sécheresse prolongée et la rareté de l’eau menacent des cultures clés telles que les olives et les dattes. Le changement climatique n’est pas seulement une menace environnementale, c’est aussi une menace financière. Pour les agriculteurs, il se traduit par des revenus instables et un risque d’endettement accru. Pour les prêteurs, il exige de nouveaux outils pour protéger à la fois les moyens de subsistance et la solidité des portefeuilles. Les institutions de microfinance apparaissent comme des acteurs essentiels de la résilience face au changement climatique. Advans Tunisie, par exemple, a développé un crédit individuel appelé « Crédit Saba » permettant aux petits exploitants agricoles d’emprunter jusqu’à 13 000€, avec un plan de remboursement flexible adapté à la saisonnalité de leurs activités et de leurs flux de trésorerie, ainsi qu’une période de grâce en cas d’événement climatique extrême. En conséquence, plus d’un client tunisien sur deux déclare se sentir mieux préparé à un choc climatique futur grâce à son prêt Advans, et 30 % évoquent l’achat et l’installation de systèmes d’irrigation1. Le financement agricole représente désormais un tiers du portefeuille d’Advans Tunisie. Advans Côte d’Ivoire adopte une approche globale pour aider les agriculteurs à s’adapter aux

Et le piège se referma sur la RD Congo !

Et le piège se referma sur la RD Congo !

PARLONS-EN. Les présidents Félix Tshisekedi et Paul Kagame ont finalement entériné l’« accord de paix » signé à Washington en juin dernier, sous le regard du président Donald Trump. Pas besoin d’être devin pour voir que le chef de l’État congolais l’a fait à contrecœur, lui qui avait posé comme préalable à toute signature avec le Rwanda le retrait des troupes rwandaises du territoire congolais. Comme je l’ai rappelé dans un post il y a deux semaines, Tshisekedi n’avait, en réalité, guère d’alternative. Sa marge de manœuvre s’était considérablement rétrécie après la signature des protocoles d’accord avec le Rwanda et ses supplétifs du M23. Pris au piège de ses propres errements et soumis à de fortes pressions américaines, il a accepté de se rendre à Washington pour apposer sa signature sur un texte qui, au final, récompense d’une certaine manière le pays contre lequel son régime voulait précisément se prémunir, en attirant les États-Unis dans le secteur extractif congolais en échange d’un soutien militaire et diplomatique. Les images de la cérémonie à Washington parlent d’elles-mêmes. Et en diplomatie, les images pèsent parfois plus que les mots. Il existe des accords qui tiennent sans image forte immédiate, mais quand il n’y a aucun acte symbolique, la paix reste souvent fragile, contestée ou réversible. Un accord de paix sans poignée de main n’en est pas un. Tout le monde le sait, à commencer par les Américains et les Rwandais, grands gagnants de cet « accord de paix » aux contours singuliers. « Les dividendes de la paix sont la prospérité et les investissements, y compris les investissements américains », a déclaré Paul Kagame. Comprenne qui pourra. Pendant ce temps, dans le Kivu, on mesure concrètement les effets de cet « accord de paix » : il pleut des balles et des mortiers, et la population ne sait plus à quel saint se vouer. Bref, pour sortir la RDC de cette situation calamiteuse, Félix Tshisekedi n’aurait d’autre choix que de torpiller ce soi-disant accord de paix en demandant au Parlement de ne pas cautionner la faute qu’il vient d’entériner à Washington. Je bois mon lait nsambarisé. Par Patrick Mbeko

Maroc/Secteur de la construction : Les patrons optimistes pour la fin de l’année 2025

Maroc/Secteur de la construction : Les patrons optimistes pour la fin de l’année 2025

Le secteur de la construction anticipe une amélioration de l’activité au denier trimestre de l’année 2025, selon les résultats des enquêtes trimestrielles de conjonctures menées par le Haut-commissariat au plan (HCP) dans ce secteur. Dans une récente note d’information, l’institution publique indique que « les anticipations avancées par les chefs d’entreprises du secteur de la Construction, pour le quatrième trimestre 2025, font ressortir, globalement, une augmentation de l’activité ». Selon les explications du HCP, cette évolution résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches du «Génie civil» et des «Travaux de construction spécialisés» et, d’autre part, de la stabilité d’activité prévue dans la branche de la «Construction de bâtiments». Dans cette note relative aux enquêtes trimestrielles de conjoncture menées dans les secteurs des industries manufacturières, extractives, énergétiques et environnementales, ainsi que de la construction, le Haut-commissariat précise que «l’évolution (annoncée) dans le secteur de la construction serait accompagnée par une hausse prévue des effectifs employés». Il est important de noter que les appréciations des chefs d’entreprises opérant dans le secteur de la construction, portent également sur l’évolution de l’activité au cours du troisième trimestre 2025. Ainsi, les opinions telles qu’elles ressortent des enquêtes de conjoncture montrent que l’activité du secteur de la construction aurait enregistré une augmentation au troisième trimestre 2025. D’après le HCP- organisme chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc-, cette évolution serait attribuable, d’une part, à la hausse de l’activité dans les branches du «Génie civil» et des «Travaux de construction spécialisés», et, d’autre part, à la stagnation de l’activité dans la branche de la «Construction de bâtiments». De l’avis des patrons sondés dans le cadre de ces enquêtes, «les carnets de commandes dans la construction se seraient situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une augmentation», rapporte le HCP estimant, dans ces conditions, que le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans le secteur de la construction se serait établi à 71%. A noter que 20% des entreprises du secteur de la construction déclarent avoir rencontré des difficultés d’approvisionnement en matières premières au troisième trimestre 2025. Les enquêtes révèlent, par ailleurs, que 21% des chefs d’entreprise interrogés jugent la situation de trésorerie « difficile» au cours du trimestre dernier. Alain Bouithy

Congo : chronique d’un désastre managérial et social sans fin du système de santé (lecture en 5 minutes)

Congo : chronique d’un désastre managérial et social sans fin du système de santé (lecture en 5 minutes)

HAUT ET FORT. On assiste à une ascension de la courbe de mortalité qui a pris le pas sur celle de natalité. Le Congo traverse la vallée de la mort. Aucun frémissement de sursaut gouvernemental ne pointe à l’horizon L’arrivée du professeur Jean Rosaire Ibara au ministère de la Santé après une villégiature au ministère de la lutte contre les antivaleurs, elle-même précédée du fossoyage de l’université Marien Ngouabi, n’a pas, à l’habitude du gastro-entérologue, changé grand-chose dans sa politique managériale. En réalité, pour les personnes avisées, il ne fallait s’attendre qu’à une dégradation. Cette nomination a confirmé l’incapacité chronique de l’État congolais à gérer le secteur de la santé publique autrement que par l’improvisation et le clientélisme. Déjà disqualifié au ministère du Contrôle d’État, ce gastro-entérologue doit moins sa longévité administrative à ses compétences qu’à ses origines Koyo, groupe ethnique désormais marginalisé plus que les katanguais dans un appareil dominé par les réseaux Téké-Alima et Mbochi. Repêché en 2021 au lendemain de la publication du rocambolesque gouvernement Makosso I, lu par le Généralissime Ntsiba dans une soirée totalement incongrue qui reste marquée dans les annales. Trois correctifs et un dernier membre du gouvernement arraché à M.Sassou au pied de l’avion, à son grand courroux, marquent l’arrivée du fossoyeur impénitent de l’Université Marien Ngouabi qui aura connu tout sous son magistère : détournements, faux diplômes, nominations arbitraires, trafic d’influence, recrutements abusifs à coup de millions, etc. Le secteur de la santé est devenu un puits sans fond, où l’échec des projets (du Plan National de Développement Sanitaire au Plan COVID qui a vu ses fonds pillés par Gilbert Ondongo) se conjugue aux catastrophes dès le départ de Lydia Mikolo et des Canadiens curieusement qui font du bon job en Guinée, à une hémorragie démographique sans précédent : depuis janvier 2025, les décès dépassent les naissances. Plus de 85 corps sortent chaque jour de la morgue municipale de Brazzaville. Le Congo meurt sous les yeux des gouvernants qui ne diligentent aucune enquête de sécurité et de sûreté. Personne ne se soucie de la qualité de vie et de ce que les congolais consomment. Des conserves avariées, du riz irradié, des légumes bourrés de pesticides entrés librement en raison des pressions de l’Union européenne qui les a pourtant interdits sur son propre sol, des médicaments imités et sans principes actifs, des huiles et lait frelatés tout comme les farines déconseillées mais vendues par Amadou Niangadou ! Une exécution de masse du fait de la corruption et de l’égoïsme de quelques-uns mêlée à l’insalubrité et à la paupérisation ! Un système en insolvabilité sanitaire structurelle Le Congo ne manque pas de plans mais d’une trinité létale : désengagement budgétaire, incompétence médicale, et réformes stériles. Financer la santé à hauteur de 4% du PIB, avec une part publique marginale, revient à institutionnaliser la dépendance aux bailleurs de fonds, condamner les malades à l’autofinancement ou à la dette informelle, et normaliser l’abandon thérapeutique. Le malade pauvre n’est pas invisible.Sur le plan humain, la densité médicale reste en deçà des seuils critiques de l’OMS, tandis que Brazzaville aspire à elle seule 60% des effectifs, transformant les soins de proximité en zones sinistrées. L’urgence est triée, non soignée. Les faux professeurs du CAMES pullulent mais tuent car choisis sur des bases tribales ou sectaires. Il y a deux mois, le Chef de service Urologie du CHU, le Pr Wenceslas Odzebe Anani, a été victime d’un « surmenage » et est tombé d’un AVC ! C’est loin d’être le dernier. La pression sociale et morbide est insupportable pour les médecins. Elle devient un calvaire pour les incompétents qui n’ont qu’une seule envie : fuir pour cacher leur misère intellectuelle. Pour y échapper, ils prescrivent n’importe quoi, pourvu que le malade meurt vite. Pire, l’État autorise, n’importe qui à avoir un laboratoire, une clinique, un centre de santé en enjambant les normes de l’ordre des pharmaciens et des médecins. Les plans de redressement ne manquent pourtant pas ( PNDS 2023–2026, cadre de coopération OMS, politique nationale pharmaceutique, etc.). Mais sans pilotage, sans allocation, sans contrôle. Un plan sans exécution est une fiction technocratique.Le résultat est un renoncement massif aux soins, un engorgement chronique des structures, et une désespérance sanitaire palpable. Ce système ne manque pas d’idées : il manque d’orgueil exécutif. Thierry Gombet, vomi par les travailleurs, continue de sévir au CHUB. Idem pour de nombreux cancres qui sortent en masse des officines sombres du CAMES tombé en catatonie. Ils fuient eux-mêmes le CHUB pour se soigner, allant verser leur colère sur la présidence lorsque les fonds d’évacuation sanitaire ne sont pas débloqués ! Incroyable mais tristement vrai !Un neurologue formé à l’étranger et rentré chez lui a dû repartir en expatriation forcée aux USA ; idem pour un ophtalmologue, etc. Les meilleurs sont des cibles expiatoires pour les cancres. On les tue pour ne pas supporter la honte et l’opprobre. CHUB, Hôpital-cérémonie Le CHU-B incarne une dissonance absolue entre prestige affiché et coma de gestion. Dès 2017, un audit accablant pointait des achats sans règles, des circuits de patients erratiques, une maintenance absente. En 2019, un plan de redressement sans lendemain. En 2024, la paralysie devient règle : grève générale, arriérés salariaux, panne d’oxygène, incinération non conforme, électricité aléatoire. La survie du patient devient variable contingente, le bloc opératoire et la réanimation manquent d’air et de tout. La maternité improvise sans incubateur. Et pendant ce temps, on parle de “réhabilitation” : rénover sans maintenance ni logistique, c’est repeindre un cercueil. Le CHU-B n’est plus un hôpital – c’est un décor où l’on célèbre la déesse Mort dans un culte maçonnique aux zélateurs de plus en plus jeunes et nombreux.Dans les centres pénitentiaire, un médecin non expérimenté a été affecté pour achever les détenus. Au laboratoire national, malgré les sacrifices du professeur Fabien Roch Niama, des docteurs Makaya Dongui Nicole, Dosso et Cie les primes ne suivent pas. Bref, depuis 2021, le ministère de la Santé ne gouverne pas : il occupe. Cinq stigmates résument la faillite managériale

Rencontre entrepreneuriale Espagne – Maroc : Transformer le partenariat économique bilatéral en véritable accélérateur de la relation Afrique – Europe

Rencontre entrepreneuriale Espagne – Maroc : Transformer le partenariat économique bilatéral en véritable accélérateur de la relation Afrique – Europe

Plus d’une centaine de dirigeants d’entreprises espagnols et marocains se sont réunis mercredi 3 décembre au siège de la Confédération espagnole des organisations patronales (CEOE), à Madrid, afin de consolider leur partenariat et de promouvoir le développement économique et entrepreneurial, notamment sur les marchés africain et latino-américain.  La Rencontre Entrepreneuriale Espagne–Maroc, organisée par la CEOE et la Confédération général des entreprises du Maroc (CGEM) en amont de la Réunion de Haut Niveau Espagne–Maroc, a été inaugurée par le Président de la CEOE, M. Antonio Garamendi qui a souligné « la nécessité de renforcer l’alliance entre les entreprises espagnoles et marocaines dans des secteurs stratégiques pour la croissance des deux économies et pour faire face aux défis futurs à l’échelle mondiale ». Il a rappelé que cette alliance doit également être mise à profit en Amérique latine et en Afrique, « l’Espagne étant une porte d’entrée naturelle vers l’Europe et un pont vers l’Amérique latine, tandis que le Maroc constitue un accès privilégié au continent africain. Nous avons la responsabilité d’œuvrer ensemble pour devenir un pont entre ces deux régions », a-t-il conclu. De son côté, le Président de la CGEM, M. Chakib Alj, a déclaré que cette rencontre marque un nouvel élan dans la coopération économique et commerciale bilatérale entre les deux pays. Il a également souligné le potentiel de développement de cette coopération, permettant « aux entreprises marocaines et espagnoles de s’intégrer conjointement dans de nouveaux marchés, en particulier en Afrique et en Amérique latine ». « Sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, le Maroc a connu une profonde transformation qui offre des perspectives très attractives pour les investisseurs internationaux, notamment espagnols et ce, dans divers secteurs comme les énergies renouvelables, l’eau, la mobilité, l’industrie et le tourisme », a-t-il ajouté. Le Ministre délégué marocain chargé de l’Investissement, de la Convergence et de l’Évaluation des Politiques Publiques, M. Karim Zidane, a mis en avant l’excellente dynamique bilatérale. « Les échanges politiques se sont intensifiés, les mécanismes de dialogue se sont consolidés et les relations économiques ont franchi une étape historique ». Il a également rappelé le rôle de l’Espagne et du Maroc comme ponts vers l’Amérique latine et l’Afrique. Selon lui, « l’Espagne a démontré une résilience exceptionnelle, ce qui en fait aujourd’hui l’un des piliers structurants de l’espace euro-méditerranéen ». « Nos deux pays ont une capacité rare : construire des chaînes de valeur à l’échelle régionale (méditerranéenne, atlantique et africaine) capables de rivaliser avec les blocs économiques les plus performants », a-t-il conclu. Le Ministre espagnol de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Alimentation, M. Luis Planas, est également intervenu, insistant sur « l’excellente relation stratégique » unissant l’Espagne et le Maroc, laquelle a consolidé les liens de voisinage et de coopération. Ces liens sont essentiels pour relever les défis des secteurs agricole et halieutique. Il a ajouté que « cette rencontre constitue une opportunité, en termes de confiance, de dialogue et de coopération, pour renforcer les liens entre les deux pays ». « Nous partageons des intérêts communs, une amitié et une coopération solide », a-t-il précisé. Intervenant à la session de clôture, le Ministre espagnol des Transports et de la Mobilité Durable, M. Óscar Puente a tenu à « féliciter le gouvernement marocain pour son ambitieux plan d’investissements visant à doter le pays d’un réseau d’infrastructures consolidant son leadership régional, au bénéfice des entreprises et des citoyens. Un plan auquel nos entreprises participent déjà activement, notamment dans les secteurs ferroviaire, aéroportuaire et portuaire », a-t-il précisé. Clôturant la rencontre entrepreneuriale, le Chef du Gouvernement du Royaume du Maroc, M. Aziz Akhannouch a souligné que l’Espagne est une puissance européenne de l’énergie renouvelable et une plateforme industrielle majeure, le Maroc est à la fois hub africain, plateforme exportatrice vers l’Europe et futur exportateur d’énergie verte. « Nous avons donc devant nous une fenêtre d’opportunité unique pour transformer notre partenariat en véritable accélérateur de la relation Afrique–Europe dans lequel l’Espagne et le Maroc seraient des pivots naturels. Le Maroc a intensifié durant les 20 dernières années ses échanges avec le continent Africain, résultat de la Vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI que Dieu L’Assiste. Notre pays est désormais le 1er investisseur africain en Afrique. Le Maroc peut à ce titre servir de trait d’union pour vos entreprises dans des pays frères avec qui il entretient des relations politiques, diplomatiques et commerciales profondes.» À noter que l’Espagne est le premier partenaire commercial du Maroc, tandis que le Maroc est le premier partenaire commercial et la première destination des investissements espagnols en Afrique. À cet égard, la Secrétaire d’État espagnole au Commerce, Mme Amparo López Senovilla, a précisé que « cette relation commerciale repose sur un modèle de coopération fondé sur la confiance mutuelle, une vision stratégique d’intérêts partagés et une volonté de progresser ensemble ». Elle a également souligné la forte présence et l’intérêt des entreprises espagnoles pour l’investissement au Maroc. « L’Espagne compte déjà des entreprises bien implantées dans des secteurs stratégiques de l’économie marocaine, ce qui témoigne du potentiel de notre coopération entrepreneuriale ». Le Président de la Chambre de Commerce d’Espagne, M. José Luis Bonet, a rappelé que « le Maroc et l’Espagne entretiennent une relation stratégique à tous les niveaux, notamment sur le plan économique et entrepreneurial ». Dans un contexte international complexe et incertain, « l’agenda économique des deux pays regorge d’opportunités que nous pouvons saisir grâce à la confiance mutuelle et à la collaboration public-privée ».

Hôtellerie : à Brazzaville, le luxe rencontre le fleuve Congo, avec l’inauguration de Kempinski hôtel

Hôtellerie : à Brazzaville, le luxe rencontre le fleuve Congo, avec l’inauguration de Kempinski hôtel

Une nouvelle page de l’histoire de l’hôtellerie s’est écrite, à Brazzaville. La ville capitale abrite dorénavant Kempinski Hôtel Brazzaville, un premier hôtel de luxe qui a été inauguré par le président de la République, Denis Sassou-N’Guesso, mardi 02 décembre. L’inauguration officielle de ce prestigieux hôtel constitue un bond dans le luxe pour Brazzaville. Premier établissement cinq étoiles dans le pays, Kempinski Hôtel Brazzaville est érigé sur un site stratégique qui permet à la ville capitale de tourner face au majestueux fleuve Congo. Selon les dirigeants de l’hôtel, Kempinski Hôtel Brazzaville est bien plus qu’un hôtel. Il est un véritable palace de référence qui redéfinit les standards de l’hospitalité de luxe en Afrique Centrale, ont-ils souligné. Conçu pour allier l’élégance européenne du groupe Kempinski à la richesse culturelle congolaise, l’établissement offre un panorama spectaculaire sur le fleuve Congo. Son ouverture officielle est saluée, non seulement comme un succès infrastructurel, mais surtout, comme un catalyseur de développement économique et social, a déclaré M. Abdullah Mohammed Abdullah Al-Othman, vice-président du groupe holding. Plus d’un millier d’emplois directs et indirects seront créés, alors que des opportunités significatives seront offertes à la jeunesse congolaise dans les domaines de l’hôtellerie, de la restauration et des services, a-t-il poursuivi. L’hôtel qui abrite, notamment, un centre de conférences ultramoderne et des installations de banquet intérieur et extérieur pouvant accueillir plus de 3 000 personnes se positionne comme une destination de choix pour le tourisme d’affaires. Destiné à attirer une clientèle internationale de luxe et d’affaires, Kempinski Hôtel Brazzaville, établissement de luxe est développé par Al Othman Real Estate Group qui est géré par Kempinski Hotels, le plus ancien groupe hôtelier de luxe d’Europe. Idéalement situé en plein cœur de Brazzaville, l’hôtel propose 197 chambres et suites, cinq restaurants gastronomiques mettant en avant la cuisine locale et les saveurs internationales et bars, un spa complet avec piscine extérieure et centre de fitness, ainsi que de vastes espaces dédiés aux réunions et événements. En s’associant au groupe saoudien Al Othman Holding pour ce projet d’envergure, le Congo envoie un message fort : celui d’une nation ouverte aux investissements et déterminée à se positionner comme un acteur clé sur la carte du tourisme de luxe africain. A noter que le Kempinski Hotel Brazzaville incarne la philosophie du « nouveau souffle du luxe », qui traverse aujourd’hui la République du Congo et l’Afrique centrale. Niché sur l’Avenue Amilcar Cabral, face au fleuve Congo, l’hôtel entend devenir l’adresse incontournable des voyageurs d’affaires, des visiteurs de loisirs et des grandes délégations officielles, tout en offrant aux résidents une expérience gastronomique et bien-être à la hauteur des standards Kempinski. Wilfrid Lawilla D.

Maroc : Lancement du dispositif catalytique de soutien aux fonds startups

Maroc : Lancement du dispositif catalytique de soutien aux fonds startups

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale « Maroc Digital 2030 », le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration (MTNRA), le Fonds Mohammed VI pour l’Investissement (FM6I), la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG) et TAMWILCOM ont signé, le 21 novembre dernier à Rabat, une convention portant sur le lancement du dispositif catalytique de soutien aux fonds startups. Ce partenariat entérine l’opérationnalisation par TAMWILCOM du dispositif de soutien du MTNRA pour les fonds startups sélectionnés dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt lancé par le FM6I, en étroite collaboration avec le MTNRA et la CDG. Ces fonds de capital-risque pourront bénéficier d’un mécanisme de couverture contre le risque de premières pertes ou d’un investissement de TAMWILCOM, pour le compte du MTNRA, dans des conditions alignées avec les meilleurs standards internationaux du Venture Capital. Le mécanisme de couverture vise à orienter davantage de capitaux vers cette classe d’actifs en réduisant significativement le risque des investisseurs. Il s’agit d’un dispositif inédit pour soutenir l’amorçage et la croissance des startups marocaines. Par ailleurs, une première liste de neuf (9) sociétés de gestion de fonds startups a été présélectionnée. Ces premiers fonds projettent d’investir près de 2,5 milliards de dirhams dans des startups marocaines incluant les contributions du MTNRA à travers TAMWILCOM, du FM6I, de la CDG et d’investisseurs tiers locaux ou étrangers qui devront être mobilisés par les sociétés de gestion présélectionnées. La première liste de société de gestion présélectionnées comprend trois (3) Fonds Startups dans la catégorie « Pre-Seed », deux (2) dans la catégorie « Seed » et quatre (4) dans la catégorie « Séries A et plus » permettant ainsi d’assurer un continuum de financement aux startups sur des étapes clés de leur développement. Ces sociétés de gestion couvrent un large éventail de secteurs incluant notamment la fintech, l’agritech, l’edtech, la healthtech, la climatetech, etc. Elles présentent des profils diversifiés et complémentaires, comprenant trois (3) gestionnaires nationaux, cinq (5) internationaux et un (1) consortium mixte. Cette initiative confirme le potentiel de l’industrie du Venture Capital au Maroc et l’engagement des partenaires institutionnels à contribuer à l’émergence du Royaume comme un hub d’innovation à l’échelle internationale en proposant une offre adaptée aux nouvelles dynamiques qui marquent le paysage entrepreneurial national.